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Publié le 20/06/2023
Information proposée par Agence de la Biomédecine
Chaque année le 22 juin, se tient la journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe et de reconnaissance aux donneurs. Cette année, l’Agence de la biomédecine souhaite que cette journée devienne le jour où tous les Français rappellent à leurs proches s’ils sont donneurs d’organes après leur mort.
La grande majorité de la population (80%1) est favorable au don d'organes, 91% pensent qu’il est important de faire part de sa position à ses proches, mais seulement 47% en ont effectivement parlé.
Pourtant, cet échange est vital : c’est bien souvent la condition sine qua non pour que les proches ne rapportent pas une opposition, faute de connaitre la volonté du défunt. En effet, avant tout prélèvement d’organes ou de tissus, les équipes médicales interrogent systématiquement les proches pour s’assurer que la personne n’y était pas opposée. Dans le doute, si le sujet n’avait jamais été abordé, les proches rapportent par prudence une opposition, si bien qu’un prélèvement sur trois est ainsi empêché. Autant de vies qui auraient pu être sauvées ne le sont pas, sachant que 5 à 7 personnes peuvent bénéficier d’une greffe d’organe vitale, pour chaque donneur décédé prélevé.
Grâce au don d’organes, 5 314 personnes ont été sauvées en 2022, mais près de 10 000 nouveaux patients sont inscrits en liste d’attente chaque année. Pour faire respecter votre volonté, parlez du don d’organes avec vos proches. Nous sommes tous présumés donneurs, mais la loi impose aux équipes médicales de consulter les proches pour recueillir une éventuelle opposition du défunt. En parler de son vivant, c’est les soulager lors de l’entretien. C’est aussi, avec un simple « oui », pouvoir sauver 7 vies.
Tout le monde est concerné par cette démarche, car le don d’organes et de tissus peut se faire à tout âge, quel que soit son état de santé, et, pour les tissus, quelles que soient les conditions du décès. De la même manière que tout le monde peut être greffé, tout le monde peut donner !
Marine Jeantet, directrice générale de l’Agence de la biomédecine :
« Pour donner plus de chances aux patients en attente de greffe, il faut réduire le nombre de donneurs potentiels non-prélevés alors qu’ils ne s’étaient pas opposés au don d’organes de leur vivant. Il n'y a pas beaucoup de domaines où il suffit d’en parler pour sauver des vies !
Pour inscrire cette démarche dans le quotidien dédramatiser l’échange et en généraliser l’habitude, l’Agence de la biomédecine veut faire de chaque 22 juin la journée où tout le monde en parle. Une date anniversaire où l’on se rappelle qu’on est tous donneurs, tous receveurs. Comme le 1er décembre est la Journée mondiale de lutte contre le sida, où tout le monde porte le ruban rouge, le 22 juin doit devenir un grand évènement de mobilisation nationale, autour du symbole du ruban vert : le jour où chacun s’informe et rappelle à ses proches qu’il est donneur. Ce n’est que par un grand élan de mobilisation nationale que nous atteindrons les objectifs ambitieux du Plan greffe : pour que tous les malades en attente de greffe puissent être sauvés, il faut que chaque Français se sente concerné et prenne, une fois par an, une minute pour en parler. »
Site officiel pour s’informer sur le don et la greffe d’organes : dondorganes.fr
À retrouver sur https://www.agence-biomedecine.fr/JOURNEE-NATIONALE-DU-DON-D-ORGANES-C-EST-LE-MOMENT-DE-RAPPELER-A-VOS-PROCHES
L’Agence de la biomédecine est un établissement public d’État créé par la loi de bioéthique du 6 août 2004, dépendant du ministère de la Santé. Elle exerce ses missions dans les domaines du prélèvement et de la greffe d’organes, de tissus et de cellules, ainsi que de la procréation, de l’embryologie et de la génétique humaines.
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Publié le 20/06/2023
Information proposée par Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail - ANSES
Des proliférations de microalgues Ostreopsis ont provoqué près de 900 intoxications sur la côte basque depuis 2021. L’Anses recommande un ensemble de mesures pour protéger les populations qui sont les plus exposées, en particulier les professionnels travaillant sur ou à proximité de la plage.
Ostreopsis est une algue microscopique d’origine tropicale qui est arrivée en Méditerranée il y a une vingtaine d’années. En France, l’aire de répartition de cette microalgue s’étend, avec une présence sur la côte basque depuis quelques années. Les proliférations d’Ostreopsis surviennent surtout l’été, lorsque l’eau atteint une température de plus de 20°C. Du fait des toxines qu’elle produit, Ostreopsis est à l’origine d’intoxications provoquant des symptômes de type grippal, des irritations cutanées et des troubles gastriques. Les signes apparaissent quelques heures après le contact avec la microalgue ou ses toxines et disparaissent en quelques jours.
Principale voie d’exposition : l’inhalation des embruns marins. Il suffit d’être à quelques mètres de la mer pour être intoxiqué.
Prolifération d'Ostreopsis. Équipe Lemée (Laboratoire d'Océanographie de Villefranche), libre de droit
Ostreopsis peut s’accumuler à la surface de l’eau pour former des « fleurs d’eau ». Ces fleurs d’eau peuvent créer des nappes marrons qui peuvent atteindre plusieurs mètres carrés. Celles-ci peuvent cependant disparaitre rapidement et ce n’est pas parce qu’elles ne sont pas visibles qu’il n’y a pas de risque. Seul signe distinctif de la présence de la micro-algue : la sensation d’un goût métallique dans la bouche, même si elle a seulement été inhalée et non ingérée.
Les professionnels travaillant sur les plages ou à proximité, comme les maîtres-nageurs-sauveteurs ou les restaurateurs, sont particulièrement touchés. Une exposition prolongée à Ostreopsis peut conduire à un allongement de la durée des symptômes. Les professionnels sont encouragés à signaler ces symptômes auprès de la médecine du travail. De façon générale, un aménagement du temps de travail pourrait être envisagé afin de limiter la durée de la présence des professionnels sur les plages lors des proliférations d’Ostreopsis. L’Anses recommande aussi le port d’équipements de protection pour les personnes en charge des prélèvements d’eau, notamment des masques et des gants.
Pour protéger la santé des professionnels mais aussi celle des personnes fréquentant les plages, l'Agence a proposé arbre de décision à destination des autorités locales, notamment des agences régionales de santé. Celui-ci préconise les mesures à mettre en place selon la concentration de microalgues dans l’eau ou le nombre d’intoxications recensées. Ces mesures vont de l’information du public, en particulier des populations à risque et des professionnels, jusqu’à l’interdiction des activités nautiques et la fermeture des plages. « Les personnes qui ont des problèmes respiratoires sont les plus à risque de présenter des symptômes, précise Carole Catastini, qui a coordonné l’expertise. Elles devraient éviter d’être à proximité du littoral lorsqu’il y a une prolifération d’Ostreopsis. »
L’Anses recommande également d’adapter la fréquence des prélèvements d’eau en fonction de la concentration de la microalgue. Les contrôles sanitaires des eaux de baignade sont habituellement réalisés tous les 15 jours. Cette fréquence pourrait devenir hebdomadaire voire quotidienne lorsqu’Ostréopsis est détectée, afin de suivre de près la situation qui peut évoluer en quelques jours. « De même, il ne faudrait pas contrôler uniquement les plages surveillées, comme c’est le cas actuellement, mais toutes les plages où il y a des activités nautiques, qu’il s’agisse de baignade, de surf ou de voile, précise Carole Catastini. On sait aussi que la présence d’Ostreopsis peut être très localisée : elle peut être présente à une extrémité de la plage mais pas à l’autre. » La microalgue se développant sur les macroalgues avant de flotter à la surface, l’Agence conseille également de faire les prélèvements à la fois dans l’eau et sur le fond.
De rares cas d’intoxication par voie alimentaire ont été rapportés en dehors de l’Europe, mais le lien avec Ostreopsis reste incertain. Par précaution, les experts conseillent de ne pas prélever de coquillages ni d’autres produits de la mer en cas de prolifération d’Ostreopsis. « Les poissons doivent être éviscérés avant d’être consommés, les toxines s’accumulant dans l’appareil digestif » indique Nathalie Arnich, qui a coordonné l’expertise.
Pour protéger la santé des consommateurs, l’Anses a également déterminé une valeur guide dans les coquillages, c’est-à-dire une concentration en toxines produites par Ostreopsis qui ne doit pas être dépassée dans ces produits.
Avis et rapport de l'Anses relatif à l’élaboration de VTR pour la palytoxine (CAS n° 77734-91-9)
À retrouver sur https://www.anses.fr/fr/content/prevenir-intoxications-ostreopsis-cote-basque