CLINIMIX N9 G15 E, SOLUTION POUR PERFUSION EN POCHE BICOMPARTIMENT

A quoi sert le CLINIMIX N9 G15 E, SOLUTION POUR PERFUSION EN POCHE BICOMPARTIMENT ?

Classe pharmacothérapeutique : SOLUTIONS POUR NUTRITION PARENTERALE.

Lors de la nutrition parentérale, totale ou associée à la nutrition entérale lorsque l'alimentation orale ou entérale est impossible, insuffisante ou contre-indiquée.

Le mélange après reconstitution fournit un apport en azote (acides aminés de la série L) et en calories glucidiques.

Quel est le prix de ce médicament ?

Ce médicament est vendu en pharmacie au prix de 204.14 €

Le taux de remboursement est de 65 %

Médicament uniquement délivré sur ordonnance

Quelle est la composition de ce médicament ?

Substances actives

  • calcium (chlorure de)

  • magnésium (chlorure de) cristallisé

  • l-tryptophane

  • histidine

  • glucose monohydraté

  • thréonine

  • phosphate dipotassique

  • méthionine

  • sodium (chlorure de)

  • arginine

  • phénylalanine

  • leucine

  • lysine (chlorhydrate de)

  • glycine

  • isoleucine

  • sérine

  • alanine

  • proline

  • tyrosine

  • valine

  • sodium (acétate de)

Excipients

  • chlorhydrique acide

  • acetique acide

  • eau pour preparations injectables

Comment prendre CLINIMIX N9 G15 E, SOLUTION POUR PERFUSION EN POCHE BICOMPARTIMENT ?

Quelles sont les précautions d'emploi et contre-indications de ce médicament ?

Mises en garde

Une surveillance clinique est nécessaire au début de la perfusion. L’apparition de tout signe anormal ou de symptômes d'une réaction allergique tels une baisse de la pression artérielle (hypotension), une augmentation de la pression artérielle (hypertension), un bleuissement de la peau aux extrémités (cyanose périphérique), une accélération du rythme cardiaque (tachycardie), une difficulté à respirer, des vomissements, des nausées, de l'urticaire, une éruption cutanée, des démangeaisons, une rougeur de la peau, une transpiration excessive, doit obligatoirement entraîner l’arrêt du traitement.

Des difficultés à respirer peuvent également être le signe que de petites particules se sont formées, bloquant ainsi les vaisseaux sanguins pulmonaires (précipités vasculaires pulmonaires). Si vous éprouvez des difficultés à respirer, informez-en votre médecin ou votre infirmier/ère. Ils décideront des actions à entreprendre.

Informez votre médecin si vous êtes allergique au maïs ou à ses dérivés (ce médicament contient du sucre dérivé du maïs).

Certains médicaments et maladies peuvent augmenter le risque d’apparition d’une infection ou d’une septicémie (présence de bactéries dans le sang). Il existe un risque particulièrement élevé d'infection ou de septicémie lorsqu'une tubulure (cathéter intraveineux) est placée dans une veine. Votre médecin vous examinera attentivement pour détecter tout signe d'infection. Les patients nécessitant une nutrition parentérale (par le biais d'une tubulure placée dans une veine) sont plus susceptibles de développer une infection à cause de leurs pathologies. L'utilisation de techniques aseptiques ("sans germes") lors de la mise en place et de l'entretien du cathéter et lors de la préparation de la formulation nutritionnelle peut réduire le risque d'infection.

L’antibiotique appelé ceftriaxone ne doit pas être mélangé ni administré simultanément avec des solutions contenant du calcium (comme CLINIMIX N9 G15 E) qui vous sont administrées par une perfusion goutte-à-goutte dans une veine.

Ces médicaments ne doivent pas vous être administrés ensemble, même par une ligne de perfusion différente ou un site de perfusion différent. Cependant, vous pouvez recevoir CLINIMIX N9 G15 E et de la ceftriaxone séquentiellement, l’un après l’autre, si des lignes de perfusion sur des sites de perfusion différents sont utilisées ou si les lignes de perfusion sont remplacées, ou encore si elles ont été minutieusement rincées avec une solution de sérum physiologique entre les perfusions afin d’éviter toute précipitation (formation de particules de sel de ceftriaxone-calcium).

Si vous êtes sévèrement dénutri de telle sorte que vous ayez besoin de recevoir une alimentation parentérale, il est recommandé que celle-ci soit démarrée lentement et de façon prudente.

Ce produit ne contenant ni vitamines, ni oligo-éléments, une supplémentation doit être envisagée dans le cadre d’une nutrition parentérale exclusive.

Précautions d’emploi

Votre médecin surveillera votre état pendant le traitement, notamment la balance hydroélectrolytique (sels et eau de l’organisme), l'osmolarité sérique (caractéristique physique du sérum), l'équilibre acido-basique (équilibre entre l'acidité et l'alcalinité du sang), la glycémie (taux de sucre dans le sang) et les fonctions hépatique (du foie) et rénale (du rein).

Pour vérifier l'efficacité et la sécurité continue de l'administration, votre médecin pratiquera des examens cliniques et de laboratoire pendant la perfusion. Ces examens sont particulièrement nécessaires si vous souffrez de certains troubles tels que des troubles du foie, du rein et du cœur.

Mises en garde

Se conformer à une vitesse de perfusion lente du fait du risque d’apparition d’une diurèse osmotique et d’une perte rénale d’acides aminés.

Des réactions liées à la perfusion ou des symptômes d'hypersensibilité tels une hypotension, une hypertension, une cyanose périphérique, une tachycardie, une dyspnée, des vomissements, des nausées, de l'urticaire, un rash, un prurit, un érythème, une hyperhidrose, une pyrexie et des frissons ont été rapportés avec CLINIMIX. Des réactions anaphylactiques ont été rapportées avec d'autres produits de nutrition parentérale.

Une surveillance clinique est nécessaire au début de la perfusion. L’apparition de tout signe ou symptôme anormal doit obligatoirement entraîner l’arrêt du traitement.

CLINIMIX N9 G15 E contient du glucose dérivé du maïs, ce qui provoque des réactions d’hypersensibilité chez les patients allergiques au maïs ou à ses dérivés (voir rubrique 4.3 du RCP).

La ceftriaxone ne doit pas être mélangée ni administrée simultanément avec une autre solution intraveineuse contenant du calcium, même en utilisant des lignes ou des sites de perfusion différents. La ceftriaxone et des solutions contenant du calcium peuvent être administrées séquentiellement, l’une après l’autre, si des lignes de perfusion sur des sites de perfusion différents sont utilisées ou si les lignes de perfusion sont remplacées, ou ont été minutieusement rincées entre les perfusions avec une solution de sérum physiologique afin d’éviter toute précipitation. Chez les patients nécessitant une perfusion continue de solutions de nutrition parentérale totale contenant du calcium, les professionnels de santé peuvent éventuellement envisager l’utilisation d’un autre traitement antibactérien ne comportant pas un risque similaire de précipitation. Si l’utilisation de la ceftriaxone s’avère nécessaire chez des patients ayant besoin d’une nutrition continue, des solutions de nutrition parentérale totale et de la ceftriaxone peuvent être administrées simultanément, mais par des lignes de perfusion différentes, sur des sites différents. Autrement, la perfusion de solution de nutrition parentérale totale pourrait également être interrompue pendant la période de perfusion de la ceftriaxone, sans oublier de rincer abondamment les lignes de perfusion entre les perfusions de ces solutions (voir rubriques 3).

Des précipités vasculaires pulmonaires, entraînant une embolie pulmonaire d’origine vasculaire et une détresse respiratoire, d’issue fatale dans certains cas, ont été rapportés chez des patients recevant une nutrition parentérale. L’ajout excessif de calcium et de phosphate augmente le risque de formation de précipités de phosphate de calcium (voir rubrique 3).

Une formation de précipités dans la circulation sanguine a également été suspectée.

En plus de l'inspection de la solution, le dispositif de perfusion et le cathéter doivent aussi être régulièrement contrôlés afin de détecter toute formation de précipités.

Si des signes de détresse respiratoire apparaissent, la perfusion doit être arrêtée et une évaluation médicale initiée.

L’infection de l'accès vasculaire et la septicémie sont des complications qui peuvent survenir chez les patients recevant une nutrition parentérale, en particulier en cas de mauvais entretien des cathéters, d’administration de solutions contaminées ou en cas de pathologies ou d’administration de médicaments à effet immunosuppresseur. Les patients qui nécessitent une nutrition parentérale sont souvent prédisposés aux complications infectieuses en raison d'une immunosuppression, d'une hyperglycémie, d'une dénutrition et/ou d'un état pathologique sous-jacent.

Une surveillance attentive des signes, symptômes et résultats d'examens de laboratoire afin de détecter une fièvre/des frissons, une leucocytose, des complications techniques du dispositif d'accès et une hyperglycémie peut permettre de dépister rapidement une infection.

Le risque de complications septiques peut être réduit en veillant à utiliser des techniques aseptiques lors de la mise en place et de l'entretien du cathéter, ainsi que lors de la préparation de la formulation nutritionnelle.

Chez les patients souffrant de dénutrition sévère, l’instauration de la nutrition parentérale peut entraîner un syndrome de renutrition qui se caractérise par le passage intracellulaire de potassium, de phosphore et de magnésium parallèlement au fait que les patients deviennent anaboliques. Aussi, il est nécessaire d’augmenter lentement les apports en nutriments, tout en surveillant étroitement et en ajustant correctement les taux de liquides, d’électrolytes, d’oligo-éléments et de vitamines.

Ce produit ne contenant ni vitamines, ni oligo-éléments, une supplémentation doit être envisagée dans le cadre d’une nutrition parentérale exclusive.

La perfusion de solutions hyperosmolaires peut provoquer une irritation de la veine en cas d’administration veineuse périphérique.

Précautions d’emploi

La surveillance doit être adaptée à l'état clinique du patient. Elle comprend un contrôle régulier de la balance hydroélectrolytique, de l'osmolarité sérique, de l'équilibre acido-basique, de la glycémie et des fonctions hépatique et rénale.

Des complications métaboliques peuvent survenir si l’apport de nutriments n’est pas adapté aux besoins du patient, ou si la capacité métabolique des composants administrés n’a pas été évaluée de manière précise. Des effets secondaires métaboliques peuvent apparaître en cas d’administration inappropriée ou excessive de nutriments ou de composition inadaptée d’un mélange par rapport aux besoins spécifiques du patient.

La nutrition parentérale en général, ainsi que les solutions d'acides aminés, doivent être administrées avec précaution chez les patients ayant une maladie hépatique préexistante ou une insuffisance hépatique. Les paramètres de la fonction hépatique doivent être surveillés attentivement chez ces patients tout en envisageant de potentiels symptômes d'hyperammoniémie.

Une augmentation de l'ammoniémie et une hyperammoniémie peuvent apparaître chez les patients recevant des solutions d'acides aminés. Cela peut être le signe chez certains patients d'une anomalie congénitale du métabolisme des acides aminés ou d'une insuffisance hépatique. En fonction de la cause et de l'étendue de l'hyperammoniémie, une intervention immédiate peut être requise.

Des troubles hépatobiliaires incluant une cholestase, une sténose hépatique, une fibrose et une cirrhose pouvant conduire éventuellement à une insuffisance hépatique, à une cholécystite et à une lithiase biliaire peuvent se développer chez certains patients sous une nutrition parentérale. L'origine de ces troubles est multifactorielle et peut être différente en fonction des patients. La survenue d'anomalies du bilan hépatobiliaire nécessite une évaluation précoce par un médecin spécialisé dans les troubles hépatiques.

Pour réduire le risque de complications associées à une hyperglycémie, le débit d'administration doit être ajusté et/ou de l'insuline administrée si la glycémie dépasse des niveaux considérés comme acceptables pour le patient.

CLINIMIX N9 G15 E doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant un oedème pulmonaire ou une insuffisance cardiaque. Chez ces patients, le statut hydrique doit être surveillé étroitement.

CLINIMIX N9 G15 E doit être utilisé avec précaution chez les patients souffrant d'insuffisance rénale. Chez ces patients, les statuts hydrique et électrolytique doivent être étroitement surveillés.

Les troubles sévères de l’équilibre hydroélectrolytique, les états sévères d’hypervolémie, et les troubles sévères du métabolisme doivent être corrigés avant de démarrer la perfusion.

CLINIMIX N9 G15 E contient du calcium d'où un risque d'interférence avec les analyses nécessitant un recueil de sang sur citrate.

Quelles sont les effets indésirables de ce médicament ?

Fréquence non détectée

  • Accélération cardiaque

  • Allergie

  • Azotémie

  • Bilirubine

  • Cyanose

  • Démangeaisons

  • Détresse respiratoire

  • Embolie pulmonaire

  • Enzyme hépatique

  • Fièvre

  • Frissons

  • Hyperammonémie

  • Hyperglycémie

  • Hyperhidrose

  • Hypertension

  • Mal au coeur

  • Nutrition parentérale

  • PA basse

  • Peau rouge

  • Respiration difficile

  • Réaction liée à la perfusion

  • Urticaire

  • Vomi

  • Éruption cutanée

En cas de doute, contactez votre médecin traitant.

En cas d'urgence composez le 15 pour être mis en relation avec le Service d'aide médical d'urgence.

Appeler le 15