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L’endoscopie

Article

Publié le 16/06/2023

Information proposée par Institut national du cancer

L’endoscopie est un examen médical qui consiste à explorer un organe. L’objectif de l’examen est de comprendre l’origine de symptômes et de détecter des anomalies qui peuvent être des signes éventuels de maladie, notamment cancéreuse.

Au cours de l’examen, des échantillons de tissus qui semblent anormaux peuvent être prélevés. Ces prélèvements, appelés biopsies, sont ensuite analysés afin de confirmer s’ils sont de nature cancéreuse ou non.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Se-faire-soigner/Traitements/Examens/L-endoscopie

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

L’endoscopie bronchique ou bronchoscopie souple

Article

Publié le 16/06/2023

Information proposée par Institut national du cancer

L’endoscopie bronchique ou bronchoscopie souple est un examen médical qui consiste à explorer l’intérieur de la trachée et des bronches.

L’objectif de l’examen est de comprendre l’origine de symptômes et de détecter des anomalies qui peuvent être des signes éventuels de maladie, notamment cancéreuse.

Au cours de l’endoscopie bronchique, des échantillons de tissus qui semblent anormaux ou de cellules peuvent être prélevés. Ces prélèvements sont ensuite analysés pour confirmer leur nature cancéreuse ou non.

Si vous souhaitez plus d’informations sur le bilan diagnostique des cancers du poumon et des voies aérodigestives supérieures, vous pouvez consulter notre dossier web Les traitements du cancer du poumon et le dossier web Les traitements des cancers de la sphère ORL (voies aérodigestives supérieures).

En quoi consiste l’endoscopie bronchique ?

L’endoscopie bronchique est réalisée dans un établissement de soins par un pneumologue, sous anesthésie générale ou anesthésie locale.

L’instrument utilisé est un endoscope composé d’un tube fin et souple, traversé par un canal opérateur qui permet le passage de petits instruments. Il est également muni en son bout d’une source lumineuse et d’une toute petite caméra. Il est introduit par le nez, ou plus rarement par la bouche, à l’intérieur de la trachée puis jusqu’aux bronches et dans les poumons. Il permet d’obtenir des images de l’intérieur de vos bronches. Celles-ci s’affichent sur un écran consulté en direct par le médecin.

Plusieurs types de prélèvements possibles

Au cours de l’examen, le médecin peut effectuer plusieurs types de prélèvements par différentes techniques :

  • un lavage broncho-alvéolaire grâce à du sérum physiologique injecté puis réaspiré pour rapporter des sécrétions pulmonaires contenant des cellules ;
  • un brossage des bronches, grâce à de petites brosses introduites via l’endoscope et qui permettent de collecter des cellules ;
  • des ponctions à l’aide d’aiguilles fines qui permettent de collecter des cellules ou des biopsies pour prélever, avec une pince, du tissu de la paroi bronchique ou du poumon.

Ces prélèvements sont indolores.

Analyse des prélèvements en laboratoire

Ce qui a été prélevé fait l’objet d’une analyse en laboratoire, après l’examen, afin de savoir si les cellules et tissus prélevés sont de nature cancéreuse ou non.

Existe-t-il des risques liés au matériel ?

Entre chaque patient, le matériel est désinfecté puis lavé et stérilisé en machine. Les accessoires utilisés sont stérilisés ou jetés (matériel à usage unique). Ces mesures sont destinées à éviter d’éventuelles transmissions d’infections entre patients. 

Que faut-il signaler au médecin et lors de la prise de rendez-vous ?

En cas d’anesthésie générale, une consultation avec l’anesthésiste est programmée quelques jours avant l’intervention.

Indiquez à votre interlocuteur si vous :

  • êtes allergique à certains médicaments ;
  • prenez des traitements anticoagulants ou antiagrégants ;
  • prenez des traitements anti-inflammatoires ;
  • avez des antécédents de maladies respiratoires, cardiovasculaires ou d’épilepsie ;
  • êtes enceinte.

Pour la prise de rendez-vous, munissez-vous de l’ordonnance du médecin. Cela vous permettra de décrire la demande d’examen avec précision.

Une fiche de renseignements sur le déroulement de l’examen

Votre interlocuteur vous remet ou vous envoie une feuille de renseignements sur le déroulement de votre examen et sa préparation et si nécessaire, une ordonnance afin d’effectuer une prise de sang quelques jours avant l’examen.
L’examen ne sera réalisé qu’après votre information et votre accord écrit.

Et en cas de traitements par anticoagulants ou antiagrégants ?

Les médicaments anticoagulants fluidifient le sang. Avant l’examen, ils doivent être arrêtés temporairement avec l’avis et selon les consignes du médecin.

Comment se préparer pour l’examen ?

Suivez attentivement les consignes qui vous ont été communiquées lors de la prise de rendez-vous et/ou par courrier.

Si vous portez des prothèses dentaires, il vous sera demandé de les retirer sur place.

Être à jeun impérativement

Vous devez être à jeun strict c’est-à-dire que vous ne devez ni boire, ni manger 6 heures avant l’examen.
Il est impératif de ne pas fumer, si vous le pouvez, pendant les 48 heures précédant l’intervention.

Comment s’habiller ?

Choisissez une tenue confortable et légère pour le jour de l’intervention.

Que devez-vous prendre avec vous ?

  • Votre carte d’identité, votre carte Vitale et votre carte de mutuelle si vous en possédez une.
  • L’ordonnance et/ou le courrier du médecin demandeur de l’endoscopie bronchique.
  • Les ordonnances détaillant vos traitements en cours.
  • Les résultats de la dernière prise de sang.
  • Les images de radiographies ou de scanners des poumons.
  • Le bon de transport rempli par le prescripteur, si besoin.

Prévoyez d’être raccompagné chez vous après l’examen.

Comment se déroule une endoscopie bronchique ?

Quelle que soit l’anesthésie réalisée, si l’examen se déroule en ambulatoire, cela signifie que vous n’aurez pas besoin d’être hospitalisé et pourrez rentrer chez vous le jour même. Vous devrez néanmoins être accompagné pour quitter l’établissement.

Si l’examen est réalisé sous anesthésie générale

Etape 1 :
À votre arrivée dans le service, vous êtes accompagné dans votre chambre pour y déposer vos effets personnels et revêtir la blouse en tissu ou en papier qui vous est remise. Un infirmier vérifie que vous avez respecté toutes les consignes de préparation.

Etape 2 :
Vous êtes conduit au bloc opératoire où le pneumologue vous réexplique le déroulement de l’examen.


Etape 3 :

Une fois que vous êtes endormi, le médecin introduit l’endoscope par une narine, plus rarement par la bouche, à travers un masque ou une sonde vous permettant de respirer. Il le fait lentement progresser jusqu’aux bronches.

Grâce à la caméra, il examine les parois des organes parcourus dont les images apparaissent simultanément sur l’écran de contrôle relié à l’endoscope.

Le médecin procède à des prélèvements.

Lorsque le médecin a terminé son examen, il retire progressivement et lentement l’endoscope.

 
L’examen complet dure de 10 à 20 minutes.

Votre réveil

À la fin de l’examen, vous êtes installé en salle de réveil puis dans votre chambre. Après une surveillance de 2 heures minimum par l’équipe médicale, il est possible de boire puis de manger dès la consigne donnée.

Vous pouvez ensuite quitter l’établissement, accompagné d’un proche.

Pendant et après l’examen, des effets secondaires peuvent être observés :

  • un essoufflement anormal ;
  • des douleurs dans la poitrine ;
  • une sensation de coups dans la poitrine ou d’emballement du cœur ;
  • des réactions allergiques dues aux produits anesthésiants.

Vous ne devez pas hésiter à en informer l’équipe médicale.

Si l’examen est réalisé sous anesthésie locale

Etape 1 :
À votre arrivée dans le service, vous êtes installé en salle d’endoscopie puis le pneumologue vous réexplique le déroulement de l’examen. Si vous vous sentez anxieux, n’hésitez pas à le lui dire. Le médecin peut vous prescrire un traitement pour vous détendre.

Etape 2 :
Il applique ensuite un gel ou vaporise un spray anesthésiant au niveau de votre nez, de votre pharynx et de vos cordes vocales. Ces produits peuvent avoir un goût amer.

Etape 3 :
L’examen se déroule de la même manière que s’il était réalisé sous anesthésie générale.

Pendant l’examen, vous ne pouvez pas parler. Restez concentré et respirez calmement.

L’anesthésie peut provoquer des problèmes de déglutition comme une difficulté à avaler sa salive pendant toute la durée où elle fait effet.

L’examen peut créer une sensation d’inconfort pendant le passage de l’endoscope près des cordes vocales. Elle peut déclencher des quintes de toux passagères et normales.

Une fausse route, passage involontaire de salive dans la trachée et les bronches, peut aussi se produire.

Que se passe-t-il après l’examen ?

Le pneumologue vous rend visite dans le service et vous donne les résultats préliminaires de l’examen.

Des effets secondaires possibles

Une fois chez vous et dans les quelques jours qui suivent l’examen, des effets secondaires peuvent se manifester. Ils disparaissent habituellement après quelques jours :

  • une gêne dans la gorge ou la voix enrouée ;
  • des quintes de toux ;
  • des petits saignements de nez ;
  • la présence d’un peu de sang dans les crachats dans le cas de prélèvements de tissus.

Un pic de fièvre, normal, peut parfois survenir dans les 24 heures après un lavage broncho-alvéolaire. Si la fièvre persiste ou si des douleurs apparaissent à votre retour au domicile, contactez votre pneumologue ou votre médecin traitant.

Les résultats de votre prélèvement

Les prélèvements effectués pendant l’examen sont adressés au service d’anatomopathologie pour être analysés. Les résultats sont obtenus en 1 à 3 semaines.

Le médecin qui a prescrit l’examen reçoit un double des résultats complets sous la forme d’un compte rendu, ainsi que vous-même lors d’une consultation ultérieure.


L’endoscopie bronchique ou bronchoscopie souple

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Se-faire-soigner/Traitements/Examens/L-endoscopie/L-endoscopie-bronchique

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

La coloscopie ou endoscopie digestive basse

Article

Publié le 16/06/2023

Information proposée par Institut national du cancer

La coloscopie ou endoscopie digestive basse est un examen médical qui permet d’étudier la paroi interne du côlon et du rectum. L’objectif de l’examen est de comprendre l’origine de symptômes et de détecter des anomalies qui peuvent être des signes éventuels de maladie, notamment cancéreuse.

Au cours de la coloscopie, des échantillons de tissus qui semblent anormaux peuvent être prélevés. Ces prélèvements, appelés biopsies, sont ensuite analysés afin de confirmer s’ils sont de nature cancéreuse ou non.

La coloscopie avec biopsie est l’examen de référence pour le diagnostic des cancers colorectaux et lors du suivi après le traitement.

Si vous souhaitez plus d’informations sur le bilan diagnostique des cancers du côlon et du rectum, vous pouvez consulter les dossiers web sur les traitements des cancers du côlon et sur les traitements du cancer du rectum.

En quoi consiste la coloscopie ?

La coloscopie est réalisée par un gastroentérologue sous anesthésie générale dans un établissement de soins. L’instrument utilisé est un endoscope ou coloscope qui est un tube fin de 1,50 mètre environ, équipé à son extrémité d’une source lumineuse, d’une caméra miniature et d’un canal opérateur permettant l’utilisation de petits instruments notamment pour réaliser des prélèvements.

Il est inséré par l’anus. Un système de commande permet de le faire pivoter pour obtenir en direct des images de tout l’intérieur du côlon et du rectum. Celles-ci s’affichent sur un écran, consultées en direct par le médecin.

Lors de la coloscopie, des polypes peuvent être retirés et des biopsies effectuées grâce à des pinces insérées via le canal opérateur du coloscope. Les polypes et les échantillons de tissu prélevés sont ensuite analysés pour confirmer s’ils sont de nature cancéreuse ou non.

Existe-t-il des risques liés au matériel ?

Entre chaque patient, le matériel est désinfecté, lavé et stérilisé en machine. Les accessoires utilisés sont stérilisés ou jetés (matériel à usage unique). Ces mesures sont destinées à éviter d’éventuelles transmissions d’infections entre patients.

Que faut-il signaler au médecin et lors de la prise de rendez-vous ?

Une consultation avec l’anesthésiste est programmée quelques jours avant l’intervention.

Indiquez à votre interlocuteur si vous :

  • êtes allergique à certains médicaments ;
  • prenez des traitements anticoagulants ;
  • avez des maladies cardiovasculaires ;
  • avez des antécédents de chirurgie, dans le cas d’hémorroïdes ;
  • êtes enceinte.

Pour la prise de rendez-vous, munissez-vous de l’ordonnance du médecin. Cela vous permettra de décrire la demande d’examen avec précision.

Une fiche de renseignements sur le déroulement de l’examen

Votre interlocuteur vous remet ou vous envoie une feuille de renseignements sur le déroulement de votre examen et sa préparation et, si nécessaire, une ordonnance afin d’effectuer une prise de sang quelques jours avant l’examen.

L’examen ne sera réalisé qu’après votre information et votre accord écrit.


Et en cas de traitements par anticoagulants ou antiagrégants ?

Les médicaments anticoagulants fluidifient le sang. Avant l’examen, ils doivent être arrêtés temporairement avec l’avis et selon les consignes du médecin.

Comment se préparer pour l’examen ?

Il est primordial de suivre scrupuleusement la prescription de votre gastroentérologue pour les étapes de la préparation du côlon.

Vous devez également être à jeun strict c’est-à-dire que vous ne devez ni boire ni manger ni fumer 6 heures avant.

Choisissez une tenue confortable et légère pour le jour de l’intervention.

Prévoyez d’être raccompagné chez vous après l’examen.

Consignes particulières pour l’exploration du côlon préparation avant l’examen

Une préparation colique est nécessaire pour vider votre côlon de la totalité des matières fécales. Elle associe un régime alimentaire sans résidus et la prise de laxatifs à forte dose ou sous forme d’un liquide à boire. Cette préparation vous est prescrite par votre médecin.

  • Les trois jours qui précèdent l’examen, vous devez suivre un régime sans fibres alimentaires (aussi appelés sans résidus) afin que les parois de vos intestins soient nettoyées de toute matière fécale et puissent être observées le plus nettement possible. Les aliments à supprimer sont le pain, les céréales, les viandes fibreuses, ainsi que les légumes et fruits. Il vous sera remis une liste précise de ces aliments à proscrire.
  • Avant l’examen, vous boirez en une ou deux prises environ 2 litres d’un liquide destiné à préparer l’intestin. Ce produit prescrit par votre médecin est à commander à la pharmacie. Il est directement évacué par les selles et ne provoque pas de douleur. Si vous n’avez pas pu absorber toute la quantité de liquide prescrit, vous devez en informer l’équipe médicale.

Sachez que si la préparation n’a pas été correctement effectuée, l’examen peut être reporté.

Pensez à prendre avec vous

  • Votre carte d’identité, votre carte Vitale et votre carte de mutuelle si vous en possédez une.
  • L’ordonnance et/ou le courrier du médecin demandeur de la coloscopie.
  • Les ordonnances détaillant vos traitements en cours.
  • Les résultats de la dernière prise de sang.
  • Le bon de transport rempli par le prescripteur, si besoin.

Comment se déroule une coloscopie ?

L‘examen est réalisé sous anesthésie générale en ambulatoire, ce qui signifie que vous n’aurez pas besoin d’être hospitalisé et pourrez rentrer chez vous le jour-même. Vous devrez néanmoins être accompagné pour quitter l’établissement.

Parfois une nuit d’hospitalisation pour surveillance est nécessaire.

Etape 1 : 
À votre arrivée dans le service, vous êtes accompagné dans votre chambre ou le vestiaire pour y déposer vos effets personnels et revêtir la blouse en tissu ou en papier qui vous est remise. L’infirmier vérifie que vous avez respecté les consignes de préparation pour le lavage du côlon.

Etape 2 : 
Vous êtes conduit au bloc opératoire ou en salle d’endoscopie où le gastroentérologue vous réexplique le déroulement de l’examen.

Etape 3 : 

Une fois que vous êtes endormi, le médecin introduit progressivement le tube par l’anus, puis le rectum et remonte le long du côlon aussi appelé gros intestin. Afin de permettre la progression de l’endoscope, le médecin insuffle de l’air via le tube afin de déplisser les plis du côlon.

Grâce à la caméra, il examine les parois du rectum, puis du côlon dont les images apparaissent simultanément sur l’écran de contrôle. Il peut effectuer des prélèvements de tissus s’il constate des anomalies ou retirer des polypes. Tout ce qui a été retiré est ensuite analysé en laboratoire.
Lorsque le médecin a terminé son examen, il aspire l’air qui reste.

L’examen complet dure environ 20 minutes.

Votre réveil

À la fin de l’examen, vous êtes installé en salle de réveil puis dans une chambre ou un box. Après une surveillance de 2 heures minimum par l’équipe médicale, il est possible de boire, puis de manger.

Vous pouvez ensuite quitter l’établissement, accompagné d’un proche.

Y a-t-il des risques ?

Les complications de la coloscopie sont très rares. Des saignements sont parfois possibles si une intervention chirurgicale a eu lieu. Une perforation de la paroi intestinale est exceptionnelle. 

Que se passe-t-il après l’examen ?

Le gastroentérologue vous rend visite dans votre chambre ou le box et vous donne les résultats préliminaires de l’examen.

Les symptômes possibles

Une fois chez vous et dans les quelques jours qui suivent la coloscopie, vous pouvez ressentir un ou plusieurs des symptômes suivants :

  • des ballonnements ;
  • des douleurs abdominales modérées ;
  • une gêne au niveau l’anus ;
  • une irritation du rectum ;
  • parfois des nausées ou vomissements.

Vous pourrez aussi observer une petite quantité de sang dans les selles si un prélèvement a été fait.

Si ces symptômes persistent, il est important d’en parler au gastroentérologue afin qu’il puisse vous prescrire un traitement adapté.

Si de la fièvre ou des douleurs importantes apparaissent à votre retour au domicile, contactez rapidement votre gastro-entérologue ou votre médecin traitant.

Les résultats de la coloscopie

Les tissus prélevés lors de la biopsie sont adressés au service d’anatomopathologie pour être analysés. Les résultats sont obtenus en 1 à 3 semaines.

Le médecin qui a prescrit l’examen reçoit un double des résultats complets sous la forme d’un compte rendu, ainsi que vous-même lors d’une consultation ultérieure.


La coloscopie ou endoscopie digestive basse

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Se-faire-soigner/Traitements/Examens/L-endoscopie/La-coloscopie

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

La gastroscopie ou endoscopie digestive haute

Article

Publié le 16/06/2023

Information proposée par Institut national du cancer

La gastroscopie ou endoscopie digestive haute est un examen médical qui permet d’étudier la paroi interne de l’œsophage, de l’estomac et du duodénum (première partie de l’intestin grêle).

L’objectif de l’examen est de comprendre l’origine de symptômes et de détecter des anomalies qui peuvent être des signes éventuels de maladie, notamment cancéreuse.

Au cours de la gastroscopie, des échantillons de tissus qui semblent anormaux peuvent être prélevés. Ces prélèvements, appelés biopsies, sont ensuite analysés afin de confirmer s’ils sont de nature cancéreuse ou non.

La gastroscopie peut aussi être utilisée en traitement pour retirer une tumeur à un stade précoce.

Si vous souhaitez plus d’informations sur le bilan diagnostique des cancers de l’œsophage et de l’estomac, vous pouvez consulter notre dossier web sur les traitements des cancers de l’estomac et sur les traitements des cancers de l’œsophage.

En quoi consiste la gastroscopie ?

La gastroscopie est réalisée par un gastroentérologue, dans un établissement de soins. Elle est habituellement réalisée sous anesthésie générale et plus rarement sous anesthésie locale.

L’instrument utilisé est un gastroscope qui est un tube flexible de moins de 10 millimètres de diamètre et de 1 mètre de long environ, équipé à son extrémité d’une source lumineuse, d’une caméra miniature et d’un canal opérateur permettant l’utilisation de petits instruments notamment pour réaliser des prélèvements.

Il est inséré par la bouche ou par le nez. Un système de commande permet de le faire pivoter pour obtenir en direct des images de l’intérieur du système digestif haut. Celles-ci s’affichent sur un écran consulté en direct par le médecin.

Pendant la gastroscopie, des polypes peuvent être retirés et des biopsies effectuées grâce à des pinces ou des anses insérées via le canal opérateur du gastroscope. Les polypes et les échantillons de tissu prélevés sont ensuite analysés pour confirmer s’ils sont de nature cancéreuse ou non.

Existe-t-il des risques liés au matériel ?

Entre chaque patient, le matériel est désinfecté, lavé et stérilisé en machine. Les accessoires utilisés sont stérilisés ou jetés (matériel à usage unique).
Ces mesures sont destinées à éviter d’éventuelles transmissions d’infections entre patients.

Que faut-il signaler au médecin et lors de la prise de rendez-vous ?

Une consultation avec l’anesthésiste est programmée quelques jours avant l’intervention.

Indiquez à votre interlocuteur si vous :

Pour la prise de rendez-vous, munissez-vous de l’ordonnance du médecin. Cela vous permettra de décrire la demande d’examen avec précision.

Une fiche de renseignements sur le déroulement de l’examen

Votre interlocuteur vous remet ou vous envoie une feuille de renseignements sur le déroulement de votre examen et, si nécessaire, une ordonnance afin d’effectuer une prise de sang quelques jours avant l’examen.

L’examen n’est réalisé qu’après votre information et votre accord écrit.


Et en cas de traitements par anticoagulants ou antiagrégants ?

Les médicaments anticoagulants fluidifient le sang. Avant l’examen, ils doivent être arrêtés temporairement avec l’avis et selon les consignes du médecin.

Comment se préparer pour l’examen ?

Suivez attentivement les consignes qui vous ont été communiquées lors de la prise de rendez-vous et/ou par courrier.

Si vous portez des prothèses dentaires, vous devez les retirer sur place.

Être à jeun impérativement

Vous devez être à jeun strict c’est-à-dire que vous ne devez ni boire ni manger ni fumer 6 heures avant.

Comment s'habiller ?

Choisissez une tenue confortable et légère pour le jour de l’intervention.

Que prendre avec vous ?

  • Votre carte d’identité, votre carte Vitale et votre carte de mutuelle si vous en possédez une.
  • L’ordonnance et/ou le courrier du médecin demandeur de la gastroscopie.
  • Les ordonnances détaillant vos traitements en cours.
  • Les résultats de la dernière prise de sang.
  • Le bon de transport rempli par le prescripteur, si besoin.

Prévoyez d’être raccompagné chez vous après l’examen.

Comment se déroule une gastroscopie ?

L’examen est habituellement réalisé sous anesthésie générale en ambulatoire, ce qui signifie que vous n’aurez pas besoin d’être hospitalisé et pourrez rentrer chez vous le jour même. Vous devrez néanmoins être accompagné pour quitter l’établissement.

Etape 1

À votre arrivée dans le service, vous êtes accompagné dans votre chambre ou le vestiaire pour y déposer vos effets personnels et revêtir la blouse en tissu ou en papier qui vous est remise. L’infirmier vérifie que vous avez respecté les consignes de préparation.

Etape 2

Vous êtes conduit au bloc opératoire où le gastroentérologue vous réexplique le déroulement de l’examen.

Soit un cale-dent vous est remis pour protéger vos dents, soit quand vous êtes endormi, le médecin insère une canule dans votre bouche pour la maintenir ouverte et y introduire le gastroscope.

Le médecin fait descendre progressivement le tube jusqu’à l’endroit qu’il souhaite étudier. Il envoie de l’air afin d’écarter les parois pour mieux observer le tube digestif haut. L’analyse des différentes parois se fait lors du retrait du gastroscope.

Grâce à la caméra, le médecin examine les parois des organes parcourus dont les images apparaissent simultanément sur l’écran de contrôle relié au gastroscope. Il peut effectuer des prélèvements de tissus s’il constate des anomalies ou retirer des polypes. Tout ce qui a été retiré est ensuite analysé en laboratoire.

Lorsque le médecin a terminé son examen, il aspire l’air contenu dans l’estomac.

L’examen complet dure de 5 à 10 minutes.

Votre réveil

À la fin de l’examen, vous êtes installé en salle de réveil puis dans votre chambre ou dans un box. Après une surveillance de 2 heures minimum par l’équipe médicale, il est possible de boire, puis de manger.

Vous pouvez ensuite quitter l’établissement, accompagné d’un proche.

Que faut-il savoir si l’examen se déroule sous anesthésie locale ?

Le gastroentérologue applique un spray ou un gel anesthésiant au niveau de la gorge. Vous restez conscient et vous pouvez respirer normalement.

Vous ne pouvez pas parler mais vous pourrez communiquer par gestes à l’aide de vos mains.

Vous pouvez ressentir une sensation d’étouffement lors de l’introduction du tube ou avoir une gêne au niveau du thorax ou de l’abdomen.

L’examen peut parfois provoquer des nausées et des renvois d’air. Il est donc important de respirer le plus calmement et régulièrement possible pour les atténuer. Il faut aussi éviter d’avaler sa salive en la laissant simplement s’écouler à l’extérieur de la bouche.

Si vous vous sentez anxieux, n’hésitez pas à en parler à l’infirmier. Le médecin pourra vous prescrire un léger traitement pour vous détendre.

Que se passe-t-il après l’examen ?

Le gastroentérologue vous rend visite dans votre chambre ou box et vous donne les résultats préliminaires de l’examen.

Les symptômes possibles

Une fois chez vous et dans les quelques jours qui suivent la gastroscopie, vous pouvez ressentir un ou plusieurs des symptômes suivants :

  • une douleur dans le haut du corps due à l’air qui a été insufflé pendant l’examen ;
  • des douleurs abdominales modérées ;
  • une gêne au fond de la gorge due à l’introduction du gastroscope ;
  • des nausées ou, plus rarement, des vomissements contenant du sang.

Il est important d’en parler rapidement au gastroentérologue afin qu’il vous prescrive un traitement adapté pour être soulagé.

Si de la fièvre ou des douleurs importantes apparaissent à votre retour au domicile, contactez rapidement votre gastroentérologue ou votre médecin traitant.

Les résultats de la gastroscopie

Les tissus prélevés lors de la biopsie sont adressés au service d’anatomopathologie pour être analysés. Les résultats sont obtenus en 1 à 3 semaines.

Le médecin qui a prescrit l’examen reçoit un double des résultats complets sous la forme d’un compte rendu, ainsi que vous-même lors d’une consultation ultérieure.


La gastroscopie ou endoscopie digestive haute

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Se-faire-soigner/Traitements/Examens/L-endoscopie/La-gastroscopie

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

La résection transurétrale de vessie ou RTUV

Article

Publié le 20/06/2023

Information proposée par Institut national du cancer

La résection transurétrale de vessie (RTUV) ou résection endoscopique de vessie est un acte chirurgical qui permet de retirer une tumeur dans la vessie en passant par l’urètre.

Cette intervention est essentielle pour établir le diagnostic de cancer. Dans certains cas, elle est le principal traitement du cancer.

Si vous souhaitez plus d’informations sur le bilan diagnostique d’un cancer de la vessie, vous pouvez consulter notre dossier web sur les Traitements des cancers de la vessie.

En quoi consiste la résection transurétrale de vessie?

La RTUV est réalisée par un chirurgien urologue sous anesthésie générale ou rachianesthésie qui est une anesthésie de tout le bas du corps.

L’instrument utilisé est un résecteur, tube fin et rigide doté d’un canal opérateur et muni en son bout d’une source lumineuse et d’une petite caméra. Il est introduit dans la vessie par l’urètre.

Une petite anse métallique située à l’extrémité du résecteur permet de retirer la ou les tumeurs par couches ou en plusieurs morceaux. Un produit qui se fixe sur les tumeurs est parfois injecté avant la résection pour faciliter leur visualisation et permettre une ablation la plus complète possible. Il s’agit d’une RTUV sous fluorescence.

L’ensemble de ce qui a été enlevé est ensuite examiné par un anatomopathologiste.

Existe-t-il des risques liés aux matériels ?

Entre chaque patient, le matériel est désinfecté puis lavé et stérilisé en machine. Les accessoires utilisés sont stérilisés ou jetés (matériel à usage unique). Ces mesures sont destinées à éviter d’éventuelles transmissions d’infections entre patients.

Que faut-il signaler au médecin et lors de la prise de rendez-vous ?

Une consultation avec l’anesthésiste est programmée quelques jours avant l’intervention.

Indiquez à votre interlocuteur si vous :

  • avez des allergies aux médicaments ;
  • prenez des traitements qui modifient la coagulation du sang (voir encadré) ;
  • avez des antécédents médicaux et de chirurgie ;
  • êtes enceinte.

Une fiche de renseignements sur le déroulement de l’intervention

Votre interlocuteur vous remettra ou vous enverra une feuille de renseignements sur le déroulement de votre intervention et, si nécessaire, une ordonnance afin d’effectuer une prise de sang et une analyse d’urine quelques jours avant l’opération.

L’intervention chirurgicale ne sera réalisée qu’après votre information et votre accord écrit.

Et en cas de traitements par anticoagulants ou antiagrégants ?

Les médicaments anticoagulants fluidifient le sang. Avant l’intervention, ils doivent être arrêtés temporairement avec l’avis et selon les consignes du médecin. 

Comment se préparer pour l’intervention ?

Suivez attentivement les consignes de préparation qui vous ont été communiquées lors de la prise de rendez-vous et/ou par courrier.

Quelques jours avant

Quelques jours avant l’intervention, vous devrez effectuer un examen cytobactériologique des urines (appelé ECBU) pour lequel votre médecin vous aura remis une ordonnance au préalable. En effet, vos urines ne doivent pas être infectées pour que l’on puisse vous opérer. Si des bactéries sont détectées dans vos urines, votre médecin vous prescrira un traitement antibiotique adapté. S’il est débuté au moins 48 heures avant l’intervention, l’intervention pourra être maintenue. Sinon, elle pourra être décalée.

Avant le recueil d’urines dans un flacon stérile pour la réalisation de votre ECBU, il est important de procéder à une minutieuse toilette intime.

Le jour de l’intervention

Pour le jour de l’intervention, vous devez être à jeun strict c’est-à-dire que vous ne devez ni manger ni fumer 6 heures avant l’intervention. Vous pourrez boire de l’eau jusqu’à 3 heures avant l’anesthésie.

Comment se déroule une résection transurétrale de vessie?

L’intervention est réalisée sous anesthésie générale ou rachianesthésie, une anesthésie de tout le bas du corps. Selon la situation, vous pouvez être hospitalisé la veille et pendant plusieurs jours après la RTUV .

Votre préparation

À votre arrivée dans le service, vous êtes accompagné dans votre chambre pour y déposer vos effets personnels et revêtir la blouse en tissu ou en papier qui vous est remise. L’infirmier vérifie que vous avez respecté toutes les consignes de préparation. Vous lui donnez les résultats de vos analyses d’urine.

En cas de résection sous fluorescence, vous lui remettez le produit qui vous sera injecté par sondage dans la vessie, 30 à 60 minutes avant d’aller au bloc.
Il vous est demandé de vous rendre aux toilettes pour vider votre vessie.

L’intervention

Vous êtes conduit au bloc opératoire où vous prenez place sur le dos sur la table d’examen. Le chirurgien urologue vous réexplique le déroulement de l’intervention et l’anesthésiste procède à l’anesthésie.
Une fois endormi, vous êtes installé en position gynécologique, les jambes levées.

Le chirurgien introduit le résecteur dans l’urètre jusqu’à la vessie. Comme vous êtes endormi ou que la zone est insensibilisée par une rachianesthésie, vous ne sentez rien.

Grâce à l’optique et à la caméra du résecteur, il examine la paroi de votre vessie et repère la tumeur. Parfois il utilise une lumière bleue fluorescente pour mieux voir.

Il enlève la ou les tumeurs en prélevant également une partie du muscle de la paroi de la vessie. Il vérifie que toutes les lésions sont retirées et contrôle soigneusement la coagulation de l’ensemble de la zone afin de s’assurer de l’arrêt des saignements.

Enfin le médecin retire progressivement le résecteur, puis met en place une sonde pour laver la vessie et éviter la formation de caillots de sang. La paroi de la vessie cicatrise le plus souvent seule en gardant la sonde vésicale plusieurs jours.

La durée de l’opération est variable, selon la taille et le nombre de tumeurs.

Votre réveil

Une fois l’intervention terminée, vous êtes amené en salle de réveil. L’équipe médicale s’assure que votre réveil se passe bien. Après une surveillance de 2 heures minimum, il est possible de boire, puis de manger.

Les complications sont rares. Une perforation de la vessie reste exceptionnelle.

Dans les jours qui suivent, pensez à boire beaucoup d’eau, au moins 2 litres par jour. Cela aide à rincer la vessie et à soulager les éventuelles irritations.

Combien de temps restez-vous hospitalisé ?

La durée d’hospitalisation varie généralement entre 1 et 3 jours et dépend du moment où la sonde urinaire est enlevée. Si du sang reste présent dans vos urines, votre séjour peut être prolongé.

Que se passe-t-il après l’intervention ?

Le chirurgien urologue vous rend visite dans votre chambre et vous donne les résultats préliminaires de l’intervention. Il peut arriver qu’un traitement complémentaire soit réalisé avant votre sortie de l’hôpital. Pour en savoir plus, consultez notre dossier web sur les cancers de la vessie.

Les résultats de l’intervention

Les tissus prélevés sont adressés au service d’anatomopathologie pour être analysés. Les résultats définitifs sont obtenus en 1 à 4 semaines.

Le médecin qui a prescrit l’intervention reçoit les résultats complets sous la forme d’un compte rendu, ainsi que vous-même lors d’une consultation ultérieure.

Quels sont les effets secondaires possibles ?

Après l’intervention, vous pourrez ressentir une gêne pour uriner. Vous remarquerez peut-être du sang dans vos urines. Les muqueuses peuvent être irritées et légèrement douloureuses.

Ces problèmes disparaissent généralement au bout de quelques jours. Un traitement antalgique vous est prescrit en cas de besoin. Un saignement souvent sans gravité peut réapparaître environ 1 à 3 semaines après l’intervention. Si des symptômes persistent, il est important d’en parler au chirurgien urologue.

En cas de douleur abdominale et/ou de nausées avec vomissements, vous devez consulter en urgence votre médecin.

Que faire pour prévenir le risque de phlébite ?

Le port des bas de contention peut être souhaitable au moins 15 jours après votre intervention.

Dans certains cas, le maintien d’un traitement anticoagulant est nécessaire pour prévenir le risque de phlébite et éviter la formation de caillots de sang dans les veines.


La résection transurétrale de vessie ou RTUV

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Se-faire-soigner/Traitements/Examens/La-resection-transuretrale-de-vessie

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

L’endoscopie des voies aériennes et digestives supérieures

Article

Publié le 16/06/2023

Information proposée par Institut national du cancer

L’endoscopie des Voies aériennes et digestives supérieures (VADS) est un examen médical qui consiste à explorer la muqueuse de la bouche, du pharynx, du larynx, de la trachée et de l’œsophage.

L’objectif de l’examen est de comprendre l’origine de symptômes et de détecter des anomalies qui peuvent être des signes éventuels de maladie, notamment cancéreuse.

Au cours de l’examen, des échantillons de tissus qui semblent anormaux peuvent être prélevés. Ces prélèvements, appelés biopsies, sont ensuite analysés afin de confirmer s’ils sont de nature cancéreuse ou non.

Quel rôle joue le pharynx dans l’organisme ?

Le pharynx est un conduit situé au fond de la gorge qui permet le passage de l’air vers le larynx et la trachée et des aliments et de la salive vers l’œsophage. Il est divisé en trois segments : le rhinopharynx (la partie supérieure), l’oropharynx (la partie moyenne) et l’hypopharynx (la partie inférieure).

Si vous souhaitez plus d’informations sur le bilan diagnostique des cancers des VADS, vous pouvez consulter le dossier web sur Les traitements des cancers des VADS ou de la sphère ORL.

En quoi consiste l’endoscopie des VADS aux tubes rigides ?

L’endoscopie des Voies aériennes et digestives supérieures est réalisée par un chirurgien ORL sous anesthésie générale dans un établissement de soins. Pour réaliser l’examen, plusieurs types de tubes rigides existent selon la zone à explorer. Ils sont traversés par un canal opérateur qui permet le passage de divers instruments notamment des pinces pour prélever des tissus et un système d’optique peut y être introduit.

L’endoscope utilisé est introduit par la bouche. Il permet de visualiser l’intérieur de la bouche, du pharynx, du larynx ou de l’œsophage. Ceux-ci s’affichent sur un écran consulté en direct par le médecin.

Au cours de l’examen, le médecin effectue des prélèvements de tissus, appelés biopsies, qui font ensuite l’objet d’une analyse anatomopathologique et moléculaire pour savoir s’ils sont de nature cancéreuse ou non.

Existe-t-il des risques liés au matériel ?

Entre chaque patient, le matériel est désinfecté puis lavé en machine. Les accessoires utilisés sont stérilisés ou jetés (matériel à usage unique). Ces mesures sont destinées à éviter d’éventuelles transmissions d’infections entre patients.

Que faut-il signaler au médecin et lors de la prise de rendez-vous ?

Indiquez à votre interlocuteur si vous :

  • êtes allergique à certains médicaments ;
  • prenez des traitements anticoagulants ;
  • avez des antécédents de maladies respiratoires ou cardiovasculaires.

Signalez également si vous avez des dents fragiles (bridges, implants dentaires, prothèses en céramique…) et si vous portez un appareil dentaire. Des protections dentaires peuvent être prescrites.

Pour la prise de rendez-vous, munissez-vous de l’ordonnance du médecin. Cela vous permettra de décrire la demande d’examen avec précision.

Une fiche de renseignements sur le déroulement de l’examen

Votre interlocuteur vous remettra ou vous enverra une feuille de renseignements sur le déroulement de votre examen et sa préparation, et si nécessaire, une ordonnance afin d’effectuer une prise de sang quelques jours avant l’examen. Il ne sera réalisé qu’après votre information et votre accord écrit.


Et en cas de traitements par anticoagulants ou antiagrégants ?

Les médicaments anticoagulants fluidifient le sang. Avant l’examen, ils doivent être arrêtés temporairement avec l’avis et selon les consignes du médecin.

Comment se préparer pour l’examen ?

Suivez attentivement les consignes qui vous ont été communiquées lors de la prise de rendez-vous et/ou par courrier.

Être à jeun

Vous devez être à jeun strict c’est-à-dire que vous ne devez ni boire, ni manger 6 heures avant l’examen. Il est important de ne pas fumer, si vous le pouvez, pendant les 48 heures précédant l’intervention.

Comment s'habiller ?

Choisissez une tenue confortable et légère pour le jour de l’intervention.

Que devez-vous prendre avec vous ?

  • Votre carte d’identité, votre carte Vitale et votre carte de mutuelle si vous en possédez une.
  • Les ordonnances détaillant vos traitements en cours.
  • Les résultats de la dernière prise de sang.

Prévoyez d’être raccompagné chez vous après l’examen.

Comment se déroule une endoscopie des Voies aériennes et digestives supérieures aux tubes rigides ?

L’examen se déroule sous anesthésie générale, le plus souvent en ambulatoire, ce qui signifie que vous pourrez rentrer chez vous le jour même. Si nécessaire, le médecin peut prévoir une nuit d’hospitalisation. Vous devrez néanmoins être raccompagné pour quitter l’établissement.

Votre préparation

À votre arrivée dans le service, vous êtes accompagné dans votre chambre pour y déposer vos effets personnels et revêtir la blouse en tissu ou en papier qui vous est remise. Un infirmier vérifie que vous avez respecté toutes les consignes de préparation.

L’examen

Vous êtes conduit au bloc opératoire où le chirurgien ORL et son équipe (anesthésiste, infirmier de bloc opératoire, infirmier anesthésiste) vous réexpliquent le déroulement de l’examen.

Une fois que vous êtes endormi et allongé sur le dos, le médecin introduit doucement l’endoscope par la bouche après avoir placé un protège-dents. Il le fait progresser jusqu’à l’endroit qu’il souhaite examiner.

Il peut prélever un ou plusieurs échantillons de tissus qui seront analysés ultérieurement. Puis il retire progressivement et lentement l’endoscope.

La durée de l’examen est d’environ 30 minutes.

Votre réveil

À la fin de l’examen, vous êtes installé en salle de réveil puis dans votre chambre. Après une surveillance de 2 heures minimum par l’équipe médicale, il est possible de boire puis de manger dès que la consigne vous a été donnée.

Vous pouvez quitter l’établissement, accompagné par un proche.

Que faut-il savoir sur les risques pendant l'examen ?

Deux complications graves peuvent survenir mais sont exceptionnelles :

- une ouverture chirurgicale de la trachée peut être réalisée lorsqu’une gêne respiratoire liée à la présence d’une tumeur située au niveau du larynx réduit le calibre de votre voie respiratoire ;

- une perforation de l’œsophage peut se produire lors du passage du tube rigide ou de la réalisation de biopsies.

Que se passe-t-il après l’examen ?

Le chirurgien ORL vous rend visite dans votre chambre et vous donne les résultats préliminaires de l’examen. Il vérifie notamment que vous ne présentez pas de symptômes graves.

Les effets secondaires possibles

Juste après l’examen et parfois dans les jours qui suivent, vous pouvez constater des effets secondaires sans gravité qui disparaissent rapidement :

  • des contusions au niveau des lèvres, de la langue ;
  • des légers saignements dans la bouche ;
  • des douleurs transitoires au niveau du cou ;
  • une gêne respiratoire ;
  • une voix modifiée, altérée ;
  • des difficultés plus ou moins importantes à déglutir.

Un traumatisme dentaire peut aussi survenir, le plus souvent sur une dent déjà fragilisée.

Important : Si de la fièvre ou des douleurs apparaissent à votre retour au domicile, contactez rapidement votre chirurgien ou les urgences.

Une importante gêne respiratoire ou des signes de gonflement de votre cou doivent vous amener à consulter aussitôt.

Les résultats de l’examen

Les tissus prélevés lors de la biopsie sont adressés au service d’anatomopathologie pour être analysés.

Le médecin qui a prescrit l’examen reçoit les résultats complets sous la forme d’un compte rendu, ainsi que vous-même si vous le souhaitez.


L’endoscopie des voies aériennes et digestives supérieures

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Se-faire-soigner/Traitements/Examens/L-endoscopie/L-endoscopie-des-VADS

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

La biopsie

Article

Publié le 13/06/2023

Information proposée par Institut national du cancer

La biopsie est un examen médical qui consiste à prélever de petits fragments de tissu au niveau d’une anomalie observée lors d’un précédent examen médical. Les tissus prélevés sont ensuite analysés en laboratoire afin de confirmer le caractère cancéreux ou non de cette anomalie.

Cette étape est indispensable pour confirmer un diagnostic de cancer.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Se-faire-soigner/Traitements/Examens/La-biopsie

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

La biopsie de la prostate

Article

Publié le 16/06/2023

Information proposée par Institut national du cancer

La biopsie de la prostate est un examen médical qui consiste à prélever de petits fragments de la prostate en vue de les faire analyser en laboratoire pour confirmer le caractère bénin ou malin d’une anomalie observée lors d’un autre examen médical. Cette étape est indispensable pour confirmer un diagnostic de cancer.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le bilan diagnostique, notamment les examens complémentaires, ainsi que sur la suite du parcours de soins en cas de diagnostic de cancer de la prostate, vous pouvez consulter notre dossier web sur les traitements des cancers de la prostate.

Qu’est-ce qu’une biopsie de la prostate ?

Une biopsie de la prostate, ou biopsie prostatique, consiste à effectuer des prélèvements de tissus au niveau de la prostate. Pour cela, le médecin s’aide d’une sonde échographique afin de visualiser l’organe : on parle de biopsie «échoguidée».

Un tissu est un ensemble de cellules qui assurent une même fonction, comme le tissu musculaire ou le tissu prostatique par exemple.

Deux techniques peuvent être utilisées :

  • la biopsie par voie transrectale : les prélèvements sont réalisés au travers du rectum ;
  • la biopsie par voie transpérinéale : les prélèvements sont réalisés au travers de la peau du périnée, c’est-à-dire la zone située entre les bourses et l’anus.

L’examen est généralement effectué par un médecin urologue ou radiologue sous anesthésie locale. Plus rarement, et dans certains cas, une anesthésie générale ou locorégionale est nécessaire.

Que faut-il signaler au médecin et lors de la prise de rendez-vous ?

Indiquez à votre interlocuteur si vous :

  • souffrez de brûlures urinaires ou d’envies pressantes et fréquentes ;
  • avez eu une infection urinaire récente ;
  • avez déjà souffert d’une prostatite infectieuse ;
  • prenez actuellement un traitement anticoagulant ;
  • avez pris des antibiotiques dans les 6 derniers mois ;
  • êtes allergique à certains médicaments ;
  • avez voyagé à l’étranger dans les 6 derniers mois.

Et en cas de traitements par anticoagulants ou antiagrégants ?

Les traitements anticoagulants fluidifient le sang. Certains doivent être arrêtés temporairement avant et après la biopsie, avec l’avis et selon les consignes de votre médecin.

Une feuille de renseignements sur le déroulement de l'examen

Le plus souvent, votre interlocuteur vous remettra ou vous enverra une feuille de renseignements sur le déroulement de votre examen et les risques à savoir reconnaître. Il pourra y joindre une ordonnance afin de vous procurer certains médicaments nécessaires à la réalisation de la biopsie.

Les prescriptions éventuelles d’examen en amont

Dans certains cas, vous pourrez également recevoir une prescription pour réaliser :

  • un examen bactériologique des urines appelé « ECBU », à réaliser dans votre laboratoire d’analyses habituel avant l’intervention, afin de s’assurer de l’absence de bactéries dans vos urines ;
  • une prise de sang pour vérifier la coagulation sanguine, en cas de facteur de risques d’hémorragie.

Comment se préparer le jour de l’examen ?

Suivez attentivement les consignes qui vous ont été données par votre médecin et lors de la prise de rendez-vous. Choisissez de préférence une tenue confortable, dans laquelle vous vous sentirez à l’aise. Il n’est pas nécessaire d’être à jeun, sauf dans le cas où la biopsie est réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale.

Afin de diminuer au maximum le risque d’infection après la biopsie, des antibiotiques préventifs pourront vous être administrés dans les 2 heures avant l’intervention, par comprimés ou par injection. Dans certains cas, une préparation digestive par un lavement rectal peut également être demandée.

Pensez à informer votre médecin

  • Si vous avez de la fièvre ;
  • Si vous présentez une anomalie au niveau du rectum (notamment des hémorroïdes, une fistule anale ou un abcès de la marge anale).

Pensez à prendre avec vous

  • Votre carte d’identité, votre carte vitale et votre carte de mutuelle si vous en avez une ;
  • L’ordonnance et/ou le courrier du médecin demandeur de la biopsie ;
  • Les résultats des examens que vous avez réalisés concernant votre prostate (prise de sang avec votre taux de PSA, IRM de prostate et son compte rendu, résultats de biopsies antérieures…).

Comment se déroule une biopsie de la prostate ?

Généralement, la biopsie échoguidée de la prostate est réalisée en consultation ou en ambulatoire, ce qui signifie que vous n’aurez pas besoin d’être hospitalisé et pourrez rentrer chez vous le jour même.

Votre préparation et installation

À votre arrivée dans le service de soins, vous êtes conduit dans la salle d’examen où sera réalisée l’intervention. Cette dernière garantissant votre entière intimité, vous pouvez y déposer vos affaires personnelles et vous dévêtir de votre pantalon et de vos sous-vêtements.

Lors de l’intervention, vous êtes installé sur la table d’examen en position couchée, sur le dos ou bien sur le côté en « chien de fusil ».

Le déroulement de l’examen

Dans un premier temps, le médecin effectue une désinfection de la zone où a lieu la biopsie, à l’aide d’un antiseptique.

Pour la biopsie par voie transrectale, il nettoie l’anus et le rectum. Pour la biopsie par voie transpérinéale, il nettoie la peau du périnée. Il peut également appliquer du gel anesthésiant pour limiter la gêne lors de la piqure d’anesthésie locale.

Il introduit ensuite la sonde d’échographie par l’anus, ce qui peut entraîner une sensation d’inconfort. Cette sonde est protégée et lubrifiée.

Il injecte ensuite le produit d’anesthésie autour de la prostate en se guidant avec les images échographiques. Pour la biopsie par voie transrectale, l’injection est réalisée à travers le rectum. Pour la biopsie par voie transpérinéale, elle est réalisée à travers la peau du périnée.

La biopsie elle-même est réalisée à l’aide d’une aiguille creuse, qui est insérée au travers du rectum ou du périnée en fonction de la voie choisie.

L’aiguille de biopsie est actionnée à chaque prélèvement par un mécanisme qui produit un claquement sec qui peut surprendre.

Chaque prélèvement est réalisé très rapidement, le long du trajet de l’anesthésie. C’est pourquoi vous ne devez pas ressentir de douleur, même si la sensation peut être désagréable. 

Au cours de l’examen, 12 fragments de tissu sont habituellement prélevés à différents endroits de la prostate. Si une anomalie suspecte a été observée sur une IRM de prostate avant la biopsie, des prélèvements supplémentaires ciblés sont également effectués.

L’intervention dure environ 30 minutes, quelle que soit la technique choisie.

Après l’examen

Une fois la biopsie terminée, vous devrez rester allongé un petit moment et vous lever lentement afin d’éviter tout malaise. Une courte surveillance vous sera proposée, durant laquelle il vous sera demandé d’aller uriner.

Vous pourrez ensuite rentrer chez vous par vos propres moyens, ou bien accompagné d’un proche si vous le préférez.

Et si la biopsie se déroule sous anesthésie locorégionale ou générale, que faut-il savoir ?

Vous devez vous présenter à jeun le jour de l’intervention. À votre arrivée dans la structure de soins, vous êtes accompagné dans votre chambre pour y déposer vos effets personnels et revêtir la blouse en tissu ou en papier qui vous sera remise.

Vous êtes ensuite conduit au bloc opératoire où est réalisée la biopsie.

Dans le cas d’une anesthésie locorégionale, l’anesthésiste réalise une injection dans votre dos qui va endormir tout le bas du corps. Dans le cas d’une anesthésie générale, vous êtes complètement endormi. Après cela, la biopsie prostatique se déroule de la même manière que si elle était réalisée sous anesthésie locale.

À la fin de l’examen, vous êtes installé en salle de réveil, puis dans votre chambre. Après une surveillance de 2 heures minimum par l’équipe médicale, il est à nouveau possible de boire, puis de manger. Vous pouvez ensuite quitter l’établissement, accompagné d’un proche.

Que se passe-t-il après la biopsie ?

La reprise de vos activités habituelles est généralement possible dès le jour même de l’intervention.

Les symptômes que vous pouvez éprouver

Une fois chez vous, et dans les quelques jours qui suivent la biopsie, vous pouvez observer un ou plusieurs des symptômes suivants :

  • la présence de sang dans les urines, les selles et/ou le sperme – ce dernier pouvant garder une couleur sombre pendant plusieurs semaines. Habituellement modérés, ces saignements ne nécessitent pas de traitement particulier ;
  • des douleurs, dans de rares cas. Votre médecin peut vous prescrire un traitement antalgique pour limiter tout inconfort ;
  • un hématome sur la peau du périnée en cas de biopsie transpérinéale.

Alertez rapidement votre équipe soignante

- En cas de fièvre et de frissons. Ces symptômes correspondent à une infection et nécessitent l’administration d’un antibiotique par voie veineuse en urgence.

- En cas d’envies urgentes d’uriner, sensations de brûlure lorsque vous urinez ou encore d’impossibilité d’uriner.

- Si la peau de votre périnée devient rouge et chaude.

- En cas de saignements abondants par l’anus ou l’urètre. 

Et concernant les tissus prélevés lors de la biopsie ?

À l’issue de la biopsie, les fragments de prostate obtenus font l’objet d’un examen anatomopathologique, couramment simplifié en « anapath », qui est réalisé par un médecin appelé «anatomopathologiste» ou «pathologiste». Ils sont observés et analysés au microscope, afin de vérifier si des cellules cancéreuses y sont présentes et quelles sont leurs caractéristiques (type, agressivité…). Cet examen est indispensable pour confirmer un diagnostic de cancer.

Les résultats sont généralement obtenus entre 1 et 3 semaines et communiqués à votre médecin qui vous les expliquera lors d’une consultation spécifique prévue à cet effet.


La biopsie de la prostate

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Se-faire-soigner/Traitements/Examens/La-biopsie/Biopsie-de-la-prostate

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

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