Article
Publié le 18/05/2026
Information proposée par Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur - (ARS)
Les personnes ayant des conduites addictives (tabac, alcool, cannabis, protoxyde d’azote, cocaïne, opiacés, nouveau produit de synthèse, addiction sans substance etc.) peuvent bénéficier d’un accompagnement médico-social auprès de structures spécialisées.
Ces établissements garantissent un accueil anonyme et gratuit.
Un Centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) est une structure pluridisciplinaire médico-sociale qui a pour mission d'assurer les actions de prévention et de soins aux personnes souffrants d'addiction, c’est-à-dire, des personnes ayant une consommation à risque, un usage nocif ou présentant une dépendance aux substances psychoactives ainsi que pour leur entourage.
Un Centre d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogues (CAARUD) s’adresse à des personnes qui ne sont pas forcément engagées dans une démarche de soin, ou qui sont exposées à des risques majeurs (accidents, infections – notamment hépatite C et VIH, etc.) du fait de leurs modes de consommation ou des produits consommés. Une attention particulière est portée aux usagers les plus marginalisés.
La prévention et l’information restent essentielles pour limiter les usages à risque et orienter les personnes concernées vers des dispositifs d’accompagnement adaptés.
Retrouvez l’ensemble des structures de prise en charge des conduites addictives - CAARUD et CSAPA - en Provence-Alpes-Côte-d'Azur :
Protoxyde d’azote : une campagne pour alerter sur des risques bien réels
À retrouver sur https://www.paca.ars.sante.fr/les-dispositifs-de-prise-en-charge-des-conduites-addictives-en-provence-alpes-cote-dazur
Nous sommes médecins, ingénieurs, juristes ou cartographes, et bien d’autres spécialistes, pour piloter en région les politiques de santé. Nous agissons en partenariat avec les acteurs de la santé de notre région pour que chacun ait accès à des soins de qualité. Nos missions ? Financer des actions de prévention, gérer au quotidien les risques sanitaires liés à l’environnement, prévenir et répondre aux crises sanitaires ou encore, accompagner les citoyens dans leur parcours de vie, de soins, de santé.
Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur - (ARS)Article
Publié le 08/09/2026
Information proposée par Agence régionale de santé Guadeloupe - (ARS)
Vous êtes malade de l’endométriose ou pensez l’être ?
Trouvez ici des informations, des réponses et des ressources adaptées à votre situation.
️ L’endométriose est une maladie qui se caractérise par la présence de tissu semblable à celui à l’intérieur de l’utérus (endomètre) en dehors de l’utérus.
Elle peut concerner toutes les personnes en âge d’être réglées. Elle peut apparaître dès la puberté, avec les premières règles, et régresse le plus souvent à la ménopause.
Ce tissu se développe à l'extérieur de l'utérus, sur les ovaires, les trompes, la vessie, les intestins...
Pendant les règles, la douleur de l’endométriose vient du fait que ce tissu est présent au mauvais endroit dans le corps. Il réagit comme dans l’utérus. Il saigne chaque mois, mais le sang ne peut pas s’évacuer normalement. Cela provoque une inflammation (le corps réagit et gonfle), des irritations des organes autour, et parfois des petites cicatrices internes. Résultat, cela crée des douleurs parfois très fortes dans le ventre ou le bas du dos pendant les règles.
Parfois l’endométriose s’installe dans le muscle de l’utérus cela s’appelle alors l'adénomyose.
En France et dans le monde :
En Guadeloupe :
On pense que l’endométriose touche autant de femmes en Guadeloupe qu’en France hexagonale, mais les données précises sur notre territoire restent insuffisantes.
C’est pourquoi la filière a pour objectif de mieux connaître la maladie en Guadeloupe, pour mieux aider les femmes.
Les symptômes et en particulier les douleurs de l'endométriose varient d'une personne à l'autre et peuvent même passer inaperçus, ce qui complique son diagnostic. Certaines femmes ne présentent aucun signe apparent, d’autres souffrent de douleurs très intenses.
Les signes les plus fréquents sont :
Ces symptômes ne sont pas spécifiques à l’endométriose : ils peuvent aussi évoquer d’autres pathologies. Seul un médecin peut poser un diagnostic.
‼️ Avoir mal pendant ses règles au point de ne pas pouvoir aller travailler, aller à l'école ou se
lever n'est pas normal. Ces douleurs méritent une attention médicale. Si vous vous reconnaissez dans ces symptômes, parlez-en à votre médecin, votre sage-femme ou votre gynécologue pour
limiter ces conséquences sur votre qualité de vie.
Le diagnostic de l’endométriose repose sur plusieurs éléments :
Le diagnostic de l’endométriose est complexe car la maladie prend des formes variées. Il n'y a pas "une" mais "des" endométrioses.
Il n’existe pas, à ce jour, de traitement permettant de guérir l’endométriose, mais plusieurs solutions peuvent aider à soulager les symptômes et améliorer la qualité de vie.
La prise en charge est adaptée à chaque femme. Elle peut comprendre plusieurs solutions.
On peut proposer des traitements hormonaux, comme la pilule, le stérilet hormonal ou d’autres médicaments. Ils permettent de diminuer ou d’arrêter les règles, pour limiter la maladie.
Des médicaments contre la douleur, comme le paracétamol ou les anti-inflammatoires, peuvent aussi être utilisés, avec un suivi médical.
Si cela ne suffit pas, ou si la maladie est trop avancée, une opération peut être proposée pour enlever les lésions et soulager les douleurs. La prise en charge pluridisciplinaire associe souvent gynécologie, urologie, gastro-entérologie, psychologie et médecine de la douleur.
Des approches complémentaires (kinésithérapie pelvienne, sophrologie, acupuncture, diététique adaptée, yoga) peuvent contribuer à améliorer le confort au quotidien.
ℹ️ Le traitement doit être adapté à chaque femme, selon ses symptômes, son projet de vie et son souhait de grossesse. Il est important d'en discuter ouvertement avec votre médecin.
L’endométriose peut rendre plus difficile le fait de tomber enceinte. Cela arrive chez certaines femmes, car la maladie peut gêner le bon fonctionnement des ovaires ou des trompes. Mais cela ne veut pas dire que c’est impossible. Beaucoup de femmes avec une endométriose peuvent avoir un enfant naturellement.
Si besoin, des aides existent. Par exemple, des traitements pour concevoir un enfant ou la fécondation in vitro. Dans certains cas, on peut aussi proposer de conserver ses ovocytes pour plus tard.
Si vous avez un projet de grossesse, il est important d’en parler tôt avec un professionnel de santé. Cela permet de voir ce qui est le mieux pour vous.
❌ Certaines idées fausses persistent autour de l’endométriose.
« Il est normal d’avoir mal pendant ses règles »
→ Faux. Des douleurs très intenses ne sont pas normales et doivent être discutées avec un professionnel de santé.
« L’endométriose concerne seulement les femmes adultes »
→ Faux. Les symptômes peuvent apparaître dès la puberté.
« L’endométriose rend toutes les femmes stériles »
→ Faux. Elle peut réduire la fertilité, mais la grande majorité des femmes atteintes de la maladie parviennent à avoir des enfants.
« C’est une maladie rare »
→ Faux. Elle concerne environ 1 femme sur 10 en âge d’avoir des enfants.
« La grossesse guérit l’endométriose »
→ Faux. Il n’existe aucune preuve scientifique que la grossesse fasse disparaître la maladie. Certaines femmes peuvent toutefois voir une diminution temporaire de leurs symptômes pendant la grossesse.
En France, il faut souvent plusieurs années, environ 6 à 7 ans, avant de savoir qu’une femme a une endométriose. On appelle cela un retard de diagnostic.
Ce retard s’explique par plusieurs raisons.
Pendant ce temps, les femmes continuent de souffrir et leur vie quotidienne peut devenir difficile.
L’objectif de la filière en Guadeloupe est de réduire ce délai, pour diagnostiquer plus tôt et mieux accompagner les femmes.
La structuration d'une filière régionale vise à :
L'Agence régionale de santé (ARS) de Guadeloupe est l'instance chargée de coordonner l'organisation du système de santé sur le territoire. Dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre l'endométriose, l'ARS a initié la mise en place d'une filière régionale dédiée. Celle-ci est portée par le GIP-RASPEG.
COORDINATRICE DE LA FILIÈRE ENDOMÉTRIOSE :
Laura APPERTET – GIP RASPEG
coord.endometriose@gip-raspeg.fr
Ce travail s'appuie sur un partenariat étroit avec les professionnels de santé (gynécologues, médecins généralistes, sage-femmes…), les établissements de santé, les associations de patientes et les acteurs de la prévention.
Pour construire une filière adaptée aux besoins réels des femmes de Guadeloupe, l'ARS lance une enquête régionale auprès des femmes concernées par l'endométriose ou par des symptômes évocateurs.
Cette enquête est anonyme et confidentielle. Elle s'adresse à toutes les femmes résidant en Guadeloupe, à Saint-Martin ou à Saint-Barthélemy, qu'elles aient ou non un diagnostic confirmé d'endométriose.
Vos réponses sont précieuses. Elles permettront à l'ARS et aux professionnels de santé de prendre des décisions éclairées et adaptées à la réalité vécue par les femmes de Guadeloupe.
Ensemble, faisons avancer la reconnaissance et la prise en charge de l’endométriose en Guadeloupe - lien vers l'enquête.
Enquête clôturée !
Merci aux 347 femmes qui ont partagé leur expérience : les résultats seront dévoilés lors d’une restitution publique en décembre.
La filière endométriose de Guadeloupe est une initiative récente, lancée dans le prolongement de la stratégie nationale présentée en 2022. Elle est actuellement en cours de construction et mobilise progressivement l'ensemble des acteurs concernés : professionnels de santé libéraux et hospitaliers, établissements de santé, associations de patientes et institutions.
La structuration de la filière s'appuie sur un processus participatif. Un séminaire territorial a réuni en novembre 2025 les principaux acteurs du territoire (professionnels de santé et associations de patientes) pour partager les constats, définir les priorités et poser les bases d'une feuille de route commune.
Un comité de pilotage régional (COPIL) sera chargé de valider les orientations stratégiques, de suivre l'avancement des travaux et de garantir la cohérence de la démarche. La première réunion a eu lieu le 26 mars 2026.
La filière est encore en construction. Cela signifie que certaines ressources spécialisées ne sont pas encore pleinement opérationnelles sur le territoire. Néanmoins, des professionnels de santé compétents en Guadeloupe peuvent déjà vous accompagner. N'attendez pas pour consulter si vous souffrez.
La dynamique est portée par l’Agence Régionale de Santé de Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy et le GIP-RASPEG.
Elle associe l’ensemble des parties prenantes : patientes et associations locales comme Lun’Endo et Likid Chokola, médecins généralistes, gynécologues, radiologues, sage-femmes, établissements hospitaliers et structures de soins, ainsi que les partenaires sociaux et institutionnels.
L’ambition est de construire une réponse globale, ancrée dans la réalité du territoire, et qui valorise l’expertise des femmes concernées autant que celle des professionnels.
L’endométriose est aujourd’hui reconnue comme une maladie chronique pouvant impacter durablement la vie professionnelle.
Si le sujet est de plus en plus abordé du point de vue médical ou du vécu des patientes, il reste encore peu traité du point de vue des entreprises, et en particulier des TPE et PME.
Pourtant, les dirigeants sont directement concernés :
• Absences répétées,
• Désorganisation des équipes,
• Baisse de productivité,
• Difficultés à maintenir l’activité.
Logigramme "Agir quand une salariée est atteinte d'endométriose" (pdf)
Guide pratique à destination des dirigeants de TPE et PME - Focus endométriose (pdf)
Si vous pensez souffrir d’endométriose ou si vous avez des douleurs qui vous inquiètent, voici les premières étapes recommandées :
Stratégie nationale de lutte contre l'endométriose
À retrouver sur https://www.guadeloupe.ars.sante.fr/endometriose-patientes-informations
Créée en avril 2010, l'Agence de Santé de Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy met en œuvre la politique de santé, en coordination avec ses partenaires. Ses actions visent à améliorer la santé de la population et à moderniser le système de santé pour le rendre efficient sur ces territoires.
www.guadeloupe.ars.sante.fr
Article
Publié le 08/09/2026
Information proposée par Agence régionale de santé Guadeloupe - (ARS)
Vous êtes un professionnel de santé ?
Retrouvez ici les informations sur la filière régionale endométriose, ses objectifs et les prochaines étapes.
La mise en place de la filière régionale dédiée à l’endométriose s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, initiée en 2019 au niveau national. Cette dynamique a été renforcée par le plan d’action national annoncé le 12 janvier 2022, qui vise à améliorer la connaissance, la reconnaissance et la prise en charge de l’endométriose.
La filière endométriose de Guadeloupe a été officiellement créée en novembre 2025. Elle vise à structurer un parcours de soins cohérent, équitable et adapté pour les patientes, quels que soient leur âge et leur lieu de résidence sur le territoire.
Parmi les premières priorités figure la création d'un annuaire régional des professionnels et structures impliqués dans la prise en charge de l'endométriose. Cet outil permettra d'identifier les compétences disponibles sur le territoire et de formaliser trois niveaux de recours que la filière a vocation à organiser :
Cette approche s’inscrit dans le cadre des orientations nationales, qui confient aux filières la mission de structurer et de rendre accessible une offre de soins graduée à l’échelle régionale.
La filière est pilotée par un comité de pilotage régional (COPIL), instance de gouvernance réunissant les représentants des différentes parties prenantes : professionnels de santé, établissements, associations de patientes et l’ARS.
Le COPIL est chargé de :
La première réunion du COPIL a eu lieu le 26 mars 2025.
La feuille de route a été validée.
Le COPIL rassemble un panel représentatif des acteurs de santé du territoire : spécialistes hospitaliers et libéraux, représentants des établissements de santé publics et privés, sage-femmes, médecins généralistes, associations de patientes, et représentants institutionnels (ARS, collectivités).
La filière se veut aussi un lieu de partage pour l’ensemble des praticiens : médecins traitants, gynécologues, sage-femmes, radiologues, médecins spécialistes de l’assistance médicale à la procréation (AMP), spécialistes des centres antidouleurs, sexologues, psychologues... À ce titre, elle assure la collaboration des acteurs par la mise en place de réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP), permettant de mieux identifier les niveaux de recours adaptés pour chaque patiente. La filière va contribuer également à l’amélioration des pratiques professionnelles et à l’information du grand public sur l’offre de soins disponible.
Vous pourrez ainsi être mieux informé sur la pathologie, vous tenir informé des dernières pratiques, disposer de réponses et de solutions, faciliter vos échanges avec d’autres professionnels, et orienter vos patientes en fonction de leurs besoins (notamment pour les cas complexes).
Le séminaire territorial organisé en novembre 2025 a réuni les professionnels de santé, les associations de patientes et les acteurs du territoire autour d'un objectif commun : définir les priorités d'action pour la filière endométriose en Guadeloupe.
Les échanges ont permis d'identifier les principaux enjeux locaux, les ressources existantes, les lacunes à combler et les pistes d'action à prioriser. Ces travaux ont abouti à l'élaboration d'une feuille de route régionale, qui formalise les engagements collectifs pour les prochains mois et années.
Feuille de route régionale (pdf)
Prochaines étapes :
Pour construire une filière adaptée aux besoins réels des femmes de Guadeloupe, l'ARS lance une enquête régionale auprès des professionnels de santé intervenant dans la prise en charge de l'endométriose ou susceptibles de recevoir des patientes concernées.
Cette enquête s'adresse à certains professionnels de santé du territoire : médecins généralistes, gynécologues, sage-femmes, radiologues.
Cette enquête est anonyme et confidentielle.
Ensemble, faisons avancer la reconnaissance et la prise en charge de l’endométriose en Guadeloupe.
Enquête clôturée !
Merci aux 39 professionnels de santé qui ont partagé leur expérience : les résultats seront dévoilés lors d’une restitution publique en décembre.
La construction de la filière endométriose en Guadeloupe s'inscrit dans une dynamique progressive et collaborative. Les prochaines étapes planifiées sont les suivantes :
Dans le cadre de la Stratégie Nationale de Santé, le Ministère des solidarités et de la Santé en lien avec le CNGOF et l'ARS Île-de-France, aconçu un MOOC dédié à la prise en charge de l'endométriose.
Ce programme s'adresse aux professionnels de santé, aux associations ainsi qu'à toute personne souhaitant s'informer sur cette thématique.
Accéder au MOOC endométriose : l'affaire de tous
Stratégie nationale de lutte contre l'endométriose
Ministère de la santé et de la prévention
Coordinatrice de la filière endométriose :
Laura APPERTET – GIP RASPEG
coord.endometriose@gip-raspeg.fr
À retrouver sur https://www.guadeloupe.ars.sante.fr/endometriose-professionnels-de-sante-informations
Créée en avril 2010, l'Agence de Santé de Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy met en œuvre la politique de santé, en coordination avec ses partenaires. Ses actions visent à améliorer la santé de la population et à moderniser le système de santé pour le rendre efficient sur ces territoires.
www.guadeloupe.ars.sante.fr
Article
Publié le 20/03/2026
Information proposée par MILDECA
L’usage détourné du protoxyde d’azote est un phénomène identifié depuis plusieurs décennies notamment dans le milieu festif. Mais la recrudescence de cet usage, chez des collégiens, lycéens et étudiants avec des consommations répétées, voire quotidiennes, au long cours et en grandes quantités, contribue à expliquer la gravité des dommages signalés plus récemment.
Plusieurs dizaines de cas graves ont été rapportés au cours des deux dernières années.
Pour poursuivre le travail de sensibilisation et d’information, vous trouverez, en libre utilisation, plusieurs supports de communications (vignettes diffusables sur les réseaux sociaux et affiches à imprimer).
Associations, collectivités locales, encadrants et personnes en lien avec les jeunes, utilisez-les !
Ces messages seront également publiés sur tous les réseaux sociaux de la MILDECA :
Le « gaz hilarant » ou « proto », c’est du protoxyde d’azote (molécule : N2O).
Son usage « alimentaire », le gaz est vendu, sous la forme de cartouches (pour les siphons à chantilly par exemple) ou de bonbonnes dans les commerces de proximité (épiceries, supermarchés) et sur internet.
Son usage détourné consiste à inhaler le gaz par le biais d’un ballon, après avoir « cracké » la cartouche pour l’ouvrir. Le produit, bon marché, est consommé par certains adolescents et jeunes adultes. Ils recherchent l’effet rapide, fugace, euphorisant et les distorsions sensorielles ressenties avec ce produit. Ce type d’usage s’est amplifié, ainsi que le nombre et la gravité des complications observées.
La loi n° 2021-695 du 1er juin 2021 tendant à prévenir les usages dangereux du protoxyde d'azote, établit un cadre protecteur en prévoyant :
Il existe par ailleurs du N2O à usage médical (anesthésie). Inscrit sur la liste 1 des substances vénéneuses (arrêté du 17 août 2001 portant classement sur les listes des substances vénéneuses), il est soumis à une réglementation stricte (arrêté du 21 décembre 2001 portant application de la réglementation des stupéfiants aux médicaments à base de protoxyde d'azote).
Des risques immédiats : asphyxie par manque d’oxygène, perte de connaissance, brûlure par le froid du gaz expulsé, désorientation, vertiges, chutes notamment.
En cas de consommations répétées et à intervalles rapprochés et / ou à fortes doses, de sévères troubles neurologiques, hématologiques, psychiatriques ou cardiaques peuvent survenir.
La consommation associée à d’autres produits (alcool, drogues) majore les risques.
Je refuse, c’est le seul moyen de ne pas mettre ma santé en danger.
Si j’en consomme je réduis les risques pour moi et les autres :
En cas de symptômes inhabituels après consommation, en cas d’urgence, prévenir les secours (15 ou 18).
En cas de difficulté à contrôler et à stopper sa consommation, consultez un médecin ou une structure spécialisée dans la prise en charge des addictions, telle qu’une consultation jeunes consommateurs qui propose un service, gratuit et confidentiel, d’accueil, d’écoute, de conseil et, si nécessaire, une orientation (www.drogues-info-service.fr).
Professionnels de santé et de l’éducation : sans dramatiser, je ne banalise pas l’usage. J’alerte le consommateur des risques liés à cette pratique. Si nécessaire, j’aide la personne à obtenir un rendez-vous auprès d’une consultation jeunes consommateurs (CJC).
Par ailleurs les professionnels de santé et les usagers doivent déclarer tout cas grave d’abus, de dépendance et d’usage détourné, évènement sanitaire indésirable sur le site www.signalement-sante.gouv.fr
Commerçants : des achats en quantité de capsules de N2O sont très probablement en lien avec un usage détourné, qui peut être dangereux. Informez en vos collaborateurs.
Depuis la loi du 1er juin 2021, la vente (ou l'offre) de protoxyde d’azote aux mineurs est interdite quel que soit le conditionnement, dans :
La vente ou la distribution de "crackers" ou de ballons dédiés à l’usage détourné du protoxyde d’azote sont également interdites. Les sites de commerce en ligne doivent indiquer sur leurs pages Internet l’interdiction de vente aux mineurs. La vente aux majeurs est également interdite dans les débits de boisson (bars, discothèques, et débits de boissons temporaires) et dans les bureaux de tabac.
Ne paniquez pas, mais ne banalisez pas la situation.
Essayez d’instaurer un dialogue avec votre enfant sur ses motivations à consommer et sur les risques que cela représente.
Si vous ne parvenez pas à instaurer un dialogue, si vous êtes perdu ou débordé par vos émotions, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel spécialisé pour être conseillé (par exemple, une consultation jeunes consommateurs - CJC). Vous pouvez également avoir recours au téléphone ou à internet (Drogues info service est à votre disposition pour répondre à vos questions et pour vous aider dans votre réflexion. Vous pouvez joindre anonymement l’un des écoutants tous les jours de 8h à 2h au 0 800 23 13 13 ou par chat.)
Les municipalités peuvent travailler sur l’information des partenaires éducatifs et sociaux, l’information des familles et la sensibilisation des commerçants pour les inciter respecter le cadre légal concernant la vente de cartouches de protoxyde d’azote. Le sujet peut être abordé dans le cadre du Contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance par exemple.
De façon plus générale, la prévention de l’usage détourné du protoxyde d’azote implique des actions d’information mais aussi une intervention dès le plus jeune âge auprès des enfants pour les aider à ne pas adopter les comportements à risque de tous ordres, dont les consommations à risque de substances psychoactives.
En application de la loi du 1er juin 2021 tendant à prévenir les usages dangereux du protoxyde d'azote, les agents de police municipale, les gardes champêtres, les agents de surveillance de Paris ainsi que les agents de la Ville de Paris chargés d'un service de police, peuvent constater par procès-verbal les infractions relatives aux interdiction de vente aux mineurs et aux majeurs dans les débits de boisson et les débits de tabac, ainsi que les interdiction de vendre et de distribuer tout produit spécifiquement destiné à faciliter l'extraction de protoxyde d'azote, tels que les « cracker » et les ballons.
Ces agents peuvent exiger que l’acheteur établisse la preuve de sa majorité par la production de tout document officiel muni d'une photographie.
Enfin, ils disposent au titre du R. 15-33-29-3 du Code de procédure pénale, de la possibilité de constater des infractions relatives au dépôt illégal de déchets, ordures et autres matériaux sur la voie publique, en vertu des articles R.633-6 et R. 644-2 du Code pénal : ces contraventions pénales (respectivement une C3 et une C4) sont punies d’un montant maximal de 450 et 750 €.
Par ailleurs, le maire peut, au titre de ses pouvoirs de police générale (article L. 2212-2 du Code général des collectivités territoriales), édicter certaines mesures en cas de troubles au bon ordre, à la sûreté, la sécurité et la tranquillité publiques ; le trouble doit toutefois être démontré localement et justifié par des éléments matériels inscrits dans les considérants (comportements récurrents et déjà constatés par l’autorité de police, comportements agressifs ou dangereux pour la circulation...).
Si une interdiction de la consommation sur la voie publique est juridiquement envisageable, elle ne doit pas revêtir le caractère d’une interdiction générale et absolue (CE, 26 avril 1993, Commune de Méribel-les-Alllues), et doit être proportionnée aux risques de troubles à l’ordre public. Il est donc préférable d’assortir cette interdiction de limitations dans le temps et l’espace (horaires, dates, périmètres géographiques).
À retrouver sur https://www.drogues.gouv.fr/lusage-detourne-du-protoxyde-dazote-une-pratique-risques-de-plus-en-plus-repandue
Article
Publié le 25/03/2026
Information proposée par Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail - ANSES
Le cadmium est un métal lourd naturellement présent dans les sols. Les activités agricoles et industrielles contribuent à augmenter sa présence dans l’environnement. Nous y sommes exposés principalement par l’alimentation. Comment le cadmium se retrouve dans l’alimentation ? Quels sont les aliments les plus contributeurs à notre exposition ? Quels sont les effets possibles sur la santé ? Comment réduire l’exposition ? Tout comprendre dans cette page.
Le cadmium est un élément trace métallique présent dans l’environnement. Il est naturellement présent dans les roches à partir desquelles se forment les sols. Les activités humaines contribuent à augmenter sa présence dans les sols et constituent également une source d’émission dans l’eau et l’air.
En agriculture, l’épandage de matières fertilisantes telles que les engrais minéraux phosphatés et les effluents d’élevage, constitue une source d’apport en cadmium dans les sols agricoles.
En industrie, le cadmium est utilisé et émis dans plusieurs secteurs, notamment les industries métallurgique, chimique et électrique, ainsi que lors de l’incinération des déchets ou bien encore du recyclage des batteries.
L'ensemble des sources de cadmium (industrie, matières fertilisantes) peuvent être à l'origine de la contamination de notre environnement (air, sols, eau, denrées agricoles, aliments). Les produis de consommation peuvent présenter de façon résiduelle du cadmium comme les produits cosmétiques.
L’alimentation représente la principale voie d’exposition humaine au cadmium.
Chez les fumeurs, le tabac constitue une source supplémentaire d’exposition au cadmium.
Les aliments qui contribuent le plus à notre exposition au cadmium dépendent à la fois de leur teneur en cadmium et de leur fréquence de consommation.
Les principaux aliments contributeurs pour les français sont des aliments du quotidien à base de blés et de céréales : céréales du petit-déjeuner, pain et produits de panification sèche, viennoiseries, pâtisseries, gâteaux et biscuits sucrés, pâtes, ainsi que le riz et blé raffinés, les pommes de terre et certains légumes.
D’autres aliments présentent des teneurs plus élevées en cadmium, comme les mollusques, les crustacés, les algues, et les abats. Moins consommés de manière générale, ils peuvent toutefois contribuer de manière significative à l’exposition des personnes qui en consomment fréquemment.
Des aliments très contaminés mais consommés occasionnellement contribuent moins à l’exposition globale que des aliments moins contaminés mais consommés quotidiennement. Par exemple, le chocolat contribue pour moins de 3% de l’exposition quelle que soit la classe d’âge considérée de la population française. Il ne fait donc pas partie des aliments les plus contributeurs.
Présent dans les sols, le cadmium pénètre facilement dans les végétaux par leurs racines et contamine ainsi la chaîne alimentaire. En France, les matières fertilisantes représentent en moyenne plus de 80 % des apports en cadmium aux sols agricoles. Les engrais minéraux phosphatés sont la première source (55%), suivis des effluents d'élevage (25%), puis des boues et composts (5%).
Les engrais minéraux phosphatés sont fabriqués à partir du phosphate naturel de calcium extrait de la roche. Le cadmium ne peut pas être entièrement éliminé lors des procédés de fabrication. En France, la roche phosphatée ainsi que les produits intermédiaires ou finis qui en sont issus sont majoritairement importés de pays d’Afrique du Nord (notamment Maroc, Egypte, Algérie), où les gisements de roches phosphatées sont constitués de roches sédimentaires. Ce type de roches présente des teneurs en cadmium variables et pouvant être élevées. À l’inverse, les roches d’origine ignée, comme celles provenant d’Afrique du Sud ou de Russie, présentent généralement des concentrations en cadmium peu élevées.
Par ailleurs, en France, les dépôts atmosphériques représentent 14% des apports en cadmium dans les sols agricoles. Les émissions de cadmium par les sources industrielles ont fortement diminué en dix ans, de 48% dans l’air et de 69% dans l’eau, grâce au renforcement de la règlementation.
Les aliments issus de l’agriculture biologique peuvent également contenir du cadmium. En effet, certaines matières fertilisantes autorisées en agriculture biologique, comme des engrais minéraux phosphatés (la roche broyée étant considérée comme un produit naturel) et matières fertilisantes organiques d’origine résiduaire, peuvent aussi contribuer aux apports de cadmium dans les sols. Ainsi, le mode de production biologique ne permet pas, à lui seul, d’éviter l’exposition au cadmium.
Depuis une quinzaine d’années, les travaux de l’Anses mettent en évidence une surexposition d’une partie de la population française au cadmium par l’alimentation.
Les résultats de la troisième étude de l’alimentation totale (EAT3) montrent une augmentation de la part de la population dont les expositions alimentaires dépassent la dose journalière tolérable par ingestion pour le cadmium : entre 23 % et 27 % pour les enfants et 1,4 et 1,7 % chez les adultes.
Par ailleurs, la dernière étude nationale de biosurveillance ESTEBAN, menée entre 2014 et 2016 par Santé publique France, révélait que 47,6% de la population de 18 à 60 ans dépassait le seuil de concentration critique de cadmium dans les urines (0,5 μg de cadmium par gramme de Cd de créatinine). Ces résultats montrent une imprégnation plus élevée de la population française, qu’il y a 10 ans lors de l’étude précédente étude de biosurveillance de 2006-2007.
Enfin, l’expertise publiée par l’Anses en 2026, intégrant une modélisation de la cadmiurie (taux de cadmium dans les urines) pour la population en 2025, confirme que des dépassements persistent pour une partie de la population.
Le cadmium est classé comme cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction. Il est reconnu comme cancérogène certain pour le poumon en milieu professionnel. Il est aussi suspecté d’induire d’autres cancers (pancréas, vessie, prostate et sein).
En cas d’exposition prolongée, même à faible dose par voie orale, principalement par l’alimentation, le cadmium entraîne des atteintes rénales, pouvant évoluer à terme vers une insuffisance rénale et une fragilité osseuse, augmentant le risque d’ostéoporose et de fractures.
D’autres effets indésirables sont également identifiés notamment sur le neurodéveloppement et le système cardio vasculaire.
L’expertise de l’Anses de 2026 montre qu’une part significative de la population dépasse au cours de sa vie les valeurs sanitaires de référence (Valeurs repères biologiques). L’Anses souligne que des effets néfastes à long terme sont probables pour une part croissante de la population si aucune mesure n’est mise en place pour réduire les expositions au cadmium.
L’exposition au cadmium est diffuse et concerne une grande variété d’aliments de notre quotidien. La réduction de l’exposition au cadmium repose donc avant tout par des actions collectives pour diminuer durablement les teneurs en cadmium dans les principaux aliments contributeurs.
Pour cela, il faut agir sur les sources de contamination, en limitant la contamination des sols agricoles. Cela implique notamment d’appliquer des valeurs limites pour le cadmium dans les matières fertilisantes utilisées en agriculture. Dans son expertise de 2016, l’Anses identifie plusieurs leviers pour réduire durablement la contamination des sols et des aliments.
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Quelles sont les teneurs limites de cadmium dans les engrais minéraux phosphatés ? Actuellement, selon la règlementation :
L'Anses recommande une teneur maximale de 20 mg de cadmium par kilogramme de P₂O₅ dans les produits de type engrais minéraux phosphatés. Il s’agit du seuil limite permettant de respecter un flux d’apport de 2 g de cadmium par hectare et par an dans les sols et, à terme, de contribuer à réduire l’exposition au cadmium par l’alimentation. |
Pour réduire l’exposition au cadmium tout en maintenant une alimentation équilibrée, l’Anses recommande :
Ces recommandations s’inscrivent dans les repères de consommation du Plan national nutrition santé (PNNS).
Pour les fumeurs, réduire et arrêter la consommation de tabac dès que possible, principale source supplémentaire d’exposition au cadmium.
L’Agence mène des expertises scientifiques pour évaluer l'exposition de la population au cadmium.
Ses actions principales sont :
- Une valeur toxicologique de référence externe, par ingestion, c’est-à-dire une dose journalière tolérable de cadmium apporté par voie orale en dessous de laquelle le risque pour la santé de la population générale est écarté,
- Une valeur toxicologique de référence interne, c’est-à-dire une concentration d’une substance absorbée dans l’organisme au-delà de laquelle un effet néfaste peut survenir
- Des valeurs sanitaires repères biologiques (sang, urines) par tranche d’âge, ce qui correspond à une imprégnation à ne pas dépasser à l’âge de 60 ans, compte-tenu du caractère bioaccumulable du cadmium dans l’organisme.
- Des limites de quantité de cadmium dans les fertilisants, qu’il s’agisse d’engrais industriels ou naturels, pour réduire la contamination en cadmium des sols et des aliments,
- Une teneur maximale en cadmium dans les aliments (par exemple dans les algues alimentaires).
En 2026, l’Agence publie une évaluation globale de l’exposition humaine au cadmium et priorise des leviers d’action, sur la base d’une analyse socio-économique, pour réduire l’imprégnation de la population française au cadmium.
Dans le cadre des Etudes Totales de l’Alimentation, l’Anses dresse un bilan des concentrations des contaminants chimiques dans l’alimentation comme le cadmium et des niveaux d’exposition de la population générale.
L’Agence est par ailleurs très impliquée dans l’amélioration de la surveillance de la contamination de la chaîne alimentaire dans le cadre notamment des travaux de la Plateforme nationale de surveillance sanitaire de la chaîne alimentaire
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AVIS de l'Anses relatif à la teneur maximale en cadmium pour les algues destinées à l'alimentation humaine
À retrouver sur https://www.anses.fr/fr/content/cadmium-reduire-exposition