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Dossier
Publié le 02/04/2025
Dossier constitué avec : Service Public d'Information en Santé, Psycom, le Ministère en charge de la Santé
Notre santé mentale n’est pas un état figé sur la durée. Elle est le résultat d’un équilibre à trouver au fil du temps entre les obstacles rencontrés et les ressources mobilisées pour se sentir bien. À chaque étape de la vie, il est important de faire attention à notre bien-être psychique en restant vigilants face aux signaux d’alerte et grâce à des accompagnements adaptés à chaque situation.
Selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la santé est un « état complet de bien-être physique, mental et social ». La santé mentale est donc aspect de notre santé aussi important que la santé physique. Et ce, à n’importe quel âge.
En effet, la santé mentale est multidimensionnelle. Elle dépend à la fois :
Notre santé mentale peut donc varier tout au long de la vie en fonction de l’évolution de ces différents aspects.
En savoir plus :
La santé mentale n’est donc pas un état figé. Elle évolue avec des signaux d’alerte, des manifestations et des besoins d’accompagnement différents en fonction de son âge. L’adolescence, le début de la vie, l’apprentissage de l’autonomie, l’immersion dans le monde du travail, la parentalité, le vieillissement… sont autant de phases charnières qui peuvent provoquer des déséquilibres psychiques.
Ainsi, pour prendre soin de sa santé mentale quel que soit son âge, il est possible de faire des bilans de prévention aux étapes clés de la vie : entre 18 et 25 ans ; 45 et 50 ans ; 60 et 65 ans ; 70 et 75 ans. Réalisés par un professionnel de santé (médecin, pharmacien, sage-femme ou infirmier), ces bilans sont pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie, sans avance de frais.
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En santé mentale, l’âge n’est pas une case ! Petite enfance, adolescence, âge adulte, grand âge… Les différentes étapes de la vie sont des jalons qui peuvent comporter des enjeux pour notre santé mentale. Pour autant, là aussi rien n’est figé. Ainsi, des troubles psychiques généralement associés à une tranche d’âge peuvent se retrouver à d’autres moments de la vie. Par exemple, un adulte peut souffrir d’une addiction aux jeux vidéo au même titre qu’un adolescent. |
Source de l'image : Freepik @rawpicel.com.
Environ la moitié des troubles mentaux se manifestent avant l’âge de 14 ans. Construction d’une image positive de soi, développement psycho-affectif, apprentissages (du langage, du raisonnement, de l’attention, de la motricité, etc.), capacité à supporter la séparation, à interagir, à vivre en société, à s’adapter, à gérer ses émotions… Beaucoup d’éléments affectant notre santé mentale se jouent dans les premières années de vie.
Parole, propreté, marche, etc., chaque enfant évolue bien sûr à son rythme. Par exemple, certains marcheront à 10 mois, d’autres à 16.
Néanmoins, certains signes – s’ils s’accumulent et s’installent dans la durée – peuvent manifester la présence d’un trouble ou d’une souffrance psychologique chez l’enfant.
Ce qui peut indiquer un trouble psychique :
L’enfant ne babille pas, ne sourit pas, ne répond pas à la voix de ses parents, ne montre pas du doigt un objet, etc.
À partir d’un an, il ne fait pas coucou ni au revoir, ne lève pas les bras pour être porté, etc.
À 18 mois, il ne dit aucun mot. À 24 mois, il n’associe aucun mot.
Il a des difficultés d’attention, ne regarde pas dans les yeux. Il ne sourit pas, reste silencieux, ne répond pas à son prénom. Il n’entre pas en interaction par le jeu, etc.
Quels troubles psychiques peuvent être concernés ?
Seul un diagnostic précis auprès de professionnels de santé pourra vous permettre de savoir si ces comportements sont annonciateurs d’un trouble psychique.
En savoir plus :
Ce qui peut indiquer une souffrance psychologique :
Comme les adultes, les enfants peuvent connaître des moments de mal-être. Les manifestations de cette souffrance psychologique sont à prendre avec beaucoup d’attention, afin d’éviter qu’elle ne s’ancre dans le temps ou qu’elle ne se transforme en trouble psychique durable.
Tout changement de comportement non expliqué peut donc être un signal.
Par exemple, si votre enfant :
Source de l'image : Freepik.
Si votre enfant a l’un ou plusieurs de ces comportements, cela ne signifie pas forcément qu’il est en souffrance psychologique. Restez néanmoins vigilants et demandez conseil à un professionnel de santé si vous avez le moindre doute.
En savoir plus :
Que ce soit dans le cercle familial ou amical, à l’école, lors des activités de loisirs, etc., de nombreuses personnes peuvent participer au bien-être d’un enfant et l’accompagner dans son développement.
Si votre enfant présente un trouble psychologique, plusieurs types d’actions complémentaires sont à envisager en fonction des situations :
Qualité du sommeil, bon équilibre alimentaire, activité physique régulière, modération de l’usage des écrans et maintien de la socialisation sont, en effet, des vecteurs essentiels du bien-être mental des enfants.
Cette prise en charge, non médicamenteuse, peut combiner différents accompagnements en fonction des besoins de votre enfant : psychothérapie (individuelle, de groupe ou familiale), rééducation (orthophonique, motrice, etc.), actions éducatives en coopération avec le service santé scolaire, interventions sociales, etc.
Les traitements médicamenteux psychotropes ne sont proposés qu’en dernière instance et en complément des prises en charge psychothérapiques éducatives ou sociales.
En savoir plus :
Votre enfant est en situation de souffrance psychique ? Vous souhaitez être accompagnés ? Plusieurs lignes d’écoute sont à votre disposition :
Écoute par des psychologues, pour les parents d’adolescents, service gratuit et confidentiel
06 01 18 40 36 (lundi au vendredi 13h-15h)
Ecoute et soutien des parents d’enfants de tous âges par des psychologues, psychomotriciens et psychiatres, service anonyme et gratuit par une association proposant par ailleurs des lieux de rencontres où l’on cuisine ensemble
02 40 16 90 50 (lundi 9h-11h, vendredi 12h-14h)
Comment parler de la santé mentale à mon enfant ?
Source de la vidéo : Psycom. Le Jardin du Dedans® : une vidéo pour lever le tabou de la santé mentale chez les enfants.
Source de l'image : Freepik.
L’adolescence, l’entrée dans les études, les premiers pas vers l’autonomie sont autant des périodes de grands bouleversements, voire de déséquilibres, qui peuvent comporter des risques pour la santé mentale (isolement, conduites dangereuses, addictions, relations parfois compliquées avec ses parents ou son entourage…).
En France, on estime ainsi que 15 % des 10-20 ans ont besoin de suivi ou de soin2. Pire, chaque année plus de 400 adolescents se suicident, ce qui en fait la deuxième cause de mortalité pour cette tranche d’âge3.
Les troubles psychiques les plus fréquents chez les adolescents ou les jeunes adultes sont les troubles anxieux, dépressifs, du comportement alimentaire ou addictifs. La schizophrénie est possible aussi, mais plus rare.
Certains comportements peuvent être le signal qu’un état de mal-être psychologique est en train de s’installer :
Crise d’adolescence ou souffrance psychique : quelles différences et comment les distinguer ? - Améli
Si ces signes s’accumulent, s’amplifient et durent plusieurs mois, il ne faut pas hésiter à chercher l’aide de professionnels de santé.
En savoir plus :
Plusieurs lignes d’écoute existent :
Ligne d’écoute anonyme et gratuite pour les 12-25 ans, 7 jours sur 7, de 09 à 23 h.
0 800 235 236
ou www.filsantejeunes.com (avec forum, un tchat, une orientation vers des structures d’aide)
Le numéro à appeler en cas d’idées suicidaires, pour soi-même ou pour un proche.
Des professionnels vous répondent 24h/24 et 7J/7.
Vous avez des idées suicidaires ou vous vous inquiétez pour un proche, vous pouvez joindre l’association Phare :
par mail : cavaoupas@phare.org ou vivre@phare.org ;
par téléphone : 01 43 46 00 62, du lundi au vendredi de 10h à 17h
Besoin d’être accompagné.e ?
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Vous êtes étudiant.e ? Si vous vous sentez dépassé.e par le stress, vos émotions, votre mal-être, différents dispositifs existent. Vous y trouverez de l’écoute et des conseils pour identifier l’accompagnement qui vous convient. La plateforme gratuite et confidentielle Cnaé (Coordination nationale d’accompagnement des étudiantes et étudiants) : joignable au 0 800 737 800 (10h à 21h en semaine et de 10h à 14h le samedi) ou par mail - cnaes@enseignementsup.gouv.fr Santé Psy Étudiant : grâce à ce dispositif, vous pouvez solliciter l’aide d’un psychologue partenaire et ainsi bénéficier de douze séances gratuites, renouvelables et sans avance de frais. - santepsy.etudiant.gouv.fr Nightline : ce service nocturne d’écoute confidentiel, gratuit et anonyme (téléphone ou tchat) tenu par des étudiants et étudiantes formés à l’écoute active. - www.nightline.fr – de 21 h à 2h20 du matin – en français et en anglais En savoir plus : Les dispositifs d'accompagnement portés ou soutenus par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. |
Source de l'image : Freepik - @pikisuperstar.
Vous n’avez pas le moral ? Vous avez des troubles du sommeil qui s’installent dans la durée ? Vous n’arrivez pas à honorer vos rendez-vous ou à accomplir vos tâches quotidiennes ? Vous êtes plus irritable que d’habitude ? Vous avez des idées noires ou vous ne parvenez plus à prendre du plaisir ? Toutes ces situations sont des symptômes, parmi d’autres, qu’il est temps de prendre soin de votre santé mentale.
En vous faisant accompagner, vous aurez la possibilité d’éviter que ces troubles psychiques ne s’aggravent et s’installent dans le temps.
Cliquer sur l'image pour en savoir plus et voir le détail des troubles psychiques sur Psycom.
Seul un professionnel de santé formé pourra vous orienter vers la prise en charge adaptée à votre situation.
L’accompagnement proposé sera pluridimensionnel et pourra combiner :
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Source de l'image : Freepik - @pikisuperstar
Selon l’OMS, environ 14 % des personnes âgées de 60 ans et plus vivent avec un trouble mental. En effet, prendre de l’âge peut impliquer de grands bouleversements : arrêt de l’activité professionnelle, condition physique moins bonne, perte progressive de l’autonomie, deuils, éloignement de la famille, sentiment de solitude…
Plusieurs signaux peuvent indiquer qu’il ne s’agit pas seulement d’une baisse de moral passagère, mais d’un sentiment de mal-être pouvant se muer en souffrance psychique durable :
En prenant de l’âge, la souffrance psychologique n’est pas une fatalité.
Pour préserver son équilibre psychique, il est important de continuer à prendre soin de soi, via une activité physique régulière (d’intensité adaptée), une alimentation équilibrée, la préservation de ses liens sociaux, des sorties qui vous font plaisir…
Par ailleurs, n’hésitez pas à consulter votre médecin si vous repérez des signes pouvant faire penser à des troubles psychiatriques ou neurodégénératifs (désorientation, trous de mémoire, etc.).
Et si votre mal-être s’installe ou s’intensifie (sentiment de dépression, d’anxiété, troubles du sommeil, etc.), parlez-en à vos proches et à votre médecin qui pourront vous orienter et trouver les accompagnements qui seront adaptés.
En savoir plus :
Pour préserver notre santé mentale, nous pouvons nous appuyer sur nos propres ressources, en apprenant à
Ce guide recense des dispositifs nationaux proposant du soutien psychologique par téléphone, tchat, inte