Actualité
Publié le 16/07/2026
Information proposée par Agence régionale de santé Normandie - (ARS)
La vaccination est la meilleure des protections contre certaines maladies infectieuses qui peuvent être graves. Il est important de vérifier ses vaccinations et de se vacciner si besoin : "être à jour dans ses vaccinations, c’est être protégé toute la vie"
La politique de vaccination est élaborée par le ministre chargé de la santé qui fixe les conditions d’immunisation, énonce les recommandations nécessaires et rend public le calendrier vaccinal après avis de la Haute autorité de santé (HAS).
Le calendrier vaccinal décrit l’ensemble des vaccins à faire selon :
l’âge (nourrissons, enfants, adolescents, adultes, seniors) ;
les particularités de chacun (femmes enceintes, professions à risques spécifiques, personnes atteintes de maladies chroniques, etc.).
Le calendrier vaccinal précise aussi le nombre et le délai entre les injections ainsi que l’âge des éventuels rappels. Le calendrier vaccinal est mis à jour et publié chaque année par le ministère chargé de la santé.
Le calendrier vaccinal 2026 introduit plusieurs évolutions importantes, visant à renforcer la protection de la population et à mieux cibler les publics à risque.
La vaccination contre les infections à HPV est toujours prioritairement recommandée entre 11 et 14 ans, période où son efficacité est maximale. Elle est notamment proposée gratuitement dans le cadre d’une campagne vaccinale au collège pour les élèves en classe de 5e.
En outre, afin d‘offrir un rattrapage pour celles et ceux n’ayant pas été vaccinés plus jeunes, la vaccination contre les infections à HPV est élargie : elle concerne désormais l’ensemble des jeunes hommes et des jeunes femmes jusqu’à l’âge de 26 ans révolus, afin d’améliorer la prévention des cancers liés à ces infections. Elle est prise en charge à 65 % par l’assurance maladie.
Une augmentation du nombre de cas d’infections invasives à méningocoques a été constatée ces dernières années. Les méningocoques sont des bactéries normalement présentes dans la gorge et le nez de nombreuses personnes. Certains méningocoques peuvent parfois provoquer une maladie très grave comme une méningite ou une septicémie qui peut être mortelle ou laisser des séquelles importantes (paralysie, retard mental…). La vaccination reste le moyen le plus efficace pour les prévenir.
De ce fait, la stratégie de vaccination a été renforcée afin de protéger les populations les plus à risque :
Pour tous les enfants nés après 2023, les vaccinations contre les méningocoques ACWY et contre les méningocoques B sont obligatoires ;
Un rattrapage vaccinal contre les méningocoques ACWY et B est mis en place de façon transitoire pour les jeunes enfants de 2 ans à 4 ans révolus (5ème anniversaire), y compris ceux qui ont déjà été vaccinés contre le méningocoque C ;
La vaccination contre les méningocoques ACWY est recommandée pour tous les adolescents âgés de 11 à 14 ans ;
Un rattrapage vaccinal contre les méningocoques ACWY est recommandé pour toutes les personnes âgées entre 15 et 24 ans.
Concernant les infections à pneumocoque, un nouveau vaccin, Capvaxive, est intégré à la stratégie vaccinale. Il peut être utilisé, au même titre que Prevenar 20, chez les adultes à risque accru ainsi que chez toutes les personnes âgées de 65 ans et plus, selon un schéma simplifié à une seule dose.
Chez les personnes âgées de 65 ans et plus, l’utilisation des vaccins à forte dose ou avec adjuvant est privilégiée, bien que l’utilisation des vaccins à dose standard reste possible.
Par ailleurs, un nouveau vaccin, Flucelvax, est désormais intégré dans la stratégie de vaccination antigrippale pour les enfants à partir de 6 mois présentant un risque de forme grave, afin d’élargir les options disponibles (pris en charge à 65% par l’assurance maladie ).
Une couverture vaccinale en hausse, mais qui doit encore s’améliorer pour lutter contre certaines maladies.
Fiche Réflexe Santé : Mon enfant et la vaccination
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La politique régionale s’articule autour de quatre axes prioritaires :
de votre médecin traitant, votre pédiatre ;
d'une sage-femme (à l'exception des vaccins vivants atténués chez les personnes immunodéprimées) ;
dans un centre de protection maternelle et infantile (PMI) pour les enfants jusqu’à l’âge de 6 ans :
de la médecine du travail (pour certains vaccins) ;
dans un centre de vaccination (voir onglet "Les centres de vaccination en Normandie") ;
dans un centre de vaccination internationale (voir onglet "Vaccination des voyageurs") ;
Source : Acteurs de la vaccination | Vaccination Info Service (vaccination-info-service.fr)
Des centres de vaccinations habilités par l’ARS Normandie sont répartis sur le territoire normand.
L’ARS finance chaque année le fonctionnement de trois centres de vaccination hébergés dans des établissements hospitaliers :
Le CH Eure-Seine (département de l’Eure) ;
Le CHU de Caen (départements du Calvados, de l'Orne et de la Manche) ;
La Fondation hospitalière de la Miséricorde à Caen (départements du Calvados, de l'Orne et de laManche).
Depuis 2019, les objectifs de ces centres sont de réaliser :
50% de leur activité en rattrapage vaccinal au sein des classes de 5e des collèges de Normandie (par convention avec l’Éducation nationale) ;
50% de leur activité dans leurs centres, leurs antennes et d’actions hors les murs ;
Les séances de vaccination sont gratuites et ouvertes à tous. Consultez le site https://doctolib.fr en saisissant : « Centre de vaccination hors covid » pour prendre rendez-vous dans le centre de vaccination le plus proche de chez vous (voir carte et tableau ci-dessous).
Nom |
Structure |
Adresse |
Accès |
Tél |
Rendez-vous |
|---|---|---|---|---|---|
Département de La Manche |
|||||
Cherbourg |
Centre Hospitalier |
46 rue du Val de Saire50100 Cherbourg |
Consultations externes, rez-de-chaussée |
02.31.06.47.18 |
Mercredi 14h-18h |
Granville |
Centre Hospitalier |
Rue des Menneries50400 Granville |
Consultations externes |
02.31.06.47.18 |
Vendredi 13h-16h30 (semaines paires) |
Saint-Lô |
Permanence d’accès aux soins de santé (PASS) de l'Hôpital Mémorial |
715 rue Henri Dunant50000 Saint-Lô |
Bâtiment annexe à droite légèrement en contre-bas de l’entrée principale de l’hôpital |
02.31.46.80.60(joignable entre 9h-17h du lundi au vendredi) |
Une fois par mois |
Avranches |
Centre Hospitalier |
59 rue de la liberté50300 Avranches |
Consultations externes |
02.31.06.47.18(joignable entre 8h30-17h du lundi au vendredi) |
Jeudi de 15h à 17h |
Département du Calvados |
|||||
Bayeux |
Circonscription d'Action Sociale |
1 rue de Verdun14400 Bayeux |
02.31.46.80.60(joignable entre 9h-17h du lundi au vendredi) |
Une fois par mois |
|
Caen |
Fondation Miséricorde Centre Prévention des Maladies Infectieuses (CPMI) |
49 rue Gémare 14000 Caen |
Bâtiment "Les Cordeliers" entrée A |
02.31.46.80.60(joignable entre 9h-17h du lundi au vendredi) |
Tous les mercredi 9h-16h30 |
Caen |
Centre Hospitalier Universitaire de Caen |
Avenue de la côte de nacre, 14000 Caen - PASS du CHU, niveau 1 |
Entrée côte de nacre, couloir A, bureau A9 |
02.31.06.47.18(joignable entre 8h30-17h du lundi au vendredi) |
Mercredi 9h-12h, 14h-17h |
Lisieux |
Bureau du CeGIDD |
127b rue Roger Aini14100 Lisieux |
02.31.46.80.60(joignable entre 9h-17h du lundi au vendredi) |
Une fois par mois |
|
Vire |
Centre hospitalier |
4 rue Emile Desvaux |
Bâtiment Yannick Salaun, 2ème étage |
02.31.06.47.18 (joignable entre 8h30-17h du lundi au vendredi) |
1 mercredi matin par mois |
Département de l'Eure |
|||||
Evreux |
Centre Hospitalier d’Evreux |
rue Léon Schwartzenberg 27015 Evreux Cedex |
02.32.33.84.85(joignable entre 9h -16h du lundi au vendredi) |
Les 1er et 4e lundi matin de chaque moisLe vendredi toute la journée |
|
Gisors |
Centre Hospitalier |
Route de Rouen27140 Gisors |
Bâtiment B |
02.32.33.84.85(joignable entre 9h -16h du lundi au vendredi) |
3ème lundi de chaque mois de 10h à 16h uniquement sur rendez-vous |
Louviers |
Locaux de l'association Action Educative, service ADMA |
1 Boulevard de Crosne27400 Louviers |
02.32.33.84.85(joignable entre 9h -16h du lundi au vendredi) |
2ème lundi de chaque mois de 10h à 16h uniquement sur rendez-vous |
|
Vernon |
Espace Santé des Valmeux |
18 rue des Grands Renards27200 Vernon |
02.32.33.84.85(joignable entre 9h -16h du lundi au vendredi) |
Le mercredi matin |
|
Département de la Seine-Maritime |
|||||
Dieppe |
Pôle ressource santé |
2 rue Irénée BOURGOIS76200 Dieppe |
02.32.14.58.43 |
||
Rouen |
Centre médico-social des Charrettes |
13 rue des charrettes76000 Rouen |
02.32.10.76.80 |
||
Yvetot |
Centre médico-social |
31 rue du Dr Zamenhof76190 Yvetot |
02.35.95.41.20 |
||
Sotteville-lès-Rouen |
Centre médico-social |
1 bis rue Léon Salva76300 Sottevile-lès-Rouen |
02.76.51.62.50 |
||
Le Havre |
Centre médico-social Flaubert |
45 avenue Gustave Flaubert76600 Le Havre |
02.32.74.03.54 |
un mercredi sur deux (matin et après-midi) |
|
Le Havre |
Centre médico-social Vallée |
54 rue de la vallée76600 Le Havre |
02.35.24.35.48 |
un lundi soir par mois (à partir de 17h) |
|
Département de l'Orne |
|||||
Alençon |
Centre Municipal de Santé |
22 rue de Vicques61000 Alençon |
02.31.46.80.60(joignable entre 9h-17h du lundi au vendredi) |
Une fois par mois |
|
Argentan |
Centre Hospitalier |
47 rue Aristide Briand61200 Argentan |
Consultation externes, rez-de-chaussée |
02.31.06.47.18(joignable entre 8h30-17h du lundi au vendredi) |
Un jeudi sur deux, 17h-18h |
L'Aigle |
Centre hospitalier de L'Aigle |
10 rue du Docteur Frinault61300 L'Aigle |
Consultations externes (RDC de l'hôpital) |
02.31.46.80.60(joignable entre 9h-17h du lundi au vendredi) |
Une fois par mois |
Flers |
CH Jean Monod |
Rue Eugène Garnier61100 Flers |
02 31 06 47 18(joignable entre 8h30-17h du lundi au vendredi) |
1 vendredi par mois |
|
Centres de vaccination Calvados Manche Orne (pdf)
Centres de vaccination Eure (pdf)
Les centres régionaux de vaccination antiamarile sont désignés par l’ARS Normandie.
Seuls les centres de vaccination antiamarile sont habilités à effectuer la vaccination contre la fièvre jaune et à remettre un certificat international de vaccination contre la fièvre jaune.
Liste des centres de vaccination habilités à effectuer la vaccination anti-amarile : Liste des centres de vaccinations internationales - MesVaccins.net
Pour en savoir plus :
Pour accompagner les professionnels de santé, le pôle Veille et sécurité sanitaire de la direction de la Santé publique de l'ARS Normandie propose des webinaires en lien avec les actualités vaccination.
Pour voir et revoir en replay "Les RDV de la vaccination" : Fichiers - Échange ARS Normandie
Calendrier vaccinal 2026 (pdf)
Bulletin vaccinal Normandie 2026 (pdf)
Fiche Réflexe Santé : Mon enfant et la vaccination
Campagne de vaccination pour les collégiens de Normandie
Consultez le site Vaccination Info Service
À retrouver sur https://www.normandie.ars.sante.fr/la-vaccination-en-normandie
L’Agence régionale de santé de Normandie définit et met en œuvre la politique de santé dans la région. Elle agit sur le champ de la santé dans sa globalité : prévention et promotion de la santé, veille et sécurité sanitaires, organisation de l’offre de soins, accompagnement du grand âge et du handicap. Elle est l’interlocutrice privilégiée de tous les acteurs de santé en Normandie et veille à garantir aux Normands une offre de service en santé adaptée à leurs attentes et besoins.
Agence régionale de santé Normandie - (ARS)Article
Publié le 09/05/2023
Information proposée par Ministère chargé de la santé
À ce jour, en France, plus de 700 000 personnes en affection longue durée (ALD), c’est-à-dire porteuses d’une maladie grave et/ou chronique nécessitant un suivi régulier, n’ont pas de médecin traitant alors même que ce sont eux qui ont le plus besoin.
Comme l’a annoncé le président de la République en janvier dernier, le ministère de la Santé et de la Prévention met en place des actions pour améliorer l’accès à la santé de tous les Français.
Cette volonté s’est traduite en mars par l’annonce de la mise en place d’un plan d’action collectif et pragmatique, visant à ce que l’Assurance maladie, en lien avec tous ses partenaires, contacte toutes les personnes en ALD sans médecin traitant d’ici à la fin de l’année pour leur proposer une solution.
En dehors de la vaccination contre le Covid-19, ce plan d’action représentera la plus importante opération d’aller-vers jamais réalisée dans notre pays.
Cette démarche se base sur 3 principes clés :
Concrètement, dans les mois à venir, plusieurs actions seront menées :
Dès à présent, l’Assurance maladie va contacter toutes les personnes en ALD sans médecin traitant pour leur proposer un service de recherche et de mise en relation avec des médecins.
Les médecins recevront, par messagerie sécurisée, la liste des patients en ALD qu’ils voient déjà régulièrement sans pourtant être déclaré en tant que médecin traitant. S’ils sont d’accord, ils pourront se déclarer médecin traitant pour ces patients.
Le ministre de la Santé et de la Prévention a approuvé le règlement arbitral valorisant la première consultation pour un médecin acceptant de devenir le médecin traitant d’un patient en ALD à 60€ au lieu de 25€ comme c’est le cas aujourd’hui. Cette mesure vise à soutenir l’engagement des médecins au bénéfice des patients qui ont le plus besoin d’un suivi médical régulier.
Au mois de mai, les premières mises en relation auront lieu via la mission d’accompagnement en santé de l’Assurance maladie. La déclaration de médecin traitant sera formalisée lors d’une consultation.
Pour assurer une coordination et décider les modalités d’action à l’échelle locale, une instance de pilotage sera mise en place dans chaque département à partir du mois de mai.
Dès cet été, retrouvez sur cette page, un suivi régulier des actions lancées dans les territoires.
Pour aller plus loin : Personnes en affection longue durée sans médecin traitant : le plan d’action du ministère de la santé - Ministère de la Santé et de la Prévention (sante.gouv.fr)
Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.
Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.
Ministère chargé de la santéArticle
Publié le 05/05/2025
Information proposée par Service Public d’Information en Santé
L’anxiété devient pathologique lorsqu’elle persiste malgré la disparition de la situation qui l’a provoquée ou lorsque le système d’alerte se met constamment en route alors qu’aucun événement ne le nécessite vraiment. Le traitement de l’anxiété repose sur des techniques de psychothérapie et des médicaments spécifiques.
À un degré raisonnable, l’inquiétude et l’anxiété sont des sentiments normaux et utiles. L’anxiété devient pathologique lorsqu’elle persiste malgré la disparition de la situation qui l’a provoquée ou lorsque le système d’alerte se met constamment en route alors qu’aucun événement ne le nécessite vraiment. On parle alors de troubles anxieux.
L’anxiété généralisée constitue le trouble anxieux le plus courant. Elle touche entre 5 % et 8 % de la population. Les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes, surtout après 40 ans. À partir de cet âge, une femme sur dix est concernée.
L’anxiété généralisée se manifeste par un sentiment diffus d’inquiétude qui a des répercussions négatives sur le quotidien. La personne ressent de la peur et de l’angoisse face à la plupart des événements de la vie et craint toujours l’arrivée d’une catastrophe. Même lorsque les choses vont bien, elle se dit que cela ne va pas durer. Elle est fatiguée, irritable, a du mal à se concentrer et se sent incapable de contrôler les situations qui se présentent. Parfois, elle s’isole par peur de ne pas avoir le contrôle de ce qui l’entoure (anxiété sociale).
Les symptômes physiques sont variés et nombreux : troubles du sommeil, douleurs musculaires, palpitations, tremblements, mains moites, vertiges, frissons, maux de tête ou maux de ventre, diarrhée ou constipation, sensation de serrement au niveau de la poitrine, impression d’étouffer, nœud à l’estomac ou à la gorge, spasmophilie, envie constante d’uriner, etc.
Si les troubles anxieux ne sont pas traités, ils peuvent évoluer vers la dépression. L’anxiété non traitée peut aussi entraîner alcoolisme, dépendance aux drogues ou tentatives de suicide. Des complications à long terme sont possibles, entraînant par exemple un risque accru d’hypertension artérielle, de maladies cardiaques, de cancer ou de diabète. De plus, l’anxiété généralisée favorise l’apparition d’autres troubles anxieux, phobie simple ou phobie sociale, troubles paniques, troubles obsessionnels compulsifs (TOC).
Des techniques simples de relaxation peuvent être efficaces pour vous calmer. Respirez lentement et profondément pendant quelques minutes. Bloquez votre respiration en comptant jusqu’à trois à la fin de chaque inspiration. Videz complètement vos poumons à chaque expiration. Détendez vos muscles de manière consciente en commençant par le bas du corps et en remontant progressivement jusqu’au visage. Relativisez autant que possible l’événement stressant, en essayant d’en voir les côtés positifs.
L’anxiété est souvent mal prise en charge, parce que les personnes concernées hésitent à consulter. Elles pensent que leur anxiété exacerbée est un trait de leur personnalité, qu’elles doivent la subir et qu’il n’y a pas de remède. Une psychothérapie devrait être systématiquement entreprise par la personne anxieuse, en association éventuelle avec des médicaments si les symptômes sont trop difficiles à supporter.
Les thérapies cognitives et comportementales ont été les plus étudiées dans le traitement de l’anxiété. Elles ont montré une efficacité durable, à condition que le traitement ait été suffisamment intense et prolongé : au moins une séance par semaine pendant trois à six mois. Soutenu par le thérapeute, le malade anxieux apprend à reconnaître les facteurs déclenchant l’anxiété, et à surveiller ses réactions. Il prend conscience de son interprétation catastrophique des événements. Petit à petit, il mesure mieux le niveau réel de menace liée aux aléas et sa capacité à y faire face.
Les troubles anxieux peuvent être traités par plusieurs types de médicaments : les benzodiazépines anxiolytiques, certains antidépresseurs, etc. Les médicaments ne doivent être prescrits que dans les cas où les troubles anxieux deviennent invalidants et entravent la vie quotidienne. Les benzodiazépines anxiolytiques sont prescrites pour une durée limitée dans le but de soulager rapidement les symptômes. Le traitement de fond des troubles anxieux repose essentiellement sur les psychothérapies. Après quelques semaines, l’amélioration rapide apportée par les anxiolytiques peut être relayée par les effets des traitements psychothérapeutiques, qui demandent plus de temps pour agir sur les symptômes.
L’activité physique, alliée à un régime alimentaire équilibré et à un rythme de vie régulier, semble particulièrement bien compléter les autres types de traitement. La marche, la course, la natation et le vélo sont ainsi recommandés pour gérer le stress et lutter contre l’anxiété, à raison d’une trentaine de minutes par jour si possible.
L’arrêt de l’alcool et du tabac, ainsi que la diminution de la consommation de café permettent également de faire régresser les symptômes de l’anxiété. Enfin, chacun peut choisir une méthode de relaxation à son goût, parmi toutes celles à sa disposition, telles le yoga, la méditation, les massages ou la sophrologie.
Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.