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Publié le 05/05/2025
Information proposée par Service Public d’Information en Santé
L'épilepsie est la maladie neurologique la plus fréquente après la migraine. Elle peut provoquer des crises de convulsions parfois impressionnantes. Pourtant, l'épilepsie est une maladie peu sévère pour environ les trois-quarts des personnes qui en souffrent.
Le diagnostic et le traitement de l'épilepsie ont fait des progrès considérables : aujourd'hui, avec un traitement équilibré et bien suivi, une personne épileptique peut mener une vie normale à condition de respecter certaines règles. L'épilepsie peut cependant avoir des répercussions psychologiques et sociales, notamment chez les enfants.
Source de l'image : grmarc - Freepik.
L’épilepsie est une maladie neurologique chronique définie par la répétition spontanée de crises provoquées par l’hyperactivité extrême d’un groupe de neurones dans le cerveau. L’épilepsie peut débuter à tout âge. Elle apparaît cependant plus fréquemment aux âges extrêmes de la vie, chez l’enfant et chez les personnes âgées.
Pendant la crise, tout se passe comme si le cerveau était soudain soumis à une sorte d’orage électrique. Selon la zone du cerveau où se produit cette hyperactivité électrique, les symptômes seront différents. L’épilepsie est dite « partielle » ou « focale » lorsqu’une partie seulement du cerveau est l’objet de cette activité électrique excessive. L’épilepsie est dite « généralisée » lorsque l’ensemble du cerveau est touché.
Les crises partielles peuvent provoquer des symptômes discrets comme des hallucinations, des contractions musculaires, des fourmillements dans les membres ou des bouffées d'émotion inattendues, mais également un regard fixe, des gestes répétitifs et sans raison d'être, ainsi qu'une impossibilité de se souvenir clairement de ce qui s'est passé pendant la crise.
Les crises généralisées peuvent se traduire par des absences (surtout chez les enfants), des crises tonico-cloniques (la crise d’épilepsie « classique »), brutale, avec perte de connaissance, secousses musculaires violentes, perte d’urines fréquente et possibilité de morsure de la langue.
De nombreuses formes d’épilepsie évoluent vers une guérison spontanée au bout d’un temps variable (souvent plusieurs années). C’est le cas pour environ 60 % des patients dont les crises sont bien contrôlées par les médicaments antiépileptiques. Plus de la moitié des enfants épileptiques guérissent complètement avant d’atteindre l’âge adulte en raison de la maturation de leur système nerveux.
On distingue les épilepsies héréditaires (10 à 15 % des cas) et les épilepsies qui sont le symptôme d’une autre maladie :
Dans 60 % des cas, la cause de l’épilepsie reste inconnue même si l’on suspecte des lésions qui ne peuvent pas être mises en évidence malgré les moyens médicaux actuels.
L’idée selon laquelle la personne peut avaler sa langue et s’étouffer est fausse, ne mettez pas vos doigts dans sa bouche, car il y a un risque certain de morsure.
Il n’est pas forcément nécessaire d’appeler un médecin si l’on sait que la personne est épileptique. Par contre, cela est fortement recommandé :
Dans certains cas très particuliers, l'épilepsie peut être définitivement guérie en éliminant sa cause : une lésion, une tumeur ou une malformation peuvent être opérées. Cependant, dans la majorité des cas, le traitement est médicamenteux et destiné à réduire ou supprimer les crises épileptiques, tout en entraînant un minimum d'effets indésirables. Chez l'enfant, l'objectif du traitement est également de prévenir les séquelles neurologiques et psychologiques, et de limiter le retentissement de la maladie sur la scolarité.
Pour diminuer la fréquence des crises, mieux vaut respecter quelques règles d’hygiène de vie :
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