Cancer du rein
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Publié le 05/05/2025
Information proposée par Service Public d’Information en Santé
Qu'appelle-t-on cancer du rein ?

Le cancer du rein est caractérisé par le développement de tumeurs malignes qui grossissent souvent lentement mais ont rapidement tendance à produire des métastases dans d’autres organes. Le cancer du rein provoque des symptômes lorsque la tumeur est volumineuse, ce qui rend son diagnostic plutôt tardif. Dans la majorité des cas, ces cancers sont dépistés de manière fortuite à l’occasion d’une échographie pratiquée pour une autre raison : troubles digestifs, coliques néphrétiques, etc.
Le cancer du rein est l’une des formes de cancer dont le traitement a le plus évolué au cours des dernières années. Les cancers du rein touchent environ 10 000 Français chaque année, le plus souvent des hommes autour de 65 ans.
Quels sont les facteurs de risque des cancers du rein ?
Trois facteurs de risque principaux ont été identifiés pour le carcinome des cellules rénales :
- la dialyse (le « rein artificiel » qui permet de suppléer à une insuffisance rénale) lorsque celle-ci est mise en place depuis plus de trois ans ;
- l’obésité ;
- le tabagisme.
D’autres facteurs de risque sont fortement suspectés : l’hypertension artérielle non contrôlée par un traitement antihypertenseur, l’exposition répétée à l’amiante ou à certains sels de cadmium ou d’arsenic, etc.
Quels sont les symptômes des cancers du rein ?
Pendant des mois, voire des années, le cancer du rein ne provoque pas de symptômes. Les symptômes des cancers du rein avancés sont :
- une coloration fréquente (rose ou rouge) des urines ;
- des douleurs sur un côté du ventre (flanc) ;
- une perte de poids et une diminution de l’état de santé général.
Parfois, le patient sent une masse enflée sous ses côtes, d’un côté du corps. Chez les hommes âgés, il arrive que le cancer du rein provoque l’augmentation de volume d’une veine des testicules, le plus souvent du côté gauche du scrotum.
Comment évolue le cancer du rein ?
Le pronostic du cancer du rein est plutôt bon avec un taux de guérison relativement élevé. Le taux de survie cinq ans après le diagnostic d’un cancer du rein varie selon le stade de la tumeur au moment du diagnostic : en moyenne, ce taux de survie à cinq ans est de 63 %, mais il atteint 90 % pour les tumeurs qui n’avaient pas encore métastasé au moment du diagnostic (tumeurs dites « localisées », soit environ 58 % des cas). Après la guérison, la possibilité de métastases « dormantes » implique un suivi médical régulier pendant au moins cinq ans, voire toute la vie.
Comment soigne-t-on les cancers du rein ?
Le choix du mode de traitement dépend du type de cancer (localisé ou métastatique), de l’état général du patient (par exemple, l’état de son autre rein ou sa capacité à supporter la chirurgie) et du risque de progression de la tumeur ou de ses métastases.
La chirurgie est le traitement principal des cancers du rein. Il est possible de vivre normalement avec un seul rein, ce qui permet, en cas de cancer, de retirer le rein atteint sans nécessité d’en greffer un nouveau. Lorsqu’un traitement chirurgical n’est pas envisageable et que la tumeur est petite (moins de 3,5 cm), l’équipe soignante peut décider d’avoir recours à un traitement qui vise à détruire la tumeur du rein sans ouvrir l’abdomen. Cette technique utilise la chaleur produite par des ondes électriques (radiofréquence) au bout d’une fine aiguille, la sonde.
Les tumeurs du rein ne sont pas sensibles aux médicaments de chimiothérapie, ni à la radiothérapie (rayons ionisants). Depuis quelques années, des traitements destinés à stimuler l’immunité (immunothérapie) ou à ralentir la croissance de la tumeur (thérapies ciblées) ont enrichi avec succès le traitement des cancers du rein métastatiques.
Dans certains cas particuliers (patient très âgé ou atteint d’autres maladies graves, petites tumeurs d’origine familiale, oncocytome ou autre type de cancer à progression lente, etc.), le médecin peut décider de ne pas traiter tout de suite et de pratiquer une surveillance active du patient.
D’autres soins et soutiens complémentaires, appelés soins de support, peuvent être mis en œuvre pour faire face aux conséquences de la maladie et de ses traitements : fatigue, anxiété, troubles du sommeil, perte d’autonomie, problèmes sociaux, etc. De plus, le cas échéant, des mesures de soutien sont mises en œuvre pour aider le patient à arrêter de fumer.
Après le traitement d'un cancer du rein
Les personnes qui ont eu un cancer du rein sont régulièrement suivies pour détecter et traiter d’éventuels effets indésirables des traitements, ou pour dépister une récidive.
Ce suivi médical repose sur :
- l’examen clinique du patient ;
- une prise de sang pour évaluer le fonctionnement du rein restant (l’ablation élargie d’un rein augmente le risque d’insuffisance rénale chronique) ;
- des examens d’imagerie pour rechercher des métastases ou une récidive.
D’autres examens complémentaires peuvent être réalisés en cas de symptômes.
Sources
- Cancer du rein, www.e-cancer.fr, 2012
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