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Hépatite A

Article

Publié le 16/09/2025

Information proposée par Santé publique France - vaccination-info-service.fr

En France, environ un millier de cas d’hépatite A sont déclarés chaque année, en grande partie chez des personnes revenant de séjour dans des pays où le virus circule fortement.

Sur les huit premiers mois de l’année 2025, une augmentation de cas d’hépatite A est observée à l’échelle nationale, le nombre de cas entre le 1er janvier et le 9 septembre (1 021) ayant déjà dépassé le nombre de total de cas en 2024 (1 010). Par conséquent une vigilance soutenue est nécessaire pour les populations plus exposées au risque d’hépatite A. Du fait des retours de voyages possiblement de zones de circulation (Pays de l'Est) et du retour des enfants comme des adolescents en collectivité, les cas d’hépatites A devraient continuer à augmenter dans les prochaines semaines. En cas de symptômes, consultez votre professionnel de santé rapidement.

La vaccination contre le virus de l’hépatite A constitue une mesure de prévention efficace. Vérifiez votre statut vaccinal et contactez votre professionnel de santé si besoin. Les mesures d’hygiène simples sont efficaces pour éviter la propagation du virus, en particulier le lavage fréquent des mains à l’eau et au savon pour limiter le risque de transmission de l’hépatite A.

L’hépatite A est une infection du foie provoquée par un virus. La transmission de la maladie s’effectue essentiellement à partir du virus présent dans les selles des personnes infectées.

Elle peut se faire soit directement au contact d’un malade, le plus souvent par l’intermédiaire des mains souillées. Elle peut également se faire de manière indirecte par la consommation d’eau (de boisson) ou d’aliments contaminés (crudités, coquillages, par exemple). Dans ce dernier cas, la maladie peut se présenter sous une forme épidémique. Une transmission du virus a également été observée lors de relations sexuelles, en particulier chez les homosexuels masculins.

La circulation du virus dans un pays dépend fortement des conditions de santé et d’hygiène collective (niveau d’assainissement et accès à l’eau potable) et individuelle (lavages des mains, nettoyage des fruits et légumes consommés crus). Elle est donc particulièrement élevée dans les pays en développement où l’hygiène est insuffisante. Dans le monde, on estime qu’elle touche 1,4 million de personnes par an.

L’hépatite A passe souvent inaperçue (infection asymptomatique) ; dans certains cas, elle peut se manifester par des maux de ventre, une jaunisse, de la fièvre et une grande fatigue parfois prolongée. Il n’existe pas de médicament spécifique contre le virus de l’hépatite A.

Presque tout le monde guérit complètement de l’hépatite A en étant immunisé pour le reste de la vie. Exceptionnellement, l’hépatite A peut évoluer vers une hépatite fulminante, forme grave nécessitant le plus souvent le recours à une greffe du foie.

L’hépatite A aiguë est une maladie à déclaration obligatoire en France.

L’approvisionnement en eau potable, la sécurité sanitaire des aliments, l’amélioration des installations d’assainissement et le vaccin contre l’hépatite A sont les moyens les plus efficaces pour combattre cette maladie.

Le vaccin contre L'hépatite A

Qui doit se faire vacciner et pourquoi ?    

La vaccination contre l’hépatite A concerne les personnes exposées à ce virus. Elle a pour effet de diminuer fortement le risque de contracter cette infection.

Recommandations générales

La vaccination contre l’hépatite A est recommandée pour :

  • les jeunes accueillis dans les établissements pour l’enfance et la jeunesse handicapées ;
  • les personnes atteintes de mucoviscidose ;
  • les personnes atteintes de maladies du foie pouvant devenir chroniques, par exemple, celles qui sont dues aux virus des hépatites B et C ou à une consommation excessive d’alcool ;
  • les enfants, à partir de l’âge d’1 an, nés de familles dont au moins un des membres est originaire d’un pays où sévit de manière
  • importante l’hépatite A et qui sont susceptibles d’y séjourner ;
  • les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes.
     

Recommandations particulières

Vaccination autour d’une personne infectée :
Afin d’éviter une contamination de ses proches, la vaccination est  recommandée dans un délai maximal de 14 jours pour l’entourage familial d’une personne atteinte d’hépatite A (ou vivant sous le même toit). La vaccination est recommandée pour les personnes de l’entourage qui :

  • n’ont pas été vaccinées contre cette maladie dans le passé ;
  • sont nées après 1945 ;
  • n’ont jamais eu de jaunisse ;
  • n’ont pas séjourné plus d'un an dans un pays fortement touché par l’hépatite A.

Pour les autres personnes de l’entourage, une prise de sang sera d’abord réalisée pour vérifier l’absence d’antécédent d’hépatite A (la vaccination est inutile si une personne a déjà eu une hépatite A).

La vaccination est également recommandée au sein d’une communauté en situation d’hygiène précaire, lorsqu’il existe un cas d’hépatite A. Cette mesure permet d’éviter une épidémie au sein de la communauté et une diffusion plus large de la maladie.

En milieu professionnel

La vaccination contre l’hépatite A est recommandée pour les professionnels à risque de contamination :

  • personnes s’occupant d’enfants n’ayant pas atteint l’âge de la propreté (personnels des crèches, assistantes maternelles, etc.) ;
  • personnels des structures collectives d’accueil pour personnes handicapées ;
  • professionnels impliqués dans la préparation alimentaire en restauration collective (cantines) ;
  • personnes chargées du traitement des eaux usées et des égouts.

La vaccination contre l’hépatite A est pratiquée de manière systématique chez les militaires depuis 1994.

N’hésitez pas à vous renseigner, selon votre situation, auprès de votre médecin traitant ou de votre médecin du travail.

Recommandations pour les voyageurs

La vaccination est recommandée à partir de l’âge d’1 an pour tous les voyageurs devant séjourner dans une région du monde où l’hygiène est précaire, quelles que soient les conditions du séjour. Elle est particulièrement recommandée chez les personnes souffrant d’une maladie chronique du foie ou de mucoviscidose, chez les personnes greffées ou en attente de greffe et chez les personnes vivant avec le VIH.

La dose de vaccin doit être administrée au moins quinze jours avant le départ.

Un examen du sang préalable à la vaccination recherchant des anticorps montrant que la personne a déjà été infectée peut être utile pour les personnes :

  • ayant des antécédents de jaunisse ;
  • ayant passé leur enfance dans une zone fortement touchée par l’hépatite A ;
  • nées avant 1945.
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Zones du monde à risque d’hépatite A

Le risque de contracter une hépatite A est très élevé en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique centrale et du Sud et la population y est contaminée tôt dans la vie en raison d’un niveau insuffisant d’hygiène collective.

Schéma de vaccination

Schéma de vaccination des vaccins non combinés

Population pédiatrique (à partir de l'âge de 12 mois jusqu’à 15 ans révolus) :

  • Avaxim 80® : une dose, puis une dose de rappel administrée 6 mois à 10 ans après la primovaccination.
  • Havrix 720® : une dose, puis une dose de rappel administrée 6 à 12 mois après la première injection. Cette dose de rappel peut être administrée jusqu’à 5 ans après la première dose.

Population adulte :

  • Avaxim 160®: une dose puis une dose de rappel 6 à 12 mois plus tard, cette dose de rappel pouvant être administrée jusqu’à 36 mois après la première dose.
  • Havrix 1440® : une dose puis une dose de rappel 6 à 12 mois plus tard, cette dose de rappel pouvant être administrée jusqu’à 5 ans après la première dose.
  • Vaqta 50®: une dose puis une dose de rappel 6 à 18 mois après cette première dose.

Schéma de vaccination des vaccins combinés

Pour les vaccins combinés de l’hépatite A et de l’hépatite B Twinrix® Adulte et Twinrix Enfant®, le schéma recommandé comprend trois doses, les deux premières à un mois d’intervalle, la troisième six mois plus tard.

Pour le vaccin combiné de l’hépatite A et de la fièvre typhoïde Tyavax®, indiqué à partir de 16 ans, la protection est obtenue quatorze jours après l’administration d’une seule dose. La dose de rappel de la vaccination hépatite A peut être administrée six à douze mois, voire jusqu’à trente-six mois plus tard avec un vaccin monovalent ou avec Tyavax®si le risque de typhoïde persiste.

Schéma temporaire en cas de pénurie de vaccins

Dans le cadre de tensions d’approvisionnement des vaccins contre l’hépatite A, les recommandations ont été modifiées :

  • de n’effectuer qu’une seule dose pour les nouvelles vaccinations ;
  • de ne pas effectuer de rappel pour les personnes ayant déjà reçu une ou deux doses, même si elles sont à nouveau en situation d’exposition (sauf pour les personnes immunodéprimées) ; l’administration d’une 2ème dose pour ces personnes ne se fera qu’après le retour à la normale de la situation ;
  • de vacciner, en priorité :
    - les enfants à partir de l’âge de 1 an, qui vont se rendre dans un pays de haute endémicité,
    - les personnes de l’entourage d’un ou plusieurs cas confirmés conformément aux recommandations inscrites au calendrier vaccinal : en milieu familial et en collectivités,
    - les voyageurs si les conditions de leur séjour les exposent à un risque élevé de contamination. Ceux nés avant 1945 ne seront vaccinés qu’après la pratique d’une sérologie prouvant l’absence d’immunisation,
    - les personnes immunodéprimées exposées,
    - les personnes atteintes de mucoviscidose et/ou de pathologies susceptibles d’évoluer vers une hépatopathie chronique. La pratique préalable d’une sérologie est recommandée chez les personnes adultes,
    - les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), la pratique d’une sérologie préalable est recommandée.

En outre il est déconseillé :

  • d’utiliser les vaccins combinés hépatite B-hépatite A pour les personnes dont l’indication est un vaccin dirigé uniquement contre l’hépatite A ;
  • d’utiliser une double dose de vaccin pédiatrique.

Efficacité et impact    

Le vaccin est très efficace contre la maladie. Les anticorps contre le virus apparaissent dans 98 à 100% des cas après la première dose. La protection contre l’hépatite A est effective environ deux semaines après la vaccination et dure vraisemblablement toute la vie si la vaccination a été complète (2 doses).

Les programmes de vaccination menés dans différents pays, comme en Israël, en Espagne, en Argentine ou aux Etats-Unis, ont permis de réduire de 90% le nombre de cas d’hépatite A.

Noms commerciaux, prix et remboursement des vaccins    

Le vaccin contre l’hépatite A est un vaccin inactivé. Trois vaccins sont actuellement disponibles contre l’hépatite A seule (dont deux avec un dosage pédiatrique). Il existe également :

  • un vaccin qui combine le vaccin contre l’hépatite A avec le vaccin contre l’hépatite B (avec une forme pédiatrique) ;
  • un vaccin qui combine le vaccin contre l’hépatite A avec le vaccin contre avec la fièvre typhoïde.
Nom
commercial*
Maladies
concernées
Type
de vaccin
Pour qui ? Remboursement
Vaqta 50® Hépatite A Monovalent Adultes et adolescents à partir de 18 ans Pris en charge à 65% par l’assurance maladie** chez les personnes présentant certaines maladies chroniques
Avaxim 80® Havrix 720® Hépatite A Monovalent Enfants et adolescents de 1 à 15 ans Pris en charge à 65% par l’assurance maladie** chez les personnes présentant certaines maladies chroniques
Avaxim 160® Havrix 1440® Hépatite A Monovalent Adultes et adolescents à partir de 16 ans Pris en charge à 65% par l’assurance maladie** chez les personnes présentant certaines maladies chroniques
Tyavax ® Fièvre typhoïde, Hépatite A Bivalent Adultes et adolescents à partir de 16 ans Non pris en charge par l’assurance maladie**
Twinrix Adulte® Hépatite A, Hépatite B Bivalent Adultes et adolescents à partir de 16 ans Non pris en charge par l’assurance maladie**

*Cliquer sur le nom du vaccin pour obtenir son prix et plus d’informations.
**Le montant restant est généralement remboursé par les complémentaires santé (mutuelles).
***Certaines complémentaires santé (mutuelles) proposent des formules comprenant le remboursement des vaccinations destinées aux voyageurs.

Principales contre-indications    

Il convient de se référer à la notice de ces vaccins, disponibles sur le site de la base de données publique des médicaments pour connaître l’ensemble des contre-indications.

Le vaccin contre l’hépatite A ne doit pas être utilisé en cas :

  • d’allergie aux substances actives, à l’un des autres composants ou aux résidus à l’état de traces ;
  • de réaction allergique à la suite d'une injection antérieure de ce vaccin.

La vaccination doit être différée en cas de maladie aiguë avec fièvre.

Pour plus d’information, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

Effets indésirables    

Il convient de se référer à la notice de ces vaccins, disponibles sur le site de la base de données publique des médicaments pour connaître l’ensemble des effets indésirables.

Effets indésirables communs à tous les vaccins injectables :

  • Réaction au site d’injection telle que douleur, rougeur, gonflement : très fréquent (>10 cas sur 100 vaccinés).
  • Des effets généraux comme de la fièvre, des douleurs musculaires ou articulaires : fréquent (1 à 10 cas sur 100 vaccinés).
  • Réaction allergique : très rare (1 cas sur 450 000 vaccinés).

Des réactions allergiques graves, bien que très rares, peuvent survenir après la vaccination. Si l’un des symptômes décrits ci-dessous apparaît, vous devez immédiatement contacter un médecin ou les urgences médicales :

  • une éruption cutanée pouvant s’accompagner de démangeaisons ou de bulles ;
  • un gonflement des yeux et du visage ;
  • une difficulté à respirer ou à avaler ;
  • une chute soudaine de la pression artérielle et une perte de connaissance.

En cas d’inquiétude après une vaccination, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

Prescription - Délivrance - Disponibilité - Administration    

Image


Le vaccin est disponible en pharmacie et doit être conservé au réfrigérateur entre + 2° C et + 8° C. Il ne doit pas être congelé.

La vaccination peut être réalisée en libéral, à l’hôpital, en pharmacie, en PMI (pour les enfants jusqu’à 6 ans) ou dans un laboratoire de biologie médicale. Elle peut également être réalisée dans un centre de vaccination public, dans un Centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) ou dans un centre de vaccinations internationales. Dans ce dernier cas, la prescription, la délivrance du vaccin et la vaccination s’effectuent sur place.

L’injection du vaccin est prise en charge par l’assurance maladie et les complémentaires santé dans les conditions habituelles.

Il n’y a pas d’avance de frais dans les centres de vaccination publics, en PMI et dans les CeGIDD.

Le vaccin est administré par voie intramusculaire. Il doit être administré au moins quinze jours avant le départ en vacances.

Le professionnel de santé remplit ensuite le carnet de santé, et/ou le carnet de vaccination électronique inclus dans l’espace numérique en santé « Mon espace santé ».

À savoir
Afin de savoir s’il existe des difficultés d'approvisionnement de vaccins, consultez la rubrique dédiée sur le site Internet de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Vaccination et don du sang

Le don du sang est autorisé après la vaccination contre l'hépatite A.

Attention, si la vaccination a été réalisée après exposition à la maladie, le don du sang n’est pas possible pendant 6 semaines après la vaccination.

Pour en savoir plus    

À retrouver sur https://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/Hepatite-A

Vaccination-info-service.fr est un site Web conçu sous l’égide de Santé publique France, établissement public sous tutelle du Ministère chargé de la Santé. Son objectif est de répondre aux questions les plus courantes sur la vaccination et les vaccins en France.

Santé publique France - vaccination-info-service.fr
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Bronchiolites et infections respiratoires dues aux Virus respiratoires syncitiaux (VRS)

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Publié le 14/01/2026

Information proposée par Santé publique France - vaccination-info-service.fr

Les virus respiratoires syncitiaux (VRS) entrainent en France d'octobre à la fin de l'hiver, des épidémies d’infections respiratoires qui peuvent être graves chez les très jeunes enfants (bronchiolite) et chez les personnes âgées.
La bronchiolite touche chaque année près de 30 % des nourrissons de moins de 2 ans, soit environ 480 000 cas par an. Chaque année 2 à 3% des nourrissons de moins de 1 an sont hospitalisés pour une bronchiolite.

Chez les personnes âgées de 65 ans et plus, on sait maintenant que le VRS peut donner des infections graves. Il entraine une augmentation des hospitalisations, et une augmentation des décès chez les personnes âgées fragiles, en particulier avec des maladies chroniques. La vaccination est donc recommandée aux personnes de 65 ans et plus présentant des comorbidités, ainsi qu'à toute personne de 75 ans et plus.

Il est maintenant possible de protéger les nouveau-nés en vaccinant leur mère pendant la grossesse ou en leur donnant un traitement par des anticorps juste après la naissance.

Les mesures d’hygiène et les mesures barrières restent bien sûr très importantes.

Le VRS est un virus très contagieux. Il se transmet très facilement d’une personne à une autre par voie aérienne (salive, éternuements, toux) et par contact direct (embrasser une personne infectée) ou indirect (surfaces, tétines, doudous, jouets).
En voir moins

Le VRS infecte les cellules des voies respiratoires en infectant à la fois les voies aériennes supérieures (nez, sinus, gorge, trachée) et inférieures (bronches, bronchioles et poumons).

En France, il circule durant la saison hivernale, généralement du mois d’octobre à la fin de l'hiver.

Chez les nourrissons et les jeunes enfants, la première infection peut provoquer une bronchiolite sévère qui peut parfois être mortelle.

Chez les personnes âgées, notamment porteuses de maladies chroniques cardiaques ou pulmonaires, l’infection peut être très grave et entraîner le décès.

Chez le nourrisson : la bronchiolite

Maladie

La période d’incubation de l’infection au VRS est d’environ de 2 à 8 jours.

L’infection à VRS commence par simple rhume, qui guérit en quelques jours dans la plupart des cas.

Chez les nourrissons et les enfants de moins de 2 ans, la gêne respiratoire peut s’aggraver. La toux devient plus fréquente. La respiration devient plus rapide et sifflante, des pauses respiratoires sont possibles : c’est la bronchiolite. Le bébé peut avoir des difficultés à s'alimenter et à dormir. Il peut avoir de la fièvre.

Dans la majorité des cas, la bronchiolite guérit spontanément au bout de 5 à 10 jours mais la toux peut persister pendant 2 à 4 semaines.

Les bébés de moins de deux mois ou les nourrissons très fragiles (nourrissons nés prématurément ou souffrant d'une maladie chronique) sont plus susceptibles de développer une maladie grave causée par le VRS. Ils ont besoin d’une surveillance attentive et doivent en général être hospitalisés.

L’évolution de la maladie vers une pneumonie, ou une otite sont également possibles.

Le diagnostic de bronchiolite ne nécessite en général pas d'examens complémentaires.

Prévention

La prévention repose sur différents types de mesures.

L’application des mesures barrières générales et des mesures d'hygiène :

Elles sont indispensables pour éviter la circulation du virus et aussi des autres virus de l’hiver, chez les nourrissons dès la sortie de la maternité et en population générale :

  • Limiter les visites aux adultes très proches et non malades, pas de bisous ni passage de bras en bras, pas de visite par des jeunes enfants avant l’âge de 3 mois ;
  • Les réunions de familles et la fréquentation de lieux publics comme les supermarchés, les restaurants et les transports en commun doivent être reportées (ou limitées), en attendant les 3 mois du bébé, âge où l’infection virale sera mieux tolérée ;
  • Se laver les mains (avec du savon ou une solution hydro-alcoolique) avant et après contact avec le bébé ;
  • Laver régulièrement ses jouets et peluches ;
  • Ne pas partager biberons, tétines et couverts non lavés ;
  • Aérer régulièrement l’ensemble du logement ;
  • Ne pas fumer à côté des bébés et des enfants ;
  • Éviter l’entrée en collectivité avant 3 mois, ne pas confier son enfant en collectivité les jours où il a des signes d’infection virale (rhume, toux, fièvre...) ;
  • Prévoir ses premières vaccinations sans retard afin qu’il soit protégé au plus vite ;
  • Être soi-même à jour de ses vaccinations (coqueluche, ROR, voire varicelle), se faire vacciner contre la grippe (idéalement pendant la grossesse en saison épidémique) ;
  • Porter soi-même un masque en cas de rhume, de toux ou de fièvre ;
  • Si le reste de la fratrie présente des signes d’infection virale, les tenir à l’écart du bébé.

La prévention médicamenteuse :

Deux possibilités existent pour protéger les nourrissons :

  • soit la vaccination de la femme enceinte pour protéger son nouveau-né dès la naissance
  • soit l'administration aux nouveau-nés d’un traitement préventif contre le VRS.
    Infections respiratoires de l’adulte

Maladie

Les signes du début sont identiques à ceux du nourrisson. Les signes sont en général moins importants que chez l’enfant. Ils sont très semblables à ceux de la grippe, et varient du simple rhume à une infection pulmonaire :

  • température ≥ 38°C, parfois absente chez le sujet âgé ;
  • douleurs musculaires, maux de tête, sensation de malaise général ;
  • des signes d’infection respiratoire haute : mal de gorge, voix enrouée ;
  • des signes d’infection respiratoire basse : toux, crachats, difficultés à respirer, douleurs à la poitrine.

L’infection peut aussi entraîner des problèmes respiratoires sévères avec l’aggravation d’une maladie cardiaque ou pulmonaire déjà présente. Dans certains cas, cela peut conduire au décès.

Il est possible de réaliser des tests rapides de recherche du VRS (TROD), associés ou pas avec celle des virus grippaux et/ou de la Covid-19. Toutefois, ce test n’est pas recommandé en dehors de l'hôpital et n'est donc pas remboursé pour l'instant.

En règle générale, les infections par le VRS sont bénignes et vont guérir en 1 à 2 semaines. Le traitement associe le repos, la réhydratation et la prise de médicaments contre la fièvre et les douleurs.

Prévention

La prévention repose sur les mesures barrières et la vaccination des personnes à risque : femmes enceintes pour protéger leur nouveau-né, personnes à risque de comorbidité de 65 ans et plus, et personnes âgées de 70 ans et plus.

Le vaccin contre Bronchiolites et infections respiratoires (VRS)

Qui doit se faire vacciner et pourquoi ?    

RECOMMANDATIONS POUR LE NOUVEAU-NE ET LE NOURRISSON

Il existe maintenant deux possibilités pour prévenir l'infection des nouveau-nés et des nourrissons.

Vaccination de la femme enceinte
L'ensemble des femmes enceintes entre 32 et 36 semaines d’aménorrhées (entre septembre et janvier) peuvent se faire vacciner.

Schéma de vaccination

Une dose unique doit être administrée entre 32 et 36 semaines d’aménorrhée.

Injection au nouveau-né/nourrisson d’anticorps anti-VRS  appelés « monoclonaux »

Dans les cas où la vaccination n’a pas été réalisée pendant la grossesse chez la femme enceinte, la HAS recommande d’administrer les anticorps monoclonaux au bébé après la naissance.

Cas général des nouveau-nés : Beyfortus®

Schéma d'immunisation

  • Nouveau-nés et nourrissons de poids inférieur à 5 kg : une dose unique de 50 mg administré par voie intramusculaire.
  • Nourrissons de poids supérieur ou égal 5 kg : une dose unique de 100 mg administré par voie intramusculaire.

Dans le cas de grossesses ultérieures, l'immunisation par le Beyfortus® est à privilégier sur la vaccination de la femme enceinte.

Il existe deux possibilités pour prévenir l'infection des nouveau-nés et des nourrissons :

  • soit la vaccination de la femme enceinte par l'Abrysvo®
  • soit l'administration au nouveau-né d'anticorps monoclonaux anti-VRS.

L'immunisation passive avec Beyfortus® est toutefois à privilégier :

  • lorsque la vaccination ne sera probablement pas efficace (nouveau-nés prématurés, intervalle de moins de 14 jours entre la vaccination et la naissance) ;
  • en cas de nouvelle grossesse. 

La HAS a publié en septembre 2024 un document destiné aux parents pour les aider à mieux comprendre et à choisir. Un tableau de synthèse est disponible tout en bas de cette page.

Le vaccin Abrysvo® peut être administré en même temps qu’un vaccin contre la grippe saisonnière ou un vaccin contre la Covid-19.

Cas particulier : Nouveau-nés prématurés et nourrissons à risque particuliers

L'injection d'un autre anticorps monoclonal, le Synagis® est recommandée depuis plus de 20 ans chez certains nourrissons :

  • Enfants nés à 35 semaines d’âge gestationnel ou moins et de moins de 6 mois au début de l’épidémie saisonnière à VRS ;
  • Enfants de moins de 2 ans ayant nécessité un traitement pour dysplasie broncho-pulmonaire au cours des 6 derniers mois ;
  • Enfants de moins de 2 ans atteints d’une cardiopathie congénitale avec retentissement hémodynamique.

Schéma d'immunisation

  • La posologie recommandée est de 15 mg/kg, administrée une fois par mois pendant les périodes à risque d'infections à VRS.

En outre, faute de données, la HAS ne se prononce pas sur la pertinence d'une revaccination lors de grossesses ultérieures. En cas de nouvelle grossesse chez une femme déjà vaccinée par ABRYSVO lors d'une précédente grossesse, le recours à l'immunisation passive du nouveau-né avec un anticorps monoclonal est préconisé

RECOMMANDATIONS CHEZ LES PERSONNES ÂGEES DE 65 ANS ET PLUS

Trois vaccins ont reçu une autorisation européenne de mise sur le marché pour protéger les personnes âgées de 60 ans et plus du VRS : le vaccin Arexvy® ,le vaccin Abrysvo® et le vaccin mRESVIA®.

Dans le calendrier 2025, il est recommandé :

  • La vaccination saisonnière des sujets âgés de 75 ans et plus.
  • La vaccination chez les personnes âgés de 65 ans et plus présentant des pathologies respiratoires chroniques (particulièrement Broncho pneumopathie chronique obstructive) ou cardiaques (particulièrement insuffisance cardiaque) susceptibles de fortement s’aggraver lors d'une infection à VRS.

La vaccination saisonnière contre le VRS est recommandée chez ces personnes avec une dose avant la période épidémique.

La co-administration des vaccins contre le VRS est possible chez les adultes à partir de 65 ans comme suit :

  • Le vaccin Abrysvo® peut être administré en même temps qu’un vaccin contre la grippe saisonnière ou un vaccin contre la Covid-19 .
  • Le vaccin Arexvy® peut être administrés en même temps qu’un vaccin contre la grippe saisonnière.
  • Le vaccin mRESVIA®, peut être administré en même temps qu’un vaccin contre la grippe saisonnière ou un vaccin contre la Covid-19.

Pour le moment, la nécessité d'un rappel chaque année n'a pas été établie.

Il n’y a pas de prise en charge par l’Assurance Maladie de ces vaccins à ce jour chez les personnes âgées de 65 ans et plus présentant des pathologies respiratoires chroniques ou cardiaques.

Efficacité et impact    

Les vaccins 

Vaccin Abrysvo ®

Chez les nourrissons de mères vaccinées 

Le vaccin protège l’enfant dès sa naissance. Il assure une forte protection pendant les 3 premiers mois du bébé, puis cette protection diminue entre 3 et 6 mois. La durée de la protection au-delà de 6 mois n’est pas connue. À noter : pour que le vaccin protège efficacement le nourrisson, il doit avoir été injecté au moins 14 jours avant l’accouchement. Si ce n’est pas le cas, Beyfortus reste possible.

Les études de suivi ont montré une diminution des infections sévères à VRS nécessitant une consultation médicale à 3, 4, 5 et 6 mois après la naissance, et la réduction des hospitalisations à 3, 4, 5, 6 et 12 mois après la naissance.

Chez les personnes de 65 ans et plus

Le suivi a montré une diminution significative des infections des voies respiratoires inférieures avec deux ou trois symptômes, chez des patients suivis en ville.

La nécessité d'un rappel n'est pas établie.

Vaccin Arexvy ® 

Chez les personnes de 60 ans et plus

Le suivi a montré une diminution des maladies des voies respiratoires inférieures associées au VRS (non sévères et ne nécessitant pas d’hospitalisations).

La nécessité d'un rappel n'est pas établie.

Vaccin mRESVIA® 

Le suivi a montré une diminution des maladies des voies respiratoires inférieures associées au VRS.

La nécessité d'un rappel n'est pas établie.

Les anticorps monoclonaux

Beyfortus®

  • Le médicament apporte une protection rapide contre le virus. Elle est maximale 6 jours après l’injection et dure au moins 5 mois. La durée de la protection au-delà de 5 mois n’est pas connue.
  • Le suivi a montré l’efficacité du Beyfortus® avec une diminution de 76 à 81 % des cas graves admis en réanimation, et 5 800 hospitalisations évitées après passage aux urgences dont 4 200 chez les enfants âgés de 0 à 2 mois.

Le groupement d’intérêt scientifique Epi-Phare, a réalisé une étude sur l'efficacité des stratégies de prévention contre le VRS en France : les résultats publiés en décembre 2025 montrent que le Beyfortus offre une meilleure protection contre les hospitalisations liées au VRS, par rapport à la vaccination de la femme enceinte. Les deux approches restent toutefois efficaces d’après les essais cliniques et études en vie réelle et c’est aux parents de décider, avec l’information donnée par leurs professionnels de santé, comment protéger leur enfant.

Synagis®

Cet anticorps monoclonal est utilisé depuis 1999 pour prévenir les formes graves d’infections à VRS chez les prématurés et les nourrissons à haut risque. Les études ont montré que ces enfants fragiles traités étaient hospitalisés moins souvent, passaient moins de jours à l'hôpital, étaient admis moins souvent en unité de soins intensifs, et avaient besoin d’oxygène pendant moins de jours que les enfants ayant reçu un placebo.

Noms commerciaux, prix et remboursement des vaccins    

Il existe deux anticorps monoclonaux contre le VRS destinés aux nouveau-nés : le Synagis® et le Beyfortus®. Ils sont pris en charge par l'Assurance maladie à 30 %.

 

Pour qui ?

Remboursement ?

Beyfortus® 5 mg Nouveau-nés et nourrissons de moins de 1 an et de poids < 5kg

- à 100% à la maternité

- à 30% par l'Assurance Maladie à la pharmacie *

Beyfortus®  10 mg Nourrissons de moins de 1 an et de poids ≥ 5 kg

- à 100% à la maternité

- à 30% par l'Assurance Maladie à la pharmacie *

Synagis® 50 mg et 100 mg Nouveau-nés et nourrissons de moins de deux ans à risques particuliers - à 100% à l'hôpital par l'Assurance Maladie

*Le montant restant peut être pris en charge par les complémentaires santé. Contactez votre mutuelle ou complémentaire santé pour savoir si elle le rembourse en tout ou en partie. Avec la Complémentaire santé solidaire ou l'Aide médicale de l'État, le montant est intégralement pris en charge.

Il existe actuellement trois vaccins contre le VRS en France :

  • Le vaccin ABRYSVO® est disponible depuis septembre 2024, dans les établissements de santé publics et privés et dans les pharmacies de ville. Il est pris en charge à 100% par l'Assurance maternité pour les femmes enceintes entre septembre 2024 et février 2025.
  • Le vaccin AREXVY® est commercialisé en France, mais il n'est pas remboursable à ce jour.
  • Le vaccin mRESVIA®  a reçu un avis favorable au remboursement par la Haute Autorité de Santé (HAS) en France, en date d'octobre 2024.

Il n’y a pas de prise en charge par l’Assurance Maladie de ces vaccins à ce jour chez les personnes âgées de 65 ans et plus présentant des pathologies respiratoires chroniques ou cardiaques.

Nom
commercial*
Maladies
concernées
Type
de vaccin
Pour qui ? Remboursement
mRESVIA® Bronchiolites et infections respiratoires dues aux Virus respiratoires syncitiaux (VRS) Vaccin à ARNm (à nucléoside modifié) du VRS encapsulé dans des nanoparticules lipidiques Personnes de 60 ans et plus Non remboursé actuellement
 Abrysvo® Bronchiolites et infections respiratoires dues aux Virus respiratoires syncitiaux (VRS) bivalent, recombinant Femmes enceintes entre 32 et 36 semaines d'aménorrhée Personnes de 60 ans et plus Pris en charge à 100% pour les femmes enceintes
Arexvy® Bronchiolites et infections respiratoires dues aux Virus respiratoires syncitiaux (VRS) recombinant inactivé Personnes de 60 ans et plus Non remboursé actuellement

Principales contre-indications    

  • Vaccin AREXVY® : se référer au résumé des caractéristiques du produit (RCP)
    Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients.
  • Vaccin ABRYSVO® : se référer au résumé des caractéristiques du produit (RCP)
    Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients.
  • Vaccin mRESVIA® : se référer au résumé des caractéristiques du produit (RCP)
    Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients.
  • Synagis® : se référer au résumé des caractéristiques du produit (RCP)
    Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients.
  • Beyfortus® : se référer au RCP
    Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients.

Effets indésirables    

Abrysvo® 
Les effets secondaires les plus fréquemment rapportés chez les femmes enceintes entre 24 et 36 semaines étaient des douleurs au site d'injection, des maux de tête et des douleurs musculaires ;  

Aucun effet indésirable n’a été identifié chez les nourrissons participants nés de mères vaccinées ;
Chez les personnes de 60 ans et plus, l’effet secondaire le plus fréquemment signalé était la douleur au site de vaccination.

Arexvy ®  
Les effets secondaires les plus couramment observés sont des douleurs au site d’injection, de la fatigue, des douleurs musculaires, des maux de tête et des douleurs articulaires. Ces effets secondaires sont généralement d’intensité légère ou modérée et disparaissent quelques jours après la vaccination.

mRESVIA®
Les effets secondaires les plus fréquents sont un gonflement/sensibilité au niveau de l’aisselle, des maux de tête, douleurs musculaires, douleurs articulaires, une douleur au site d’injection, sensation de fatigue et frissons. 

Beyfortus® 
Les effets secondaires sont peu fréquents :

  • éruption cutanée
  • réaction au site d’injection (rougeur, gonflement et douleur)
  • fièvre

L'ANSM a mis en ligne une fiche destinée aux parents sur les effets secondaires du Beyfortus, et mis en place une surveillance rapprochée du Beyfortus. Les effets indésirables peuvent être déclarés ici

Synagis®  
Les effets indésirables les plus fréquents sont une éruption cutanée, une réaction au site d'injection et de la fièvre.

Prescription - Délivrance - Disponibilité - Administration    

Quel professionnel de santé peut vous vacciner ? 

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La co-administration des vaccins contre le VRS est possible chez les adultes à partir de 65 ans comme suit :

  • Le vaccin Abrysvo® peut être administré en même temps qu’un vaccin contre la grippe saisonnière ou un vaccin contre la Covid-19 .
  • Le vaccin Arexvy® peut être administrés en même temps qu’un vaccin contre la grippe saisonnière.
  • Le vaccin mRESVIA®, peut être administré en même temps qu’un vaccin contre la grippe saisonnière ou un vaccin contre la Covid-19.

Beyfortus®

Tous les médecins et les sages-femmes peuvent prescrire du Beyfortus®.

Les nouveaux nés peuvent recevoir une injection directement à la maternité par une sage-femme, un médecin ou un infirmier.

Autrement, la dose de Beyfortus® peut être délivrée à la pharmacie puis administrée par un médecin de ville ou de PMI, une sage-femme ou un infirmier.

Le Beyfortus® peut être coadministré avec les vaccins du nourrisson.

Synagis®

Ce médicament est uniquement disponible en établissement de santé. Il peut être prescrit et administré par un médecin ou une sage-femme.

Les injections des anticorps monoclonaux et des vaccins doivent être inscrites dans le carnet de santé de l'enfant ou dans le carnet de vaccination, et sur mon espace sante.

Pour en savoir plus    

HAS Août 2024: Bronchiolite Comment protéger votre bébé d’une forme grave ?

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La campagne d'immunisation des femmes enceintes et des nourrissons contre le VRS se termine le 31 janvier 2025 pour l’ensemble des territoires métropolitains et des DROMS, à l’exception de Mayotte.

À retrouver sur https://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/Bronchiolites-et-infections-respiratoires-dues-aux-Virus-respiratoires-syncitiaux-VRS

Vaccination-info-service.fr est un site Web conçu sous l’égide de Santé publique France, établissement public sous tutelle du Ministère chargé de la Santé. Son objectif est de répondre aux questions les plus courantes sur la vaccination et les vaccins en France.

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