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Publié le 05/09/2022
Information proposée par Institut national de la santé et de la recherche médicale - Inserm
Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) n’est pas une nouveauté, ni une conséquence de l’exposition des enfants aux écrans. Pour preuve, ce syndrome est décrit dans la littérature médicale depuis la fin du 18e siècle ! Et il ne s’agit pas non plus d’un problème d’éducation comme certains parents peuvent malheureusement se l’entendre dire : le TDAH est bel et bien un trouble du neurodéveloppement, associé à des petites différences dans la structure et le fonctionnement du cerveau des personnes concernées.
Caractérisé par des niveaux élevés d’inattention, et/ou d’agitation et d’impulsivité, le TDAH est un syndrome source de handicaps cognitifs et relationnels persistants, et parfois sévères. Au-delà des difficultés qu’il engendre à l’école ou au travail, mais aussi dans le cadre familial et social, le TDAH entraîne un risque accru de blessures accidentelles, d’addictions, de dépression et de suicide. D’où la nécessité de le repérer et de le prendre en charge, pour en atténuer le retentissement.
Son diagnostic repose sur un faisceau d’indices cliniques. Le trouble débute avant l’âge de 12 ans : les enfants concernés ont du mal à rester concentrés et sont facilement distraits − plus que les autres. Ils s’interrompent sans cesse dans leurs activités et interrompent les autres. Ils ont beaucoup de mal à rester assis (ou même debout) sans remuer, ou encore à réfréner une envie, une action, une parole… Ces comportements persistent depuis au moins six mois, se produisent dans plusieurs environnements (à l’école, mais aussi à la maison ou dans le cadre de leurs loisirs) et altèrent leur qualité de vie au quotidien. Ils peuvent être associés à d’autres troubles, en particulier parmi ceux qui affectent les apprentissages (comme la dyslexie) et la coordination motrice. Plus étonnant, le TDAH peut s’accompagner de troubles métaboliques (diabète, obésité) ou encore d’allergies.
La bonne nouvelle est que sa prise en charge peut en atténuer les symptômes et les conséquences : les études cliniques ont démontré que les traitements médicamenteux sont efficaces. Ils diminuent notamment les risques de sous-performances scolaires, d’accidents ou encore de troubles dépressifs et de suicides. Leurs effets indésirables sont généralement bénins, et peuvent être gérés par un ajustement dans le choix de la molécule utilisée ou de la dose administrée. Il s’agit le plus souvent de molécules psychostimulantes comme le méthylphénidate, la fameuse Ritaline®. En cas d’échec, des molécules non stimulantes comme l’atomoxétine peuvent être prescrites dans le cadre de protocoles de traitements individualisés, après autorisation de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Les traitements non médicamenteux tels que les thérapies cognitives et/ou comportementales sont moins efficaces pour réduire les symptômes du TDAH. Toutefois, ils contribuent à améliorer la vie des patients, par exemple par la mise en place de routines dans le quotidien.
Le TDAH est un trouble du neurodéveloppement qui démarre à l’enfance et se manifeste par des symptômes d’inattention et/ou d’hyperactivité et d’impulsivité inappropriées. Il entraîne un handicap dans la vie de tous les jours, avec un risque d’échec scolaire, d’accidents, d’addictions, de dépression et de suicide.
Avec le temps, les symptômes peuvent se stabiliser, diminuer ou s’aggraver.
Le TDAH concerne 5,9 % des moins de 18 ans et 2,8 % des adultes. Il semble plus fréquent chez les garçons que chez les filles.
À son origine : une accumulation de facteurs génétiques et environnementaux (exposition in utero à l’alcool, naissance prématurée ou avec un faible poids) qui entraîne de subtiles modifications de différents réseaux de neurones et des processus cognitifs, motivationnels et émotionnels qu’ils contrôlent.
Des médicaments sûrs et efficaces existent pour traiter le TDAH et prévenir ses conséquences.
Évidemment des progrès restent à accomplir. En s’attelant à mieux comprendre les causes (génétiques et environnementales) et les mécanismes biologiques du TDAH, les chercheurs espèrent qu’il sera possible de mettre au point de nouveaux médicaments, plus spécifiques et efficaces.
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Publié le 12/06/2025
Information proposée par Handicap.gouv.fr - Secrétariat d'État chargé des personnes handicapées
Le TDAH est un trouble du neurodéveloppement. Il entraîne souvent un handicap sévère et persistant résultant de niveaux élevés d’inattention, d’activité et de comportements impulsifs. Cette journée de sensibilisation est importante parce que la méconnaissance de ce trouble est forte et qu’un très grand nombre d’idées reçues, c’est-à-dire d’idées fausses perdurent.
Cette question de la connaissance et de la reconnaissance du trouble est capitale pour améliorer les parcours des personnes et leur qualité de vie.
Aujourd'hui en France, 6 % des enfants et 3 % d’adultes ont un TDAH. Cela représente un total supérieur à 2 millions de personnes, dont 600 000 de moins de 20 ans.
Pour participer à cette journée vous pouvez afficher la couleur orange et venir aux nombreux événements organisés partout en France par les associations HyperSupers, TDAH pour une égalité des chances, TypiK'Atypik et de nombreux autres acteurs locaux.
Rendez-vous sur :
À retrouver sur https://handicap.gouv.fr/le-12-juin-cest-la-journee-nationale-de-sensibilisation-au-trouble-deficit-de-lattention-avec-ou
Handicap.gouv.fr est la plate-forme du secrétariat d’État chargé des personnes handicapées. Ce secrétariat est rattaché au Premier ministre.
Handicap.gouv.fr - Secrétariat d'État chargé des personnes handicapées