Actualité
Publié le 24/04/2026
Information proposée par Agence Régionale de Santé de La Réunion - (ARS)
À La Réunion, les enjeux nutritionnels chez les enfants et les adolescents appellent à une mobilisation forte et collective. Alors que 400 enfants vivent avec un diabète et qu’un adolescent sur dix est touché par l’obésité, l’ARS La Réunion, aux côtés de Promotion Santé Réunion et de ses partenaires, renforce son action. C’est dans cette dynamique qu’est lancée l’opération NUTRITION MARMAY.
À travers cette plateforme innovante et des outils adaptés aux réalités du terrain, La Réunion se dote d’un levier majeur pour améliorer durablement la santé nutritionnelle des enfants et adolescents et amplifier les actions.
Ce jeudi 2 avril, Jean-Jacques Coiplet, directeur général de l’ARS et Rostane Mehdi, recteur de région académique ont présenté ce nouveau dispositif, à l’école Damase Legros à Saint-Denis, en présence des partenaires. Ils ont assisté à deux ateliers pratiques sur l'usage des écrans et le sucre, réalisés par deux enseignants auprès de leurs élèves en classes de CE1 et de CM2.
Le milieu scolaire constitue l’une des portes d’entrée les plus pertinentes pour mener des actions auprès des enfants. Pour la première phase de déploiement, la mobilisation est accentuée dans les écoles maternelles et élémentaires, dans les collèges et les lycées de l’île. La seconde phase de déploiement se poursuivra dans l’année.
Retrouvez plus d’informations sur le site de l’ARS La Réunion :
À La Réunion, le surpoids, l’obésité, le diabète de type 2 et la sédentarité touchent les enfants dès le plus jeune âge :
400 enfants de moins de 18 ans sont pris en charge pour diabète en 20211 (dont diabète de type 2 lié aux comportements nutritionnels)
6 % des enfants de 3-4 ans sont en surcharge pondérale, dont 4 % en situation d’obésité2
18% des collégiens et lycéens sont en surcharge pondérale
40 % d’adolescents consomment des fruits et légumes chaque jour en 2023, contre 45 % en 20213 et 33% consomment quotidiennement des boissons sucrées.
Bien que de nombreuses initiatives existent, les professionnels soulignent le besoin de repères clairs, d’outils adaptés et d’une meilleure lisibilité des actions. La mobilisation partenariale portée par l’opération NUTRITION MARMAY vise à agir de manière coordonnée, à tous les âges de l’enfant et dans l’ensemble de ses milieux de vie (école, domicile…), afin de renforcer l’efficacité et la cohérence des messages de prévention.
NUTRITION MARMAY apporte une réponse structurée et collective pour :
encourager des habitudes de vie favorables à la santé ;
réduire les inégalités en santé en mettant en place des actions dans des territoires non couverts ;
agir le plus tôt possible afin d’éviter l’apparition des maladies chroniques ;
garantir à chaque enfant des messages cohérents tout au long de son développement ;
massifier les actions auprès des enfants réunionnais tout en poursuivant le soutien aux actions déjà structurées sur le territoire tel que le projet KULTIV NOUT SANTE par exemple qui est déployé par le Contrat local de santé de St-Denis.
1 ORS | Sniiram – SNDS 2019 « Méthodologie cartographie des pathologies », Inses (RP 2020)
2 ORS Surpoids et obésité en population générale – 2024
3 ORS | Enquête EnCLASS DROM 2023
NUTRITION MARMAY est conçu pour accompagner tous les acteurs souhaitant agir en faveur du bien-être et de la santé des enfants et des adolescents : professionnels de santé, professionnels de la petite enfance, du milieu scolaire ou du périscolaire, communes (via les contrats locaux en santé), associations.
prévenir le surpoids, l’obésité et les maladies chroniques dès l’enfance et à l’âge adulte,
sensibiliser tous les jeunes avec des repères clairs et des outils pratiques,
répondre aux besoins des professionnels engagés.
L’ensemble des outils et contenus proposés sur la plateforme est élaboré et validé par des professionnels de santé et des experts, garantissant leur pertinence et leur adéquation aux besoins du terrain.
Déployée sur la période 2025–2028, cette opération constitue l’une des actions phares du Programme Réunionnais de Nutrition et de lutte contre le Diabète et l’Obésité (PRNDO), lancé le 12 février 2026.
A travers le dispositif NUTRITION MARMAY, l’ARS propose aux acteurs souhaitant mener des actions en santé nutritionnelle :
Gratuite et accessible, cette plateforme propose des ressources clés et un guide méthodologique. Les ressources et actions proposées s’articulent autour de cinq déterminants majeurs de la santé nutritionnelle.
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L’opération NUTRITION MARMAY s’appuie sur Promotion Santé Réunion (qui assure la coordination opérationnelle) et sur quatre opérateurs de déploiement, spécialisés en santé nutritionnelle, qui accompagnent les acteurs dans la définition et la mise en œuvre de leur projet de prévention :
Association LEKIP DIET pour le Nord ;
Association ADNR (Association des diététiciens et nutritionnistes de La Réunion) pour l’Ouest ;
Association REUNIR pour le Sud ;
Equipe de prévention ODHIR du Groupe Ovia pour l’Est.
La demande d’accompagnement se fait directement sur le site internet dans l’espace « Besoin d’un accompagnement ».
NUTRITION MARMAY repose sur la mobilisation de nombreux acteurs institutionnels et de terrain.
Pour garantir la cohérence et le suivi opérationnel, un comité de pilotage réunit :
L’Agence Régionale de Santé La Réunion,
L’Académie de La Réunion,
La Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DAAF),
La Direction Régionale Académique à la Jeunesse, à l’Engagement et aux Sports (DRAJES),
La Caisse d’Allocations Familiales (CAF).
À travers l’opération NUTRITION MARMAY, l’ARS La Réunion réaffirme sa volonté de renforcer la cohérence, la qualité et l’impact des actions d’éducation nutritionnelle à La Réunion, grâce à une mobilisation collective des acteurs.
À retrouver sur https://www.lareunion.ars.sante.fr/nutrition-marmay-un-nouveau-dispositif-de-prevention-pour-ameliorer-durablement-la-sante-0
Créée le 1er janvier 2020, l’Agence Régionale de Santé de La Réunion est chargée du pilotage et de la mise en oeuvre de la politique de santé en région. Elle se substitue, pour La Réunion, à l’ARS Océan Indien. Sous tutelle des ministres chargés de la santé, de l’assurance maladie, des personnes âgées et handicapées, c’est un établissement public doté de l’autonomie administrative et financière.
Agence Régionale de Santé de La Réunion - (ARS)Article
Publié le 05/05/2026
Information proposée par Agence régionale de santé Hauts-de-France - (ARS)
À l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme le 2 avril, l’Agence régionale de santé Hauts-de-France renouvelle son engagement, pour des parcours plus fluides, un diagnostic plus précoce et un accompagnement renforcé tout au long de la vie.
Selon la Haute autorité de santé (HAS), 1 à 2% de la population est concernée par les troubles du spectre de l’autisme (TSA) avec des profils et des besoins d’accompagnements très variables selon les personnes. La détection précoce des troubles constitue un enjeu majeur pour permettre la mise en place d’accompagnements adaptés, à même d’améliorer la qualité de vie des personnes et de leurs familles.
À l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme le 2 avril, l’Agence régionale de santé Hauts-de-France renouvelle son engagement, pour des parcours plus fluides, un diagnostic plus précoce et un accompagnement renforcé tout au long de la vie, qui s’incarne dans sa feuille de route régionale « Troubles du neurodéveloppement 2024-2027 ».
Les médecins généralistes et pédiatres sont souvent, avec les familles, les premiers à identifier les écarts de développement inhabituels chez un enfant. Afin de permettre une entrée rapide dans un parcours adapté, ces professionnels peuvent orienter les familles vers l’une des 8 plateformes de coordination et d’orientation troubles du neurodéveloppement (PCO) des Hauts-de-France.
Ces plateformes permettent d’initier une première évaluation des besoins de l’enfant et de proposer un parcours de prise en charge coordonné, sans attendre la stabilisation du diagnostic, avec une prise en charge financée dans le cadre du forfait d’intervention précoce. Cet accompagnement contribue soit à lever le doute, soit à progresser vers un diagnostic, tout en accompagnant déjà concrètement l’enfant dans ses difficultés.
Près de 17 000 enfants ont déjà été orientés vers des parcours de soins adaptés via les plateformes de coordination et d’orientation, dont 13 000 enfants de moins de 6 ans. En 2025, 4 489 enfants ont bénéficié d’un forfait d’intervention précoce pour permettre une prise en charge sans attendre la finalisation du diagnostic.
De manière complémentaire, les deux centres ressources autisme (CRA), de Lille et d’Amiens, interviennent comme structures de recours pour les situations les plus complexes, l’accompagnement des familles concernées ainsi que la formation des professionnels de santé.
L’ARS Hauts-de-France a financé la création d’équipes mobiles rattachées à ces CRA. Ces équipes, interviennent directement auprès des professionnels d’établissements sociaux ou pour enfants handicapés afin de repérer des enfants avec un potentiel TSA non diagnostiqués pour permettre la mise en place d’un accompagnement plus adapté à leurs besoins.
L’inclusion en milieu scolaire ordinaire doit être accessible à toujours plus d’élèves autistes. C’est pourquoi l’ARS travaille avec l’Education nationale et les établissements médico-sociaux à poursuivre l’augmentation des capacités d’accueil et d’accompagnement.
L’inclusion ne se limite pas à l’inscription dans un établissement scolaire. L’enjeu est de mettre en œuvre l’accompagnement médico-social nécessaire pour que l’enfant trouve sa place et s’épanouisse, en tenant compte de ses particularités et de ses rythmes d’apprentissage. Cela passe notamment par le développement des unités d’enseignement autisme.
Concrètement, ces classes accueillent entre sept et dix d’enfants et sont animées par un enseignant et une équipe médico-sociale pluridisciplinaire (psychologues, orthophonistes, éducateurs spécialisés, etc.). L’enfant évolue dans un environnement sécurisé tout en participant à des temps d’inclusion avec les autres élèves : en classe, pendant les récréations et les activités collectives, à la cantine. Ce modèle favorise leur développement social, cognitif et émotionnel, et facilite progressivement le passage, quand cela est possible, vers une scolarité ordinaire.
La région compte à ce jour 28 unités d’enseignement maternelle autisme (UEMA) et 16 unités d’enseignement élémentaire autisme (UEEA). Le nombre de places disponibles a plus que doublé depuis 2023 en passant de 195 à 436 places pour l’année scolaire en cours. L’augmentation des capacités se poursuit avec la création de 71 nouvelles places pour la prochaine rentrée scolaire. Les premiers bilans sont prometteurs : dans les Hauts-de-France, un enfant sur deux ayant intégré une unité d’enseignement maternelle autisme poursuit ensuite son parcours en milieu ordinaire.
L’inclusion scolaire ne s’arrête pas à la sortie de l’école primaire. L’ARS et l’Education nationale poursuivent leur engagement commun pour accompagner les collégiens et lycéens avec TSA ou autres troubles du neurodéveloppement, via, par exemple, le déploiement de l’autorégulation. Ce travail avec les équipes éducatives permet aux élèves de suivre leur scolarité dans une classe ordinaire, tout en bénéficiant d’un accompagnement personnalisé par une équipe médico-sociale dans un espace ressource intégré à l’établissement. Huit établissements des Hauts-de-France fonctionnement aujourd’hui sur le modèle de l’autorégulation.
Enfin, l’accompagnement de ces élèves est possible également grâce aux 57 pôles d’appui à la scolarité (PAS). Ceux-ci sont répartis dans la région et œuvrent pour orienter les familles vers les solutions de prise en charge adaptées pour les enfants qui rencontrent des difficultés à poursuivre leur parcours scolaire, déployer les accompagnements médico-sociaux adaptés et accompagner la communauté éducative dans leur mise en œuvre.
Comme pour les plus jeunes, des équipes mobiles des centres ressources autismes (CRA) interviennent dans les établissements de santé mentale et médico-sociaux de toute la région pour le repérage d’adultes autistes non diagnostiqués, afin d’adapter le projet de soins des personnes et améliorer leur qualité de vie.
Pour les personnes qui le peuvent et en expriment l’envie, L’ARS travaille également au développement de dispositifs d’accompagnement vers l’emploi, avec, par exemple la création en 2025 dans la Somme, d’un Service d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés (SAMSAH) spécialisé emploi et habitat. La mise en œuvre de dispositifs similaires a vocation à être travaillée dans l’ensemble des départements.
Les groupes d’entraide mutuelle (GEM) spécialisés TSA, qui reposent sur le principe de pair-aidance, se développent également. Ces groupes portés par des personnes autistes elles-mêmes contribuent à lutter contre l’isolement à travers des échanges entre pairs et l’organisation de rencontres et autres activités artistiques ou de loisirs. Sept GEM TSA sont en activité dans la région.
L’Etat mobilise des moyens importants pour créer de nouvelles solutions d’accueil et d’accompagnement adaptées aux besoins et aux aspirations de chacun. Dans le cadre du plan national « 50 000 solutions » 180 millions d’euros sont mobilisés en Hauts-de-France, avec l’objectifs de créer 5 000 solutions nouvelles d’ici 2030.
En particulier, dans le champ de l’autisme, 470 places supplémentaires dédiées ont déjà été créées en deux ans, dont 361 pour des enfants et 109 pour des adultes. Deux unités résidentielles pour adultes en situations très complexes sont par ailleurs en cours de création pour une ouverture prévue d’ici début 2027.
Les personnes qui vivent avec l’autisme ou un trouble neurodéveloppemental ont des profils extrêmement divers. L’ARS poursuivra son engagement pour permettre à chacune et chacun d’entre eux, quelle que soit sa situation, de s'épanouir pleinement dans la société et de bénéficier d’un accompagnement adapté, dans la droite ligne des objectifs et des priorités de la stratégie nationale en la matière.
À retrouver sur https://www.hauts-de-france.ars.sante.fr/autisme-renforcer-le-reperage-precoce-linclusion-scolaire-et-laccompagnement-medico-social
L’Agence régionale de santé (ARS) définit et met en œuvre la politique de santé en région. Parmi ses principales missions : elle protège la population des risques sanitaires ou environnementaux, 24 h sur 24 et 7 j/7. Elle définit, oriente et finance les principales actions de prévention. Elle veille à la qualité des prises en charge dans les établissements de santé et médico-sociaux. L’ARS agit aussi au bénéfice des personnes âgées et handicapées en mettant en œuvre les plans nationaux, en autorisant la création de structures d’accueil, de services et en les finançant. L’Agence déploie tous les moyens dont elle dispose pour que la population ait accès aux soins dans les meilleures conditions. Elle pilote et finance le développement des maisons de santé pluriprofessionnelles, de la télémédecine, et met en œuvre les dispositifs favorisant l’installation de professionnels de santé dans la région.
Agence régionale de santé Hauts-de-France - (ARS)