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Publié le 13/08/2026
Information proposée par Service Public d’Information en Santé
On distingue couramment différents types de peau: la peau sèche, la peau normale et la peau grasse, notamment sur le visage. Le type de peau peut varier selon la période de la vie, les facteurs extérieurs (soleil, froid…), et également la zone du corps : une personne peut présenter une peau grasse au niveau du visage et une peau sèche sur le reste du corps. Quand la peau est grasse, le sébum est produit en trop grande quantité. Quand la peau est sèche, cela signifie qu’elle ne produit pas suffisamment de sébum.
Fréquente avec l’âge, la sécheresse de la peau peut être due à d’autres facteurs, tels que des facteurs environnementaux ou une maladie. Par exemple, une exposition prolongée au soleil pendant des années, une eau très calcaire, une atmosphère sèche et froide, une hygiène corporelle trop intensive, l’application de cosmétiques contenant de l’alcool, des changements hormonaux comme la puberté, la grossesse ou la ménopause, des troubles de la thyroïde, du psoriasis, de l'eczéma mais aussi certains traitements médicamenteux.
Lorsque la peau devient sèche, elle se craquelle et devient moins douce au toucher. Elle provoque des tiraillements, de l’inconfort et des démangeaisons. Celles-ci sont souvent la cause de la consultation médicale. Quand la peau est sèche, les plis cutanés sont plus visibles. Des pellicules peuvent apparaître, ainsi que des gerçures et des rougeurs. La sécheresse cutanée s’observe surtout sur les cuisses et les jambes. Le dos, les flancs, la taille, les bras et les mains sont également touchés. Les aisselles, l’aine, le visage et le cuir chevelu sont rarement atteints.
En cas de démangeaisons, il existe un risque de grattage et d’aggravation des lésions qui peuvent alors s’infecter et laisser des cicatrices.
De plus, la sécheresse de la peau peut être le signe d’une maladie potentiellement plus grave. Si elle persiste malgré des soins locaux, il faut consulter un médecin.
| Qu'est-ce que l'ichtyose ? |
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| L’ichtyose est une maladie qui se caractérise par une sécheresse cutanée sévère et la présence de squames sur tout ou partie du corps en quantité excessive. Contrairement à la xérose, cette maladie peut être héréditaire. C’est même la forme la plus fréquente. Elle apparaît alors à la naissance ou au cours de l’enfance. Certaines ichtyoses, plus rares, peuvent être causées par des maladies ou des médicaments. L’ichtyose peut avoir un retentissement important sur la qualité de vie des personnes qui en souffrent. |
La peau est recouverte d’un film protecteur composé de substances grasses et d’eau qui la protège du dessèchement et des agressions extérieures. Les glandes sébacées produisent la pellicule grasse, le sébum, qui se mélange à la sueur sécrétée par les glandes sudoripares. L’activité de ces glandes diminue avec l’âge, en particulier chez la femme après la ménopause (passé l’âge de 60 ans, les glandes sébacées des femmes ont perdu 40 % de leur activité). La peau est alors moins bien hydratée et devient plus sèche et rêche.
Au-delà de la diminution normale de l’activité des glandes sébacées et sudoripares, d’autres facteurs peuvent être à l’origine d’une sécheresse de la peau.
Il est préférable de consulter un médecin quand :
Le médecin examinera votre peau et recherchera un eczéma, une infection ou une cause de cette sécheresse cutanée. Il pourra vous conseiller des produits émollients destinés à améliorer l’hydratation de votre peau. Si nécessaire, il pourra vous prescrire un traitement local à base de dermocorticoïdes pour diminuer l’irritation et l’inflammation associées à la sécheresse cutanée.
Des mesures simples permettent de soulager la plupart des problèmes de peau sèche.
Massez régulièrement la base de vos ongles avec une crème grasse pour les mains afin de stimuler la repousse. Si vos ongles sont cassants, trempez-les dans l’eau tiède pendant 10 minutes puis hydratez-les avec une crème à base de glycérine. Il existe en pharmacies et magasins de cosmétiques, des crèmes et vernis à base de phospholipides ou de céramides : ces substances comblent les micro-crevasses qui rendent les ongles cassants.
Certaines plantes ayant des vertus émollientes (qui relâchent et apaisent) ou hydratantes peuvent être appliquées pour soulager les irritations et les démangeaisons des peaux sèches. Elles se présentent sous forme de bains, d’huiles ou de crèmes.
Les plantes destinées à traiter les effets de la ménopause ne revendiquent pas d’effet sur la sécheresse de la peau chez les femmes ménopausées.
Les tiges d’avoine sont traditionnellement proposées en bains émollients pour soulager les irritations et les démangeaisons. Il est conseillé de préparer une décoction (100 g de gruau, de feuilles ou de tiges dans un litre d’eau pendant vingt minutes), de la filtrer et de la mélanger à l’eau d’un bain. On peut également mettre 60 g de farine d’avoine directement dans le bain.
Le souci des jardins (ou calendula) entre dans la composition de nombreux produits cosmétiques destinés à soulager les irritations et les inflammations de la peau.
Du fait de ses propriétés hydratantes, le gel d’aloès est également proposé pour soulager les démangeaisons.
Les acides gras essentiels oméga-3 et oméga-6 sont des constituants fondamentaux des membranes cellulaires.
Enrichir son alimentation avec des huiles extraites de certaines plantes telles que la bourrache (Borrago officinalis), l’onagre (Œnothera biennis) ou les pépins de raisins, particulièrement riches en acides gras oméga-6, est réputé jouer un rôle bénéfique dans le traitement des peaux sèches. Cependant, en 2012, les autorités sanitaires européennes ont interdit aux compléments alimentaires contenant de l'acide gamma-linolénique (GLA, oméga-6) de prétendre maintenir la souplesse, l’hydratation ou le bon état de la peau, ou soulager ses irritations, faute de preuves convaincantes de son efficacité.
Une peau très sèche peut être le signe d’une maladie de peau ou d’un autre problème de santé. Il est nécessaire de prendre un avis médical si le problème persiste.
Le traitement de la peau sèche repose sur une meilleure hydratation de la peau. Des pommades hydratantes peuvent être prescrites par votre médecin. De plus, de nombreuses crèmes fluides et lotions hydratantes sont disponibles en grandes surfaces ou en pharmacies. Idéalement, il faudrait hydrater sa peau au moins une fois par jour, après le bain ou la douche, en particulier sur les cuisses, les jambes et la taille qui est souvent plus serrée dans les vêtements que le reste du corps. Les produits hydratants sont plus faciles à appliquer sur une peau encore humide.
Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.
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Publié le 13/08/2026
Information proposée par Service Public d’Information en Santé
La pneumonie est une inflammation des poumons habituellement causée par une infection, mais également par des produits irritants ou des vomissements accidentellement inhalés. Les pneumonies sont potentiellement graves, notamment lorsqu’elles touchent des personnes souffrant de maladies chroniques (maladie du foie ou des reins, insuffisance cardiaque, etc.). Selon le contexte de leur apparition, on distingue quatre types de pneumonie.
Source de l'image : pexels.
La pneumonie est une inflammation des poumons habituellement causée par une infection, mais également par des produits irritants ou des vomissements accidentellement inhalés. Les pneumonies sont potentiellement graves, notamment lorsqu’elles touchent des personnes souffrant de maladies chroniques (maladie du foie ou des reins, insuffisance cardiaque, etc.). Selon le contexte de leur apparition, on distingue quatre types de pneumonie.
On parle de pneumonie aiguë communautaire lorsque l’infection survient hors du milieu hospitalier (dans la « communauté »). Cette forme de pneumonie est la plus courante : elle représente environ la moitié des cas.
La pneumonie est dite nosocomiale lorsqu’elle apparaît chez une personne hospitalisée depuis plus de 48 heures. Le plus souvent, elle est observée chez des personnes qui ont dû être placées sous ventilation respiratoire assistée.
La pneumonie dite d’aspiration est due à l’inhalation accidentelle de substances irritantes, par exemple des vomissements ou des aliments avalés de travers (une « fausse route »).
Chez les personnes immunodéprimées (par le VIH/sida ou par une chimiothérapie anticancéreuse, par exemple), des formes particulières de pneumonies apparaissent, dites « opportunistes ».
On estime que la moitié des cas de pneumonies sont causés par des virus, en particulier chez les enfants. Dans certains cas, elles peuvent s’accompagner de bronchite et de bronchiolite, voire se compliquer avec une surinfection par des bactéries.
De nombreuses bactéries sont à l’origine de pneumonies. Les espèces le plus fréquemment rencontrées sont le pneumocoque, Hæmophilus influenzae de type B et le staphylocoque doré. En terme de fréquence, la deuxième cause de pneumonie est un micro-organisme appelé Mycoplasma pneumoniae qui touche le plus souvent les enfants à partir de cinq ans et les jeunes adultes.
Certains facteurs augmentent le risque de développer une pneumonie communautaire :
Chaque année en France, de nombreuses hospitalisations pour pneumonie sont liées à l’épidémie de grippe. Le vaccin contre la grippe est recommandé et gratuit pour les personnes de plus de 65 ans, ainsi que pour les adultes et les enfants de plus de six mois qui présentent certaines maladies.
La vaccination contre les infections à pneumocoques permet également de se protéger contre certaines pneumonies. Elle est recommandée :
Chez les nouveau-nés, la vaccination contre Hæmophilus influenzae de type B protège contre cette forme particulière de pneumonie bactérienne.
Habituellement, les pneumonies se traduisent d’abord par l’apparition d’une toux sèche qui, en quelques jours, devient grasse. La fièvre s’installe très rapidement et peut atteindre des valeurs élevées (jusqu’à 41°C). La personne malade est essoufflée lors des activités quotidiennes, et elle se plaint de douleurs à la poitrine en inspirant ou lors de la toux, de douleurs des muscles et de maux de tête. Elle a mauvaise haleine et peut présenter un bleuissement des lèvres et des ongles lié à la mauvaise oxygénation du sang. Lorsque la maladie s’aggrave, le malade respire vite (plus de 30 respirations par minute) et son pouls au repos est anormalement élevé (plus de 120 battements par minute). Il peut se mettre à délirer ou devenir confus.
Pour améliorer le confort, il est recommandé de rester en position assise ou semi-assise, même pour dormir. Le repos est indispensable, ainsi qu’une bonne hydratation. Dans certains cas, le médecin peut prescrire des séances de kinésithérapie respiratoire pour dégager les bronches et améliorer le confort respiratoire.
Le traitement des pneumonies virales consiste essentiellement à surveiller leur évolution et à soulager la fièvre et les douleurs avec du paracétamol.
Le traitement des pneumonies bactériennes et de celles dues à des mycoplasmes repose sur la prescription d’antibiotiques dès le diagnostic. Le traitement antibiotique dure habituellement une ou deux semaines et doit être pris sans oubli et pour toute la durée du traitement. Mal traitée, une pneumonie bactérienne rechute fréquemment.
Dans tous les cas, si les symptômes persistent ou s’aggravent après trois ou quatre jours de traitement, une nouvelle consultation s’impose. De même, si les crachats contiennent du sang ou ont une odeur nauséabonde.
Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.
Savoir agir en cas de surdose (overdose) d'opioïdes. Cette formation est destinée aux patients traités par opioïdes, aux usagers de drogues, à leurs familles et leurs proches, à ceux qui les accompagnent.