DIPHANTE 100 MG, COMPRIME QUADRISECABLE

A quoi sert le DIPHANTE 100 MG, COMPRIME QUADRISECABLE ?

Diphante est un médicament destiné à traiter l’épilepsie (crises convulsives). Il contient de la phénytoïne.

1. Il est utilisé seul comme médicament de deuxième intention ou en association à d’autres antiépileptiques pour traiter certaines formes d’épilepsie, à savoir : les crises tonico-cloniques (« grand mal ») et les crises partielles

2. Il est également utilisé pour prévenir et traiter les crises convulsives précoces survenant pendant ou après une intervention de neurochirurgie et/ou une lésion grave à la tête.

Diphante ne doit jamais être utilisé pour traiter les absences (« petit mal » et diminution de la conscience).

Quel est le prix de ce médicament ?

Ce médicament est vendu en pharmacie au prix de 11.69 €

Le taux de remboursement est de 0 %

Médicament uniquement délivré sur ordonnance

Quelle est la composition de ce médicament ?

Substance active

  • phénytoïne sodique

Excipients

  • croscarmellose sodique

  • amidon pregelatinise

  • talc

  • ble amidon

  • magnesium stearate

  • magnesium trisilicate

Comment prendre DIPHANTE 100 MG, COMPRIME QUADRISECABLE ?

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Les doses indiquées dans ce document sont fournies à titre purement informatif. Il s’agit des doses moyennes. Les heures de prise du médicament doivent être respectées aussi strictement que possible.

Diphante doit être pris de préférence avec un demi-verre d’eau. La prise de Diphante doit en général intervenir 1 heure avant les repas. En cas d’irritation gastrique, il est possible de prendre Diphante au moment des repas.

Chez l’adulte, la dose initiale habituelle est de 3 comprimés par jour.

Dose initiale habituelle

Dose par jour en mg/kilo de poids

Commentaires spécifiques

Adultes

3 comprimés par jour

2 à 6 mg/kg

500 à 600 mg/jour au maximum.

Les effets secondaires apparaissent à des doses de 600 mg ou plus

Nouveau-nés

Diviser le dosage en 2 doses quotidiennes

2,5 à 5 mg/kg en 2 doses journalières égales, ajustées en fonction des besoins ; la dose maximale étant de 7,5 mg/kg et par jour

Enfants âgés de 1 mois à 12 ans

Diviser le dosage en 2 doses quotidiennes

2,5 à 5 mg/kg en 2 doses journalières égales, ajustées en fonction des besoins ; dose maximale : 7,5 mg/kg et par jour, ou 300 mg par jour

Enfants âgés de 12 ans ou plus

Doses identiques à celles des adultes

Personnes âgées

Diviser le dosage en 2 ou 3 doses quotidiennes

3 mg/kg

Augmentation graduelle des doses en fonction des concentrations sériques et de la réponse clinique

Le comprimé peut être divisé en doses 4 égales.

Si vous souffrez d’une maladie du foie ou des reins, ou si vous avez plus de 60 ans, votre médecin ajustera le nombre de comprimés à prendre chaque jour en fonction de votre état de santé.

Certains patients ont un profil génétique diffèrent pour l’une des protéines (CYP2C9) responsable de la transformation de ce médicament dans le corps. Il peut alors se révéler nécessaire de prendre une dose plus faible. Demandez conseil à votre médecin.

Chez les patients obèses, il est nécessaire d’administrer des doses de charge absolues plus élevées de phénytoïne pour obtenir rapidement des concentrations sériques thérapeutiques.

Pour en savoir plus concernant la posologie, le personnel médical doit consulter la notice posologique complète.

Si vous avez pris plus de DIPHANTE que vous n’auriez dû

Le terme « grande quantité » désigne le fait de prendre plus de six comprimés en une seule fois.

Parmi les symptômes du surdosage, on trouve : troubles gastro-intestinaux, mouvements incontrôlés des yeux, problèmes respiratoires, mouvements non coordonnés, tremblements, troubles de l’élocution, réponse anormalement accrue aux stimuli, léthargie, hypotension, rythme cardiaque lent, et arrêt du cœur. Le patient peut tomber dans le coma, puis éventuellement décéder.

Dans tous les cas de surdosage, le patient doit être hospitalisé dès que possible. Cela permet de surveiller les symptômes et d’initier le traitement adéquat. Il n’y a pas de traitement spécifique du surdosage car il n’existe aucun antidote. Les mesures habituellement prises en cas d’intoxication ou de surdosage doivent être mises en œuvre.

Il est nécessaire de reprendre le traitement contre l’épilepsie dès que possible, pour éviter les risques de réapparition des crises dus à l’arrêt de la prise de ce médicament.

Si vous avez pris trop de DIPHANTE, contactez votre médecin, votre pharmacien ou un centre antipoison.

Si vous oubliez de prendre DIPHANTE

Ne prenez pas de double dose pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre DIPHANTE

N’arrêtez pas le traitement plus tôt que prévu ; cela peut déclencher l’épilepsie.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin et/ou à votre pharmacien.

Quelles sont les précautions d'emploi et contre-indications de ce médicament ?

  • · Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre Diphante.

  • · Ce médicament peut déclencher ou aggraver certaines formes d’épilepsie (crises d’absences ou myocloniques).

  • · Comme cela peut se produire avec d’autres antiépileptiques, certains patients sous phénytoïne peuvent présenter une augmentation de la fréquence des crises, ou voir apparaître de nouveaux types de crises. Demandez conseil à votre médecin.

  • · Faites attention si vous souffrez d’une maladie du foie ou des reins, d’urémie (taux élevé d’urée dans le sang) et d’hypoalbuminémie (faible taux d’albumine dans le sang), ou si vous êtes âgé(e). Vous devrez probablement prendre une dose plus faible. Demandez conseil à votre médecin.

  • · Faites attention si vous souffrez d’une hépatite virale aiguë. Dans de nombreux cas, un dosage plus faible que la normale peut permettre un traitement par phénytoïne.

  • · Un examen périodique pour détecter une éventuelle lymphadénopathie (maladie touchant les ganglions lymphatiques) afin de détecter des aberrations précoces du système immunitaire peut être utile. Demandez conseil à votre médecin.

  • · D’autres médicaments peuvent modifier l’effet de la phénytoïne. La phénytoïne peut, elle aussi, modifier l’effet d’autres médicaments. (Consultez également la rubrique « Autres médicaments et Diphante ».) Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

  • · Si vous ne prenez pas votre traitement régulièrement ou si vous l’arrêtez brutalement, cela peut provoquer une forme très grave d’épilepsie (crise tonico-clonique généralisée).

  • · Continuez à prendre le traitement avec le même médicament pendant toute la période de traitement requise. La modification de la marque d’un médicament antiépileptique doit se faire sous la supervision d’un médecin.

  • · L’hygiène dentaire est cruciale car il peut arriver que les gencives gonflent. Vous pouvez éviter cela en ayant une bonne hygiène buccale et en vous brossant les dents soigneusement après chaque repas. Contrôlez régulièrement l’apparence de vos gencives.

  • · Diphante peut accélérer la dégradation de la vitamine D et réduire l’absorption de l’acide folique, ce qui entraîne une ostéomalacie (ramollissement des os) et une anémie mégaloblastique (anémie due à la production de globules rouges anormaux) ou d’autres troubles similaires lors d’un traitement à long terme. Il est indiqué d’utiliser des suppléments en vitamine D et en acide folique.

  • · Ce médicament peut diminuer l’effet de certains contraceptifs (la « pilule »). Demandez conseil à votre médecin.

  • · Certains patients traités par d’antiépileptiques tels que la phénytoïne et le phénobarbital, ont eu des pulsions d’automutilation ou de suicide. Si vous ressentez de telles pulsions, à un quelconque moment, contactez immédiatement votre médecin.

  • · Si des rougeurs (rash) apparaissent, vous devez arrêter le traitement. Si le rash s’accompagne de cloques, de squames ou s’il vire au violet, ou si l’on soupçonne la présence d’un lupus érythémateux (une maladie du système immunitaire), un autre traitement doit être envisagé. Si le rash est plus atténué, il est possible de continuer le traitement une fois que le rash a totalement disparu, sauf si celui-ci réapparît à la reprise du traitement.

  • · Des réactions cutanées potentiellement mortelles (syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique), ont été signalées lors de l’usage de la phénytoïne ; la première fois, elles apparaissent sous la forme de points rougeâtres ressemblant à des cibles, ou de plaques circulaires souvent dotées de cloques, au centre, sur le tronc.

Quelles sont les effets indésirables de ce médicament ?

Très fréquent

  • Hypertrophie de la gencive

Fréquent

  • Démangeaisons

  • Dépendance

  • Fièvre

  • Jaunisse

  • Syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse

  • Transaminases

  • Trouble de la peau

  • Éruption cutanée

Rare

  • Affections oculaires NCA

  • Agranulocytose

  • Allergie

  • Anémie hémolytique

  • Anémie mégaloblastique

  • Aplasie

  • Cataracte

  • Cécité aux couleurs

  • Granulocytopénie

  • Hypertrichose

  • Hémophilie

  • Insuffisance rénale

  • Leucocytose

  • Leucopénie

  • Lymphadénopathie

  • Macrocytose

  • Mort

  • Myasthénie grave

  • Neutropénie

  • Néphrite

  • Ostéomalacie

  • Pancytopénie

  • Paralysie

  • Pilosité

  • Purpura

  • Syndrome du LE

  • Thrombopénie

  • Toxicité rénale

  • Trouble de la coagulation

  • Vitamine K

  • Éosinophilie

  • Érythème polymorphe

Très rare

  • Affections respiratoires NCA

  • Arthrite

  • Augmentation du volume mammaire chez l'homme

  • Fasciite

  • Fibrose pulmonaire

  • Hyperglycémie

  • Hyperprolactinémie

  • Hypoprotidémie

  • Infiltration pulmonaire

  • Inflammation musculaire

  • Insuffisance respiratoire

  • Maladie de Lyell

  • Mycoses fongodes

  • Oedème facial

  • Pneumonie

  • Rhabdomyolyse

  • Réaction cutanée

  • Syndrome de Stevens-Johnson

  • Érythrodermie

Fréquence indéterminée

  • Agitation

  • Agression

  • Astérixis

  • Ataxie

  • Athétose

  • Atrophie cérébelleuse

  • Augmentation de taille du foie

  • Cholestérol HDL

  • Chorée

  • Confus

  • Constipation

  • Convulsions

  • Dyskinésie

  • Dystonie

  • Délire

  • Dépression

  • Encéphalopathie

  • Enzyme hépatique

  • Fibrillation ventriculaire

  • Fracture

  • Fréquence cardiaque basse

  • Hallucinant

  • Hyperplasie

  • Hypertension

  • Hypertrophie de la rate

  • Hépatite toxique

  • Hépatotoxicité

  • Idées suicidaires

  • Induration pénienne

  • Insomnie

  • Intervention

  • Intoxication

  • Kyste

  • Lymphome

  • Lésion

  • Lésion hépatique

  • Mal au coeur

  • Mal de tête

  • Maladie de Hodgkin

  • Manie

  • Manque de coordination

  • Mutisme

  • Nerveux/nerveuse

  • Nystagmus

  • Nécrose hépatique

  • Ostéoporose

  • Paresthésie

  • Perte osseuse

  • Polyneuropathie

  • Polypes

  • Porphyrie

  • Psychose

  • Périartérite noueuse

  • Rash scarlatiniforme

  • Réaction anaphylactique

  • Réaction de type anaphylactique

  • Réaction de type lymphome

  • Réaction indésirable

  • Secousse musculaire

  • Segment ST

  • Sensation vertigineuse

  • Syndrome cérébelleux

  • Syndrome de Raynaud

  • Tremblement

  • Trouble cognitif

  • Tumeur bénigne

  • Vomi

  • Épilepsie

Fréquence non détectée

  • ASAT

  • Adolescence

  • Anorexie mentale et boulimie

  • Anémie

  • Articulation douloureuse

  • Diarrhée

  • Gêne

  • Hépatite

  • Pare

  • Préservatif

Risques liés à la conduite

Ne pas conduire sans l'avis d'un professionnel de santé

En cas de doute, contactez votre médecin traitant.

En cas d'urgence composez le 15 pour être mis en relation avec le Service d'aide médical d'urgence.

Appeler le 15