import
Centre Dentaire Isa'smile
Géolocalisation sur liste violette
Désactivé
import
Msp Avoudrey
Géolocalisation sur liste violette
Désactivé
import
Msp Les Capucins
Géolocalisation sur liste violette
Désactivé
Anonyme (non vérifié)

Est-il prouvé que le vaccin contre le Covid-19 perturbe le cycle menstruel ?

05/05/2023 4 mins de lecture

Depuis le début des campagnes de vaccination contre le Covid-19, des femmes non ménopausées ont signalé des troubles du cycle menstruel, le plus souvent dans les 3 jours suivant la vaccination : le plus souvent retard de règles (de quelques jours), parfois règles plus abondantes qu’à l’accoutumée, ou plus douloureuses. Avec le temps, davantage de données ont été recueillies et il est possible de dire aujourd’hui que ces troubles restent exceptionnels, sans gravité et qu’ils disparaissent rapidement et spontanément.

Image

Crédits: Photo de CottonBro Studio

Des cas qui restent exceptionnels au regard du nombre de vaccinations

En France, au 28 avril 2022, date des derniers chiffres disponibles, les centres de pharmacovigilance avaient analysé 9 381 déclarations de troubles du cycle menstruel rapportées après vaccination par le vaccin Comirnaty (Pfizer) et 1 557 après le vaccin Spikevax (Moderna). À cette date, 58 millions de personnes, tous sexes confondus, avaient été vaccinées avec le vaccin Comirnaty et 12 millions de personnes avec le vaccin Spikevax. Ces troubles restent donc exceptionnels. Ces cas ont été signalés aussi bien après la première injection qu’après la deuxième ou la dose de rappel. La majorité de ces déclarations ont été réalisées par les patientes directement. 

Plus récemment, une étude franco-britannique a analysé les résultats d'une enquête menée au Royaume-Uni en 2021 en examinant un échantillon de plus de 12 000 participantes en âge d’avoir des règles, de tout âge, avec ou sans enfant, de toutes zones géographiques, vaccinées ou non contre le Covid-19. 

Dans cette étude, une femme sur cinq a signalé des troubles menstruels après avoir été vaccinée. Allant plus loin, les scientifiques ont relevé que le risque de signaler des troubles menstruels était plus élevé chez les femmes qui fumaient, qui avaient déjà été malades du Covid-19 ou qui utilisaient un contraceptif ne contenant pas d'œstradiol. De plus, selon leur analyse, ces troubles restaient sans gravité.

En 2023, des chercheurs suédois ont utilisé les données d'un registre de santé électronique pour évaluer les risques de troubles menstruels et de saignements après la vaccination contre le Covid-19 chez presque 3 millions de femmes âgées de 12 à 74 ans. Il s'agit de la plus grande étude portant sur la relation entre les vaccins Covid-19 et les cycles menstruels ou les saignements post-ménopausiques. Pour les femmes ménopausées, le risque de saignement était de 28 % entre 1 et 7 jours après la vaccination et de 25 % entre 8 et 90 jours après. Le risque de saignement anormal chez les femmes en âge de procréer était beaucoup plus faible. Chez elles, le risque de saignement après une dose de vaccin était de 13 % ou 8 % après 1 à 7 jours, et de 6 % et 1 % après 8 à 90 jours, respectivement, pour les vaccins Pfizer et Moderna.

Dès 2022, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), qui gère les remontées en termes d’effets indésirables, a ajouté la mention « Troubles menstruels » dans les effets indésirables identifiés de ces deux vaccins.

Quels sont les symptômes observés après vaccination ?

Fin juillet 2022, l’ANSM a publié des données actualisées sur les cas signalés. Les troubles menstruels les plus fréquemment décrits sont :

  • des saignements anormalement longs pendant les règles ou, parfois, en dehors de règles ;
  • une absence de règles, parfois pendant quelques mois ;
  • des maux de ventre ou de bas-ventre.

Des femmes atteintes d’endométriose ont signalé une réactivation de leurs symptômes douloureux alors que la maladie était bien contrôlée jusque-là, mais cela ne semble pas généralisable à toutes les femmes qui souffrent de cette maladie. Quelques femmes ménopausées ont également observé des saignements inhabituels.

La majorité des troubles menstruels observés étaient généralement non graves, de courte durée et disparaissaient spontanément. Dans la très grande majorité des cas, les règles ont repris leurs caractéristiques habituelles au cycle suivant.

À noter, les effets indésirables de ces vaccins à ARN messager ne gênent en rien la fertilité : dans les essais cliniques, le nombre de participantes démarrant une grossesse a été similaire dans le groupe vacciné et dans le groupe recevant un placebo.

Comment la vaccination peut-elle influencer le cycle menstruel ?

À ce jour, les données disponibles ne permettent pas de décrire le mécanisme de survenue de ces troubles du cycle menstruel. Plusieurs hypothèses sont néanmoins émises :

  • la réaction immunitaire provoquée par la vaccination (comme la fièvre ou la production d’interférons). Cette réaction pourrait, comme lors d’une infection, influer sur les hormones impliquées dans le cycle menstruel. Il est à noter que des troubles du cycle menstruel avaient déjà été signalés avec des vaccins destinés à protéger contre d’autres types d’infection.
  • un stress ou une anxiété importante, engendré par l’acte de vaccination ou le contexte de pandémie. En effet, stress et anxiété sont des facteurs connus de perturbation de l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien qui régule le bon déroulement du cycle menstruel ;
  • d’autres facteurs comme une maladie gynécologique sous-jacente, ou un effet combiné avec les traitements contraceptifs.

Les autorités sanitaires continuent-elles à recenser ces troubles des règles ?

Les autorités sanitaires françaises et européennes continuent à suivre les signalements de troubles menstruels après une vaccination contre le Covid-19. Les autorités sanitaires américaines ont également lancé une vaste étude pour mieux comprendre ces signalements.

Si, après une vaccination, vous observez que vos règles sont anormales, il est recommandé de faire un signalement à l’ANSM pour contribuer à enrichir la base de données sur ce sujet. Un guide est disponible en ligne pour vous aider à accomplir cette démarche (voir Sources).

Par ailleurs, les femmes qui connaitraient ce type de trouble après une vaccination sont invitées à consulter leur médecin traitant. En effet, il est important de s’assurer qu’aucune autre cause ne soit à l’origine de ces troubles : effet indésirable d’une nouvelle forme de contraception, maladie gynécologique ou grossesse, par exemple.
 

Auteur : Service Public d'Information en Santé (SPIS)

Le Service Public d’information en santé met à la disposition du grand public les informations les plus pertinentes, solides et utiles pour vos recherches en santé.

Info ou intox ? Dans le cadre de la lutte contre les fausses informations qui circulent en matière de santé, rédacteurs et experts scientifiques répondent ici à vos demandes de décryptages déposées sur Santé.fr.

Le régime alimentaire d’une femme enceinte peut-il influencer le sexe du bébé ?

05/05/2023 4 mins de lecture

Depuis toujours, certains parents ont essayé diverses méthodes pour choisir le sexe de leur prochain enfant. Parmi ces méthodes, les régimes alimentaires à suivre avant et au moment de la fécondation ont eu leur heure de gloire. Néanmoins, outre l’absence d’efficacité démontrée de ces régimes, ceux-ci peuvent exposer à des déséquilibres alimentaires particulièrement nuisibles au moment de la conception et au tout début d’une grossesse encore ignorée de la future maman.

Image

Crédits: SHVETS production

Pour rappel, le sexe du bébé est déterminé dès la conception

Au moment de la fécondation, deux acteurs se rencontrent :

- l’ovule, issue de la mère, qui contient, entre autres chromosomes, un chromosome X ;

- le spermatozoïde, apporté par le père, qui contient soit un chromosome X, soit un chromosome Y.

Si le spermatozoïde qui gagne la course à la fécondation contient un chromosome X, l’enfant sera une fille (XX). S’il contient un chromosome Y, ce sera un garçon (XY). Le sexe du bébé dépend donc uniquement des particularités du spermatozoïde victorieux.

Pour exercer une influence sur le sexe du bébé, il est donc nécessaire d’intervenir avant ou pendant la rencontre entre l’ovule et le spermatozoïde, en favorisant ou défavorisant les différents spermatozoïdes. Par exemple, pour augmenter la probabilité d’avoir un garçon, il faut soit favoriser les spermatozoïdes portant Y dans leur course à l’ovule, soit défavoriser ceux portant X.

La plupart des méthodes de choix du sexe de l’enfant reposent sur l’idée que l’on pourrait modifier la nature des sécrétions vaginales et utérines (dans lesquelles « nagent » les spermatozoïdes) pour favoriser soit les porteurs de X, soit les porteurs de Y.

La méthode du moment de la fécondation

Cette méthode, ancienne, postulait que la nature des sécrétions varie pendant la période de fécondité (quand l’ovule est disponible à la fécondation, soit les 5 jours précédant l’ovulation et le jour de l’ovulation). Ainsi, selon le moment choisi pour le rapport sexuel, il aurait été possible de faire pencher la balance en faveur des spermatozoïdes X ou Y : selon cette méthode, une fécondation dans la seconde partie de la période de fécondité favoriserait la naissance d’un garçon. Promue dans les années 1960, cette méthode n’a jamais montré d’efficacité.

Les régimes dits « ioniques »

Ces régimes visent également à modifier la nature chimique (et surtout le pH, c’est-à-dire l’acidité) des sécrétions du vagin et de l’utérus. Ils doivent être suivis par la future mère au moins 8 à 10 semaines avant la fécondation. Ils ont été populaires en France car portés par un gynécologue parisien, le Dr François Papa, qui a publié un ouvrage à ce sujet au début des années 1980.

Selon ce praticien, un régime pauvre en calcium et riche en potassium favoriserait la conception d’un garçon, alors qu’un régime pauvre en sodium et potassium, mais riche en calcium et magnésium, favoriserait la conception d’une fille.

Dans une étude réalisée chez 200 femmes, la probabilité d’avoir un enfant du sexe désiré est passée de 50 % (une chance sur deux) à environ 78 % (trois chances sur quatre). Mais cette étude présentait un biais important : 75 % des femmes avaient abandonné l’étude avant sa fin, trouvant le régime trop strict. Aucune autre étude fiable n’a été menée pour évaluer cette méthode et elle continue de faire débat parmi la communauté scientifique.

Dans les années 2000, un médecin a tenté d’associer la méthode du moment de la fécondation et cette du régime ionique. Selon cette étude, l’association des deux méthodes correctement suivies permettrait un taux de succès de 81 %, contre seulement 24 % si l’une ou les deux méthodes n’étaient pas correctement suivies. Aucune autre étude n’est venue confirmer ces résultats.

Les régimes relatifs à l’origine et la quantité des calories ingérées

Plus récemment, diverses études ont cherché à évaluer l’impact de l’alimentation sur le sexe de l’enfant, en fonction de l’origine principale des calories apportées par les aliments dans les semaines précédant la conception. Cette hypothèse provient d’études chez les rongeurs de laboratoire, chez qui plusieurs études ont suggéré que :

- une alimentation riche en graisses saturées (animales) et pauvre en glucides favoriserait la naissance de petits mâles ;

- à l’inverse, une alimentation où l’essentiel des calories est apporté par les glucides et non par les graisses saturées favoriserait la naissance de petites femelles

Une étude britannique portant sur 740 femmes a mesuré le rapport garçons/filles en fonction de la richesse en calories dans l’alimentation. Chez les 30 % femmes qui avaient l’alimentation la plus riche en calories, un garçon naissait dans 56 % des cas. Chez les 30 % qui avaient l’alimentation la moins riche en calories, ce pourcentage tombait à 45 %.

Cette étude a été beaucoup critiquée. En effet, dans les périodes de famine (par exemple aux Pays-Bas pendant la deuxième guerre mondiale), aucun changement dans le rapport garçons/filles n’a été observé.

Comme on le voit, aucun régime alimentaire n’a fait ses preuves pour influencer le sexe du bébé. De plus, ces régimes, outre le fait d’être pénibles à maintenir, peuvent déséquilibrer l’état nutritionnel de la mère qui, faute d’être certaine d’être enceinte, va les poursuivre pendant quelques semaines après la fécondation. En particulier, dans la méthode dite « ionique », le régime « garçon » pauvre en calcium est loin d’être anodin pour une femme qui souhaite avoir un enfant ou qui vit ses toutes premières semaines de grossesse. Pour cette raison, ces régimes ne doivent jamais être réalisés sans un suivi médical et nutritionnel.

 

Auteur : Service Public d'Information en Santé (SPIS)

Le Service Public d’information en santé met à la disposition du grand public les informations les plus pertinentes, solides et utiles pour vos recherches en santé.

Info ou intox ? Dans le cadre de la lutte contre les fausses informations qui circulent en matière de santé, rédacteurs et experts scientifiques répondent ici à vos demandes de décryptages déposées sur Santé.fr.

Campagne de vaccination en cours contre le Covid-19 et doses de rappel : ce qu’il faut savoir
baptiste_valette
Description

Il est toujours fortement recommandé aux personnes à risque de développer des formes graves du Covid-19 de recevoir des rappels après leur primo-vaccination, afin de maintenir leur immunité face au virus du Covid-19 à un niveau élevé. C’est pourquoi le ministère de la Santé et de la prévention lance une nouvelle campagne de rappel auprès des personnes les plus à risque du 27 avril au 16 juin 2023.

Estel Regis
import
Géolocalisation sur liste violette
Désactivé
PS-Activité
10005620751-10005620751013
Escande Chantal
import
Géolocalisation sur liste violette
Désactivé
PS-Activité
10102569646-10102569646013
Perdriolle Camille
import
Géolocalisation sur liste violette
Désactivé
PS-Activité
10102741039-10102403820006
S'abonner à