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Cadre et mise en oeuvre de l'expérimentation du cannabis médical

Article

Publié le 01/02/2023

Information proposée par Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé - ANSM

Evaluation de la pertinence et de la faisabilité de la mise à disposition du cannabis médical en France

Qu’est-ce qu’une expérimentation ?

Une expérimentation permet de tester, dans des conditions réelles, la mise en place d’une nouvelle politique publique. Pour que l’on puisse parler d’expérimentation, 3 conditions doivent être réunies :

  • il faut définir un objectif et une hypothèse que l’on cherche à valider ;
  • l’expérimentation doit avoir un caractère temporaire ;
  • elle doit s’accompagner d’une évaluation dont les conclusions doivent permettre d’éclairer la décision publique qui permettra, le cas échéant, une généralisation.

Mise en place du comité scientifique

Ce sont trois facteurs principaux qui sont à l’origine de la mise en oeuvre de la réflexion de l’ANSM sur la faisabilité de la mise à disposition du cannabis médical en France :

  • des données scientifiques convergentes qui montraient un intérêt du cannabis dans le traitement de certains symptômes de différentes pathologies ;
  • une demande grandissante de patients et de professionnels de santé ;
  • l’usage médical du cannabis dans de nombreux pays en Europe et dans le monde (Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal, Luxembourg, Lituanie, Canada, Israël, Chili, Colombie, etc. et 33 Etats aux Etats-Unis).

Nous avons initié les travaux sur le cannabis à usage médical en septembre 2018 par la création d’un comité scientifique pluridisciplinaire composé notamment de professionnels de santé et de patients afin d’examiner les connaissances scientifiques et les expériences étrangères.

En décembre 2018, ce comité estimait qu’il était pertinent d’autoriser l’usage médical du cannabis pour les patients dans certaines situations cliniques et a souhaité que soit mise en place une expérimentation.

A partir de janvier 2019un autre comité (CSST) devait définir les modalités de l’expérimentation et un cadre permettant de sécuriser sa mise en place.



Ce comité devait définir des cahiers des charges pour :

  • les médicaments utilisés durant l’expérimentation ;
  • le contenu de la formation destinée aux médecins et pharmaciens et le contenu de l’information aux patients ;
  • le contenu du registre de suivi des patients.

Le 25 octobre 2019, l'Assemblée nationale donnait son feu vert à une expérimentation de l'usage du cannabis médical dans le cadre de l'examen du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2020.

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2020, promulguée le 24 décembre 2019, prévoit ainsi une expérimentation de l'utilisation du cannabis thérapeutique pendant une durée de deux ans, laquelle est mise en œuvre par l'ANSM. Un rapport au Parlement est prévu 6 mois avant la fin de l'expérimentation afin d'envisager les suites pouvant être données à cette expérimentation.



Les travaux de l’ANSM, qui s’appuient sur un autre comité scientifique pluridisciplinaire, vont se poursuivre tout au long de l’expérimentation. Le Comité scientifique temporaire pour le suivi de l’expérimentation du cannabis à usage médical a été mis en place en juin 2021 afin de suivre et analyser les données du registre sur les modalités du circuit de prescription et de délivrance, ainsi que les données d’efficacité et de sécurité.

Comité de suivi de l'expérimentation française de l'usage médical du cannabis : ODJ et comptes rendus

Une large concertation

L’ANSM a consulté à chaque étape de sa réflexion, associations de patients, professionnels de santé, sociétés savantes, mais également les pays où le cannabis médical est utilisé, et des acteurs de la filière économique.

Ces rencontres ont fait l’objet d’auditions enregistrées en vidéo et consultables sur notre site.

Quels patients peuvent bénéficier de l’expérimentation ?

L’expérimentation porte sur 3000 patients traités et suivis pendant au moins 6 mois. Tous les patients bénéficient du traitement jusqu’à la fin de l’expérimentation s’il est efficace et bien toléré.

Situations cliniques retenues

L’usage du cannabis à visée médicale est jugé pertinent par l’ANSM pour les patients dans certaines situations cliniques et en cas de soulagement insuffisant ou d’une mauvaise tolérance des thérapeutiques accessibles, qu’elles soient ou non médicamenteuses.

Cet usage est à envisager en complément ou en remplacement de certaines thérapeutiques.



Les 5 indications thérapeutiques retenues par le comité scientifique pour expérimenter l’usage de cannabis à des fins médicales sont les suivantes :

  • douleurs neuropathiques réfractaires aux thérapies accessibles (médicamenteuses ou non) ;
  • certaines formes d’épilepsie sévères et pharmaco-résistantes ;
  • certains symptômes rebelles en oncologie liés au cancer ou à ses traitements ;
  • situations palliatives ;
  • spasticité douloureuse de la sclérose en plaques ou des autres pathologies du système nerveux central.

Inclusion des patients

Elle est exclusivement réalisée par les médecins des structures de référence volontaires et prenant en charge l’une des 5 indications thérapeutiques retenues.

La carte des structures de référence volontaires engagées dans l’expérimentation est consultable ci-dessous.

Découvrez la listes des structures de référence (01/02/2023)

Deux possibilités : les médecins de ces centres peuvent proposer à certains de leurs patients de participer à l’expérimentation et/ou les patients suivis au sein de ces structures peuvent exprimer auprès de leur médecin leur souhait d’y participer.

Les patients qui ne sont pas suivis dans l’une des structures de références peuvent en discuter avec leur médecin traitant afin qu’il les adresse à l’une d’entre elles. Le médecin devra avoir auparavant vérifié si le patient entre bien dans les critères d’inclusion. La décision finale d’inclure ou non un patient revient exclusivement au médecin de la structure de référence volontaire. Le suivi médical au cours des 24 mois de l’expérimentation peut ensuite être assuré en partie par un médecin libéral, généraliste ou spécialiste, ayant reçu et validé la formation obligatoire mise à disposition par l’ANSM.

Le consentement des patients est obligatoire au démarrage de l’expérimentation.

Consulter les décisions fixant la liste des structures de référence prenant en charge les indications thérapeutiques ou situations cliniques retenues pour l’expérimentation du cannabis à usage médical

L’ANSM rappelle aux patients qu’ils ne doivent en aucun cas arrêter leur traitement brutalement et d’eux-mêmes, mais qu’ils pourront librement, au cours de chacune des consultations de suivi, et sur les conseils de leur médecin, décider de poursuivre ou d’arrêter de participer à l’expérimentation.



Pour connaître la liste des critères d’inclusion et non inclusion pour chaque indication thérapeutique ou situation clinique :

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Cannabis à usage médical - Carnet de suivi patient

Quels sont les médicaments mis à disposition dans le cadre de l’expérimentation ?

Considérant les risques pour la santé, l’ANSM a exclu formellement la voie d’administration fumée pour le cannabis médical.

Les formes de médicaments mises à disposition dans le cadre de l’expérimentation sont les suivantes :

  • Sommités fleuries de cannabis à vaporiser pour inhalation ;
  • huiles administrées par voie orale.

Les médicaments sont disponibles selon différents ratios (proportions) THC/CBD : THC dominant, ratio équilibré en THC et CBD, CBD dominant

Quels sont les fournisseurs en charge de la fabrication et de la distribution des médicaments ?

L’appel à candidatures

Afin de sélectionner les fournisseurs et les distributeurs de cannabis médical pour l’expérimentation, un appel à candidatures a été lancé le 19 octobre 2020 et clôturé le 24 novembre 2020. L’examen des candidatures reçues a été réalisé sur la base d’un cahier des charges strict et exigeant en termes de respect des bonnes pratiques de culture et de fabrication, de qualité des médicaments et de sécurisation du circuit de distribution. Cet examen a été réalisé par l’ANSM et en particulier par ses laboratoires de contrôle, et des experts du Comité scientifique.

Au total, six binômes fournisseurs/exploitants ont été retenus pour l’expérimentation.

Les candidats sélectionnés se sont s’engagé à respecter les règles relatives à la prévention des risques d’atteinte à la probité.

La surveillance du bon respect des critères de conformité et de qualité des produits fournis se poursuivra tout au long de l’expérimentation.

Télécharger le cahier des charges (annexe de l’arrêté du 18 octobre 2020) (19/10/2020) (16/03/2021)

Les fournisseurs retenus

Les médicaments sont répartis par lots, en fonction de leur forme et composition. Afin d’assurer la continuité du circuit de mise à disposition du cannabis à usage médical, nous avons sélectionné pour chaque lot, à l’exception d’un seul faute d’offre recevable, un binôme exploitant/fournisseur principal et un binôme exploitant/fournisseur secondaire capable de suppléer le premier en cas de besoin ou de manquement.

Télécharger la liste des binômes fournisseurs / exploitant (16/03/2021)

Vaporisateur et sommités fleuries

Pour la mise à disposition des sommités fleuries (fleurs séchées) à vaporiser pour inhalation et selon l’arrêté du 3 mars 2021 (JO du 12 mars), l'ANSM était chargée de procéder à la mise en concurrence, à la sélection et à la désignation d'un prestataire, dans le respect du code de la commande publique, en vue de la fourniture et de la livraison du dispositif de vaporisation pendant l'expérimentation du cannabis à usage médical.



Le titulaire retenu est la société Storz&Bickel, basée à Tuttlingen, en Allemagne. L’entreprise en a été informée par courrier le 13 juillet 2021. Les 3 autres candidats dont l’offre a été rejetée ont été notifiés de la décision par courrier également, le 30 juin dernier.



Un guide de démarrage rapide du vaporisateur a été conçu par le fabricant exclusivement pour les patients inclus dans l’expérimentation. Il leur est remis directement par les pharmaciens, avec les fleurs séchées et le dispositif médical. Le mode d’emploi du vaporisateur comporte par ailleurs un QR code permettant aux patients de l’expérimentation d’accéder à une page internet du site de Storz&Bickel qui leur est consacrée.

À retrouver sur https://ansm.sante.fr/dossiers-thematiques/cannabis-a-usage-medical/cadre-et-mise-en-oeuvre-de-lexperimentation-du-cannabis-medical

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé est un établissement public français. Elle a pour mission principale d’évaluer les risques sanitaires présentés par les médicaments et produits de santé destinés à l'être humain.

Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé - ANSM
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Réponses à vos questions sur l'accès aux origines

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Publié le 28/05/2024

Information proposée par Ministère chargé de la santé

La loi de bioéthique votée en 2021 permet d'apporter des réponses aux personnes issues d'un don de spermatozoïdes, d'ovocytes ou d'embryons qui se posent des questions sur leurs origines.

Ces personnes pourront, à leur majorité et si elles le souhaitent, demander à accéder à l'identité du donneur (nom de naissance, le ou les prénoms, sexe, date et lieu de naissance) ainsi qu'à ses données non identifiantes (âge, situation familiale et professionnelle, caractéristiques physiques, état général, pays de naissance, motivations du don).

La Commission d'accès des personnes nées d'une assistance médicale à la procréation aux données des tiers donneurs (CAPADD) répond aux demandes de ces personnes. Elle est placée auprès du ministre de la santé et présidée par un magistrat de l'ordre judiciaire.

Je suis né(e) d'une AMP avec tiers donneur


Majeur et né(e) d'une assistance médicale à la procréation avec tiers donneurs (c'est-à-dire des personnes ayant effectué soit un don de gamètes -spermatozoïdes ou ovocytes-, soit un don d'embryons, utilisé dans le cadre d'une assistance médicale à la procréation), j'ai la possibilité de formuler une demande d'accès à mes origines, auprès de la Commission d'accès des personnes nées d'une assistance médicale à la procréation aux données des tiers donneurs (CAPADD).

Cette demande me permet d'accéder soit à l'identité du donneur, soit à ses données non identifiantes ou soit à l'ensemble de ces données.


Il s'agit du nom de naissance, du ou des prénoms, du sexe ainsi que la date et le lieu de naissance du donneur.


Les informations relatives aux données non identifiantes du donneur désignent les données distinctes de celles relatives à son identité et ne permettant pas son identification directe ou celle d'un tiers [1]

Données non identifiantes

Âge au moment du don

Etat général dans ses dimensions d'état général perçu, d'état psychologique et d'activité physique au moment du don

Caractéristiques physiques comprenant uniquement la taille et le poids au moment du don, la coloration cutanée, l'aspect naturel des cheveux et des yeux

Situation familiale et professionnelle comprenant uniquement le statut marital, le nombre d'enfants, le niveau d'études et la catégorie socio-professionnelle. Nota : Ces données peuvent être actualisées à tout moment par le donneur

Pays de naissance

Motivations du don rédigées par le donneur


Pour les enfants nés de dons effectués et utilisés à compter du 1er septembre 2022, date d'entrée en vigueur de la loi, les donneurs de gamètes ou d'embryons doivent consentir à la communication de leurs données préalablement au don.

Les enfants issus de ces dons auront automatiquement à leur majorité accès à ces données s'ils le demandent.

Pour les enfants nés de dons effectués et utilisés avant le 1er septembre 2022 le droit d'accès est subordonné au consentement des donneurs à la communication de leurs données. Ce consentement n'est pas obligatoire, les donneurs ayant en effet effectué, à l'époque, leur don sous couvert d'anonymat.

Pour recueillir ce consentement, la CAPADD s'emploie, à partir des informations communiquées par la personne née de dons, à retrouver et recontacter les donneurs.


Oui.

En effet, avant 1994, il n'y avait pas d'obligation pour les centres de don d'archiver les données relatives aux filiations. Depuis 1994 il existe un devoir de conserver ces données. Cependant certains centres de don ont pu disparaître ou connaître des problèmes d'archivage.

Par ailleurs, le donneur peut être impossible à localiser, voire décédé.

Il peut donc être difficile de retrouver tous les donneurs.


Mon droit d'accès à l'identité et/ou aux données non identifiantes du donneur ne constitue pas un droit à rencontrer la personne identifiée.

RAPPEL : Le don n'a aucune conséquence en termes de filiation.

En effet, selon les termes de l'article 342-9 du code civil : "En cas d'assistance médicale à la procréation nécessitant l'intervention d'un tiers donneur, aucun lien de filiation ne peut être établi entre l'auteur du don et l'enfant issu de l'assistance médicale à la procréation.

Aucune action en responsabilité ne peut être exercée à l'encontre du donneur."


Ma demande doit s'effectuer par l'intermédiaire du formulaire dédié, à imprimer et à renvoyer par courrier postal accompagné de pièces justificatives.

Pour que mon dossier soit complet, je dois joindre :

Le formulaire dédié ;

La copie d'un document d'identité officiel, délivré par une autorité publique et comportant mes nom, prénom, date et lieu de naissance, ma photographie et ma signature ainsi que l'identification de l'autorité qui a délivré ce document (Passeport, carte d'identité,…) ;

La copie intégrale de mon acte de naissance correspondant à mon identité, datée de moins de trois mois, et non pas un extrait de cet acte. Ce document est obtenu auprès de la mairie du lieu de naissance.

Ministère de la Santé et de la Prévention
DGS / CAPADD
14, avenue Duquesne
75350 Paris 07 SP


Après avoir vérifié que ma demande est recevable et complète, la CAPADD m'en accusera réception dans un délai de deux mois.

La CAPADD instruit ensuite la demande, recherche le tiers donneur et si ce dernier est identifié, sollicite son consentement.

La CAPADD ne peut toutefois pas s'engager sur un délai de réponse compte tenu de la difficulté potentielle, à retrouver certains donneurs.

Voir "Est-il possible qu'on ne retrouve pas mon donneur ?"


A l'aide des documents que je lui transmets, la CAPADD s'attache à identifier le donneur.

Si elle y parvient, la CAPADD le contacte pour solliciter son consentement à la communication de ses données. En cas d'accord, la CAPADD me les communique.


Je peux exercer mon droit de demande à la CAPADD, par exemple, pour obtenir les données que je n'ai pas encore demandées.

Nota : Le Conseil constitutionnel (Décision n° 2023-1052 QPC du 9 juin 2023) précise que les dispositions qui permettent à la commission de contacter un ancien donneur « ne sauraient avoir pour effet, en cas de refus, de soumettre le tiers donneur à des demandes répétées émanant d'une même personne. » Cependant, la commission recontacte ce donneur en cas de demande formulée par une autre personne née de son don. La commission alerte sur cette éventualité les anciens donneurs qui ont exprimé un refus quand elle accuse réception de leur courrier.


La Commission d'accès des personnes nées d'une assistance médicale à la procréation aux données des tiers donneurs (CAPADD) ne bénéficie d'aucun accès aux informations médicales des donneurs et ne peut donc pas davantage transmettre des informations de cette nature aux demandeurs.

En effet, en application des dispositions législatives applicables (Articles L2143-1 à 6 du code de la santé publique), les seules informations que la commission peut communiquer à un demandeur au sens d'une personne majeure née d'une AMP avec donneur sont les données d'identité et les données non identifiantes du donneur qui figurent dans le « Registre (national) des dons de gamètes et d'embryons » ou « registre ABM » tenu par l'ABM depuis le 1er septembre 2022.

Ce registre ne comporte aucune information de nature médicale provenant du dossier médical du donneur.

En revanche, selon les termes de l'article L1244-6 du code de la santé publique dans sa rédaction issue de la loi du 2 août 2021 relative à la bioéthique, « Un médecin peut accéder aux informations médicales non identifiantes, en cas de nécessité médicale, au bénéfice d'une personne conçue à partir de gamètes issus d'un don ou au bénéfice d'un donneur de gamètes. ». Auparavant, cet accès devait être fondé sur une nécessité thérapeutique.

Il vous appartient donc, si vous souhaitez accéder à des informations médicales concernant le donneur, de vous adresser à un médecin qui appréciera si votre état de santé justifie qu'il demande un tel accès.


Je suis un tiers donneur


Les conséquences diffèrent en fonction de la date de mon don.

MON DON A EU LIEU AVANT LE le 1er SEPTEMBRE 2022 :

Si mon don a été effectué avant le 1er septembre 2022, il a eu lieu sous régime d'anonymat qui ne permettait pas (au moment du don) l'accès à mes données non identifiantes, ni à mon identité.

Depuis le 1er septembre 2022, cela peut évoluer dans deux situations différentes :

Mon consentement peut être sollicité par la Commission d'accès des personnes nées d'une assistance médicale à la procréation aux données des tiers donneurs (CAPADD) suite à une demande d'accès aux origines formulée par une personne née de mon don ;

Je peux me manifester spontanément auprès de la CAPADD.

Dans les deux cas, ce consentement est recueilli par la CAPADD au moyen du formulaire de consentement qu'elle conserve.

Si j'ai été contacté par la CAPADD ou si je souhaite me manifester spontanément, j'adresse ce formulaire de consentement sous enveloppe affranchie au tarif lettre en joignant obligatoirement une photocopie lisible d'un document d'identité à la :

Ministère de la Santé et de la Prévention
DGS / CAPADD
14, avenue Duquesne
75350 Paris 07 SP

Il s'agit là de la première étape de ma démarche.

En effet, pour que ce consentement recueilli par la Commission soit valable, je dois ensuite communiquer, dans un délai de trois mois, mon identité et mes données non identifiantes (via un formulaire de recueil de mes données) au médecin d'un centre de don qui est, de préférence, le centre où j'ai procédé au don.

Dans tous les cas, je dois prendre contact avec le médecin d'un centre de don. Ce contact est nécessaire pour garantir la sécurité de la procédure.

Ensuite, différentes possibilités existent :

Ce formulaire de recueil de mes données peut être rempli par mes soins en renseignant les informations en ligne via un lien internet fourni par le médecin du centre de don à l'issue du premier contact ;

Ce formulaire de recueil de mes données peut également être rempli par mes soins à l'occasion du contact avec le médecin, au centre de don ;

Ou, enfin, je peux adresser ce formulaire de recueil par courrier postal, postérieurement au premier contact avec le médecin de centre du don.

Dans tous les cas, et comme pour les dons effectués depuis le 1er septembre 2022, le médecin du centre doit ensuite valider les informations pour s'assurer que mes données non identifiantes, seules ou agrégées, ne permettent pas de m'identifier ou d'identifier un tiers.

Ces informations, une fois validées par le médecin, sont versées au registre des dons de gamètes et d'embryons tenu par l'Agence de la biomédecine.

ATTENTIONMon consentement est irrévocable. Il vaut pour l'ensemble de mes dons et l'ensemble des demandes d'accès aux origines.




MON DON A EU LIEU APRES LE 1er SEPTEMBRE 2022

Si mon don a été effectué à partir du 1er septembre 2022, alors l'accès aux origines est garanti pour la personne née de ce don, si elle le souhaite, à sa majorité. Mon consentement à la communication de mes données est en effet un préalable au don.

Dans tous les cas, mon consentement vaut pour toute personne née de mon don qui en fait la demande.


La personne issue de mon don, peut avoir accès soit à mes données d'identité, soit à mes données non identifiantes ou soit à l'ensemble de mes données.

Les informations relatives à mes données d'identité sont mon nom de naissance, mes prénoms, mon sexe, ma date et lieu de naissance.

Les informations relatives à mes données non identifiantes désignent les données distinctes de celles relatives à mon identité et ne permettant pas mon identification directe ou celle d'un tiers :

Donnés non identifiantes

Âge au moment du don

Etat général dans ses dimensions d'état général perçu, d'état psychologique et d'activité physique au moment du don

Caractéristiques physiques comprenant uniquement la taille et le poids au moment du don, la coloration cutanée, l'aspect naturel des cheveux et des yeux

Situation familiale et professionnelle comprenant uniquement la statut marital, le nombre d'enfants, le niveau d'études et la catégorie socio-professionnelle. (Nota : Ces données peuvent être actualisées à tout moment par le donneur)

Pays de naissance

Motivations du don rédigées par le donneur


Non.

En tant que donneur, je n'ai pas la faculté de choisir quelles informations pourront être communiquées. En revanche, la personne majeure née du don peut demander communication soit de mon identité, soit de mes données non identifiantes, soit de l'ensemble de ces données.


Si mon don a été effectué avant le 1er septembre 2022 et que je refuse de consentir à la communication de mes données, je garde la possibilité d'y consentir ultérieurement en m'adressant à la CAPADD.

En revanche, si je consens à la communication de mes données, mon consentement n'est pas révocable.

Si mon don a été effectué après le 1er septembre 2022, mon consentement est révocable jusqu'à l'utilisation des gamètes ou jusqu'à ce qu'il soit mis fin à leur conservation.


Le médecin du centre de don qui m'accompagne au moment de la collecte de mes données y a accès. Si je consens à leur communication, les personnes nées de mon don pourront y avoir accès, à leur majorité et si elles le souhaitent.


Le droit d'accès à mon identité et/ou à mes données non identifiantes ne constitue pas un droit à rencontrer la personne née de mon don.

Il est aussi rappelé que le don n'a aucune conséquence en termes de filiation.

En effet, selon les termes de l'article 342-9 du code civil : "En cas d'assistance médicale à la procréation nécessitant l'intervention d'un tiers donneur, aucun lien de filiation ne peut être établi entre l'auteur du don et l'enfant issu de l'assistance médicale à la procréation.

Aucune action en responsabilité ne peut être exercée à l'encontre du donneur."

Il ne m'est pas accordé un droit d'accéder aux informations relatives à la personne née de mon don.


Je suis bénéficiaire d'une assistance médicale à la procréation


Non.

Le droit de demander à connaitre l'identité et/ou les données non identifiantes du tiers donneur est un droit appartenant à la personne majeure née de ce don.


S'il le souhaite, mon enfant pourra avoir accès à sa majorité à l'identité du tiers donneur et/ou aux données non identifiantes ou aux deux.

Les informations relatives aux données identifiantes du donneur sont le nom, les prénoms, le sexe, la date et le lieu de naissance.

Les informations relatives aux données non identifiantes du donneur désignent les données distinctes de celles relatives à son identité et ne permettant pas son identification directe ou celle d'un tiers :

Donnés non identifiantes

Âge au moment du don

Etat général dans ses dimensions d'état général perçu, d'état psychologique et d'activité physique au moment du don

Caractéristiques physiques comprenant uniquement la taille et le poids au moment du don, la coloration cutanée, l'aspect naturel des cheveux et des yeux

Situation familiale et professionnelle comprenant uniquement la statut marital, le nombre d'enfants, le niveau d'études et la catégorie socio-professionnelle. (Nota : Ces données peuvent être actualisées à tout moment par le donneur

Pays de naissance

Motivations du don rédigées par le donneur


Il est important de souligner que le droit d'accès à l'identité et/ou aux données non identifiantes du donneur de mon enfant ne constitue pas un droit à rencontrer la personne identifiée.

Le droit d'accès à l'identité et/ou aux données non identifiantes n'a par ailleurs aucune conséquence en termes de filiation. En effet, selon les termes de l'article 342-9 du code civil : "En cas d'assistance médicale à la procréation nécessitant l'intervention d'un tiers donneur, aucun lien de filiation ne peut être établi entre l'auteur du don et l'enfant issu de l'assistance médicale à la procréation.

Aucune action en responsabilité ne peut être exercée à l'encontre du donneur."


Les parents peuvent anticiper et créer les conditions qui leur permettent d'informer leur enfant, avant sa majorité, qu'il est issu d'un don.

Il est rappelé que le droit d'accès aux origines est ouvert aux seules personnes majeures nées d'un don.


Quelles sont les différentes étapes d'une recherche effectuée par la CAPADD ?


Un trait très épais traduit la fin des démarches possibles et entraîne une réponse au demandeur de type (A) ou (B) :

(A) => La commission communique au demandeur les DI et/ou DNI

(B) => La commission communique au demandeur l'impossibilité de faire droit à sa demande


À retrouver sur https://sante.gouv.fr/systeme-de-sante/acces-origines-AMP/article/reponses-a-vos-questions-sur-l-acces-aux-origines

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.

Ministère chargé de la santé

L'isolement

Article

Publié le 21/04/2023

Information proposée par Ministère chargé de la santé

La loi du 30 juillet 2022 a mis fin aux régimes d'exception créés pour lutter contre l'épidémie de Covid-19. Tel que prévu par cette loi, plusieurs dispositifs ont pris fin au 31 janvier 2022. Depuis ce jour, l'Assurance Maladie n'assure plus les dispositifs d'accompagnement à l'isolement et de contact-tracing des personnes testées positives.

Les recommandations sanitaires destinées aux personnes testées positives au Covid-19 à compter du 1er février 2023

Le contexte épidémique favorable a également permis l'assouplissement des mesures d'isolement des personnes testées positives au Covid-19 dès le 1er février 2023. Il ne leur est plus demandé de s'isoler systématiquement. Cependant, il est rappelé que les personnes testées positives au Covid-19 sont fortement invitées à respecter les gestes barrières notamment le port du masque, télétravailler lorsque cela est possible, éviter les contacts avec les personnes à risque et informer les personnes qu'elles sont susceptibles d'avoir croisées alors qu'elles étaient contagieuses (dans le cadre du Covid-19, une personne est considérée comme contagieuse dès 48h précédant l‘apparition des symptômes ou le prélèvement positif).

Le contexte épidémique favorable a permis l'assouplissement des mesures d'isolement depuis le 31 janvier 2023 des personnes testées positives au Covid-19. Si je suis testé positif au Covid-19, il ne m'est plus demandé de m'isoler. Cependant, comme pour toute maladie à infection respiratoire aigüe, il m'est fortement recommandé de porter un masque, de me laver fréquemment les mains, d'éviter les contacts avec des personnes âgées ou fragiles, de favoriser le télétravail et d'informer les personnes avec qui j'ai été en contact lorsque j'étais contagieux qu'elles peuvent avoir été contaminées.

Comme pour toutes les maladies à infection respiratoire aiguë, il est fortement recommandé aux personnes testées positives au Covid-19 de :

  • Porter un masque, notamment dans les transports et les lieux clos
  • Se laver fréquemment les mains ;
  • Eviter les contacts avec des personnes âgées ou fragiles
  • Télétravailler autant que possible
  • Prévenir les personnes qu'elles ont côtoyées durant la période de contagiosité (dans le cadre du Covid-19, une personne est considérée comme contagieuse dès 48h précédant l‘apparition des symptômes ou le prélèvement positif).

La conduite à tenir pour une personne symptomatique, est la suivante :

  • Réaliser un test antigénique* ou un RT-PCR, indépendamment de son statut vaccinal, d'antécédent d'infection ;
  • Respecter les gestes barrières, notamment le port du masque
  • Réduire ses contacts, notamment avec les personnes fragiles ;
  • En cas de diagnostic positif au Covid-19, prévenir les personnes avec lesquelles elle a été en contact alors qu'elle était contagieuse (dans le cadre du Covid-19, une personne est considérée comme contagieuse dès 48h précédant l‘apparition des symptômes ou le prélèvement positif).
  • Télétravailler dans la mesure du possible.

*Si le test est positif, la personne doit réaliser un test RT-PCR de confirmation.

Il s'agit d'une personne ayant été contact avec une personne positive au Covid-19 alors qu'elle était contagieuse (soit dès 48h précédant l‘apparition des symptômes ou le prélèvement positif), et sans mesure de protection efficace, qui sont :

  • Une séparation physique isolant la personne-contact du cas confirmé probable en créant deux espaces sans communication (vitre, Hygiaphone) ;
  • Un masque chirurgical ou un masque FFP2, ou un masque en tissu catégorie 1, porté par le cas confirmé ou probable ou la personne-contact.

Pour rompre les chaînes de transmission, les personnes testées positives au Covid-19 sont fortement invitées à prévenir les personnes qu'elles ont côtoyées dans les 48h précédant l'apparition des symptômes ou le test positif. Il est recommandé à ces personnes de se faire tester en cas d'apparition de symptômes, d'éviter les contacts avec des personnes à risque, de porter un masque et de respecter les gestes barrières.

Un module dédié à l'isolement a été mis en place le 12 janvier 2021 dans le cadre du numéro vert national (0 800 130 00), afin de donner des conseils sur la gestion de l'isolement ainsi qu'une orientation vers des dispositifs d'accompagnement médicaux ou sociaux si vous en avez exprimé le besoin.

Un résultat positif au Covid-19 ne donne pas lieu à un arrêt de travail systématique. Les personnes positives devront s'adresser à leur médecin qui évaluera la nécessité d'adresser un arrêt de travail au patient. Le délai de carence appliqué est le même que pour les autres arrêts maladie.

La loi du 30 juillet 2022 a mis fin à compter du 1er février 2023 à certains dispositifs de gestion de l'épidémie, parmi lesquels le dispositif de contact-tracing assuré par l'Assurance Maladie et la fonctionnalité de contact tracing de TousAntiCovid. Depuis le 1er février 2023 il n'est ainsi plus demandé aux personnes testées positives de transmettre la liste des personnes qu'elles auraient pu contaminer ou de se déclarer dans l'application. En revanche, elles sont fortement invitées à prévenir les personnes qu'elles auraient pu contaminer, à savoir celles qu'elles ont côtoyées dans les 48h précédant l'apparition des symptômes ou le test positif. Les personnes qui ont été en contact avec une personne positive au Covid-19 ne reçoivent plus de SMS de l'Assurance Maladie ou de notification TousAntiCovid les informant sur leur statut de contact à risque et leur permettant de bénéficier d'un arrêt de travail.

Les personnes symptomatiques ou ayant un doute concernant une potentielle infection au Covid-19 doivent porter un masque et appliquer les gestes barrières pour protéger les autres.

Le statut de maladie professionnelle est accordé automatiquement aux professionnels qui exercent dans le secteur de la santé (à l'hôpital, en Ehpad, à domicile) ayant développé une forme grave de Covid-19. Ils peuvent bénéficier de cette reconnaissance si leur contamination a eu lieu dans le cadre de leur travail et si celle-ci a entraîné une affection respiratoire grave avec recours à l'oxygénothérapie ou toute autre forme d'assistance respiratoire, ou bien le décès. Dans le cas où ces professionnels de santé ont été atteints d'une affection grave autre que respiratoire, leur demande de reconnaissance est préalablement examinée par un comité d'experts médicaux.

Les professionnels de santé libéraux et les personnes qui ne travaillent pas dans le secteur de la santé peuvent aussi demander une reconnaissance en maladie professionnelle s'ils ont contracté le Covid-19 dans le cadre de leur travail et si la maladie a entraîné une affection grave. Leur demande est examinée par un comité national d'experts indépendants composé d'un médecin-conseil de la caisse d'Assurance Maladie et d'un praticien hospitalier ou d'un médecin du travail.

Le site internet declare-maladiepro.ameli.fr permet à toutes les personnes concernées d'effectuer leur déclaration en ligne.

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/tout-savoir-sur-le-covid-19/isolement-covid-19

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.

Ministère chargé de la santé

Effets des pollens sur la santé

Article

Publié le 06/05/2026

Information proposée par Ministère chargé de la santé

L’exposition de la population aux pollens constitue un enjeu de santé publique compte tenu du nombre de personnes concernées par des allergies en France : de l’ordre de 20 % des enfants à partir de 9 ans et de 30 % des adultes, en augmentation ces dernières années dans les pays industrialisés.

Une mission de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de l’inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD) a recommandé en mars 2025, la refonte du dispositif de surveillance des pollens.
Après consultation des principaux acteurs, les ministères chargés de la santé et de l’environnement ont choisi de désigner les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) - représentées au plan national par la Fédération Atmo France - pour assurer à compter de 2026 cette surveillance qui s’inscrit dans leurs missions globales de surveillance de la qualité de l’air.
La direction générale de la santé et la direction générale de l’énergie et du climat vont accompagner désormais la fédération ATMO dans la mise en œuvre du nouveau dispositif, avec les autres parties prenantes impliquées, afin de fournir une information adaptée aux personnes allergiques, associations de patients et professionnels de santé.

Consulter :

Quels sont les effets d'une allergie aux pollens sur la santé ?

Chez les plantes à graines, les pollens contiennent les gamètes mâles. Transportés en grande quantité par le vent, ils sont donc essentiels pour la reproduction des végétaux.

Or, certains de ces pollens (par exemple les pollens issus des bouleaux, des graminées, des cyprès ou de l’ambroisie) provoquent, au contact avec les yeux ou les voies respiratoires (nez, bouche), des réactions plus ou moins invalidantes :

Image
crises d'éternuement, nez qui gratte parfois bouché ou qui coule clair, yeux rouges qui démangent ou qui larmoient, en association éventuelle avec une respiration sifflante ou une toux

Certains polluants chimiques de l’air peuvent modifier la réaction allergique en agissant soit sur les grains de pollen, soit directement sur les malades. Ainsi, les symptômes de l’allergie peuvent être plus importants en cas d’épisode de pollution.

Enfin, le changement climatique a également un effet sur certains pollens : précocité de la date de début de pollinisation, augmentation de la quantité de pollens produite, prolifération de certaines espèces du sud vers le nord, …

Quels sont les principaux pollens allergisants ?

La liste des espèces végétales dont le risque allergique peut être considéré comme très élevé, est la suivante :

  • les graminées ;
  • le bouleau et la pariétaire principalement dans la partie nord de la France ;
  • le cyprès, le thuya, le genévrier et d'autres espèces de la même famille, ainsi que l'olivier, principalement dans la partie sud de la France ;
  • l'aulne, le charme commun ; le frêne, le murier à papier, le noisetier ;
  • l'ambroisie et l'armoise dans les secteurs infestés par ces plantes envahissantes.

Les espèces pour lesquels le risque allergique peut être considéré comme élevé en France sont les suivantes :

  • le platane (de façon localisée, le nombre d'arbres a fortement diminué ces dernières années) ;
  • le chénopode, l'amarante et d'autres espèces de la famille des Amaranthaceae (en augmentation) ;
  • le plantain.

Enfin, il est à noter que pour certaines espèces végétales, le risque allergique est encore peu connu.

Comment savoir si on est allergique aux pollens ?

Si vous êtes sujet aux symptômes présentés ci-dessus, consultez votre médecin traitant qui vous orientera éventuellement vers un allergologue.

Les symptômes d’allergie ne peuvent être diagnostiqués qu’après un examen médical (tests cutanés, mesure du souffle, …).

Est-ce que les moisissures de l'air extérieur sont également allergisantes ?

Certaines moisissures présentes dans l’air sont également allergisantes. Les concentrations dans l’air en moisissures sont particulièrement élevées lorsque les températures et l’humidité sont élevées, comme c’est le cas par exemples en période d’orage ou périodiquement dans certains territoires d’Outre-mer.

Description précise des formes de l'allergie au pollinique

L’allergie est une réaction d’hypersensibilité initiée par une réaction immunitaire spécifique à une substance étrangère à l’organisme humain et appelée « allergène ». Il existe différents types d’allergènes (acariens, dans certains aliments, moisissures…). Certains pollens peuvent entraîner des réactions allergiques appelées « pollinoses » au niveau des zones de contact : muqueuses respiratoires et oculaires. Plus rarement, ils peuvent être responsables de réactions cutanées, telles que l’eczéma ou l’urticaire. L’allergie respiratoire se présente sous deux formes principales : la rhinite allergique et l’asthme allergique.

La rhinite allergique

Dans le cas des pollens, la rhinite est dite saisonnière, on parle aussi de « rhume des foins », bien que cette appellation ne fasse référence qu’à la rhinite par allergie au pollen de graminées.

La rhinite allergique résulte d’une inflammation des voies aériennes supérieures (nez, rhinopharynx et larynx) qui provoque une congestion nasale obstructive et sécrétante qui peut atteindre différents niveaux de sévérité (faible, modérée et sévère). Les voies lacrymales et la conjonctive peuvent être atteintes de manière associée à la rhinite. Il s’agit alors de rhino-conjonctivite allergique, qui se traduit par des symptômes de démangeaisons des yeux, rougeur conjonctivale, larmoiement, paupières enflées et collées. Ces manifestations peuvent être intenses, répétées et donner lieu à des conjonctivites fréquentes. La rhinite allergique est par ailleurs un facteur de risque important de survenue de l’asthme, elle le précède souvent, contribuant aussi au contrôle insuffisant de l’asthme.

L'asthme allergique

L’asthme allergique est une maladie inflammatoire des bronches (gonflement de la paroi des conduits aériens), conséquence de l’inhalation des allergènes en suspension dans l’air inhalé. Cette inflammation induit aussi une augmentation de la sensibilité des voies aériennes à d’autres stimuli. Cette maladie chronique se manifeste par des troubles respiratoires (dyspnée), avec une respiration sifflante (à l’expiration), un sentiment d’oppression thoracique, des épisodes récidivants de toux, un essoufflement après un effort, parfois une fatigue anormale brutale, une pâleur. Différents stades de l’asthme de gravité variable peuvent être identifiés, d’intermittent à persistant sévère. L’asthme est une maladie potentiellement mortelle.

Les études épidémiologiques montrent que les deux affections -rhinite allergique et asthme allergique- coexistent souvent chez un même individu. Au moins 80% des asthmatiques souffrent également de rhino-conjonctivite allergique, tandis qu’environ 20% des patients ayant une rhinite allergique sont également asthmatique. La rhinite allergique multiplie le risque d’apparition de l’asthme d’un facteur 4 environ.

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/sante-et-environnement/air-exterieur/pollens-et-allergies/article/effets-des-pollens-sur-la-sante

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.

Ministère chargé de la santé

Allergies aux pollens : les gestes à adopter

Article

Publié le 06/05/2026

Information proposée par Ministère chargé de la santé

Pour être informé de la présence de pollens autour de chez vous

Consultez :

  • L'application mobile « Alertes pollens » et le Bulletin d'alerte pollinique mis en ligne sur le site www.pollens.fr, du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (R.N.S.A.)

Le RNSA établit chaque semaine un bulletin qui fournit, pour les villes équipées d'au moins un capteur de pollens, les concentrations atmosphériques des principaux pollens présents (en grains par mètre cube) ainsi qu'un indice « RAEP » (risque d'allergie lié à l'exposition au pollen) dont la valeur varie de 0 (risque nul) à 3 (risque élevé). Cet indice est calculé à partir des concentrations polliniques, d'informations phénologiques (observations des émissions de pollens par végétaux), des données de modélisation, des prévisions météorologiques et des données du réseau de médecins sentinelles qui coopèrent avec le RNSA. Chaque semaine, le RNSA établit également une carte de vigilance des pollens qui fournit une information départementale.

  • Le site alertepollens.org de l'association des pollinariums sentinelles® de France, qui surveille au sein de jardins (dits pollinariums) le démarrage et la fin des émissions de pollens.

Ainsi, un pollinarium sentinelle® est un espace (par exemple au sein du jardin botanique de la ville) dans lequel sont réunies les principales espèces végétales (plantes, arbustes et arbres) à pollen allergisant du secteur. L'observation quotidienne de ces végétaux permet de détecter le jour où débute l'émission de pollens de chaque espèce présente ainsi que la fin d'émission de pollen, et d'en informer les personnes allergiques, soit directement soit via, par exemple, un professionnel de santé.

  • Le site de l'Association Agréée de Surveillance de la Qualité de l'Air (AASQA) de votre région.

Recommandations pendant une période pollinique

Pour les personnes se sachant allergiques :

à la maison, rincez vos cheveux le soir. Aérez au moins 10 minutes par jour, de préférence avant le lever et après le coucher du soleil. Evitez d'aggraver vos symptômes en ajoutant des facteurs irritants ou allergisants (tabac, produits d'entretien ou de bricolage, parfums d'intérieur, encens, bougies, etc.)

Pour les personnes ne se sachant pas allergiques :

Si vous présentez de façon gêne répétitive et saisonnière un ou plusieurs des symptômes suivants : crises d'éternuement, nez qui gratte, parfois bouché ou qui coule clair, yeux rouges, qui démangent ou qui larmoient, éventuellement une respiration sifflante ou une toux, vous souffrez peut-être d'une allergie aux pollens.

L'allergie peut bénéficier de mesures de prévention et de soins. Pour cela demandez conseil à votre pharmacien ou consultez votre médecin.

Pour les personnes ne se sachant pas allergiques :

Si vous présentez de façon gêne répétitive et saisonnière un ou plusieurs des symptômes suivants : crises d'éternuement, nez qui gratte, parfois bouché ou qui coule clair, yeux rouges, qui démangent ou qui larmoient, éventuellement une respiration sifflante ou une toux, vous souffrez peut-être d'une allergie aux pollens.

L'allergie peut bénéficier de mesures de prévention et de soins. Pour cela demandez conseil à votre pharmacien ou consultez votre médecin.

Zones géographiques concernées par la présence de pollens d'ambroisie, de graminées, de bouleau et de cyprès en France métropolitaine (cartes non encore disponibles pour l'Outre-mer)
Ambroisie, d
Ambroisie, d'août à septembre principalement
Graminées, d
Graminées, d'avril à juillet principalement
Bouleau, en avril principalement
Bouleau, en avril principalement
Cyprès, de février à avril principalement
Cyprès, de février à avril principalement

Légende (Source : RNSA) :

Vert : Risque allergique faible

Jaune : Risque allergique moyen

Rouge : Risque allergique fort

Sous les climats rencontrés en France métropolitaine, du pollen est présent dans l'air quasiment toute l'année, environ 10 mois sur 12. La pollinisation hivernale pour les arbres et arbustes a généralement lieu de la mi-janvier à mai. Une seconde période de pollinisation est observée du milieu du printemps à l'été pour les plantes herbacées (graminées, plantain, oseille). Depuis quelques années, une période plus tardive de pollinisation de la mi-août à la fin septembre est observée du fait de la présence d'ambroisies (en particulier à feuilles d'armoise). La période de pollinisation s'étend même jusqu'en octobre-novembre, en région méditerranéenne avec le genévrier cade.

Pour un même pollen, le démarrage, la fin et la durée de la saison pollinique vont varier d'un endroit à un autre et d'une année à une autre. C'est pourquoi les calendriers polliniques sont établis pour un site et une année donnés.

En moyenne, à l'échelle nationale, on observe les principales périodes polliniques suivantes :

  • en hiver : quelques arbres (noisetier, aulne, cyprès en Méditerranée),
  • au printemps : majorité des arbres (bouleau, frêne, puis chêne, hêtre ; etc.),
  • de la fin du printemps au début de l'été : certaines herbacées (graminées, ortie, etc.),
  • à la fin de l'été et en automne : autres herbacées (armoise, ambroisie, et autres plantes de la famille des composées en particulier).

Recommandations pour les villes, les concepteurs d'espaces verts, les particuliers, …

De nombreuses espèces végétales utilisées à des fins ornementales émettent des pollens allergisants. C'est le cas de certains arbres et arbustes (bouleau, chêne, noisetier, cyprès, olivier…) et de certaines plantes (roseau des bois, fétuque capillaire, fétuque rouge, carex comans…).

Pour éviter la plantation de telles espèces, plusieurs guides ou sites d'information sont disponibles tels que le guide "Végétation en ville" édité par le RNSA ou le site www.plantes-risque.info. Ils fournissent des informations sur le caractère allergisant de certaines espèces, ainsi que des conseils pour la substitution de ces espèces par des espèces peu ou pas allergisantes et des conseils de plantation pour limiter l'émission de pollens.

Il est essentiel que les divers acteurs concernés par l'aménagement des espaces verts (collectivités territoriales, paysagistes…), de même que les particuliers aménageant leurs terrains privés, soient informés des espèces dont il est préférable de limiter la plantation en raison du caractère allergisant de leur pollen. Il est également important de rappeler qu'il faut favoriser la biodiversité / la diversification des végétaux afin de réduire les concentrations locales à certains pollens en particulier. En effet, c'est la trop forte concentration de certains végétaux dans certains secteurs du territoire, telle que le cyprès et l'olivier en zone méditerranéenne et le bouleau dans le nord et le centre de la France, qui est à l'origine d'une forte sensibilisation des populations locales.

Que ce soit dans les espaces publics ou privés, il est par ailleurs possible de limiter les quantités de pollens émises dans l'air en agissant sur la taille des végétaux. Par exemple, une haie de cyprès taillée à l'automne produira moins de fleurs et donc moins de grains de pollen l'année suivante. De même, pour limiter les émissions de pollens des graminées sauvages (exemple de l'ivraie), il est recommandé de tondre les pelouses et de faucher les prairies pour limiter la floraison des graminées.

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/sante-et-environnement/air-exterieur/pollens-et-allergies/article/allergies-aux-pollens-les-gestes-a-adopter

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

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Ministère chargé de la santé

Interruption volontaire de grossesse - IVG

Article

Publié le 30/11/2022

Information proposée par Ministère chargé de la santé

Toute femme enceinte, majeure ou mineure, qui ne souhaite pas poursuivre une grossesse peut demander à un médecin l'interruption de sa grossesse. Seule la femme concernée peut en faire la demande.

À retrouver sur https://ivg.gouv.fr/

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.

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