📌 | À retenir✅ L’âge est un facteur déterminant pour la fertilité, pour les hommes comme pour les femmes, et ce même en ayant recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP). |
Dossier
Publié le 19/01/2026
Dossier constitué avec : Service Public d'Information en Santé
L’âge est l’un des éléments clés majeurs de la fertilité : avec le temps, le nombre et la qualité des ovocytes et des spermatozoïdes diminuent.
Le choix d’avoir un enfant ne repose évidemment pas uniquement sur ce critère, il dépend aussi du moment qui paraît juste pour soi, pour son couple.
Mieux connaître l’impact de l’âge sur la fertilité permet cependant de prendre des décisions éclairées, y compris pour envisager, si besoin, des solutions de préservation comme l’autoconservation des gamètes.
📌 | À retenir✅ L’âge est un facteur déterminant pour la fertilité, pour les hommes comme pour les femmes, et ce même en ayant recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP). |
On entend parfois, à tort, que :
C’est un fait biologique : avec le temps, la qualité et la quantité des ovules et des spermatozoïdes diminuent. Plus les hommes et les femmes sont âgés, plus le délai de conception augmente. Bien que les femmes soient touchées plus tôt par la baisse de la fertilité liée à l’âge, le taux de grossesse est indissociable de l’âge des deux partenaires.
Ainsi, les chances de grossesse par cycle sont évaluées à 25 % entre 25 et 30 ans, puis chutent à 12 % à 35 ans, et à 6 % au-delà de 40 ans.
Chez les femmes, la quantité et la qualité des ovocytes diminue progressivement à partir de 30 ans, puis nettement après 37 ans.
Avec l’âge, le risque d’être infertile augmente. Il est estimé à 4 % à 20 ans, à 14 % à 35 ans, à 35 % à 40 ans et à 80 % après 45 ans.
Les risques de fausses couches, de malformations congénitales, de diabète gestationnel ou encore d’hypertension artérielle gravidique augmentent après 40 ans, pouvant mettre en danger la vie de la mère et du fœtus. Avoir déjà eu un enfant ne préserve pas de l’infertilité. L’infertilité secondaire, c’est-à-dire après un premier enfant, existe et peut avoir des causes aussi multiples que l’infertilité primaire.
Chez les hommes, la fertilité baisse également avec l’âge.
À partir de 40 ans, puis très nettement après 50 ans, la qualité du sperme diminue ainsi que la quantité de spermatozoïdes.
Ces derniers perdent en mobilité et en performances pour parvenir à féconder un ovocyte. Autant de facteurs qui augmentent le risque de fausse couche et de maladies d’origine génétique.
Ainsi l’âge des futurs parents demeure déterminant en raison des risques médicaux.
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Pour les raisons physiologiques citées plus haut, il est recommandé, lorsque c’est possible, d’envisager un projet d’enfant avant 35 ans pour les femmes et avant 44 ans pour les hommes. Cela permet de maximiser les chances de concevoir naturellement. |
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L’assistance médicale à la procréation (AMP) permet également de contourner des problèmes d’infertilité. Si elle ne permet pas de traiter les causes de l’infertilité, elle aide à obtenir une grossesse. L’autoconservation des gamètes (ovocyte ou spermatozoïdes) sans motif médical est possible entre 29 et 37 ans chez les femmes et entre 29 et 45 ans chez les hommes. L’insémination artificielle, l'utilisation de gamètes ou de tissus germinaux recueillis ou le transfert d’embryons peuvent être réalisés jusqu’au 45 ans de la femme qui a vocation à porter l'enfant et jusqu’au 60 ans du membre du couple qui n'a pas vocation à porter l'enfant. |
Dans le cas où un recours à l’AMP est nécessaire, et si la situation le permet, il vaut mieux anticiper vos démarches le plus possible, les délais de prise en charge peuvent être longs.