Article
Publié le 09/12/2024
Information proposée par Institut national du cancer
Comme tout acte médical, le dépistage du cancer du sein présente à la fois des bénéfices et des limites. L’impact du dépistage sur la diminution de la mortalité par cancer du sein fait l’objet de débats, comme ses effets négatifs notamment en matière de surdiagnostic et de surtraitement.
La décision de s’engager dans une démarche de dépistage est un choix personnel : prendre connaissance des bénéfices et des limites de cette démarche de dépistage permet de décider ou non d’y participer, en toute connaissance de cause.
Le dépistage permet de détecter tôt une éventuelle anomalie ou un cancer avant l’apparition de symptômes.
Guérir d’un cancer du sein dépend de plusieurs facteurs dont l’âge de la personne, la taille et le type de la tumeur, le stade de la maladie (atteinte de la peau, nombre et situation des éventuels ganglions envahis, métastases dans d’autres organes). De manière générale, plus les cancers du sein sont détectés tôt et plus les chances de guérison sont importantes. La détection précoce permet à 99 femmes sur 100 d’être en vie 5 ans après le diagnostic.
Le traitement proposé pour traiter un cancer du sein dépend en partie du stade auquel il est découvert. Les cancers détectés à un stade précoce nécessitent, en général, des traitements moins lourds et moins agressifs, avec moins de séquelles.
En complément du contrôle systématique des mammographes, tous les 6 mois, le programme national de dépistage des cancers du sein répond à des exigences de qualité strictes. Les radiologues et les manipulateurs en radiologie sont spécifiquement formés. Les clichés de mammographie jugés normaux sont relus par un second radiologue. Enfin, le programme est régulièrement évalué afin de le faire évoluer en continu.
Dans le cadre du dépistage organisé des cancers du sein, la mammographie est prise en charge à 100 % par votre caisse d'assurance maladie, sans avance de frais de votre part. Si des examens complémentaires vous sont prescrits par le radiologue, leur prise en charge se fait dans les conditions habituelles de remboursement, c'est-à-dire à hauteur de 70 % sur la base du tarif conventionné.
C’est un cancer qui survient entre 2 dépistages.
Cette situation est rare. Pour 1 000 femmes qui réalisent un dépistage, moins de 2 d’entre elles développeront un cancer entre 2 dépistages.
N’hésitez pas à consulter un médecin si vous remarquez des changements inhabituels de vos seins entre 2 dépistages.
Il arrive parfois que l’on diagnostique et traite un cancer qui n’aurait pas ou peu évolué.
Dans l’état actuel des connaissances scientifiques, le diagnostic ne permet pas de distinguer les cancers qui vont évoluer – qui sont majoritaires – de ceux qui évolueront peu ou qui n’auront pas de conséquences pour la femme concernée (10 à 20 % des cancers détectés). Pour ces cancers, qui n’auraient pas été découverts en l’absence de mammographie, on parle de "surdiagnostic".
Par précaution, il est proposé de traiter l’ensemble des cancers détectés, ce qui peut entraîner un “surtraitement”.
Les chercheurs travaillent actuellement à identifier les cancers susceptibles d’être peu évolutifs pour proposer des traitements adaptés.
La mammographie expose à des rayons X et une exposition répétée peut parfois entraîner l’apparition d’un cancer. Elle ne doit donc être utilisée que si elle est utile.
Le risque de décès par cancer radio-induit est de l’ordre de 1 à 10 pour 100 000 femmes ayant réalisé une mammographie tous les 2 ans pendant 10 ans. Le nombre de décès évités avec le dépistage est largement supérieur au risque de décès par cancer radio-induit.
À titre indicatif, si une femme suit strictement la recommandation de participation au programme de dépistage organisé de 50 à 74 ans, elle réalisera 13 mammographies au total. Son exposition aux rayonnements ionisants représentera alors au total le quart de celle provoquée par un scanner abdominopelvien, acte très courant.
Les mammographies représentent en France moins de 2 % de l’exposition totale de la population aux rayonnements ionisants.
Faux négatif
Un résultat négatif indique qu'aucune anomalie n'a été détectée. Or une anomalie, voire un cancer, peut ne pas avoir été repérée. Il s'agit alors d'un résultat "faux négatif".
La double lecture des clichés de la mammographie permet de réduire considérablement ce risque.
Faux positif
Un résultat positif indique la présence d'une anomalie. Dans la plupart des cas, il se révèle que l’anomalie découverte est bénigne et qu’il ne s’agit pas d’un cancer. On parle alors d’un résultat “faux positif”.


À retrouver sur https://www.cancer.fr/toute-l-information-sur-les-cancers/se-faire-depister/les-depistages/depistage-du-cancer-du-sein/benefices-et-limites
L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.
Institut national du cancerArticle
Publié le 13/01/2025
Information proposée par Institut national du cancer
Le dépistage des cancers du sein repose sur une mammographie (radiographie des seins), associée à un examen clinique des seins (observation et palpation). Éventuellement, d’autres examens peuvent être nécessaires (par exemple une échographie ou une radiographie complémentaire). Ces examens complémentaires sont courants et ne signifient pas nécessairement qu’il y a une anomalie. Ils peuvent aider le radiologue dans son interprétation de la mammographie.
L’Institut national du cancer est l’agence en charge de la production d’expertise et du pilotage de la communication sur le dépistage des cancers, mais n’est pas destinataire de vos données personnelles directement identifiantes. Toutefois, l’Institut vous informe sur leur utilisation dans le cadre des campagnes de dépistage et s’engage à faciliter l’exercice de vos droits sur elles. Vous pouvez en prendre connaissance à la rubrique Exercer ses droits sur les données du dépistage.
Tous les 2 ans, de vos 50 à vos 74 ans, votre régime d'assurance maladie vous adresse une invitation à participer à ce dépistage (par courrier, mail ou SMS). Cette invitation contient une liste des radiologues agréés dans le cadre du programme national de dépistage des cancers du sein. Vous pouvez également prendre rendez-vous avec un radiologue agréé sur le site Je fais mon dépistage. Ce nouvel espace d’information et d’accompagnement à la réalisation de tests de dépistage des cancers, sous l'égide de l'Institut national du cancer et de votre régime d'assurance maladie, vous propose des informations pour décider vous-même, en connaissance de cause, de réaliser ou de ne pas réaliser un dépistage.
Si vous avez effectué une mammographie il y a moins de 2 ans, vous n’avez pas à réaliser un nouvel examen dans l’immédiat. Il vous suffit d’indiquer la date de cette mammographie dans le questionnaire reçu avec votre courrier et d’en informer votre CPAM. Ainsi, votre prochaine invitation vous sera envoyée 2 ans après cette date.
Je n’ai pas reçu mon invitation ou j'ai besoin d'un duplicata : je contacte ma CPAM
Choisissez le radiologue que vous souhaitez consulter dans la liste des radiologues agréés jointe à votre courrier d'invitation. Vous pouvez aussi prendre rendez-vous chez un radiologue agréé hors de votre département de résidence.
Bon à savoir : si vous n’êtes pas ménopausée, prévoyez de passer l’examen dans les 15 jours suivant le début de vos règles. En effet, durant cette période, vos seins sont moins sensibles.
Le jour de votre rendez-vous, n’oubliez pas de prendre votre carte Vitale et votre courrier d’invitation. Celui-ci permet une prise en charge à 100 % de l’examen par votre CPAM, sans avance de frais de votre part.
Si vous avez déjà réalisé une mammographie et que vous êtes en possession de vos clichés, il est important de les apporter. Le radiologue pourra comparer vos mammographies et identifier plus rapidement les éventuels changements.
À votre arrivée, le secrétariat vous demande de remplir une fiche de renseignements. Elle est très importante : elle permet au radiologue de faire le point sur vos antécédents médicaux et de recueillir les coordonnées de votre médecin afin de l’informer de vos résultats.
Passer une mammographie : quelques conseils pratiques
• N’appliquez ni crème, ni poudre, ni parfum, ni déodorant sous les aisselles ou sur les seins : ces produits gênent parfois la réalisation de l’examen et l’interprétation des résultats.
• Habillez-vous de façon à pouvoir enlever seulement le haut de votre tenue.
• Évitez de porter des bijoux (chaîne, boucles d’oreilles) que vous devrez enlever au moment de la mammographie.
La mammographie est réalisée par un manipulateur en radiologie, avec un appareil de radiologie appelé “mammographe”. Cet appareil permet d’obtenir des images de l’intérieur du sein à l’aide de rayons X. L’un après l’autre, vos seins sont placés entre 2 plaques qui se resserrent et les compriment pendant quelques secondes ; 2 clichés par sein sont réalisés.
La pression exercée par les 2 plaques qui compriment le sein est nécessaire pour garantir la qualité des clichés en étalant le mieux possible le sein. Elle ne dure que quelques secondes et elle est sans risque pour votre poitrine. Cela peut être désagréable, voire douloureux, ce phénomène étant très variable d’une femme à une autre. Si vous avez une crainte ou une expérience douloureuse de cet examen, n’hésitez pas à en parler avec le radiologue ou le manipulateur.
Le radiologue effectue un examen clinique de vos seins (observation et palpation) pour repérer certaines anomalies parfois non détectables à la mammographie.
Il lit les clichés et peut décider de réaliser, en complément, d’autres clichés d’agrandissement pour affiner la lecture des images, ou une échographie (notamment si vos seins sont denses). Cet examen peut l’aider dans son interprétation de la mammographie. Il ne signifie pas nécessairement qu’il y a une anomalie.
Bon à savoir : si vous portez des prothèses mammaires, le radiologue réalisera des clichés spécifiques.
Juste après la mammographie et l’examen clinique, le radiologue vous délivrera un premier résultat.
Si nécessaire, il pratiquera un examen complémentaire pour affiner sa lecture (échographie mammaire…).
Si les clichés de la mammographie et l’examen clinique ne montrent pas d’anomalie, par sécurité, une seconde lecture sera réalisée par un autre radiologue.
Les résultats définitifs seront disponibles chez votre radiologue dans un délai de 2 semaines.
Si aucune anomalie n’est détectée à la première ou à la seconde lecture, vous êtes rassurée et vous serez invitée à renouveler cet examen dans 2 ans. C’est le cas majoritaire : il concerne 910 femmes sur 1 000.
Si une anomalie est détectée : cela concerne 90 femmes sur 1000. Dans la plupart des cas, il ne s’agit pas d’un cancer mais d’une anomalie bénigne (kyste) ou très probablement bénigne, pour laquelle une surveillance à court terme et adaptée pourra être proposée.
Il peut aussi s’agir d’une anomalie indéterminée ou suspecte. Dans ce cas, d’autres examens pourront être nécessaires (par exemple une nouvelle mammographie, une tomosynthèse, une IRM mammaire, une microbiopsie échoguidée). Ces examens sont remboursés par votre CPAM aux conditions habituelles.
À l’issue de ces examens, la conclusion la plus fréquente est qu’il n’y a pas de cancer.
Plus rarement, un cancer peut être diagnostiqué : cela concerne 7 femmes sur 1 000. Ces femmes seront alors orientées par leur médecin vers une équipe pluridisciplinaire spécialisée en cancérologie pour un accompagnement personnalisé, comprenant un appui psychologique.
À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Se-faire-depister/Depistage-du-cancer-du-sein/Le-depistage-en-pratique
L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.
Institut national du cancerActualité
Publié le 27/01/2022
Information proposée par Agence régionale de santé Guadeloupe - (ARS)
Le cancer du col de l'utérus est le 4ème cancer dans le monde. Son incidence est plus élevée en Guadeloupe que dans l’Hexagone (Source: registre des cancers de Guadeloupe).
Le dépistage est un des outils les plus efficaces dans la lutte contre ce cancer. Consultez l'infographie ci-dessous pour en savoir plus.
Vous pouvez aussi contacter le Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers de la Guadeloupe au 05 90 38 15 03.


Créée en avril 2010, l'Agence de Santé de Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy met en œuvre la politique de santé, en coordination avec ses partenaires. Ses actions visent à améliorer la santé de la population et à moderniser le système de santé pour le rendre efficient sur ces territoires.
www.guadeloupe.ars.sante.fr
Article
Publié le 27/01/2020
Information proposée par Agence régionale de santé Bretagne- (ARS)
Durant le 1er semestre 2020, le Centre de Ressources Autisme Bretagne organise une formation gratuite pour les proches aidants d’enfants et/ou d’adultes avec autisme/TED/TSA, ayant besoin d’acquérir des connaissances sur la gestion des comportements problèmes.
Les « comportements-problèmes » sont des « comportements d’une intensité, fréquence ou durée telle que la sécurité physique de la personne ou d’autrui est probablement mise sérieusement en danger, ou comme des comportements susceptibles de limiter ou d’empêcher l’accès et l’utilisation des services ordinaires de la cité », d’après Eric Emerson.
Ils peuvent prendre de multiples formes comme :
L'agressivité envers autrui
La destruction de matériel
L'automutilation
Les troubles alimentaires
L'isolement social et/ou professionnel
Les comportements sociaux inadaptés
Les comportements sexuels inadaptés
Cette formation se déroulera sur deux journées (jeudi et vendredi), de 9h à 17h :
Côtes d’Armor : 26-27 mars
Finistère : 9-10 avril
Ille-et-Vilaine : 4-5 juin
Morbihan : 18-19 juin
Les personnes intéressées par peuvent faire une demande auprès du CRA en renvoyant un bulletin d'inscription.
Il s'agit d'une demande d'inscription. Une confirmation d'inscription sera transmise après étude de la demande et en fonction du nombre de places.
Dates limites d'inscription :
Côtes d'Armor : 17 février 2020
Finistère : 1er mars 2020
Ille et Vilaine et Morbihan : 1er avril 2020
Pour plus de renseignements, rendez-vous sur : https://cutt.ly/erQnMmE
Contactez le CRA au 02 98 85 58 91 ou via doc@cra.bzh
L’Agence Régionale de Santé (ARS) de Bretagne met en œuvre la politique régionale de santé, en coordination avec les partenaires et en tenant compte des spécificités de la région et de ses territoires.
Ses actions visent à améliorer la santé de la population bretonne et à rendre le système de santé plus efficace.