MOSCONTIN 30 MG, COMPRIME ENROBE A LIBERATION PROLONGEE

A quoi sert le MOSCONTIN 30 MG, COMPRIME ENROBE A LIBERATION PROLONGEE ?

Ce médicament est préconisé dans les douleurs intenses ou rebelles aux antalgiques de niveau plus faible.

Quel est le prix de ce médicament ?

Ce médicament est vendu en pharmacie au prix de 7.17 €

Le taux de remboursement est de 65 %

Médicament uniquement délivré sur ordonnance

Quelle est la composition de ce médicament ?

Substance active

  • morphine (sulfate de)

Excipients

  • titane dioxyde

  • carmin indigo laque

  • erythrosine laque

  • jaune orange s laque

  • cellulose hydroxyethyl

  • macrogol 400

  • alcool cetostearylique

  • hypromellose (type non precise)

  • talc

  • lactose monohydrate

  • magnesium stearate

  • opadry oy-6708 violet

Comment prendre MOSCONTIN 30 MG, COMPRIME ENROBE A LIBERATION PROLONGEE ?

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les instructions de cette notice ou les indications de votre médecin ou votre pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou votre pharmacien en cas de doute.

Avant de commencer le traitement et régulièrement pendant le traitement, votre médecin discutera avec vous de ce que vous pouvez attendre de l’utilisation de MOSCONTIN, du moment et de la durée du traitement, du moment auquel vous devez contacter votre médecin et du moment où vous devez l’arrêter (voir également, «Si vous arrêtez de prendre MOSCONTIN » dans cette rubrique).

La posologie dépendra de l’intensité de votre douleur et peut varier en fonction des personnes. Les doses doivent être adaptées à chaque personne et doivent faire l’objet d’une évaluation régulière par le médecin.

Une augmentation de l’intensité de la douleur peut nécessiter une augmentation de la dose quotidienne. Veuillez suivre les instructions de votre médecin ou de votre pharmacien.

Si vous avez l’impression que l’effet de MOSCONTIN est trop fort ou si vous ressentez toujours des douleurs, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Quelles sont les précautions d'emploi et contre-indications de ce médicament ?

Mises en garde spéciales :

Cette forme pharmaceutique ne constitue pas un traitement d’urgence de la douleur.

En cas de traitement prolongé par la morphine, il est impératif de ne pas stopper brutalement le traitement, car cela expose à la survenue d’un syndrome de sevrage.

L’augmentation progressive des doses, qui peut être nécessaire pour garder la même efficacité du médicament, n’expose pas au risque d’apparition d’une dépendance psychique.

Ce médicament, lorsqu’il est mal utilisé, peut entraîner une dépendance physique et psychique. Cependant, une toxicomanie, antérieure ou actuelle, n’empêche pas la prescription de morphine si celle-ci est nécessaire.

Ce médicament peut provoquer des problèmes respiratoires ou aggraver des problèmes déjà existants pendant le sommeil. Ces problèmes peuvent inclure des pauses respiratoires pendant le sommeil, un réveil dû à un essoufflement, des difficultés à rester endormi ou une somnolence diurne excessive. Si vous ou quelqu'un d'autre observez ces symptômes, contactez votre médecin. Une réduction de la dose pourra être envisagée par votre médecin.

L’usage détourné des formes orales par injection parentérale peut entraîner des effets indésirables graves pouvant être fatals.

Il est recommandé de ne pas boire d’alcool ou de prendre de médicaments contenant de l’alcool pendant le traitement par MOSCONTIN.

Si votre médecin vous a informé(e) d’une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

Ce médicament contient un agent colorant azoïque : jaune orangé S (E110) et peut provoquer des réactions allergiques.

Précautions d’emploi :

Comme d'autres opioïdes, MOSCONTIN peut affecter la production normale d'hormones dans le corps, comme le cortisol ou les hormones sexuelles, en particulier si vous avez pris des doses élevées pendant de longues périodes. Ces modifications peuvent être responsables des symptômes tels que troubles du cycle menstruel chez les femmes, troubles de la libido et troubles érectiles.

Ce médicament doit être utilisé avec précaution :

  • · Chez les personnes âgées,

  • · Si vous présentez une insuffisance respiratoire, une bronchopneumopathie obstructive (maladie des poumons), un asthme bronchique grave,

  • · Si vous souffrez de problèmes cardiaques à la suite d’une insuffisance pulmonaire (cœur pulmonaire),

  • · Si vous présentez une insuffisance rénale,

  • · Si vous présentez une insuffisance hépatique,

  • · Si vous avez une diminution du volume total de sang (hypovolémie),

  • · Si vous avez des difficultés à uriner,

  • · En cas de pression élevée dans le crâne,

  • · Si vous présentez un traumatisme crânien, des lésions intracrâniennes ou un niveau de conscience réduit d'origine incertaine,

  • · Si vous souffrez d’une affection du pancréas

  • · Si vous souffrez d’une inflammation du pancréas (pancréatite),

  • · En cas de constipation : signalez-la à votre médecin pour qu’il vous donne un traitement adapté.

Si vous devez subir une opération chirurgicale, informez votre médecin que vous prenez ce médicament.

Tolérance, dépendance et addiction

Ce médicament contient de la morphine, qui est un opioïde. L’utilisation répétée d’opioïdes peut entraîner une diminution de l’efficacité du médicament (vous vous y habituez, ce que l’on appelle la tolérance). L’utilisation répétée de MOSCONTIN peut également entraîner une dépendance, des abus et une addiction, qui peuvent aboutir à un surdosage potentiellement mortel. Le risque de ces effets indésirables peut augmenter avec une dose plus élevée et une durée d’utilisation plus longue.

La dépendance ou l’addiction peut vous donner l’impression que vous ne contrôlez plus la quantité de médicament que vous devez prendre ou la fréquence à laquelle vous devez le prendre.

Le risque de développer une dépendance ou une addiction varie d’une personne à l’autre. Vous pouvez présenter un risque plus élevé de développer une dépendance ou une addiction au MOSCONTIN:

  • - si vous ou un membre de votre famille avez déjà consommé de façon abusive ou été dépendant(e) à l’alcool, à des médicaments sur ordonnance ou à des substances illicites («addiction»);

  • - si vous fumez;

  • - si vous avez déjà présenté des troubles de l’humeur (dépression, anxiété ou trouble de la personnalité) ou avez été traité(e) par un psychiatre pour d’autres maladies mentales.

Si vous remarquez l’un des signes suivants lors de la prise de [nom du produit], il pourrait s’agir d’un signe que vous êtes devenu(e) dépendant(e) ou addict(e);

  • – vous devez prendre le médicament pendant une durée plus longue que celle indiquée par votre médecin;

  • – vous devez prendre une dose supérieure à la dose recommandée;

  • – vous utilisez le médicament pour des raisons autres que celles qui vous ont été prescrites, par exemple «pour rester calme» ou «pour vous aider à dormir»;

  • – vous avez tenté à plusieurs reprises et sans succès d’arrêter ou de contrôler l’utilisation de ce médicament;

  • – lorsque vous arrêtez de prendre le médicament, vous vous sentez mal, et vous vous sentez mieux lorsque vous reprenez le médicament («effets de sevrage»).

Si vous remarquez l’un de ces signes, parlez-en à votre médecin pour discuter de la meilleure approche de traitement pour vous, y compris le moment opportun pour arrêter et la façon d’arrêter en toute sécurité (voir rubrique 3, « Si vous arrêtez de prendre MOSCONTIN »).

Avertissements et précautions – Des précautions particulières doivent être prises avec MOSCONTIN:

Des cas de pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) (fréquence indéterminée) ont été rapportés dans le cadre de traitements par MOSCONTIN. Les symptômes surviennent généralement au cours des 10 premiers jours de traitement. Informez votre médecin si vous avez déjà développé une éruption cutanée grave ou une desquamation de la peau, des cloques et/ou des plaies dans la bouche après avoir pris de MOSCONTIN ou d’autres opioïdes. Arrêtez d’utiliser MOSCONTIN et consultez immédiatement un médecin si vous remarquez l’un des symptômes suivants: cloques, peau squameuse étendue ou boutons remplis de pus, ainsi que fièvre.

Quelles sont les effets indésirables de ce médicament ?

Très fréquent

  • Constipation

  • Mal au coeur

Fréquent

  • Asthénie

  • Bouche sèche

  • Confus

  • Douleur abdominale

  • Démangeaisons

  • Hyperhidrose

  • Insomnie

  • Insuffisance rénale

  • Mal de tête

  • Myoclonie

  • Perte d'énergie

  • Se sent très mal

  • Sensation vertigineuse

  • Somnolence

  • Symptômes de nausées et vomissements

  • Troubles de l'appétit

  • Vomi

  • Éruption cutanée

Peu fréquent

  • A perdu connaissance

  • Adénome

  • Agitation

  • Allergie

  • Apnée

  • Changements d'humeur

  • Convulsions

  • Dépression respiratoire

  • Enzyme hépatique

  • Euphorie

  • Hallucinant

  • Iléus

  • Indigestion

  • Oedème pulmonaire

  • Oedème périphérique

  • PA basse

  • Paresthésie

  • Perturbation du goût

  • Prostatisme

  • Rougeurs du visage

  • Rétention urine

  • Spasme bronchique

  • Sténose

  • Tonus augmenté

  • Tête qui tourne

  • Urticaire

Fréquence indéterminée

  • Absence de règles

  • Allodynie

  • Cauchemar

  • Douleur biliaire

  • Dysphorie

  • Désir sexuel diminué

  • Hyperalgésie

  • Miction douloureuse

  • Myosis

  • Pancréatite

  • Pression du LCR augmentée

  • Pustulose exanthématique aiguë généralisée

  • Réaction anaphylactique

  • Réaction de type anaphylactique

  • Spasmes

  • Syndrome d'apnée

  • Syndrome de sevrage

  • Sédation

  • Toux

  • Toxicomanie

  • Troubles de la pensée

Fréquence non détectée

  • Accélération cardiaque

  • Affections oculaires NCA

  • Affections respiratoires NCA

  • Angoisse

  • Articulation douloureuse

  • Bouffée de chaleur

  • Diarrhée

  • Dilatation des pupilles

  • Frissons

  • Grippe

  • Irritable

  • Jambes sans repos

  • Nerveux/nerveuse

  • Nez qui coule

  • Tremblement

  • Trouble de l'oreille

  • Trouble de la peau

Risques liés à la conduite

Ne pas conduire sans l'avis d'un professionnel de santé

En cas de doute, contactez votre médecin traitant.

En cas d'urgence composez le 15 pour être mis en relation avec le Service d'aide médical d'urgence.

Appeler le 15