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Publié le 15/06/2023
Information proposée par Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail - ANSES
Une vingtaine de cas de syndrome du choc toxique (SCT) menstruel sont enregistrés chaque année en France. Le SCT menstruel est lié aux conditions d’utilisation des protections intimes internes. Quelles sont les conséquences potentielles de ce syndrome ? Qui est concerné ? Et surtout, comment l’éviter ? On répond à toutes vos questions dans cet article.
Le syndrome de choc toxique menstruel (SCT) est une maladie aiguë et infectieuse. Elle est causée par la libération dans le sang d’une toxine bactérienne, la TSST-1 produite par une souche particulière de staphylocoque (Staphylococcus aureus).
Il est favorisé par de mauvaises conditions d’utilisation des protections intimes internes.
Le SCT menstruel est uniquement lié au port des protections intimes internes, c’est à dire qui sont insérées à l’intérieur du vagin, comme les tampons et les coupes menstruelles (appelées aussi « cup ») notamment.
Les protections externes : serviettes hygiéniques, protège-slip, culottes menstruelles etc., ne peuvent pas provoquer de SCT menstruel.
Les premiers symptômes apparaissent dans un délai de 3 à 5 jours :
Ces symptômes étant non spécifiques, ils rendent difficile l’identification du SCT.
Au bout de quelques jours et sans prise en charge médicale, des défaillances de différents organes - le rein, le cerveau, le foie, … - sont observées et peuvent aboutir, dans des cas rares mais qui sont déjà survenus, à des graves complications pouvant aller jusqu’à l’amputation, voire au décès.
La souche bactérienne de S. aureus productrice de la TSST-1 est responsable du choc toxique. Les personnes concernées sont celles déjà porteuses de cette souche et n’ayant pas assez d’anticorps pour lutter contre cette bactérie. Toutefois, la majorité des personnes qui ont leurs règles ne savent pas si elles sont porteuses ou non de cette souche.
Toutes les personnes menstruées portant une protection intime interne (tampons, coupes menstruelles, etc.) sont donc potentiellement concernées.
Le SCT menstruel est une maladie rare : une vingtaine de cas sont recensés chaque année en France. Toutefois, cette maladie n’étant pas soumise à une déclaration obligatoire, ce chiffre est probablement sous-estimé.
Notre expertise montre que le SCT menstruel est lié aux conditions d’utilisation des protections intimes internes. Le risque de développer la maladie augmente avec une utilisation prolongée d’une protection interne et/ou l’utilisation d’une protection intime interne d’une capacité d’absorption plus forte que nécessaire.
En cas de suspicion de SCT menstruel :
Consulter notre expertise « Évaluation de la sécurité des produits de protections intimes » (2018)
Consulter les résultats complémentaires à l'expertise de 2018
À retrouver sur https://www.anses.fr/fr/choc-toxique-menstruel-respecter-conditions-de-port-des-protections-intimes