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Publié le 13/08/2026
Information proposée par Service Public d’Information en Santé
Les escarres et les ulcères chroniques de la peau sont des plaies plus ou moins profondes qui n’arrivent pas à cicatriser spontanément. Ils sont dus à une insuffisance de l’irrigation sanguine locale, soit du fait d’une compression prolongée (escarres) soit d’un trouble de la circulation artérielle ou veineuse (ulcères), parfois en lien avec une autre maladie, en particulier le diabète. Le plus souvent, les escarres se forment lorsque la peau est comprimée entre une saillie osseuse (la partie d’un os située directement sous la peau) et un support trop ferme, en général un matelas ou un fauteuil, chez des personnes alitées ou qui ont une mobilité très réduite à la suite d’une maladie, d’un accident ou d’un handicap.
Un ulcère chronique de la peau est une lésion de la peau (moins profonde que l’escarre) qui forme une plaie qui n’arrive pas à cicatriser spontanément. Comme l’escarre, son origine est la diminution de la circulation sanguine locale. Mais, dans le cas de l’ulcère, il ne s’agit pas de la conséquence d’une pression excessive mais d’un trouble de la circulation sanguine locale, dû par exemple à une insuffisance veineuse, des dépôts de cholestérol dans les artères qui irrigue la zone touchée ou une autre maladie, le plus souvent le diabète.
Les escarres apparaissent d’abord sous la forme de taches rouges sur les zones d’appui (en regard des saillies osseuses) qui ne perdent pas leur couleur lorsqu’on appuie dessus. Ensuite, la peau se nécrose et prend une teinte foncée, puis noirâtre, et laisse place à une cavité souvent profonde et malodorante. Les escarres se situent principalement sur des zones d’appui : sacrum, hanches et talons.
Les ulcères liés à l’insuffisance veineuse apparaissent le plus souvent autour des malléoles (la saillie osseuse de chaque côté de la cheville). Autour de la plaie, la peau est parfois de couleur ocre et présente des lésions d’eczéma ou des varices. Ces ulcères sont peu douloureux.
Les ulcères liés aux dépôts de cholestérol dans les artères touchent le plus souvent les jambes et le dos des pieds. Très douloureux, ils s’accompagnent d’une baisse de la température du pied touché et d’une atténuation du pouls au niveau de la cheville correspondante.
Chez les personnes diabétiques, les ulcères touchent le plus souvent la plante des pieds et peuvent être relativement profonds, d’où leur appellation de « mal perforant plantaire ».
Les escarres et les ulcères sont à l’origine de nombreuses complications :
La prévention des ulcères repose sur le dépistage des troubles de la circulation sanguine par le médecin traitant (et, pour les personnes diabétiques, par un contrôle du diabète et une sensibilisation du patient à la surveillance et aux soins de ses pieds), ainsi que par le dépistage et le traitement des facteurs de risque.
La prévention des escarres repose sur la prévention des compressions locales prolongées et la surveillance attentive des zones de pression. En pratique :
En termes de soins locaux (pansements), les escarres et les ulcères se traitent de la même manière. Ces traitements sont complexes et visent plusieurs objectifs :
Le soin typique d’une escarre ou d’un ulcère consiste à :
Ces soins, réalisés par une infirmière, doivent être répétés régulièrement, le plus souvent tous les 2 à 5 jours.
Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.
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Publié le 09/10/2023
Information proposée par Ministère chargé de la santé
En période de circulation active du virus du Covid-19, il est important de rappeler les gestes barrières, réflexes que les Français ont adoptés pendant les trois dernières années et qui permettent de se protéger et de protéger les autres contre les infections respiratoires aigües dont le Covid-19. Ces recommandations valent pour le Covid-19 comme pour les autres infections respiratoires saisonnières (grippe, bronchiolite…) lorsque des symptômes généraux ou respiratoires sont présents.
Comme les autres infections respiratoires, le Covid-19 peut se propager facilement d'une personne à l'autre et présente des modes de transmission similaires via les sécrétions respiratoires et/ou aérosols, à l'occasion d'épisodes d'éternuements ou de toux, avec une contagiosité possible avant même l'apparition des premiers symptômes. Il est important de reconnaître les symptômes évocateurs afin de pouvoir prendre les mesures adéquates pour éviter de contracter une infection et prévenir la transmission individuelle.
Les principaux modes de transmission sont de 3 types :
Les principaux symptômes, combinés ou isolés, du Covid-19 sont les mêmes que ceux des infections respiratoires aigües :
S'agissant du Covid, la perte brutale de l'odorat (sans obstruction nasale) et/ou la disparition totale du goût sont également des signes évocateurs
Pour les personnes âgées, l'entourage peut constater une altération brutale de l'état général, l'apparition ou l'aggravation des capacités mentales, un état de confusion, des chutes répétées, une aggravation rapide d'une maladie déjà connue.
Il est important de reconnaître les symptômes évocateurs afin de pouvoir prendre les mesures adéquates pour éviter de contracter une infection et prévenir la transmission individuelle.
Dès l'apparition des symptômes évocateurs, il est fortement recommandé d'appliquer les gestes barrières et mesures de prévention individuelles suivants :
Dans la mesure du possible, devant des symptômes invalidants impactant les activités quotidiennes ou professionnelles, il est conseillé de rester à domicile pendant la période de contagiosité (en moyenne 5 à 7 jours selon l'infection virale). Si vous consultez votre médecin traitant, il peut estimer qu'un arrêt de travail est nécessaire si votre état de santé ne vous permet pas de travailler. Un délai de carence s'appliquera comme pour tout arrêt de travail.
Devant tout signe de gravité, comme l'apparition d'une difficulté respiratoire ou une fièvre mal tolérée (plus de 40 °C), ou toute évolution de symptômes ou apparition de symptômes inhabituels, il est recommandé de consulter rapidement son médecin traitant ou d'appeler le 15 ou le 114, notamment pour les personnes rencontrant des difficultés à parler ou à entendre (personnes sourdes malentendante, aphasique, dysphasique).
Je peux me faire tester en pharmacie ou dans un laboratoire de biologie médicale.
Retrouvez tous les points de prélèvement des tests virologiques (RT-PCR et antigéniques) autour de vous et leurs horaires d'ouverture sur le site www.sante.fr.
Je peux également réaliser un autotest disponible chez mon pharmacien.
Si le résultat de mon test est négatif, je reste prudent et je continue d'appliquer rigoureusement les gestes barrières et autres mesures universelles d'hygiène respiratoire pendant 6-8 jours à partir de l'apparition des symptômes. Si possible, je télétravaille et je réduis mes contacts, notamment avec les personnes ayant des risques de développer des formes graves.
Les enfants peuvent réaliser les mêmes tests que les adultes. Les modalités de prélèvement peuvent néanmoins être différentes.
Il est en effet possible de faire tester les enfants grâce à des tests RT-PCR sur prélèvement salivaire en laboratoire de biologie médicale ou des tests antigéniques sur prélèvement nasal en pharmacie, ce qui renforce l'acceptabilité de ces tests en limitant le caractère invasif de ces derniers.
Enfin, il est également possible d'effectuer des autotests dans les conditions prévues par la notice.
L'Assurance maladie prend en charge une partie des frais liés aux tests de dépistage (antigénique et RT-PCR) du Covid-19 de tous ses assurés sans prescription.
Comme pour toute autre prestation prise en charge par l'Assurance maladie, ce remboursement partiel s'effectue par le biais d'un ticket modérateur, dont le montant à charge de l'assuré dépend du professionnel de santé réalisant le test :
Le remboursement de ces tests continue à s'effectuer sans prescription initiale.
Pour la très grande majorité des assurés qui disposent d'une couverture complémentaire, ce ticket modérateur est intégralement et obligatoirement pris en charge. Le ticket modérateur est entièrement pris en charge pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire également.
Afin de continuer à protéger les populations les plus fragiles qui restent les plus exposées à des formes sévères malgré l'amélioration de la situation sanitaire, une prise en charge intégrale est maintenue pour les personnes suivantes, ainsi que pour les professionnels de santé, et ce même en l'absence de prescription :
Il n'est pas nécessaire de présenter un justificatif pour bénéficier du remboursement partiel de l'Assurance maladie sur les tests de dépistage de Covid-19. Par ailleurs, le remboursement de ces tests continue à s'effectuer sans prescription.
Toutefois, les personnes éligibles à une prise en charge totale (voir ci-dessus) devront effectivement présenter un justificatif attestant de leur situation. La vérification sera effectuée sur place le jour du test par le professionnel de santé.
Il n'est plus demandé aux personnes testées positives au Covid-19 de s'isoler systématiquement.
Cependant, comme pour toutes les maladies à infection respiratoire aiguë, il est fortement recommandé aux personnes testées positives au Covid-19 de :
Tous les vaccins disponibles ont été évalués. Leur tolérance et leur sécurité sont sous étroite surveillance.
Quelle que soit la technologie utilisée, tous les vaccins sont testés lors d'essais cliniques. Les résultats de ces essais sont analysés par des autorités scientifiques et réglementaires (Agence européenne des médicaments pour l'Union européenne ; Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé et Haute Autorité de santé en France) lors d'une procédure d'évaluation stricte et rigoureuse. Pour être commercialisé, un vaccin doit être jugé efficace par les autorités scientifiques compétentes.
Tous les vaccins disponibles actuellement sont efficaces contre les formes graves et permettent de limiter le risque d'être hospitalisé.
Plus d'informations sur la vaccination dans la rubrique dédiée sur notre site.
Un résultat positif au Covid-19 ne donne pas lieu à un arrêt de travail systématique. Les personnes positives devront s'adresser à leur médecin qui évaluera la nécessité d'adresser un arrêt de travail au patient. Le délai de carence appliqué est le même que pour les autres arrêts maladie.
Le traitement antiviral Paxlovid® (nirmatrelvir/ritonavir du laboratoire Pfizer), est le traitement curatif de référence des patients adultes présentant un risque accru d'évolution vers une forme grave de la maladie.
Ce traitement est particulièrement indiqué quel que soit le statut vaccinal chez les patients :
Les médecins peuvent prescrire le traitement Paxlovid® (en curatif). Ils ont également la possibilité de prescrire le traitement sur une ordonnance à dispensation conditionnelle, qui ne sera délivrée par le pharmacien qu'en cas d'infection avérée (confirmée par un test en laboratoire ou en pharmacie) au Covid-19 (au maximum dans les 5 jours suivant les symptômes).
Si je suis testé positif au Covid-19, je dois attendre 6 mois depuis mon infection pour recevoir une dose de vaccin contre le Covid-19. Ce délai est réduit à 3 mois pour les personnes immunodéprimées.
Plus d'informations sur la vaccination dans la rubrique dédiée sur notre site.
Dans le cas du Covid-19, une personne est considérée comme contagieuse dès 48h avant l'apparition des symptômes.
Si j'ai été en contact avec une personne positive au Covid-19 dans les 48h avant le début de ses symptômes ou après, il est fortement recommandé d'appliquer les gestes barrières et mesures de prévention individuelle, en particulier en présence de personnes fragiles :
Le « Covid-long » correspond à l'ensemble des manifestations tardives survenant après une infection au Covid-19, parfois plusieurs mois après la phase aiguë de la maladie.
À ce jour, les symptômes du « Covid-long » et l'impact de la maladie sur la vie des patients sont encore mal connus. Ils font l'objet de projets de recherche et d'une attention particulière de la part du Gouvernement.
Plus d'informations sur notre site.
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Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.
Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.
Ministère chargé de la santé