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Publié le 16/09/2025
Information proposée par Santé publique France - vaccination-info-service.fr
En France, environ un millier de cas d’hépatite A sont déclarés chaque année, en grande partie chez des personnes revenant de séjour dans des pays où le virus circule fortement.
Sur les huit premiers mois de l’année 2025, une augmentation de cas d’hépatite A est observée à l’échelle nationale, le nombre de cas entre le 1er janvier et le 9 septembre (1 021) ayant déjà dépassé le nombre de total de cas en 2024 (1 010). Par conséquent une vigilance soutenue est nécessaire pour les populations plus exposées au risque d’hépatite A. Du fait des retours de voyages possiblement de zones de circulation (Pays de l'Est) et du retour des enfants comme des adolescents en collectivité, les cas d’hépatites A devraient continuer à augmenter dans les prochaines semaines. En cas de symptômes, consultez votre professionnel de santé rapidement.
La vaccination contre le virus de l’hépatite A constitue une mesure de prévention efficace. Vérifiez votre statut vaccinal et contactez votre professionnel de santé si besoin. Les mesures d’hygiène simples sont efficaces pour éviter la propagation du virus, en particulier le lavage fréquent des mains à l’eau et au savon pour limiter le risque de transmission de l’hépatite A.
L’hépatite A est une infection du foie provoquée par un virus. La transmission de la maladie s’effectue essentiellement à partir du virus présent dans les selles des personnes infectées.
Elle peut se faire soit directement au contact d’un malade, le plus souvent par l’intermédiaire des mains souillées. Elle peut également se faire de manière indirecte par la consommation d’eau (de boisson) ou d’aliments contaminés (crudités, coquillages, par exemple). Dans ce dernier cas, la maladie peut se présenter sous une forme épidémique. Une transmission du virus a également été observée lors de relations sexuelles, en particulier chez les homosexuels masculins.
La circulation du virus dans un pays dépend fortement des conditions de santé et d’hygiène collective (niveau d’assainissement et accès à l’eau potable) et individuelle (lavages des mains, nettoyage des fruits et légumes consommés crus). Elle est donc particulièrement élevée dans les pays en développement où l’hygiène est insuffisante. Dans le monde, on estime qu’elle touche 1,4 million de personnes par an.
L’hépatite A passe souvent inaperçue (infection asymptomatique) ; dans certains cas, elle peut se manifester par des maux de ventre, une jaunisse, de la fièvre et une grande fatigue parfois prolongée. Il n’existe pas de médicament spécifique contre le virus de l’hépatite A.
Presque tout le monde guérit complètement de l’hépatite A en étant immunisé pour le reste de la vie. Exceptionnellement, l’hépatite A peut évoluer vers une hépatite fulminante, forme grave nécessitant le plus souvent le recours à une greffe du foie.
L’hépatite A aiguë est une maladie à déclaration obligatoire en France.
L’approvisionnement en eau potable, la sécurité sanitaire des aliments, l’amélioration des installations d’assainissement et le vaccin contre l’hépatite A sont les moyens les plus efficaces pour combattre cette maladie.
La vaccination contre l’hépatite A concerne les personnes exposées à ce virus. Elle a pour effet de diminuer fortement le risque de contracter cette infection.
La vaccination contre l’hépatite A est recommandée pour :
Vaccination autour d’une personne infectée :
Afin d’éviter une contamination de ses proches, la vaccination est recommandée dans un délai maximal de 14 jours pour l’entourage familial d’une personne atteinte d’hépatite A (ou vivant sous le même toit). La vaccination est recommandée pour les personnes de l’entourage qui :
Pour les autres personnes de l’entourage, une prise de sang sera d’abord réalisée pour vérifier l’absence d’antécédent d’hépatite A (la vaccination est inutile si une personne a déjà eu une hépatite A).
La vaccination est également recommandée au sein d’une communauté en situation d’hygiène précaire, lorsqu’il existe un cas d’hépatite A. Cette mesure permet d’éviter une épidémie au sein de la communauté et une diffusion plus large de la maladie.
La vaccination contre l’hépatite A est recommandée pour les professionnels à risque de contamination :
La vaccination contre l’hépatite A est pratiquée de manière systématique chez les militaires depuis 1994.
N’hésitez pas à vous renseigner, selon votre situation, auprès de votre médecin traitant ou de votre médecin du travail.
La vaccination est recommandée à partir de l’âge d’1 an pour tous les voyageurs devant séjourner dans une région du monde où l’hygiène est précaire, quelles que soient les conditions du séjour. Elle est particulièrement recommandée chez les personnes souffrant d’une maladie chronique du foie ou de mucoviscidose, chez les personnes greffées ou en attente de greffe et chez les personnes vivant avec le VIH.
La dose de vaccin doit être administrée au moins quinze jours avant le départ.
Un examen du sang préalable à la vaccination recherchant des anticorps montrant que la personne a déjà été infectée peut être utile pour les personnes :
Zones du monde à risque d’hépatite A
Le risque de contracter une hépatite A est très élevé en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique centrale et du Sud et la population y est contaminée tôt dans la vie en raison d’un niveau insuffisant d’hygiène collective.
Population pédiatrique (à partir de l'âge de 12 mois jusqu’à 15 ans révolus) :
Population adulte :
Pour les vaccins combinés de l’hépatite A et de l’hépatite B Twinrix® Adulte et Twinrix Enfant®, le schéma recommandé comprend trois doses, les deux premières à un mois d’intervalle, la troisième six mois plus tard.
Pour le vaccin combiné de l’hépatite A et de la fièvre typhoïde Tyavax®, indiqué à partir de 16 ans, la protection est obtenue quatorze jours après l’administration d’une seule dose. La dose de rappel de la vaccination hépatite A peut être administrée six à douze mois, voire jusqu’à trente-six mois plus tard avec un vaccin monovalent ou avec Tyavax®si le risque de typhoïde persiste.
Dans le cadre de tensions d’approvisionnement des vaccins contre l’hépatite A, les recommandations ont été modifiées :
En outre il est déconseillé :
Le vaccin est très efficace contre la maladie. Les anticorps contre le virus apparaissent dans 98 à 100% des cas après la première dose. La protection contre l’hépatite A est effective environ deux semaines après la vaccination et dure vraisemblablement toute la vie si la vaccination a été complète (2 doses).
Les programmes de vaccination menés dans différents pays, comme en Israël, en Espagne, en Argentine ou aux Etats-Unis, ont permis de réduire de 90% le nombre de cas d’hépatite A.
Le vaccin contre l’hépatite A est un vaccin inactivé. Trois vaccins sont actuellement disponibles contre l’hépatite A seule (dont deux avec un dosage pédiatrique). Il existe également :
| Nom commercial* |
Maladies concernées |
Type de vaccin |
Pour qui ? | Remboursement |
| Vaqta 50® | Hépatite A | Monovalent | Adultes et adolescents à partir de 18 ans | Pris en charge à 65% par l’assurance maladie** chez les personnes présentant certaines maladies chroniques |
| Avaxim 80® Havrix 720® | Hépatite A | Monovalent | Enfants et adolescents de 1 à 15 ans | Pris en charge à 65% par l’assurance maladie** chez les personnes présentant certaines maladies chroniques |
| Avaxim 160® Havrix 1440® | Hépatite A | Monovalent | Adultes et adolescents à partir de 16 ans | Pris en charge à 65% par l’assurance maladie** chez les personnes présentant certaines maladies chroniques |
| Tyavax ® | Fièvre typhoïde, Hépatite A | Bivalent | Adultes et adolescents à partir de 16 ans | Non pris en charge par l’assurance maladie** |
| Twinrix Adulte® | Hépatite A, Hépatite B | Bivalent | Adultes et adolescents à partir de 16 ans | Non pris en charge par l’assurance maladie** |
*Cliquer sur le nom du vaccin pour obtenir son prix et plus d’informations.
**Le montant restant est généralement remboursé par les complémentaires santé (mutuelles).
***Certaines complémentaires santé (mutuelles) proposent des formules comprenant le remboursement des vaccinations destinées aux voyageurs.
Il convient de se référer à la notice de ces vaccins, disponibles sur le site de la base de données publique des médicaments pour connaître l’ensemble des contre-indications.
Le vaccin contre l’hépatite A ne doit pas être utilisé en cas :
La vaccination doit être différée en cas de maladie aiguë avec fièvre.
Pour plus d’information, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien.
Il convient de se référer à la notice de ces vaccins, disponibles sur le site de la base de données publique des médicaments pour connaître l’ensemble des effets indésirables.
Effets indésirables communs à tous les vaccins injectables :
Des réactions allergiques graves, bien que très rares, peuvent survenir après la vaccination. Si l’un des symptômes décrits ci-dessous apparaît, vous devez immédiatement contacter un médecin ou les urgences médicales :
En cas d’inquiétude après une vaccination, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien.
Le vaccin est disponible en pharmacie et doit être conservé au réfrigérateur entre + 2° C et + 8° C. Il ne doit pas être congelé.
La vaccination peut être réalisée en libéral, à l’hôpital, en pharmacie, en PMI (pour les enfants jusqu’à 6 ans) ou dans un laboratoire de biologie médicale. Elle peut également être réalisée dans un centre de vaccination public, dans un Centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) ou dans un centre de vaccinations internationales. Dans ce dernier cas, la prescription, la délivrance du vaccin et la vaccination s’effectuent sur place.
L’injection du vaccin est prise en charge par l’assurance maladie et les complémentaires santé dans les conditions habituelles.
Il n’y a pas d’avance de frais dans les centres de vaccination publics, en PMI et dans les CeGIDD.
Le vaccin est administré par voie intramusculaire. Il doit être administré au moins quinze jours avant le départ en vacances.
Le professionnel de santé remplit ensuite le carnet de santé, et/ou le carnet de vaccination électronique inclus dans l’espace numérique en santé « Mon espace santé ».
| À savoir Afin de savoir s’il existe des difficultés d'approvisionnement de vaccins, consultez la rubrique dédiée sur le site Internet de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). |
Le don du sang est autorisé après la vaccination contre l'hépatite A.
Attention, si la vaccination a été réalisée après exposition à la maladie, le don du sang n’est pas possible pendant 6 semaines après la vaccination.
À retrouver sur https://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/Hepatite-A
Vaccination-info-service.fr est un site Web conçu sous l’égide de Santé publique France, établissement public sous tutelle du Ministère chargé de la Santé. Son objectif est de répondre aux questions les plus courantes sur la vaccination et les vaccins en France.
Santé publique France - vaccination-info-service.frArticle
Publié le 14/01/2026
Information proposée par Santé publique France - vaccination-info-service.fr
Les virus respiratoires syncitiaux (VRS) entrainent en France d'octobre à la fin de l'hiver, des épidémies d’infections respiratoires qui peuvent être graves chez les très jeunes enfants (bronchiolite) et chez les personnes âgées.
La bronchiolite touche chaque année près de 30 % des nourrissons de moins de 2 ans, soit environ 480 000 cas par an. Chaque année 2 à 3% des nourrissons de moins de 1 an sont hospitalisés pour une bronchiolite.
Chez les personnes âgées de 65 ans et plus, on sait maintenant que le VRS peut donner des infections graves. Il entraine une augmentation des hospitalisations, et une augmentation des décès chez les personnes âgées fragiles, en particulier avec des maladies chroniques. La vaccination est donc recommandée aux personnes de 65 ans et plus présentant des comorbidités, ainsi qu'à toute personne de 75 ans et plus.
Il est maintenant possible de protéger les nouveau-nés en vaccinant leur mère pendant la grossesse ou en leur donnant un traitement par des anticorps juste après la naissance.
Les mesures d’hygiène et les mesures barrières restent bien sûr très importantes.
Le VRS est un virus très contagieux. Il se transmet très facilement d’une personne à une autre par voie aérienne (salive, éternuements, toux) et par contact direct (embrasser une personne infectée) ou indirect (surfaces, tétines, doudous, jouets).
En voir moins
Le VRS infecte les cellules des voies respiratoires en infectant à la fois les voies aériennes supérieures (nez, sinus, gorge, trachée) et inférieures (bronches, bronchioles et poumons).
En France, il circule durant la saison hivernale, généralement du mois d’octobre à la fin de l'hiver.
Chez les nourrissons et les jeunes enfants, la première infection peut provoquer une bronchiolite sévère qui peut parfois être mortelle.
Chez les personnes âgées, notamment porteuses de maladies chroniques cardiaques ou pulmonaires, l’infection peut être très grave et entraîner le décès.
La période d’incubation de l’infection au VRS est d’environ de 2 à 8 jours.
L’infection à VRS commence par simple rhume, qui guérit en quelques jours dans la plupart des cas.
Chez les nourrissons et les enfants de moins de 2 ans, la gêne respiratoire peut s’aggraver. La toux devient plus fréquente. La respiration devient plus rapide et sifflante, des pauses respiratoires sont possibles : c’est la bronchiolite. Le bébé peut avoir des difficultés à s'alimenter et à dormir. Il peut avoir de la fièvre.
Dans la majorité des cas, la bronchiolite guérit spontanément au bout de 5 à 10 jours mais la toux peut persister pendant 2 à 4 semaines.
Les bébés de moins de deux mois ou les nourrissons très fragiles (nourrissons nés prématurément ou souffrant d'une maladie chronique) sont plus susceptibles de développer une maladie grave causée par le VRS. Ils ont besoin d’une surveillance attentive et doivent en général être hospitalisés.
L’évolution de la maladie vers une pneumonie, ou une otite sont également possibles.
Le diagnostic de bronchiolite ne nécessite en général pas d'examens complémentaires.
La prévention repose sur différents types de mesures.
L’application des mesures barrières générales et des mesures d'hygiène :
Elles sont indispensables pour éviter la circulation du virus et aussi des autres virus de l’hiver, chez les nourrissons dès la sortie de la maternité et en population générale :
La prévention médicamenteuse :
Deux possibilités existent pour protéger les nourrissons :
Les signes du début sont identiques à ceux du nourrisson. Les signes sont en général moins importants que chez l’enfant. Ils sont très semblables à ceux de la grippe, et varient du simple rhume à une infection pulmonaire :
L’infection peut aussi entraîner des problèmes respiratoires sévères avec l’aggravation d’une maladie cardiaque ou pulmonaire déjà présente. Dans certains cas, cela peut conduire au décès.
Il est possible de réaliser des tests rapides de recherche du VRS (TROD), associés ou pas avec celle des virus grippaux et/ou de la Covid-19. Toutefois, ce test n’est pas recommandé en dehors de l'hôpital et n'est donc pas remboursé pour l'instant.
En règle générale, les infections par le VRS sont bénignes et vont guérir en 1 à 2 semaines. Le traitement associe le repos, la réhydratation et la prise de médicaments contre la fièvre et les douleurs.
La prévention repose sur les mesures barrières et la vaccination des personnes à risque : femmes enceintes pour protéger leur nouveau-né, personnes à risque de comorbidité de 65 ans et plus, et personnes âgées de 70 ans et plus.
Il existe maintenant deux possibilités pour prévenir l'infection des nouveau-nés et des nourrissons.
Vaccination de la femme enceinte
L'ensemble des femmes enceintes entre 32 et 36 semaines d’aménorrhées (entre septembre et janvier) peuvent se faire vacciner.
Schéma de vaccination
Une dose unique doit être administrée entre 32 et 36 semaines d’aménorrhée.
Dans les cas où la vaccination n’a pas été réalisée pendant la grossesse chez la femme enceinte, la HAS recommande d’administrer les anticorps monoclonaux au bébé après la naissance.
Cas général des nouveau-nés : Beyfortus®
Schéma d'immunisation
Dans le cas de grossesses ultérieures, l'immunisation par le Beyfortus® est à privilégier sur la vaccination de la femme enceinte.
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Il existe deux possibilités pour prévenir l'infection des nouveau-nés et des nourrissons :
L'immunisation passive avec Beyfortus® est toutefois à privilégier :
La HAS a publié en septembre 2024 un document destiné aux parents pour les aider à mieux comprendre et à choisir. Un tableau de synthèse est disponible tout en bas de cette page. |
Le vaccin Abrysvo® peut être administré en même temps qu’un vaccin contre la grippe saisonnière ou un vaccin contre la Covid-19.
Cas particulier : Nouveau-nés prématurés et nourrissons à risque particuliers
L'injection d'un autre anticorps monoclonal, le Synagis® est recommandée depuis plus de 20 ans chez certains nourrissons :
Schéma d'immunisation
En outre, faute de données, la HAS ne se prononce pas sur la pertinence d'une revaccination lors de grossesses ultérieures. En cas de nouvelle grossesse chez une femme déjà vaccinée par ABRYSVO lors d'une précédente grossesse, le recours à l'immunisation passive du nouveau-né avec un anticorps monoclonal est préconisé
Trois vaccins ont reçu une autorisation européenne de mise sur le marché pour protéger les personnes âgées de 60 ans et plus du VRS : le vaccin Arexvy® ,le vaccin Abrysvo® et le vaccin mRESVIA®.
Dans le calendrier 2025, il est recommandé :
La vaccination saisonnière contre le VRS est recommandée chez ces personnes avec une dose avant la période épidémique.
La co-administration des vaccins contre le VRS est possible chez les adultes à partir de 65 ans comme suit :
Pour le moment, la nécessité d'un rappel chaque année n'a pas été établie.
Il n’y a pas de prise en charge par l’Assurance Maladie de ces vaccins à ce jour chez les personnes âgées de 65 ans et plus présentant des pathologies respiratoires chroniques ou cardiaques.
Vaccin Abrysvo ®
Chez les nourrissons de mères vaccinées
Le vaccin protège l’enfant dès sa naissance. Il assure une forte protection pendant les 3 premiers mois du bébé, puis cette protection diminue entre 3 et 6 mois. La durée de la protection au-delà de 6 mois n’est pas connue. À noter : pour que le vaccin protège efficacement le nourrisson, il doit avoir été injecté au moins 14 jours avant l’accouchement. Si ce n’est pas le cas, Beyfortus reste possible.
Les études de suivi ont montré une diminution des infections sévères à VRS nécessitant une consultation médicale à 3, 4, 5 et 6 mois après la naissance, et la réduction des hospitalisations à 3, 4, 5, 6 et 12 mois après la naissance.
Chez les personnes de 65 ans et plus
Le suivi a montré une diminution significative des infections des voies respiratoires inférieures avec deux ou trois symptômes, chez des patients suivis en ville.
La nécessité d'un rappel n'est pas établie.
Vaccin Arexvy ®
Chez les personnes de 60 ans et plus
Le suivi a montré une diminution des maladies des voies respiratoires inférieures associées au VRS (non sévères et ne nécessitant pas d’hospitalisations).
La nécessité d'un rappel n'est pas établie.
Vaccin mRESVIA®
Le suivi a montré une diminution des maladies des voies respiratoires inférieures associées au VRS.
La nécessité d'un rappel n'est pas établie.
Beyfortus®
Le groupement d’intérêt scientifique Epi-Phare, a réalisé une étude sur l'efficacité des stratégies de prévention contre le VRS en France : les résultats publiés en décembre 2025 montrent que le Beyfortus offre une meilleure protection contre les hospitalisations liées au VRS, par rapport à la vaccination de la femme enceinte. Les deux approches restent toutefois efficaces d’après les essais cliniques et études en vie réelle et c’est aux parents de décider, avec l’information donnée par leurs professionnels de santé, comment protéger leur enfant.
Synagis®
Cet anticorps monoclonal est utilisé depuis 1999 pour prévenir les formes graves d’infections à VRS chez les prématurés et les nourrissons à haut risque. Les études ont montré que ces enfants fragiles traités étaient hospitalisés moins souvent, passaient moins de jours à l'hôpital, étaient admis moins souvent en unité de soins intensifs, et avaient besoin d’oxygène pendant moins de jours que les enfants ayant reçu un placebo.
Il existe deux anticorps monoclonaux contre le VRS destinés aux nouveau-nés : le Synagis® et le Beyfortus®. Ils sont pris en charge par l'Assurance maladie à 30 %.
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Pour qui ? |
Remboursement ? |
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| Beyfortus® 5 mg | Nouveau-nés et nourrissons de moins de 1 an et de poids < 5kg |
- à 100% à la maternité - à 30% par l'Assurance Maladie à la pharmacie * |
| Beyfortus® 10 mg | Nourrissons de moins de 1 an et de poids ≥ 5 kg |
- à 100% à la maternité - à 30% par l'Assurance Maladie à la pharmacie * |
| Synagis® 50 mg et 100 mg | Nouveau-nés et nourrissons de moins de deux ans à risques particuliers | - à 100% à l'hôpital par l'Assurance Maladie |
*Le montant restant peut être pris en charge par les complémentaires santé. Contactez votre mutuelle ou complémentaire santé pour savoir si elle le rembourse en tout ou en partie. Avec la Complémentaire santé solidaire ou l'Aide médicale de l'État, le montant est intégralement pris en charge.
Il existe actuellement trois vaccins contre le VRS en France :
Il n’y a pas de prise en charge par l’Assurance Maladie de ces vaccins à ce jour chez les personnes âgées de 65 ans et plus présentant des pathologies respiratoires chroniques ou cardiaques.
| Nom commercial* |
Maladies concernées |
Type de vaccin |
Pour qui ? | Remboursement |
| mRESVIA® | Bronchiolites et infections respiratoires dues aux Virus respiratoires syncitiaux (VRS) | Vaccin à ARNm (à nucléoside modifié) du VRS encapsulé dans des nanoparticules lipidiques | Personnes de 60 ans et plus | Non remboursé actuellement |
| Abrysvo® | Bronchiolites et infections respiratoires dues aux Virus respiratoires syncitiaux (VRS) | bivalent, recombinant | Femmes enceintes entre 32 et 36 semaines d'aménorrhée Personnes de 60 ans et plus | Pris en charge à 100% pour les femmes enceintes |
| Arexvy® | Bronchiolites et infections respiratoires dues aux Virus respiratoires syncitiaux (VRS) | recombinant inactivé | Personnes de 60 ans et plus | Non remboursé actuellement |
Abrysvo®
Les effets secondaires les plus fréquemment rapportés chez les femmes enceintes entre 24 et 36 semaines étaient des douleurs au site d'injection, des maux de tête et des douleurs musculaires ;
Aucun effet indésirable n’a été identifié chez les nourrissons participants nés de mères vaccinées ;
Chez les personnes de 60 ans et plus, l’effet secondaire le plus fréquemment signalé était la douleur au site de vaccination.
Arexvy ®
Les effets secondaires les plus couramment observés sont des douleurs au site d’injection, de la fatigue, des douleurs musculaires, des maux de tête et des douleurs articulaires. Ces effets secondaires sont généralement d’intensité légère ou modérée et disparaissent quelques jours après la vaccination.
mRESVIA®
Les effets secondaires les plus fréquents sont un gonflement/sensibilité au niveau de l’aisselle, des maux de tête, douleurs musculaires, douleurs articulaires, une douleur au site d’injection, sensation de fatigue et frissons.
Beyfortus®
Les effets secondaires sont peu fréquents :
L'ANSM a mis en ligne une fiche destinée aux parents sur les effets secondaires du Beyfortus, et mis en place une surveillance rapprochée du Beyfortus. Les effets indésirables peuvent être déclarés ici
Synagis®
Les effets indésirables les plus fréquents sont une éruption cutanée, une réaction au site d'injection et de la fièvre.
La co-administration des vaccins contre le VRS est possible chez les adultes à partir de 65 ans comme suit :
Beyfortus®
Tous les médecins et les sages-femmes peuvent prescrire du Beyfortus®.
Les nouveaux nés peuvent recevoir une injection directement à la maternité par une sage-femme, un médecin ou un infirmier.
Autrement, la dose de Beyfortus® peut être délivrée à la pharmacie puis administrée par un médecin de ville ou de PMI, une sage-femme ou un infirmier.
Le Beyfortus® peut être coadministré avec les vaccins du nourrisson.
Synagis®
Ce médicament est uniquement disponible en établissement de santé. Il peut être prescrit et administré par un médecin ou une sage-femme.
Les injections des anticorps monoclonaux et des vaccins doivent être inscrites dans le carnet de santé de l'enfant ou dans le carnet de vaccination, et sur mon espace sante.
HAS Août 2024: Bronchiolite Comment protéger votre bébé d’une forme grave ?
La campagne d'immunisation des femmes enceintes et des nourrissons contre le VRS se termine le 31 janvier 2025 pour l’ensemble des territoires métropolitains et des DROMS, à l’exception de Mayotte.
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