Fortes chaleurs et médicaments : les bons réflexes

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Publié le 03/06/2026

Information proposée par Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé - ANSM

En cas d’exposition à de fortes chaleurs, le corps met tout en œuvre pour s’adapter et maintenir la température corporelle constante à 37°C :

  • Les vaisseaux sanguins à la surface de la peau se dilatent pour favoriser une meilleure circulation du sang et une transpiration plus efficace, ce qui va permettre à la chaleur de s’évacuer plus facilement par les pores de la peau ;
  • Le cerveau déclenche une sensation de soif, ce qui nous pousse à boire de l’eau.

C’est ce qu’on appelle la thermorégulation.

Chez des personnes surexposées et/ou vulnérables, le système de thermorégulation peut être débordé ou défaillant. Dans ce cas, le corps se fatigue, sa température augmente et il se déshydrate, il perd trop d’eau et de sels minéraux.

Cela peut entraîner deux complications :

  • L’épuisement dû à la chaleur et la déshydratation, appelé syndrome d’épuisement-déshydratation : les signes apparaissent en quelques jours : maux de tête, nausées et vomissements, vertiges, perte de connaissance, faiblesse musculaire accompagnées de crampes, baisse de la tension artérielle, accélération du rythme du cœur (tachycardie) et/ou difficultés respiratoires (dyspnée) ;
  • Le coup de chaleur : il associe une augmentation brutale de la température du corps (au-delà de 40°C) à des troubles neurologiques graves tels que délire, hallucinations, convulsions et coma. Il s’agit d’une urgence médicale extrême, d’apparition très rapide (1 à 6h) et d’évolution fatale si celle-ci n’est pas prise en charge rapidement.

Certains médicaments sont susceptibles d’aggraver un syndrome d’épuisement-déshydratation ou un coup de chaleur. Pour d’autres, c’est leur efficacité qui sera altérée par la chaleur.

Alors, quels sont les bons réflexes à avoir avec ses médicaments en cas de vague de chaleur ?

  • Vous prenez un nouveau médicament ou vous avez un traitement au long cours, demandez conseil à votre médecin, votre pharmacien, votre sage-femme… Il ou elle pourra vous indiquer si des précautions particulières doivent être prises avec votre médicament ;
  • Dans tous les cas, n’arrêtez jamais un traitement sans en avoir parlé avant avec votre médecin ou votre pharmacien ;
  • Ne faites pas d’automédication :
  • Évitez de prendre de vous-même des médicaments pour des petits maux sans gravité (rhume, toux, allergie, douleur... ) ;
  • Vous avez mal à la tête après avoir été exposé à des fortes chaleurs, ne prenez pas de médicaments de votre propre initiative. Même les plus courants comme le paracétamol et les AINS peuvent aggraver les symptômes d’un coup de chaleur.
Consultez la liste des médicaments susceptibles d’altérer l’adaptation de l’organisme à la chaleur (19/06/2025)

Attention au soleil : risque de photosensibilisation

La photosensibilité, parfois appelée « allergie au soleil » est une réaction du système immunitaire déclenchée par le soleil.

Elle correspond à une surréaction de la peau aux rayons du soleil, comme l’apparition de démangeaisons, de rougeurs ou une inflammation de la peau. Cette photosensibilité peut être liée ou aggravée par la prise de médicaments.

Comment savoir si mon médicament est photosensibilisant ?

Vous trouverez cette information dans la notice, dans la partie 2 « Quelles sont les informations à connaître avant de prendre le médicament ? »

En cas de doute, posez la question à votre médecin ou votre pharmacien.

Que faire si mon médicament est photosensibilisant ?

  • Évitez de vous exposer au soleil, même en cas de soleil voilé, ou aux UVA en solarium pendant toute la durée du traitement et plusieurs jours après son arrêt, voire plus longtemps jusqu’à l’élimination complète du médicament de votre organisme ;
  • Protégez du soleil les zones traitées en mettant des vêtements couvrants, un chapeau… Appliquez une crème solaire haute protection (indice 50) ;
  • En cas d’apparition d’une réaction cutanée (rougeur, démangeaison…), consultez immédiatement un médecin ou un pharmacien pour convenir ensemble de l’arrêt ou non du traitement.
Consultez la liste des principales familles de médicaments qui sensibilisent la peau au soleil (03/07/2025)

Attention particulièrement aux gels à base de kétoprofène (Ketum et génériques)

Les gels contenant du kétoprofène sont des anti-inflammatoires utilisés par exemple dans le traitement des tendinites, des douleurs de dos, de l’arthrose ou des traumatismes bénins tels que des entorses.

L'exposition au soleil (même voilé) ou aux UVA des zones en contact avec le gel de kétoprofène peut provoquer des réactions cutanées potentiellement graves. Si vous utilisez un de ces médicaments, vous devez :

  • Protégez les zones traitées avec un vêtement pendant toute la durée du traitement et aussi pendant deux semaines après la fin du traitement ;
  • Lavez-vous les mains de manière soigneuse et prolongée après chaque application du gel.
    Si une réaction cutanée apparaît sur la zone sur laquelle vous appliquez le gel de kétoprofène (rougeur, irritation, démangeaisons) :

Arrêtez immédiatement le traitement ;

  • Avertissez votre médecin ;
  • Protégez cette zone du soleil même après que la réaction cutanée a disparu, pour éviter qu’elle réapparaisse ;
  • Ne réappliquez le gel s’il est à l’origine de la réaction.

Quelles sont les différentes réactions que peuvent provoquer les médicaments lorsque je m’expose au soleil ?

Il existe 2 types de photosensibilité liée aux médicaments :

  • La phototoxicité

Le médicament déclenche en quelques heures, après une exposition aux rayons du soleil, une réaction cutanée douloureuse de type « coup de soleil », quelquefois avec des bulles. La localisation correspond toujours à la zone exposée. On parle de :

  • Photosensibilisation de contact, si le médicament est utilisé localement sur la peau (pommade, crème…). La réaction se produira uniquement sur les zones d’application du médicament.
  • Photosensibilisation systémique, si le médicament est pris par voie générale (voie orale ou injectable). La réaction pourra se produire sur toutes les zones exposées par la diffusion du médicament.

L’intensité de la réaction de la peau dépend de l’intensité de l’exposition solaire, du médicament, de la dose administrée, ainsi que du phototype de la personne. Une personne de phototype clair sera plus sensible au soleil qu’une personne de phototype foncé, mais une réaction phototoxique reste possible avec une peau plus mate.

Cette réaction disparaît progressivement à l’arrêt du médicament et/ou de l’exposition solaire.

  • La photoallergie, véritable réaction allergique (plus rare)

Elle survient chez un patient prédisposé et déjà sensibilisé au soleil par la prise du médicament. C’est l’exposition aux UV qui rend la substance photoallergisante. Ensuite, toute réexposition au soleil tant que la personne prend le médicament, même avec des doses minimes d’UV, entraine une réaction photoallergique.

La réaction de la peau ne se limite pas aux zones exposées au soleil et peut même atteindre les zones couvertes. Les lésions ressemblent à de l’eczéma ou à de l’urticaire.

La réaction disparaît lentement à l’arrêt du médicament et peut parfois persister.

Il peut s’agir de médicaments pris par voie orale (exemple : certains antibiotiques, anti-inflammatoires, antihistaminiques, antidépresseurs, médicaments contre les troubles du rythme cardiaque ou sédatifs) ou de médicaments appliqués sur la peau (exemple : traitements contre l’acné, antiseptiques locaux, traitements antimycosiques ou crèmes antiallergiques).

A noter : les traitements systémiques (les médicaments qui agissent dans tout le corps et que l’on prend par voie orale ou injectable) déclenchent plus souvent une phototoxicité, tandis que les produits topiques (qui sont appliqués directement sur la peau) déclenchent plus souvent une photoallergie.

À retrouver sur https://ansm.sante.fr/dossiers-thematiques/produits-de-sante-en-ete/le-point-sur-vos-traitements

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé est un établissement public français. Elle a pour mission principale d’évaluer les risques sanitaires présentés par les médicaments et produits de santé destinés à l'être humain.

Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé - ANSM

Produits de santé en été

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Publié le 02/06/2026

Information proposée par Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé - ANSM

Pendant la période estivale ou lors des voyages, des précautions particulières doivent être prises lors de l’utilisation de médicaments ou de vos dispositifs médicaux. C’est pourquoi l’ANSM souhaite rappeler les bons réflexes à adopter.

L’exposition à de fortes chaleurs constitue une agression pour l’organisme. En effet l'adaptation à la chaleur met en jeu des mécanismes de défense dont l'efficacité peut être diminuée ou retardée. Les complications les plus graves sont le risque de déshydratation, de coup de chaleur ou encore le déséquilibre d’une maladie, comme le diabète.

Les fortes chaleurs peuvent aussi avoir une incidence sur l'utilisation et la conservation des produits de santé.

A découvrir :

  1. Fortes chaleurs et médicaments : les bons réflexes
  2. Transport et conservation des médicaments
  3. Fortes chaleurs et dispositifs médicaux : les bons réflexes

À retrouver sur https://ansm.sante.fr/dossiers-thematiques/produits-de-sante-en-ete

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé est un établissement public français. Elle a pour mission principale d’évaluer les risques sanitaires présentés par les médicaments et produits de santé destinés à l'être humain.

Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé - ANSM
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Les soins palliatifs

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Publié le 31/03/2026

Information proposée par Institut national du cancer

Les soins palliatifs visent à améliorer la qualité de vie des patients atteints de maladies graves, en soulageant leurs souffrances physiques, psychologiques et spirituelles. Accessibles en établissement ou à domicile, ils s’appuient sur une équipe pluridisciplinaire (médecins, infirmiers, psychologues, bénévoles) pour préserver la dignité du patient, soutenir ses proches et respecter ses choix. Intégrés aux soins de support, ils interviennent dès que nécessaire, en complément des traitements curatifs ou en phase avancée de la maladie, au moment de la fin de vie.

Que sont les soins palliatifs ? 

Les soins palliatifs ont pour objectif d’aider à maintenir au maximum la qualité de vie des patients atteints d'une maladie grave, potentiellement mortelle, par la prévention et le soulagement de toute souffrance.

Les soins palliatifs sont organisés et dispensés par une équipe multidisciplinaire, en institution ou à domicile, incluant la personne concernée et ses proches. Ils visent à :

  • soulager la douleur, qu’elle soit physique, psychique, sociale ou spirituelle
  • sauvegarder la dignité de la personne malade
  • soutenir son entourage

Quelle est la différence entre soins curatifs et soins palliatifs ? 

Contrairement aux soins curatifs, qui visent à obtenir une guérison ou une rémission prolongée du cancer, les soins palliatifs ne permettent pas de supprimer la cause de la maladie.

Dans certains cas de cancers et/ou selon le stade de la maladie, les traitements généralement utilisés à des fins curatives, comme la chimiothérapie ou la radiothérapie, par exemple, peuvent aussi avoir un objectif palliatif. Ils sont alors utilisés pour contenir la maladie, prolonger la vie et/ou soulager les symptômes.

Les soins palliatifs deviennent des soins de fin de vie lorsque la maladie ne peut plus être soignée ou que sa progression ne peut plus être contenue.

Les soins palliatifs font partie des soins de support

Si vous êtes atteint d’un cancer, l’équipe médicale qui vous accompagne vous fait une proposition de traitements comprenant à la fois des traitements spécifiques du cancer (comme la chirurgie, les traitements médicamenteux, la radiothérapie) et des soins et soutiens complémentaires, appelés soins de support.

Ils concernent tous les soins qui permettent de gérer les conséquences de la maladie et des traitements.

Les soins palliatifs font partie des soins de support. Ils doivent être initiés avec votre accord, comme tous les soins de support, dès qu’ils sont nécessaires dans votre parcours global de soins.

En savoir plus sur les soins de support.

Qui demande la mise en place des soins palliatifs ?

La demande de soins palliatifs peut être initiée par l’équipe médicale. Elle est aussi, parfois, faite directement par vous ou par un de vos proches. Dans ce cas, l’équipe de soins palliatifs n’interviendra qu’après en avoir informé l’équipe médicale qui vous suit et qui, la plupart du temps, a donné son accord au préalable.

L’orientation vers les différents dispositifs de soins palliatifs se fait en concertation entre les professionnels de santé, vos proches et vous. Elle dépend de votre état de santé, de vos souhaits et des possibilités d’accueil offertes par le lieu de soins ou le domicile.

Faites connaître vos choix : rédigez vos directives anticipées

Pour vous accompagner au cours de votre parcours médical, vous pouvez désigner une personne de confiance. Elle sera également votre référent auprès de l’équipe médicale si vous êtes dans l’incapacité d’exprimer votre volonté. En prévision de cette éventualité, la rédaction de « directives anticipées » permet aux médecins de connaître vos souhaits en matière de fin de vie.

En savoir plus sur la personne de confiance et les directives anticipées

Où sont dispensés les soins palliatifs ?

Il existe plusieurs dispositifs de soins palliatifs, dans les établissements de soins ou à domicile :

  • les unités de soins palliatifs, situées dans les établissements de soins. Il s’agit de services dédiés à ce type de soins 
  • les équipes mobiles de soins palliatifs (EMSP) des établissements de soins. L’équipe mobile se déplace à l’intérieur de l’établissement et intervient dans le service où est hospitalisé le malade en soutien des professionnels, du patient et de ses proches. Elle évalue les besoins et apporte des conseils à votre demande, à celle du service qui vous accueille ou à celle de votre famille. Certaines équipes peuvent également se déplacer à l’extérieur de l’établissement, au domicile du patient 
  • les lits identifiés en soins palliatifs, situés dans certains services d’établissements de soins. Ces services sont dévolus principalement aux traitements de la maladie. Mais quelques lits sont prévus pour les soins palliatifs, pour assurer un lien continu avec l’équipe soignante 
  • les services d’hospitalisation à domicile (HAD), qui sont rattachés à un établissement hospitalier ou autonomes (associatifs ou mutualistes). Ils fournissent les soins de type hospitalier, le matériel et les médicaments, et coordonnent l’action des professionnels de santé salariés de l’HAD ou libéraux au domicile du malade 
  • les réseaux de soins palliatifs, qui permettent un maintien à domicile en coordonnant l’action des différents professionnels de santé libéraux et des travailleurs sociaux

Si votre état de santé est stable ou non complexe, les soins sont alors délivrés par les professionnels de santé de proximité ou à domicile. Le médecin traitant assure le suivi médical, en lien avec les infirmiers et les autres acteurs de l’équipe de santé de proximité, les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) ou d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD), et les autres médecins référents qui vous prennent en charge à domicile.

Des services de soins médicaux et de réadaptation (SMR), des équipes ressource régionale de soins palliatifs pédiatriques (ERRSPP) et des consultations antidouleur peuvent aussi être impliqués.

Selon vos besoins, il peut être fait appel à des prestataires de services qui peuvent intervenir pour :

  • le matériel médical nécessaire aux soins (pompe à morphine autocontrôlée, pompe à perfusion)
  • la réalisation et le suivi de l’oxygénothérapie
  • la nutrition artificielle à domicile

Comment trouver une structure de soins palliatifs ?
Des structures de soins palliatifs sont présentes dans chaque région. Vous pouvez vous adresser à votre médecin traitant ou au médecin de l’hôpital pour connaître la structure la plus proche de chez vous.

Vous pouvez également retrouver leurs coordonnées sur le site du Centre National des Soins Palliatifs et de la Fin de Vie

Qui participe aux soins palliatifs ?

Les équipes mobiles et les unités de soins palliatifs sont composées, notamment de :

  • médecins spécialistes des traitements de la douleur et d’autres symptômes liés à la maladie 
  • infirmiers 
  • aides-soignants 
  • psychologues, également disponibles pour vos proches 
  • auxiliaires de vie lors d’une prise en soins à domicile 
  • kinésithérapeutes 
  • psychomotriciens 
  • orthophonistes 
  • bénévoles d’accompagnement formés spécialement à l’écoute

Vos proches et vous pouvez également solliciter le service social de l’établissement où vous êtes soigné ou du service d’hospitalisation à domicile qui vous suit, pour vous accompagner dans l’ensemble de vos démarches sociales et administratives.

Ces différents intervenants travaillent en concertation avec un rôle d’égale importance. Ils discutent entre eux et apportent leurs compétences pour vous assurer un accompagnement adapté à vos besoins. Ils interviennent en lien avec votre médecin traitant.

Des associations pour vous aider

Vous pouvez consulter la liste des associations de bénévoles d’accompagnement en soins palliatifs présentes près de chez vous sur le site de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs ainsi que le site du Centre National des Soins Palliatifs et de la Fin de Vie (Parlons fin de vie).

 

À retrouver sur https://www.cancer.fr/personnes-malades/parcours-de-soins/soins-de-support/soins-palliatifs

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer
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Pestre Justine
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Legrand Gaelle
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