BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 MG/ML, SOLUTION INJECTABLE

A quoi sert le BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 MG/ML, SOLUTION INJECTABLE ?

Classe pharmacothérapeutique - code ATC : ANESTHESIQUE LOCAL : N01BB01

Ce médicament est utilisé pour engourdir (anesthésier) des parties du corps. Il est utilisé pour arrêter la douleur ou pour la soulager. Il peut être utilisé pour :

  • · Engourdir des parties du corps pendant un acte chirurgical chez l’adulte ou l’enfant de plus de 12 ans.

  • · Soulager la douleur chez l’adulte, le nourrisson et l’enfant de plus de 1 an.

Quel est le prix de ce médicament ?

Ce médicament est en prix libre, il n'est pas possible d'indiquer un prix.

Médicament uniquement délivré sur ordonnance

Quelle est la composition de ce médicament ?

Substance active

  • bupivacaïne (chlorhydrate de)

Excipients

  • sodium chlorure

  • sodium hydroxyde

  • eau pour preparations injectables

Comment prendre BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 MG/ML, SOLUTION INJECTABLE ?

Adultes

Les doses figurant au tableau suivant sont recommandées pour une utilisation chez l’adulte moyen, défini comme étant un jeune homme sain pesant 70 kg. Quel que soit le type d’anesthésie, la dose de la première injection ne devra pas dépasser 150 mg, à l’exception de la rachianesthésie pour laquelle la dose injectée ne devra pas dépasser 20 mg.

Réinjections : l’injection de doses répétées de bupivacaïne peut entraîner une augmentation importante des concentrations plasmatiques en raison d’une accumulation du produit. Pour ces raisons les consignes suivantes seront respectées :

  • · la deuxième injection ne sera pas pratiquée avant au moins le 1/3 de la demi-vie de la bupivacaïne, soit 45 minutes.

  • · la dose utilisée pour cette deuxième injection doit correspondre au plus au tiers de la dose initiale maximale autorisée si la réinjection est pratiquée à 45 minutes de la première dose ou bien à sa moitié si la réinjection est pratiquée après 90 minutes.

  • · à partir de la troisième injection : injection du tiers de la dose initiale après la moitié d’une demi-vie, soit 75 minutes, ou bien injection de la moitié de la dose après une demi-vie, soit 150 minutes.

Chez le sujet âgé une réduction de la posologie doit être envisagée, surtout lors des réinjections (voir Précautions d’emploi).

Tableau 1 : Posologies pour une première administration chez l’adulte et l’enfant à partir de 12** ans

Solution

Dose usuelle*-

Dose maximale (mg)

Volume (ml)

Infiltration locale pariétale

2,5 mg/mL

Quelques mg-2 mg/kg

Quelques ml-50

Blocs périphériques

Bloc intercostal

5 mg/ml

10-15 par nerf ; 150 maximum au total

2-3 par nerf

Blocs plexiques

2,5 mg/ml

62,5-150

<60

5 mg/ml

100-150

<30

Blocs tronculaires

2,5 mg/ml

12,5-50 selon le nerf

5-20

5 mg/ml

25-100 selon le nerf

5-20

Anesthésie péridurale thoracique chirurgicale

5 mg/ml

25-50

5-10

Anesthésie péridurale lombaire chirurgicale incluant césarienne

5 mg/ml

75-150

15-30

Perfusion péridurale lombaire continue analgésique (post-opératoire, obstétricale, traitement des douleurs néoplasiques etc…)

2,5 mg/ml

12,5-18,5/heure ; dose max/24h : 400 mg

5-7,5/heure

Anesthésie caudale chirurgicale

5 mg/ml

75-150

15-30

Rachianesthésie

5 mg/ml

5-20

1-4

  • * dose test comprise

** 40 kg

Enfants

Tableau 2 : Posologies chez l’enfant de moins de 12 ans*

Concentration (mg/ml)

Volume (ml/kg)

Dose (mg/kg)

Délai d’action (min)

Durée de l’effet (heures)

Traitement de la douleur aigue (per et post-opératoire) :

Administration Péridurale Caudale

2,5

0,6-0,8

1,5-2

20-30

2-6

Administration Péridurale Lombaire

2,5

0,6-0,8

1,5-2

20-30

2-6

Administration Péridurale Thoracique b)

2,5

0,6-0,8

1,5-2

20-30

2-6

Bloc du champ opératoire (par exemple bloc des petits nerfs et infiltration)

2,5

0,5-2,0

5

0,5-2,0

Blocs des nerfs périphériques (par exemple ilio-inguinal – ilio-hypogastrique)

2,5

0,5-2,0

a)

5

0,5-2,0

a)

  • * ou 40 kg

a) Le délai d’action et la durée du bloc des nerfs périphériques dépendent du type de bloc et de la dose administrée.

b) Le bloc péridural thoracique doit se faire par doses incrémentales jusqu'à obtention du niveau de l’anesthésie recherchée.

Chez l’enfant, la dose devra être calculée en fonction du poids corporel et jusqu’à 2 mg/kg.

Mode et voie d’administration

Voie injectable (sauf voie IV)

Ne pas réutiliser un flacon entamé.

Fréquence d’administration

La fréquence et le moment auxquels ce médicament doit être administré sont strictement déterminés pas le médecin anesthésiste.

La durée du traitement est strictement déterminée par le médecin anesthésiste.

Durée du traitement

Dans tous les cas, se conformer strictement a la prescription médicale.

Si vous avez utilisé plus de BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable que vous n’auriez dû

Les injections intravasculaires accidentelles d'anesthésiques locaux peuvent provoquer des réactions toxiques systémiques immédiates (dans les quelques secondes à quelques minutes). Lors d'un surdosage, la toxicité systémique apparaît plus tard (15 à 60 minutes après l'injection) en raison de l'augmentation plus lente de la concentration sanguine d'anesthésiques locaux.

L'injection dans le liquide céphalorachidien d'une quantité excessive de bupivacaïne est susceptible d'entrainer une extension du bloc qui peut conduire à une rachianesthésie totale.

Un surdosage, une injection intravasculaire accidentelle, une absorption systémique anormalement rapide ou une accumulation par élimination retardée peuvent induire des concentrations plasmatiques excessives de bupivacaïne ; il en résulte des signes de toxicité aiguë, pouvant conduire à des effets indésirables très graves. Ces réactions toxiques concernent le système nerveux central et le système cardiovasculaire.

En général avec les anesthésiques locaux, les signes de neurotoxicité précèdent les signes de toxicité cardiaque ; cependant en raison du profil particulier de la toxicité cardiaque de la bupivacaïne et en raison de l’association relativement fréquente d’une anesthésie locale à une sédation voire à une anesthésie générale, en particulier chez l’enfant, les signes de toxicité cardiaque peuvent être observés en même temps (voire avant) que les signes de neurotoxicité. Mesurées sur sang veineux, les concentrations circulantes totales de bupivacaïne auxquelles peuvent apparaître les premiers signes de toxicité neurologique et cardiaque sont de 1,6 µg/ml.

Les signes de toxicité peuvent être :

  • · sur le plan du système nerveux central : nervosité, agitation, bâillements, tremblements, appréhension, mouvements involontaires des globes oculaires, besoin irrésistible de parler, maux de tête, nausées, bourdonnements d’oreille. Ces signes d’appel nécessitent une surveillance attentive pour prévenir une éventuelle aggravation : convulsions, puis défaillance du système nerveux central.

  • · sur le plan respiratoire : tachypnée, puis apnée (accélération puis arrêt plus ou moins prolongé de la respiration).

  • · sur le plan cardiovasculaire : accélération du rythme cardiaque, hypotension artérielle pouvant aboutir à un collapsus (malaise avec chute de la tension artérielle), troubles cardiaques (extrasystoles ventriculaires), fibrillation ventriculaire, trouble de la conduction (bloc auriculo–ventriculaire). Ces manifestations cardiaques peuvent aboutir à un arrêt cardiaque.

Les manifestations toxiques neurologiques sont, en règle générale, contemporaines des manifestations cardiaques.

Les concentrations plasmatiques auxquelles peuvent apparaître les premiers signes de toxicité neurologique et cardiaque sont de 1,6 µg/ml.

Si vous oubliez d’utiliser BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable

Sans objet.

Quelles sont les précautions d'emploi et contre-indications de ce médicament ?

Une injection intravasculaire accidentelle, un surdosage ou une résorption rapide dans une zone très vascularisée peut provoquer des réactions toxiques notamment neurologiques et cardiaques.

Prévenez le médecin dans les cas suivants :

  • · troubles cardiaques notamment troubles de la conduction ventriculaire, allongement de l’espace QT, bloc auriculoventriculaire,

  • · insuffisance sévère du foie,

  • · insuffisance rénale,

  • · maladie ou traitement risquant de diminuer le débit sanguin hépatique (état de choc, insuffisance cardiaque, traitement par bêta-bloquant),

  • · hyperkaliémie (quantité excessive de potassium dans le sang), acidose (acidité élevée du sang).

Des précautions particulières devront être prises chez les sujets âgés ; il conviendra d’être prudent lors de la répétition des injections afin d’éviter une accumulation du médicament.

Adressez-vous à votre médecin ou votre pharmacien avant d’utiliser BUPIVACAINE AGUETTANT 2,5 mg/ml, solution injectable.

Quelles sont les effets indésirables de ce médicament ?

Très fréquent

  • Mal au coeur

  • PA basse

Fréquent

  • Accélération cardiaque

  • Fréquence cardiaque basse

  • Hyperthermie

  • Jeûne

  • Mal de tête

  • Nerveux/nerveuse

  • Paresthésie

  • Ponction lombaire

  • Rétention urine

  • Trouble de l'oreille

  • Tête qui tourne

  • Vomi

Peu fréquent

  • Hypoesthésie

Rare

  • Affections oculaires NCA

  • Allergie

  • Choc allergique

  • Strabisme

  • Vision double

Très rare

  • Anesthésie locale

  • Injection

Fréquence indéterminée

  • Anesthésie

  • Syndrome d'harlequin

  • Syndrome de Horner

Fréquence non détectée

  • Abcès

  • Anesthésie générale

  • Anesthésie épidurale

  • Fuite de LCR

  • Hématome

  • Hématome sous-dural

  • Incontinence anale

  • Méningite

  • Paralysie

  • Paralysie des jambes

  • Pare

  • Syndrome radiculaire

  • Sédation

  • Trouble nerveux périphérique SAI

Risques liés à la conduite

Pour la reprise de la conduite, demandez l'avis d'un médecin

En cas de doute, contactez votre médecin traitant.

En cas d'urgence composez le 15 pour être mis en relation avec le Service d'aide médical d'urgence.

Appeler le 15

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