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Les dispositifs de prise en charge des conduites addictives en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Article

Publié le 18/05/2026

Information proposée par Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur - (ARS)

Les personnes ayant des conduites addictives (tabac, alcool, cannabis, protoxyde d’azote, cocaïne, opiacés, nouveau produit de synthèse, addiction sans substance etc.) peuvent bénéficier d’un accompagnement médico-social auprès de structures spécialisées.

Ces établissements garantissent un accueil anonyme et gratuit.


Un Centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) est une structure pluridisciplinaire médico-sociale qui a pour mission d'assurer les actions de prévention et de soins aux personnes souffrants d'addiction, c’est-à-dire, des personnes ayant une consommation à risque, un usage nocif ou présentant une dépendance aux substances psychoactives ainsi que pour leur entourage.


Un Centre d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogues (CAARUD) s’adresse à des personnes qui ne sont pas forcément engagées dans une démarche de soin, ou qui sont exposées à des risques majeurs (accidents, infections – notamment hépatite C et VIH, etc.) du fait de leurs modes de consommation ou des produits consommés. Une attention particulière est portée aux usagers les plus marginalisés.


La prévention et l’information restent essentielles pour limiter les usages à risque et orienter les personnes concernées vers des dispositifs d’accompagnement adaptés.

Retrouvez l’ensemble des structures de prise en charge des conduites addictives - CAARUD et CSAPA - en Provence-Alpes-Côte-d'Azur :

Protoxyde d’azote : une campagne pour alerter sur des risques bien réels

À retrouver sur https://www.paca.ars.sante.fr/les-dispositifs-de-prise-en-charge-des-conduites-addictives-en-provence-alpes-cote-dazur

Nous sommes médecins, ingénieurs, juristes ou cartographes, et bien d’autres spécialistes, pour piloter en région les politiques de santé. Nous agissons en partenariat avec les acteurs de la santé de notre région pour que chacun ait accès à des soins de qualité. Nos missions ? Financer des actions de prévention, gérer au quotidien les risques sanitaires liés à l’environnement, prévenir et répondre aux crises sanitaires ou encore, accompagner les citoyens dans leur parcours de vie, de soins, de santé.

Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur - (ARS)

Informations

Article

Publié le 08/09/2026

Information proposée par Agence régionale de santé Guadeloupe - (ARS)

Vous êtes malade de l’endométriose ou pensez l’être ?
Trouvez ici des informations, des réponses et des ressources adaptées à votre situation.


Qu’est-ce que l’endométriose ?

️ L’endométriose est une maladie qui se caractérise par la présence de tissu semblable à celui à l’intérieur de l’utérus (endomètre) en dehors de l’utérus.

Elle peut concerner toutes les personnes en âge d’être réglées. Elle peut apparaître dès la puberté, avec les premières règles, et régresse le plus souvent à la ménopause.

Ce tissu se développe à l'extérieur de l'utérus, sur les ovaires, les trompes, la vessie, les intestins...

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Pendant les règles, la douleur de l’endométriose vient du fait que ce tissu est présent au mauvais endroit dans le corps. Il réagit comme dans l’utérus. Il saigne chaque mois, mais le sang ne peut pas s’évacuer normalement. Cela provoque une inflammation (le corps réagit et gonfle), des irritations des organes autour, et parfois des petites cicatrices internes. Résultat, cela crée des douleurs parfois très fortes dans le ventre ou le bas du dos pendant les règles.

Parfois l’endométriose s’installe dans le muscle de l’utérus cela s’appelle alors l'adénomyose.

L’endométriose en chiffres

En France et dans le monde :

  • Environ 1 femme sur 10 en âge de procréer est concernée, soit près de 2,5 millions de personnes en France
  • Le délai moyen entre les premiers symptômes et le diagnostic est encore de 7 ans en France
  • L'endométriose est la première cause d'infertilité féminine et l'une des principales causes de douleurs chroniques invalidantes

En Guadeloupe :

On pense que l’endométriose touche autant de femmes en Guadeloupe qu’en France hexagonale, mais les données précises sur notre territoire restent insuffisantes.

C’est pourquoi la filière a pour objectif de mieux connaître la maladie en Guadeloupe, pour mieux aider les femmes.

Quels sont les principaux symptômes ?

Les symptômes et en particulier les douleurs de l'endométriose varient d'une personne à l'autre et peuvent même passer inaperçus, ce qui complique son diagnostic. Certaines femmes ne présentent aucun signe apparent, d’autres souffrent de douleurs très intenses.

Les signes les plus fréquents sont :

  • Des douleurs intenses pendant les règles (dysménorrhées), souvent invalidantes, empêchant les activités du quotidien
  • Des douleurs pelviennes (bas du ventre) présentes parfois même en dehors du cycle
  • Des douleurs pendant les rapports sexuels lors de la pénétration (dyspareunies)
  • Des douleurs quand on urine ou quand on va à la selle, surtout pendant les règles.
  • Des troubles digestifs : ballonnements, diarrhées, constipation…
  • Des saignements irréguliers
  • Une fatigue chronique importante
  • Des difficultés à avoir un enfant (dysfertilité)

Ces symptômes ne sont pas spécifiques à l’endométriose : ils peuvent aussi évoquer d’autres pathologies. Seul un médecin peut poser un diagnostic.

‼️ Avoir mal pendant ses règles au point de ne pas pouvoir aller travailler, aller à l'école ou se

lever n'est pas normal. Ces douleurs méritent une attention médicale. Si vous vous reconnaissez dans ces symptômes, parlez-en à votre médecin, votre sage-femme ou votre gynécologue pour

limiter ces conséquences sur votre qualité de vie.

Comment se faire diagnostiquer ?

Le diagnostic de l’endométriose repose sur plusieurs éléments :

  • Une consultation médicale au cours de laquelle un professionnel de santé vous posera des questions détaillées sur vos symptômes et leur impact sur votre quotidien
  • Un examen clinique (palpation, examen gynécologique)
  • Des examens d’imagerie : échographie pelvienne et/ou IRM


Le diagnostic de l’endométriose est complexe car la maladie prend des formes variées. Il n'y a pas "une" mais "des" endométrioses.

Quelles sont les solutions disponibles ?

Il n’existe pas, à ce jour, de traitement permettant de guérir l’endométriose, mais plusieurs solutions peuvent aider à soulager les symptômes et améliorer la qualité de vie.

La prise en charge est adaptée à chaque femme. Elle peut comprendre plusieurs solutions.

On peut proposer des traitements hormonaux, comme la pilule, le stérilet hormonal ou d’autres médicaments. Ils permettent de diminuer ou d’arrêter les règles, pour limiter la maladie.

Des médicaments contre la douleur, comme le paracétamol ou les anti-inflammatoires, peuvent aussi être utilisés, avec un suivi médical.

Si cela ne suffit pas, ou si la maladie est trop avancée, une opération peut être proposée pour enlever les lésions et soulager les douleurs. La prise en charge pluridisciplinaire associe souvent gynécologie, urologie, gastro-entérologie, psychologie et médecine de la douleur.

Des approches complémentaires (kinésithérapie pelvienne, sophrologie, acupuncture, diététique adaptée, yoga) peuvent contribuer à améliorer le confort au quotidien.

ℹ️ Le traitement doit être adapté à chaque femme, selon ses symptômes, son projet de vie et son souhait de grossesse. Il est important d'en discuter ouvertement avec votre médecin.

Endométriose et fertilité

L’endométriose peut rendre plus difficile le fait de tomber enceinte. Cela arrive chez certaines femmes, car la maladie peut gêner le bon fonctionnement des ovaires ou des trompes. Mais cela ne veut pas dire que c’est impossible. Beaucoup de femmes avec une endométriose peuvent avoir un enfant naturellement.

Si besoin, des aides existent. Par exemple, des traitements pour concevoir un enfant ou la fécondation in vitro. Dans certains cas, on peut aussi proposer de conserver ses ovocytes pour plus tard.

Si vous avez un projet de grossesse, il est important d’en parler tôt avec un professionnel de santé. Cela permet de voir ce qui est le mieux pour vous.

Idées reçues

❌ Certaines idées fausses persistent autour de l’endométriose.

« Il est normal d’avoir mal pendant ses règles »
→ Faux. Des douleurs très intenses ne sont pas normales et doivent être discutées avec un professionnel de santé.

« L’endométriose concerne seulement les femmes adultes »
→ Faux. Les symptômes peuvent apparaître dès la puberté.

« L’endométriose rend toutes les femmes stériles »
→ Faux. Elle peut réduire la fertilité, mais la grande majorité des femmes atteintes de la maladie parviennent à avoir des enfants.

« C’est une maladie rare »
→ Faux. Elle concerne environ 1 femme sur 10 en âge d’avoir des enfants.

« La grossesse guérit l’endométriose »
→ Faux. Il n’existe aucune preuve scientifique que la grossesse fasse disparaître la maladie. Certaines femmes peuvent toutefois voir une diminution temporaire de leurs symptômes pendant la grossesse.

Mieux connaître la maladie permet de mieux la repérer et d’améliorer sa prise en charge.


Un diagnostic trop souvent tardif

En France, il faut souvent plusieurs années, environ 6 à 7 ans, avant de savoir qu’une femme a une endométriose. On appelle cela un retard de diagnostic.

Ce retard s’explique par plusieurs raisons.

  • On pense souvent que les douleurs pendant les règles sont normales.
  • Les signes de la maladie ne sont pas les mêmes chez toutes les femmes.
  • Il n’existe pas encore de test simple pour la repérer rapidement.
  • Et parfois, la maladie est encore mal connue.


Pendant ce temps, les femmes continuent de souffrir et leur vie quotidienne peut devenir difficile.

L’objectif de la filière en Guadeloupe est de réduire ce délai, pour diagnostiquer plus tôt et mieux accompagner les femmes.

Améliorer le parcours des patientes en Guadeloupe

La structuration d'une filière régionale vise à :

  • Permettre un accès plus rapide à un diagnostic fiable
  • Organiser un parcours de soins coordonné entre médecine de ville et structures hospitalières
  • Renforcer la formation et la sensibilisation des professionnels de santé
  • Informer les femmes sur les symptômes, les ressources disponibles et leurs droits
  • Prendre en compte les spécificités territoriales de la Guadeloupe, de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy

Le rôle de l'ARS Guadeloupe

L'Agence régionale de santé (ARS) de Guadeloupe est l'instance chargée de coordonner l'organisation du système de santé sur le territoire. Dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre l'endométriose, l'ARS a initié la mise en place d'une filière régionale dédiée. Celle-ci est portée par le GIP-RASPEG.

COORDINATRICE DE LA FILIÈRE ENDOMÉTRIOSE :

Laura APPERTET – GIP RASPEG
coord.endometriose@gip-raspeg.fr

Ce travail s'appuie sur un partenariat étroit avec les professionnels de santé (gynécologues, médecins généralistes, sage-femmes…), les établissements de santé, les associations de patientes et les acteurs de la prévention.


Une enquête pour mieux vous connaître

Pour construire une filière adaptée aux besoins réels des femmes de Guadeloupe, l'ARS lance une enquête régionale auprès des femmes concernées par l'endométriose ou par des symptômes évocateurs.

Cette enquête est anonyme et confidentielle. Elle s'adresse à toutes les femmes résidant en Guadeloupe, à Saint-Martin ou à Saint-Barthélemy, qu'elles aient ou non un diagnostic confirmé d'endométriose.

Pourquoi participer ?

  • Pour témoigner de votre parcours de diagnostic et de prise en charge.
  • Pour identifier les difficultés rencontrées lors de votre parcours de soins.
  • Pour contribuer à l'amélioration de la prise en charge de l'endométriose sur votre territoire.
  • Pour que les données locales guident les actions concrètes de la filière.

Vos réponses sont précieuses. Elles permettront à l'ARS et aux professionnels de santé de prendre des décisions éclairées et adaptées à la réalité vécue par les femmes de Guadeloupe.

Ensemble, faisons avancer la reconnaissance et la prise en charge de l’endométriose en Guadeloupe - lien vers l'enquête.

Enquête clôturée !

Merci aux 347 femmes qui ont partagé leur expérience : les résultats seront dévoilés lors d’une restitution publique en décembre.


Une nouvelle filière

La filière endométriose de Guadeloupe est une initiative récente, lancée dans le prolongement de la stratégie nationale présentée en 2022. Elle est actuellement en cours de construction et mobilise progressivement l'ensemble des acteurs concernés : professionnels de santé libéraux et hospitaliers, établissements de santé, associations de patientes et institutions.

Un travail collectif en cours

La structuration de la filière s'appuie sur un processus participatif. Un séminaire territorial a réuni en novembre 2025 les principaux acteurs du territoire (professionnels de santé et associations de patientes) pour partager les constats, définir les priorités et poser les bases d'une feuille de route commune.

Un comité de pilotage régional (COPIL) sera chargé de valider les orientations stratégiques, de suivre l'avancement des travaux et de garantir la cohérence de la démarche. La première réunion a eu lieu le 26 mars 2026.

Ce que cela signifie pour vous

La filière est encore en construction. Cela signifie que certaines ressources spécialisées ne sont pas encore pleinement opérationnelles sur le territoire. Néanmoins, des professionnels de santé compétents en Guadeloupe peuvent déjà vous accompagner. N'attendez pas pour consulter si vous souffrez.

La dynamique est portée par l’Agence Régionale de Santé de Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy et le GIP-RASPEG.

Elle associe l’ensemble des parties prenantes : patientes et associations locales comme Lun’Endo et Likid Chokola, médecins généralistes, gynécologues, radiologues, sage-femmes, établissements hospitaliers et structures de soins, ainsi que les partenaires sociaux et institutionnels.

L’ambition est de construire une réponse globale, ancrée dans la réalité du territoire, et qui valorise l’expertise des femmes concernées autant que celle des professionnels.


L’endométriose est aujourd’hui reconnue comme une maladie chronique pouvant impacter durablement la vie professionnelle.

Si le sujet est de plus en plus abordé du point de vue médical ou du vécu des patientes, il reste encore peu traité du point de vue des entreprises, et en particulier des TPE et PME.

Pourtant, les dirigeants sont directement concernés :

Absences répétées,

Désorganisation des équipes,

Baisse de productivité,

Difficultés à maintenir l’activité.

Ressources

 Logigramme "Agir quand une salariée est atteinte d'endométriose" (pdf)
 Guide pratique à destination des dirigeants de TPE et PME - Focus endométriose (pdf)


Par où commencer ?

Si vous pensez souffrir d’endométriose ou si vous avez des douleurs qui vous inquiètent, voici les premières étapes recommandées :

  1. Consultez votre médecin traitant / sage-femme ‍⚕

    Il/Elle est votre premier interlocuteur. Il/Elle peut évaluer vos symptômes, vous orienter vers un spécialiste et coordonner votre suivi. N'hésitez pas à lui décrire précisément vos douleurs : leur localisation, leur intensité, leur lien avec vos cycles.
  1. Contactez une association de patientes

    Les associations sont des espaces d'écoute, d'information et de soutien. Elles peuvent vous aider à vous orienter, à comprendre votre maladie et à vous sentir moins seule face à l'endométriose.

    Association Likid Chokola
    Tél : 0690 42 14 25
    Email : likidchokola@gmail.com
    www.likidchokola.com
    Réseaux sociaux : Facebook, Instagram et Linkedin

    Association Lun’Endo
    Tél : 0690 37 07 11
    Email : associationlunendo@gmail.com
    Réseaux sociaux : Facebook et Instagram

  2. Renseignez-vous sur les structures de gestion de la douleur

    Si vos douleurs sont chroniques et difficiles à contrôler, vous pouvez être accompagnée dans une structure spécialisée dans la prise en charge de la douleur chronique. Renseignez-vous auprès de votre médecin sur les structures disponibles en Guadeloupe.

    Centre anti-douleur
    Dr Sonny GENE
    CHU de la Guadeloupe, 97139 Les Abymes

    Tél : 0590 89 10 10
    Email : etienna.forier@chu-guadeloupe.fr

À retrouver sur https://www.guadeloupe.ars.sante.fr/endometriose-patientes-informations

Créée en avril 2010, l'Agence de Santé de Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy met en œuvre la politique de santé, en coordination avec ses partenaires. Ses actions visent à améliorer la santé de la population et à moderniser le système de santé pour le rendre efficient sur ces territoires.
www.guadeloupe.ars.sante.fr

Agence régionale de santé Guadeloupe - (ARS)

Informations

Article

Publié le 08/09/2026

Information proposée par Agence régionale de santé Guadeloupe - (ARS)

Vous êtes un professionnel de santé ?
Retrouvez ici les informations sur la filière régionale endométriose, ses objectifs et les prochaines étapes.


Création de la filière endométriose

La mise en place de la filière régionale dédiée à l’endométriose s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, initiée en 2019 au niveau national. Cette dynamique a été renforcée par le plan d’action national annoncé le 12 janvier 2022, qui vise à améliorer la connaissance, la reconnaissance et la prise en charge de l’endométriose.

La filière endométriose de Guadeloupe a été officiellement créée en novembre 2025. Elle vise à structurer un parcours de soins cohérent, équitable et adapté pour les patientes, quels que soient leur âge et leur lieu de résidence sur le territoire.

Parmi les premières priorités figure la création d'un annuaire régional des professionnels et structures impliqués dans la prise en charge de l'endométriose. Cet outil permettra d'identifier les compétences disponibles sur le territoire et de formaliser trois niveaux de recours que la filière a vocation à organiser :

  • Les professionnels assurant le diagnostic et la prise en charge de première intention (médecins généralistes, gynécologues, sage-femmes)
  • Les professionnels et structures intervenant en seconde intention, notamment pour les situations complexes ou les échecs thérapeutiques
  • Les centres et expertises de recours pour les formes complexes, incluant la chirurgie spécialisée, la prise en charge de la douleur chronique et l’assistance médicale à la procréation

Cette approche s’inscrit dans le cadre des orientations nationales, qui confient aux filières la mission de structurer et de rendre accessible une offre de soins graduée à l’échelle régionale.

Objectifs de la filière

  • Réduire les délais de diagnostic pour les femmes souffrant d'endométriose
  • Structurer un parcours de soins coordonné entre les acteurs de santé du territoire
  • Renforcer les compétences des professionnels de santé sur l'endométriose.
  • Améliorer l'information et l'accompagnement des patientes
  • Développer une connaissance épidémiologique locale grâce à des données recueillies sur le territoire

Un comité de pilotage régional (COPIL)

La filière est pilotée par un comité de pilotage régional (COPIL), instance de gouvernance réunissant les représentants des différentes parties prenantes : professionnels de santé, établissements, associations de patientes et l’ARS.

Le COPIL est chargé de :

  • Valider les orientations stratégiques et la feuille de route de la filière
  • Assurer le suivi des actions engagées
  • Arbitrer les priorités et adapter la stratégie en fonction de l'évolution de la situation
  • Garantir la cohérence entre les niveaux de soins et la coordination territoriale

La première réunion du COPIL a eu lieu le 26 mars 2025.
La feuille de route a été validée.

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Les acteurs impliqués

Le COPIL rassemble un panel représentatif des acteurs de santé du territoire : spécialistes hospitaliers et libéraux, représentants des établissements de santé publics et privés, sage-femmes, médecins généralistes, associations de patientes, et représentants institutionnels (ARS, collectivités).

La filière se veut aussi un lieu de partage pour l’ensemble des praticiens : médecins traitants, gynécologues, sage-femmes, radiologues, médecins spécialistes de l’assistance médicale à la procréation (AMP), spécialistes des centres antidouleurs, sexologues, psychologues... À ce titre, elle assure la collaboration des acteurs par la mise en place de réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP), permettant de mieux identifier les niveaux de recours adaptés pour chaque patiente. La filière va contribuer également à l’amélioration des pratiques professionnelles et à l’information du grand public sur l’offre de soins disponible.

▶️ Rejoignez la filière endométriose en Guadeloupe !

Vous pourrez ainsi être mieux informé sur la pathologie, vous tenir informé des dernières pratiques, disposer de réponses et de solutions, faciliter vos échanges avec d’autres professionnels, et orienter vos patientes en fonction de leurs besoins (notamment pour les cas complexes).


Une feuille de route issue d'un travail collectif

Le séminaire territorial organisé en novembre 2025 a réuni les professionnels de santé, les associations de patientes et les acteurs du territoire autour d'un objectif commun : définir les priorités d'action pour la filière endométriose en Guadeloupe.

Les échanges ont permis d'identifier les principaux enjeux locaux, les ressources existantes, les lacunes à combler et les pistes d'action à prioriser. Ces travaux ont abouti à l'élaboration d'une feuille de route régionale, qui formalise les engagements collectifs pour les prochains mois et années.

  Feuille de route régionale (pdf)

Prochaines étapes :

  • Mise en place de groupes de travail thématiques
  • Organisation du comité technique (COTECH)

Votre expertise est indispensable

Pour construire une filière adaptée aux besoins réels des femmes de Guadeloupe, l'ARS lance une enquête régionale auprès des professionnels de santé intervenant dans la prise en charge de l'endométriose ou susceptibles de recevoir des patientes concernées.

Cette enquête s'adresse à certains professionnels de santé du territoire : médecins généralistes, gynécologues, sage-femmes, radiologues.

Objectifs de l'enquête

  • Mieux connaître les pratiques actuelles en matière de dépistage et de diagnostic de l'endométriose.
  • Identifier les difficultés rencontrées dans la prise en charge des patientes.
  • Recenser les besoins en formation et en outils professionnels.
  • Disposer d'un état des lieux partagé pour orienter les priorités de la filière.

Cette enquête est anonyme et confidentielle.
Ensemble, faisons avancer la reconnaissance et la prise en charge de l’endométriose en Guadeloupe.

Enquête clôturée !

Merci aux 39 professionnels de santé qui ont partagé leur expérience : les résultats seront dévoilés lors d’une restitution publique en décembre.


Les travaux à venir

La construction de la filière endométriose en Guadeloupe s'inscrit dans une dynamique progressive et collaborative. Les prochaines étapes planifiées sont les suivantes :

  1. Mise en place des groupes de travail thématiques ‍

    Des groupes de travail seront constitués autour des axes prioritaires identifiés dans la feuille de route : annuaire, RCP, parcours diagnostique, formation des professionnels, information des patientes, etc. Ces groupes associeront des représentants de chaque secteur concerné.
  1. Organisation du comité technique (COTECH)

    Un comité technique réunissant les acteurs clés de la filière (professionnels de santé, établissements, associations de patientes, ARS, GIP-RASPEG) sera mis en place pour piloter, suivre et évaluer l'avancement des travaux.
  1. Diffusion des outils et ressources professionnelles

    Des outils pratiques à destination des professionnels de santé de Guadeloupe (guides de repérage, critères d'orientation, protocoles partagés) seront progressivement élaborés et mis à disposition sur cette page.
  1. Poursuite de la structuration de l'offre de soins

    La filière travaillera à l'identification et à la consolidation des ressources disponibles sur le territoire : consultations spécialisées, centres de référence, structures douleur, réseaux de proximité.
  1. Formation des professionnels de santé

    Des actions de formation continue seront organisées à destination des professionnels de santé du territoire, afin de renforcer la reconnaissance précoce des signes d'endométriose et d'harmoniser les pratiques de prise en charge.

Dans le cadre de la Stratégie Nationale de Santé, le Ministère des solidarités et de la Santé en lien avec le CNGOF et l'ARS Île-de-France, aconçu un MOOC dédié à la prise en charge de l'endométriose.

Ce programme s'adresse aux professionnels de santé, aux associations ainsi qu'à toute personne souhaitant s'informer sur cette thématique.

Accéder au MOOC endométriose : l'affaire de tous

À retrouver sur https://www.guadeloupe.ars.sante.fr/endometriose-professionnels-de-sante-informations

Créée en avril 2010, l'Agence de Santé de Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy met en œuvre la politique de santé, en coordination avec ses partenaires. Ses actions visent à améliorer la santé de la population et à moderniser le système de santé pour le rendre efficient sur ces territoires.
www.guadeloupe.ars.sante.fr

Agence régionale de santé Guadeloupe - (ARS)
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L’usage détourné du protoxyde d’azote, une pratique à risques de plus en plus répandue

Article

Publié le 20/03/2026

Information proposée par MILDECA

L’usage détourné du protoxyde d’azote est un phénomène identifié depuis plusieurs décennies notamment dans le milieu festif. Mais la recrudescence de cet usage, chez des collégiens, lycéens et étudiants avec des consommations répétées, voire quotidiennes, au long cours et en grandes quantités, contribue à expliquer la gravité des dommages signalés plus récemment.

Plusieurs dizaines de cas graves ont été rapportés au cours des deux dernières années.

Pour poursuivre le travail de sensibilisation et d’information, vous trouverez, en libre utilisation, plusieurs supports de communications (vignettes diffusables sur les réseaux sociaux et affiches à imprimer).

Associations, collectivités locales, encadrants et personnes en lien avec les jeunes, utilisez-les !

Ces messages seront également publiés sur tous les réseaux sociaux de la MILDECA :

Le protoxyde d’azote c’est quoi ?

Le « gaz hilarant » ou « proto », c’est du protoxyde d’azote (molécule : N2O).
Son usage « alimentaire », le gaz est vendu, sous la forme de cartouches (pour les siphons à chantilly par exemple) ou de bonbonnes dans les commerces de proximité (épiceries, supermarchés) et sur internet.

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Infographie le protoxyde d'azote ça fait quoi

Son usage détourné consiste à inhaler le gaz par le biais d’un ballon, après avoir « cracké » la cartouche pour l’ouvrir. Le produit, bon marché, est consommé par certains adolescents et jeunes adultes. Ils recherchent l’effet rapide, fugace, euphorisant et les distorsions sensorielles ressenties avec ce produit. Ce type d’usage s’est amplifié, ainsi que le nombre et la gravité des complications observées.

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infographie le protoxyde s'azote ça fait quoi

La loi n° 2021-695 du 1er juin 2021 tendant à prévenir les usages dangereux du protoxyde d'azote, établit un cadre protecteur en prévoyant :

  • L’interdiction de vendre ou d'offrir du protoxyde d’azote aux mineurs, quel que soit le conditionnement, dans tous les commerces ; les lieux publics et sur internet. La violation de cette interdiction est punie de 3 750 € d'amende ;
  • Le fait de provoquer un mineur à faire un usage détourné d'un produit de consommation courante pour en obtenir des effets psychoactifs est un délit puni de 15 000 € d'amende.
  • L’interdiction de la vente ou de l’offre, y compris aux personnes majeures, dans les débits de boissons et les débits de tabac (3 750 € d'amende)
  • Les sites de commerce électronique doivent spécifier l'interdiction de la vente aux mineurs de ce produit sur les pages permettant de procéder à un achat en ligne de ce produit, quel que soit son conditionnement (3 750 € d'amende)
  • Il est également interdit de vendre et de distribuer tout produit spécifiquement destiné à faciliter l'extraction de protoxyde d'azote, tels que les « crakers » et les ballons (3 750€ d’amende).

Il existe par ailleurs du N2O à usage médical (anesthésie). Inscrit sur la liste 1 des substances vénéneuses (arrêté du 17 août 2001 portant classement sur les listes des substances vénéneuses), il est soumis à une réglementation stricte (arrêté du 21 décembre 2001 portant application de la réglementation des stupéfiants aux médicaments à base de protoxyde d'azote).

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infographie sur le protoxyde s'azote et loi

La consommation du protoxyde d’azote présente des risques.

Des risques immédiats : asphyxie par manque d’oxygène, perte de connaissance, brûlure par le froid du gaz expulsé, désorientation, vertiges, chutes notamment.
En cas de consommations répétées et à intervalles rapprochés et / ou à fortes doses, de sévères troubles neurologiques, hématologiques, psychiatriques ou cardiaques peuvent survenir.
La consommation associée à d’autres produits (alcool, drogues) majore les risques.

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Infographie le proto c'est dangereux ?

On me propose du « proto » ou du « gaz hilarant », je fais quoi ?

Je refuse, c’est le seul moyen de ne pas mettre ma santé en danger.

Si j’en consomme je réduis les risques pour moi et les autres :

  • Eviter de consommer debout, car la perte d’équilibre peut faire chuter.
  • Respirer de l’air entre les inhalations de gaz pour éviter l’asphyxie.
  • Ne jamais inhaler en sortie de détonateur, de cartouche ou de siphon car c’est un gaz très froid qui peut provoquer des brûlures.
  • Ne pas multiplier les prises malgré l’effet fugace du produit.
  • Ne pas prendre le volant juste après la prise.
  • Le protoxyde d’azote est inflammable, il faut garder les cartouches éloignées de toute flamme.
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Infographie que dire à un jeune qui consomme ?

Le proto, c’est pas écolo

  • Les cartouches et les ballons abandonnés dans la nature peinent à se dégrader.
  • Les bonbonnes et cartouches sont des déchets difficiles à traiter en incinérateur. Elles provoquent des explosions, endommagent les installations et mettent en danger le personnel.

En cas de symptômes inhabituels après consommation, en cas d’urgence, prévenir les secours (15 ou 18).

En cas de difficulté à contrôler et à stopper sa consommation, consultez un médecin ou une structure spécialisée dans la prise en charge des addictions, telle qu’une consultation jeunes consommateurs qui propose un service, gratuit et confidentiel, d’accueil, d’écoute, de conseil et, si nécessaire, une orientation (www.drogues-info-service.fr).

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Infographie le proto c'est pas écolo

Professionnel travaillant en contact avec des jeunes, je sais que certains consomment du protoxyde d’azote, je fais quoi ?

Professionnels de santé et de l’éducation : sans dramatiser, je ne banalise pas l’usage. J’alerte le consommateur des risques liés à cette pratique. Si nécessaire, j’aide la personne à obtenir un rendez-vous auprès d’une consultation jeunes consommateurs (CJC).
Par ailleurs les professionnels de santé et les usagers doivent déclarer tout cas grave d’abus, de dépendance et d’usage détourné, évènement sanitaire indésirable sur le site www.signalement-sante.gouv.fr

Commerçants : des achats en quantité de capsules de N2O sont très probablement en lien avec un usage détourné, qui peut être dangereux. Informez en vos collaborateurs.

Depuis la loi du 1er juin 2021, la vente (ou l'offre) de protoxyde d’azote aux mineurs est interdite quel que soit le conditionnement, dans :

  • tous les commerces ;
  • les lieux publics ;
  • sur internet.

La vente ou la distribution de "crackers" ou de ballons dédiés à l’usage détourné du protoxyde d’azote sont également interdites. Les sites de commerce en ligne doivent indiquer sur leurs pages Internet l’interdiction de vente aux mineurs. La vente aux majeurs est également interdite dans les débits de boisson (bars, discothèques, et débits de boissons temporaires) et dans les bureaux de tabac.

Je suis parent, je trouve des cartouches de protoxyde d’azote et des ballons dans les affaires de mon enfant, je fais quoi ?

Ne paniquez pas, mais ne banalisez pas la situation.
Essayez d’instaurer un dialogue avec votre enfant sur ses motivations à consommer et sur les risques que cela représente.
Si vous ne parvenez pas à instaurer un dialogue, si vous êtes perdu ou débordé par vos émotions, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel spécialisé pour être conseillé (par exemple, une consultation jeunes consommateurs - CJC). Vous pouvez également avoir recours au téléphone ou à internet (Drogues info service est à votre disposition pour répondre à vos questions et pour vous aider dans votre réflexion. Vous pouvez joindre anonymement l’un des écoutants tous les jours de 8h à 2h au 0 800 23 13 13 ou par chat.)

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Infographie j'ai trouvé des cartouches appartenant à mon ado, je fais quoi ?

Je suis élu local, des cartouches de protoxyde d’azote sont retrouvées dans les rues et les jeunes qui les consomment créent des nuisances, comment agir ?

Les municipalités peuvent travailler sur l’information des partenaires éducatifs et sociaux, l’information des familles et la sensibilisation des commerçants pour les inciter respecter le cadre légal concernant la vente de cartouches de protoxyde d’azote. Le sujet peut être abordé dans le cadre du Contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance par exemple.

De façon plus générale, la prévention de l’usage détourné du protoxyde d’azote implique des actions d’information mais aussi une intervention dès le plus jeune âge auprès des enfants pour les aider à ne pas adopter les comportements à risque de tous ordres, dont les consommations à risque de substances psychoactives.

En application de la loi du 1er juin 2021 tendant à prévenir les usages dangereux du protoxyde d'azote, les agents de police municipale, les gardes champêtres, les agents de surveillance de Paris ainsi que les agents de la Ville de Paris chargés d'un service de police, peuvent constater par procès-verbal les infractions relatives aux interdiction de vente aux mineurs et aux majeurs dans les débits de boisson et les débits de tabac, ainsi que les interdiction de vendre et de distribuer tout produit spécifiquement destiné à faciliter l'extraction de protoxyde d'azote, tels que les « cracker » et les ballons.

Ces agents peuvent exiger que l’acheteur établisse la preuve de sa majorité par la production de tout document officiel muni d'une photographie.

Enfin, ils disposent au titre du R. 15-33-29-3 du Code de procédure pénale, de la possibilité de constater des infractions relatives au dépôt illégal de déchets, ordures et autres matériaux sur la voie publique, en vertu des articles R.633-6 et R. 644-2 du Code pénal : ces contraventions pénales (respectivement une C3 et une C4) sont punies d’un montant maximal de 450 et 750 €.

Par ailleurs, le maire peut, au titre de ses pouvoirs de police générale (article L. 2212-2 du Code général des collectivités territoriales), édicter certaines mesures en cas de troubles au bon ordre, à la sûreté, la sécurité et la tranquillité publiques ; le trouble doit toutefois être démontré localement et justifié par des éléments matériels inscrits dans les considérants (comportements récurrents et déjà constatés par l’autorité de police, comportements agressifs ou dangereux pour la circulation...).

Si une interdiction de la consommation sur la voie publique est juridiquement envisageable, elle ne doit pas revêtir le caractère d’une interdiction générale et absolue (CE, 26 avril 1993, Commune de Méribel-les-Alllues), et doit être proportionnée aux risques de troubles à l’ordre public. Il est donc préférable d’assortir cette interdiction de limitations dans le temps et l’espace (horaires, dates, périmètres géographiques).

À retrouver sur https://www.drogues.gouv.fr/lusage-detourne-du-protoxyde-dazote-une-pratique-risques-de-plus-en-plus-repandue

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