Journée nationale du don d'organes : c'est le moment de rappeler à vos proches que vous êtes donneurs

Article

Publié le 20/06/2023

Information proposée par Agence de la Biomédecine

Chaque année le 22 juin, se tient la journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe et de reconnaissance aux donneurs. Cette année, l’Agence de la biomédecine souhaite que cette journée devienne le jour où tous les Français rappellent à leurs proches s’ils sont donneurs d’organes après leur mort.

La grande majorité de la population (80%1) est favorable au don d'organes, 91% pensent qu’il est important de faire part de sa position à ses proches, mais seulement 47% en ont effectivement parlé. 

Pourtant, cet échange est vital : c’est bien souvent la condition sine qua non pour que les proches ne rapportent pas une opposition, faute de connaitre la volonté du défunt. En effet, avant tout prélèvement d’organes ou de tissus, les équipes médicales interrogent systématiquement les proches pour s’assurer que la personne n’y était pas opposée. Dans le doute, si le sujet n’avait jamais été abordé, les proches rapportent par prudence une opposition, si bien qu’un prélèvement sur trois est ainsi empêché. Autant de vies qui auraient pu être sauvées ne le sont pas, sachant que 5 à 7 personnes peuvent bénéficier d’une greffe d’organe vitale, pour chaque donneur décédé prélevé.


Grâce au don d’organes, 5 314 personnes ont été sauvées en 2022, mais près de 10 000 nouveaux patients sont inscrits en liste d’attente chaque année. Pour faire respecter votre volonté, parlez du don d’organes avec vos proches. Nous sommes tous présumés donneurs, mais la loi impose aux équipes médicales de consulter les proches pour recueillir une éventuelle opposition du défunt. En parler de son vivant, c’est les soulager lors de l’entretien. C’est aussi, avec un simple « oui », pouvoir sauver 7 vies.


Tout le monde est concerné par cette démarche, car le don d’organes et de tissus peut se faire à tout âge, quel que soit son état de santé, et, pour les tissus, quelles que soient les conditions du décès. De la même manière que tout le monde peut être greffé, tout le monde peut donner !

Marine Jeantet, directrice générale de l’Agence de la biomédecine :
« Pour donner plus de chances aux patients en attente de greffe, il faut réduire le nombre de donneurs potentiels non-prélevés alors qu’ils ne s’étaient pas opposés au don d’organes de leur vivant. Il n'y a pas beaucoup de domaines où il suffit d’en parler pour sauver des vies !
Pour inscrire cette démarche dans le quotidien dédramatiser l’échange et en généraliser l’habitude, l’Agence de la biomédecine veut faire de chaque 22 juin la journée où tout le monde en parle. Une date anniversaire où l’on se rappelle qu’on est tous donneurs, tous receveurs. Comme le 1er décembre est la Journée mondiale de lutte contre le sida, où tout le monde porte le ruban rouge, le 22 juin doit devenir un grand évènement de mobilisation nationale, autour du symbole du ruban vert : le jour où chacun s’informe et rappelle à ses proches qu’il est donneur. Ce n’est que par un grand élan de mobilisation nationale que nous atteindrons les objectifs ambitieux du Plan greffe : pour que tous les malades en attente de greffe puissent être sauvés, il faut que chaque Français se sente concerné et prenne, une fois par an, une minute pour en parler. »
 

Site officiel pour s’informer sur le don et la greffe d’organes : dondorganes.fr

À retrouver sur https://www.agence-biomedecine.fr/JOURNEE-NATIONALE-DU-DON-D-ORGANES-C-EST-LE-MOMENT-DE-RAPPELER-A-VOS-PROCHES

L’Agence de la biomédecine est un établissement public d’État créé par la loi de bioéthique du 6 août 2004, dépendant du ministère de la Santé. Elle exerce ses missions dans les domaines du prélèvement et de la greffe d’organes, de tissus et de cellules, ainsi que de la procréation, de l’embryologie et de la génétique humaines.
 

Agence de la Biomédecine

Prévenir les intoxications par Ostreopsis sur la côte basque

Article

Publié le 20/06/2023

Information proposée par Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail - ANSES

Des proliférations de microalgues Ostreopsis ont provoqué près de 900 intoxications sur la côte basque depuis 2021. L’Anses recommande un ensemble de mesures pour protéger les populations qui sont les plus exposées, en particulier les professionnels travaillant sur ou à proximité de la plage.

En période de prolifération, être à quelques mètres de la plage suffit à s’intoxiquer

Ostreopsis est une algue microscopique d’origine tropicale qui est arrivée en Méditerranée il y a une vingtaine d’années. En France, l’aire de répartition de cette microalgue s’étend, avec une présence sur la côte basque depuis quelques années. Les proliférations d’Ostreopsis surviennent surtout l’été, lorsque l’eau atteint une température de plus de 20°C. Du fait des toxines qu’elle produit, Ostreopsis est à l’origine d’intoxications provoquant des symptômes de type grippal, des irritations cutanées et des troubles gastriques. Les signes apparaissent quelques heures après le contact avec la microalgue ou ses toxines et disparaissent en quelques jours.

Principale voie d’exposition : l’inhalation des embruns marins. Il suffit d’être à quelques mètres de la mer pour être intoxiqué.

Prolifération d'Ostreopsis. Équipe Lemée (Laboratoire d'Océanographie de Villefranche), libre de droit

Comment savoir s’il y a une prolifération d’Ostréopsis 

Ostreopsis peut s’accumuler à la surface de l’eau pour former des « fleurs d’eau ». Ces fleurs d’eau peuvent créer des nappes marrons qui peuvent atteindre plusieurs mètres carrés. Celles-ci peuvent cependant disparaitre rapidement et ce n’est pas parce qu’elles ne sont pas visibles qu’il n’y a pas de risque. Seul signe distinctif de la présence de la micro-algue : la sensation d’un goût métallique dans la bouche, même si elle a seulement été inhalée et non ingérée.

Les professionnels sont les plus exposés

Les professionnels travaillant sur les plages ou à proximité, comme les maîtres-nageurs-sauveteurs ou les restaurateurs, sont particulièrement touchés. Une exposition prolongée à Ostreopsis peut conduire à un allongement de la durée des symptômes. Les professionnels sont encouragés à signaler ces symptômes auprès de la médecine du travail. De façon générale, un aménagement du temps de travail pourrait être envisagé afin de limiter la durée de la présence des professionnels sur les plages lors des proliférations d’Ostreopsis. L’Anses recommande aussi le port d’équipements de protection pour les personnes en charge des prélèvements d’eau, notamment des masques et des gants.

Un outil pour aider les autorités locales à gérer les situations à risque

Pour protéger la santé des professionnels mais aussi celle des personnes fréquentant les plages, l'Agence a proposé arbre de décision à destination des autorités locales, notamment des agences régionales de santé. Celui-ci préconise les mesures à mettre en place selon la concentration de microalgues dans l’eau ou le nombre d’intoxications recensées. Ces mesures vont de l’information du public, en particulier des populations à risque et des professionnels, jusqu’à l’interdiction des activités nautiques et la fermeture des plages. « Les personnes qui ont des problèmes respiratoires sont les plus à risque de présenter des symptômes, précise Carole Catastini, qui a coordonné l’expertise. Elles devraient éviter d’être à proximité du littoral lorsqu’il y a une prolifération d’Ostreopsis. »

Renforcement de la surveillance

L’Anses recommande également d’adapter la fréquence des prélèvements d’eau en fonction de la concentration de la microalgue. Les contrôles sanitaires des eaux de baignade sont habituellement réalisés tous les 15 jours. Cette fréquence pourrait devenir hebdomadaire voire quotidienne lorsqu’Ostréopsis est détectée, afin de suivre de près la situation qui peut évoluer en quelques jours. « De même, il ne faudrait pas contrôler uniquement les plages surveillées, comme c’est le cas actuellement, mais toutes les plages où il y a des activités nautiques, qu’il s’agisse de baignade, de surf ou de voile, précise Carole Catastini. On sait aussi que la présence d’Ostreopsis peut être très localisée : elle peut être présente à une extrémité de la plage mais pas à l’autre. » La microalgue se développant sur les macroalgues avant de flotter à la surface, l’Agence conseille également de faire les prélèvements à la fois dans l’eau et sur le fond.

Et dans l’alimentation ?

De rares cas d’intoxication par voie alimentaire ont été rapportés en dehors de l’Europe, mais le lien avec Ostreopsis reste incertain. Par précaution, les experts conseillent de ne pas prélever de coquillages ni d’autres produits de la mer en cas de prolifération d’Ostreopsis. « Les poissons doivent être éviscérés avant d’être consommés, les toxines s’accumulant dans l’appareil digestif » indique Nathalie Arnich, qui a coordonné l’expertise. 

Pour protéger la santé des consommateurs, l’Anses a également déterminé une valeur guide dans les coquillages, c’est-à-dire une concentration en toxines produites par Ostreopsis qui ne doit pas être dépassée dans ces produits.

 

En savoir plus

Avis relatif aux risques pour la santé humaine liés aux proliférations d’Ostreopsis spp. sur le littoral basque

Avis et rapport de l'Anses relatif à l’élaboration de VTR pour la palytoxine (CAS n° 77734-91-9)

À retrouver sur https://www.anses.fr/fr/content/prevenir-intoxications-ostreopsis-cote-basque

Anonyme (non vérifié)
Anonyme (non vérifié)
Anonyme (non vérifié)

La viande grillée au barbecue est-elle cancérigène ?

Information proposée par : 

Service Public d'Information en Santé

03/06/2024 6 mins de lecture

Avec la belle saison ressortent les barbecues… Ce rituel est source de convivialité et souvent synonyme de fins de semaine festives ou de vacances d’été. Mais sur ce moment de plaisir planent souvent les doutes quant à la toxicité de la viande grillée, en particulier en termes de risque de cancer. Qu’en est-il vraiment ? Pourquoi les viandes grillées ont-elles mauvaise réputation ? Comment réduire les risques d’une belle côte de bœuf, de côtelettes d’agneau ou de brochettes ?

C’est un fait : la cuisson au barbecue (et au gril en général) est source de plusieurs molécules réputées cancérigènes : les amines hétérocycliques (AHC) et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Elle conduit également à la formation d'agents de glycation avancée (ou AGE) via la réaction de Maillard (sur cette réaction et son impact sur la santé, consultez notre article « Les réactions de Maillard sont-elles dangereuses pour la santé ? »). La nature et la quantité de molécules formées varient en fonction de la nature de la viande, de la température et de la durée de la cuisson.

Que sont les AHC et les HAP ?

Les AHC et les HAP sont des substances chimiques qui se forment lorsque la viande issue des muscles est cuite à haute température, par exemple à la poêle ou au gril, ou directement au-dessus d'une flamme nue. Des expériences en laboratoire ont montré que les AHC et les HAP sont mutagènes, c'est-à-dire qu'ils provoquent des modifications de l'ADN de nos cellules, susceptibles d'augmenter le risque de cancer.

Les AHC se forment lorsque des acides aminés (les éléments constitutifs des protéines), des sucres et de la créatine ou de la créatinine (substances présentes dans les muscles) réagissent ensemble à des températures élevées. De leur côté, les HAP se forment lorsque la graisse et le jus de la viande grillée s'écoulent sur une surface chauffée ou directement sur le feu, provoquant des flammes et de la fumée. Celle-ci contient des HAP qui adhèrent ensuite à la surface de la viande. Les HAP peuvent également se former au cours d'autres processus de préparation des aliments, comme le fumage des viandes.

Quels sont les facteurs qui influencent la formation des AHC et des HAP ?

En cuisine, la formation des AHC et des HAP varie en fonction du type de viande, de la méthode de cuisson et du degré de cuisson (plus la cuisson est chaude et longue, plus elles se forment). Ainsi, quel que soit le type de viande, les viandes cuites à des températures élevées, notamment supérieures à 150°C (comme dans les grillades ou les fritures à la poêle), ou qui sont cuites pendant longtemps, ont tendance à former davantage d’AHC. De plus, les méthodes de cuisson qui exposent la viande à la fumée contribuent à la formation des HAP.

Les AHC ne sont pas présents en quantités significatives dans les aliments autres que la viande cuite à haute température. Les HAP, eux, sont présents dans d'autres aliments fumés, ainsi que dans la fumée de cigarette et les gaz d'échappement des voitures.

Ces substances sont-elles vraiment cancérigènes ?

Les animaux de laboratoire exposés à des doses élevées d’AHC développent des tumeurs mammaires, du côlon, du foie, de la peau, des poumons, de la prostate et d'autres organes. Leur exposition aux HAP conduit, elle, à des leucémies et des cancers du côlon. Cependant, les doses utilisées dans ces études sont généralement très élevées, plusieurs centaines de fois supérieures à celles absorbées par l'homme via l'alimentation.

Dans l’espèce humaine, les études menées sur des populations n'ont pas établi de lien vraiment significatif entre l'exposition aux AHC et aux HAP provenant de l’alimentation et le risque de cancer. L'une des difficultés de ces études réside dans le fait qu'il est difficile de déterminer le niveau exact d'exposition d’une personne aux AHC et aux HAP à partir de viandes cuites.

Tout d’abord, il est difficile de mesurer exactement les techniques de cuisson de chaque participant aux études. De plus, la variation individuelle de l'activité des enzymes qui métabolisent les AHC et les HAP peut entraîner des différences d'exposition, même chez les personnes qui ingèrent la même quantité de ces composés. À prendre en compte également, le fait que la consommation de viande rouge a été associée à un risque plus élevé de cancer. Enfin, les participants aux études peuvent avoir été exposées aux HAP à partir d'autres sources environnementales (par exemple le tabac), et pas seulement à partir de l'alimentation.

Ces limites étant posées, plusieurs études épidémiologiques ont pourtant constaté qu'une consommation élevée de viande bien cuite, frite ou cuite au barbecue était associée à un risque accru de cancer colorectal (intestin et rectum), du pancréas et de la prostate. Cependant, d'autres études n'ont trouvé aucune association avec les risques de cancer colorectal ou de la prostate. En 2015, un groupe d'experts indépendants réunis par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a déterminé que la consommation de viande rouge était « probablement cancérogène pour l'homme » (groupe 2A), en se fondant principalement sur les données des études épidémiologiques. Toutefois, le CIRC n'a pas conclu que les AHC et les HAP étaient associés à davantage de cancers dans une population.

Comment se protéger des AHC et des HAP ?

Pas de panique au barbecue : l’ensemble des données scientifiques actuellement disponibles montre que le risque de surexposition alimentaire à ces composés par l’utilisation de barbecue est tout à fait limité si l’on respecte certaines recommandations de cuisson. Ainsi, lorsqu’on est amateur de viandes grillées, il est possible de réduire son exposition aux AHC et HAP en suivant quelques conseils simples :

-    privilégiez les morceaux maigres pour éviter que le gras coule dans les braises, ainsi que des tranches et morceaux peu épais, pour une cuisson plus rapide. Si vous optez pour des morceaux gras, essayez d'ôter le plus de gras possible avant la cuisson (et ne piquez pas les saucisses et merguez !). Vous pouvez également recouvrir le foyer d’un léger tapis de cendres. Enfin, gardez un flacon pulvérisateur d’eau à portée de main pour contrôler les flammes ;

-    réglez la hauteur de cuisson : afin d’éviter la formation massive d’HAP et d’AHC, les aliments doivent être cuits à la chaleur des braises et non pas au contact direct des flammes (qui atteignent des températures d’environ 500°C). Il est conseillé de ne pas dépasser une température de cuisson de l’ordre de 220°C, ce qui dans le cas du barbecue revient en général à placer la grille à au moins 10 cm des braises dans le cas d’un barbecue à cuisson horizontale ou, mieux encore, d’opter pour un modèle de barbecue à cuisson verticale. Si vous voulez vraiment cuire sur les flammes, optez pour une cuisson en papillote, ou utilisez du papier d’aluminium entre les flammes et la viande ;

-    pour les consommateurs qui font un usage fréquent du barbecue à charbon de bois, privilégiez le charbon de bois épuré (plus de 85 % de carbone, catégorie A) plutôt que le charbon de bois ordinaire ;

-    les allume-feux, qu’ils soient sous forme liquide, solide ou de gel, sont destinés à faciliter l’allumage du charbon de bois en vue de la constitution de bonnes braises. Ils doivent avoir brûlé complètement avant de placer la viande à griller. Ils ne doivent en aucun cas être utilisés pour raviver le feu ;

-    retourner continuellement la viande peut réduire considérablement la formation d’AHC par rapport au fait de laisser la viande sur la source de chaleur sans la retourner souvent. Essayez d’éviter la formation de lignes de carbonisation, certes esthétiques mais riches en AHC ;

-    une fois la viande cuite, enlevez les parties carbonisées. De plus, mieux vaut s’abstenir d'utiliser une sauce faite à partir du jus de viande ;

-    précuire les viandes avant de les exposer à des températures élevées peut réduire considérablement la formation d'AHC en réduisant le temps pendant lequel la viande devra être en contact avec une chaleur élevée pour terminer la cuisson. C’est particulièrement le cas pour les volailles qui demandent du temps pour être cuites à cœur et qui peuvent être bouillies avant d’être grillées ;

-    après le repas, nettoyez bien les grilles et le bac de récupération des graisses.

En conclusion, si les viandes grillées contiennent bien des substances potentiellement cancérigènes, il est néanmoins possible d’apprécier le rituel du barbecue à condition de respecter les règles présentées ci-dessus et d’apprécier ce mode de cuisson avec modération, une fois de temps en temps.

Auteur : Service Public d'Information en Santé

Le Service Public d’information en santé met à la disposition du grand public les informations les plus pertinentes, solides et utiles pour vos recherches en santé.

Info ou intox ? Dans le cadre de la lutte contre les fausses informations qui circulent en matière de santé, rédacteurs et experts scientifiques répondent ici à vos demandes de décryptages déposées sur Santé.fr.

Bibliographie

Sources

Cuisson au barbecue : comment prévenir les risques pour la santé ?, Anses, 2020

Knize MG & Felton JS. Formation and human risk of carcinogenic heterocyclic amines formed from natural precursors in meat. Nutrition Reviews 2005; 63(5):158–165. doi: 10.1111/j.1753-4887.2005.tb00133.x https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15971410/

Jägerstad M & Skog K. Genotoxicity of heat-processed foods. Mutation Research 2005; 574(1–2):156–172. doi: 10.1016/j.mrfmmm.2005.01.030 https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15914214/

Zheng W & Lee SA. Well-done Meat Intake, Heterocyclic Amine Exposure, and Cancer Risk. Nutr Cancer. 2009; 61(4): 437–446. doi: 10.1080/01635580802710741 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2769029/

Turesky RJ & Le Marchand L. Metabolism and Biomarkers of Heterocyclic Aromatic Amines in Molecular Epidemiology Studies: Lessons Learned from Aromatic Amines. Chem. Res. Toxicol. 2011, 24, 8, 1169–1214, doi: 10.1021/tx200135s https://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/tx200135s

Bylsma LC & Alexander DD. A review and meta-analysis of prospective studies of red and processed meat, meat cooking methods, heme iron, heterocyclic amines and prostate cancer. Nutr J. 2015 Dec 21;14:125. doi: 10.1186/s12937-015-0111-3 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4687294/

Chiavarini M, Bertarelli G, Minelli L & Fabiani R. Dietary intake of meat cooking-related mutagens (HCAs) and risk of colorectal adenoma and cancer: A systematic review and meta-analysis. Nutrients. 2017 May 18;9(5):514. doi: 10.3390/nu9050514 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5452244/

Les bons gestes à adopter pour vous protéger et protéger vos proches en cas de forte chaleur

Article

Publié le 20/06/2025

Information proposée par Service Public.fr

Fatigue, sueurs abondantes, nausées, maux de tête, vertiges, crampes, déshydratation, coup de chaleur... Les périodes de fortes chaleurs reviennent et peuvent avoir de graves effets sur la santé des personnes les plus vulnérables. Le ministère de la Santé rappelle les gestes pour se protéger.

Un pic de chaleur est un épisode caractérisé par une chaleur intense, de courte durée (sur 1 à 2 jours) ou par des températures élevées qui perdurent dans le temps. Un épisode de canicule présente de très fortes chaleurs le jour et la nuit durant au moins 3 jours consécutifs. Retrouvez sur le site du ministère de la Santé les principales informations sur les effets sanitaires des vagues de chaleur ainsi que leurs définitions.

Adoptez les bons réflexes !

L'exposition aux fortes chaleurs présente un risque important pour la santé de tous et particulièrement pour les personnes les plus fragiles : les personnes âgées, les enfants en bas âge, les femmes enceintes, les personnes en situation de handicap ou souffrant de maladies chroniques ou celles prenant certains médicaments et les personnes précaires. Des gestes simples permettent d'éviter les accidents graves, comme la déshydratation ou le coup de chaleur. N'hésitez pas à prendre toutes les précautions avant les premiers signes de souffrance corporelle, même s'ils vous paraissent insignifiants !

Les principales pathologies liées à la chaleur sont la fatigue pouvant entraîner des étourdissements, un malaise, les crampes musculaires, la déshydratation. D'autres symptômes comme la constipation, la perte de poids ou encore l'hypotension artérielle et la tachycardie peuvent survenir. Le risque le plus grave est le coup de chaleur, qui peut entraîner le décès.

Avec la chaleur, le corps a des difficultés à réguler sa température et d'autres symptômes peuvent apparaître : peau chaude, rouge et sèche, maux de tête, nausées, somnolences, comportements agressifs inhabituels.

Protégez-vous en adoptant les gestes suivants :

  • restez au frais ;
  • buvez de l’eau et privilégiez l’eau gélifiée ou l’eau pétillante pour les personnes qui font des fausses routes ;
  • évitez les boissons à forte teneur en caféine type café, thé ou très sucrées comme les sodas ;
  • mouillez-vous le corps ;
  • fermez volets et fenêtres ;
  • privilégiez les activités douces ;
  • mangez frais et équilibré ;
  • évitez l’alcool ;
  • prenez des nouvelles des plus fragiles ;
  • en cas de malaise, appelez le 15.

Il est aussi important de surveiller votre alimentation. Mangez suffisamment, en fractionné au cours de la journée si besoin et nourrissez-vous de façon équilibrée en privilégiant des aliments riches en eau (fruits, crudité, légumes, soupes froides, compotes, etc.). Enfin, évitez de manger ou de boire des produits glacés.

Gardez votre logement frais

Voici quelques recommandations pour maintenir votre logement au frais :

  • Dans la journée, fermez les volets dès que le soleil tape sur la fenêtre ou avant de partir travailler le matin. Fermez aussi les fenêtres dès que la température extérieure dépasse celle de votre logement. Si votre logement a des expositions multiples, maintenez les fenêtres fermées du côté du soleil et ouvertes du côté ombragé si cela permet de faire des courants d'air.
  • Pour refroidir les pièces, par évaporation d'eau, vous pouvez pendre un linge humide devant une fenêtre ouverte du côté ombragé.
  • Ouvrez les fenêtres la nuit et créez des circulations d'air pour évacuer la chaleur stockée à l'intérieur.
  • Utilisez ventilateurs et brumisateurs. Vous pouvez placer un pain de glace ou un sac de glaçons devant un ventilateur.
  • Éviter de faire fonctionner des appareils qui produisent de la chaleur : plaques chauffantes, four...

Vous pouvez aussi placer sur les vitres des films anti-chaleur, ils peuvent repousser jusqu'à 90 % des rayonnements solaires avant qu'ils ne pénètrent à l'intérieur des pièces.

À savoir  

Pour une information en temps réel de la situation météorologique, la carte de vigilance de Météo France est mise à jour a minima 2 fois par jour à 6h et 16h sur le site vigilance.meteofrance.fr.

À retrouver sur https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A15805

Service-public.fr a pour mission d'informer l'usager et de l'orienter vers les services qui lui permettent de connaître ses obligations, d'exercer ses droits et d'accomplir ses démarches administratives. C'est le site officiel de l'administration française, le portail unique de renseignement administratif et d'accès aux services en ligne, réalisé en partenariat avec les administrations nationales et locales.

Service Public.fr
Anonyme (non vérifié)
import
Ssr - ssr- à orientation soins palliatifs labélisé
Géolocalisation sur liste violette
Désactivé
import
Unité de soins palliatifs labellisée (usp)
Géolocalisation sur liste violette
Désactivé
S'abonner à