Article
Publié le 29/04/2025
Information proposée par Santé publique France - vaccination-info-service.fr
En France on observe 5 à 10 cas de zona pour 1000 personnes âgées de 60 ans et plus par an.
Depuis 2024, le vaccin Shingrix® est recommandé pour la vaccination des personnes immunodéprimées de 18 ans et plus et de tous les adultes de 65 ans et plus. Pour ces personnes, depuis le 14 décembre 2024, ce vaccin est remboursé à 65% par l'Assurance Maladie.
Le zona est dû au virus varicelle-zona (VZV pour varicella-zoster virus). Après une infection par la varicelle dans l’enfance, le virus peut rester « en sommeil » dans certains ganglions nerveux. Sous l’effet de l’âge, de la fatigue, d’une maladie ou sans raison apparente, il peut se réactiver sous la forme d’un zona. Les personnes de plus de 50 ans sont les plus touchées. Plus l’âge avance, plus le zona est fréquent et sévère, car le système immunitaire devient moins efficace pour garder ce virus « sous contrôle ».
Lors d’un zona, le virus diffuse le long des fibres nerveuses. Il provoque une éruption douloureuse : d’abord de petites plaques roses, puis des vésicules (comme lors d’une varicelle) sur la peau, parfois accompagnée d’une petite fièvre. La partie du corps touchée est en général un côté du thorax ou de la taille (en « demi-ceinture »). Plus rarement, le zona peut atteindre le visage (zona dit "ophtalmique"). L’épisode aigu dure une dizaine de jours.
La particularité de cette maladie est l’apparition de douleurs qui peuvent persister longtemps après la guérison de l’éruption : ce sont les "névralgies post-zostériennes", qui concernent un quart des personnes de plus de 75 ans atteintes de zona. Ces douleurs peuvent être difficilement supportables et gêner la vie quotidienne pendant une période plus ou moins longue (de quelques jours à plusieurs mois).
Le traitement du zona repose sur l’administration d’un médicament antiviral le plus rapidement possible, (pas plus de trois jours après le début de l'éruption) mais dont l’efficacité est limitée. Des antidouleurs sont souvent nécessaires.
Le vaccin contre le zona peut être proposé chez les personnes adultes, qu’elles aient déjà eu la varicelle ou non, pour diminuer le risque de zona et surtout le risque de douleurs de névralgies post-zostériennes.
La vaccination avec le vaccin Shingrix® est recommandée chez les adultes âgés de 65 ans et plus même s’ils ont déjà eu un zona ou si ils ont déjà reçu une dose de vaccin Zostavax®.
Le vaccin Shingrix® est remboursé en ville.
Le tableau dans l’onglet « Prescription et administration » ci-dessous vous indique, pour chacun des vaccins, qui peut vous prescrire et vous administrer le vaccin.
La vaccination contre le zona est recommandée chez les adultes de 65 ans et plus, ainsi que chez les adultes de 18 ans et plus immunodéprimés.
Depuis le 14 décembre 2024, ce vaccin est désormais remboursé à 65% par l'Assurance Maladie chez les personnes immunodéprimées et chez l'ensemble des personnes de 65 ans et plus.
Chez les femmes allaitantes, l’administration du vaccin Shingrix® doit être évaluée au cas par cas, avec votre professionnel de santé.
Vaccin Zostavax®
Ce vaccin n'est plus disponible en France depuis juin 2024.
Vaccin Shingrix ®
Cas général :
Deux doses de vaccin à deux mois d’intervalle : M0, M2.
Cas particuliers :
Ces personnes pourront recevoir deux doses de vaccins Shingrix® (M0, M2) après un délai d’au moins 1 an entre leur dernière infection de de zona ou leur vaccination avec Zostavax®.
Chez les femmes allaitantes, l’administration du vaccin Shingrix® doit être évaluée au cas par cas, parlez-en à votre professionnel de santé.
Le vaccin Shingrix® a une efficacité supérieure à celle du vaccin Zostavax® pour la prévention du zona et des douleurs survenant suite à l’infection par le zona, avec une durée de protection plus longue, et une meilleure réponse immunitaire.
Le vaccin Shingrix®est un vaccin recombinant avec adjuvant.
| Nom commercial | Maladies concernées | Type de vaccin | Pour qui ? | Remboursement |
| Shingrix® | Zona | Recombinant | Adultes immunodéprimés à partir de 18 ans et l'ensemble des personnes de 65 ans et plus | Pris en charge à 65% par l’Assurance Maladie* |
Vaccin Shingrix®
Le vaccin Shingrix® est contre-indiqué en cas d’hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients.
En raison du manque de données, il est préférable de ne pas utiliser Shingrix® pendant la grossesse. Son administration est possible chez les femmes allaitantes, après une évaluation détaillée de l’équipe soignante.
La vaccination doit être différée en cas de maladie aiguë avec fièvre.
Il convient de se référer à la notice de ces vaccins, disponible sur le site de la base de données publique des médicaments pour connaître l’ensemble des effets indésirables.
Des réactions allergiques graves, bien que très rares, peuvent survenir après la vaccination. Si l’un des symptômes décrits ci-dessous apparaît, vous devez immédiatement contacter un médecin ou les urgences médicales :
En cas d’inquiétude après une vaccination, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien.
Pour plus d’information, n’hésitez pas demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien.
Le tableau ci-dessous indique pour chacun des vaccins, qui peut vous prescrire et vous administrer le vaccin.
Le vaccin est ont remboursé par l’Assurance Maladie dans certaines conditions (cf tableau plus haut).
Il est disponible en pharmacie et doit être conservé au réfrigérateur entre + 2° C et + 8° C. Il ne doit pas être congelé.
La vaccination peut être réalisée par un professionnel de santé en libéral, en pharmacie, à l’hôpital ou dans un laboratoire de biologie médicale. Elle peut également être réalisée dans un centre de vaccination public. Dans ce cas, la prescription, la délivrance du vaccin et la vaccination s’effectuent sur place.
L’injection du vaccin est prise en charge par l’Assurance Maladie et les complémentaires santé dans les conditions habituelles.
Il n’y a pas d’avance de frais pour la consultation dans les centres de vaccination publics.
Le vaccin Shingrix® doit être administré par voie intramusculaire uniquement. Il peut être administré au cours d’une même consultation qu’un vaccin inactivé contre la grippe saisonnière sans adjuvant, un vaccin pneumococcique polyosidique à 23 valences (PPV23), un vaccin pneumococcique conjugué à 13 valences (PCV13), un vaccin à doses réduites en antigène diphtérique, tétanique et coquelucheux acellulaire (dTca) ou un vaccin à acide ribonucléique messager (ARNm) contre l’infection à coronavirus 2019 (COVID-19).
Délivrance du vaccin Shingrix
Depuis le 14 décembre 2024, ce vaccin est désormais remboursé à 65% par l'Assurance Maladie chez les personnes immunodéprimées et chez l'ensemble des personnes de 65 ans et plus.
Le professionnel de santé remplit ensuite le carnet de santé, et le carnet de vaccination électronique inclus dans l’espace numérique en santé « Mon espace santé ».
Utiliser MON ESPACE SANTE, c'est simple !
À retrouver sur https://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/Zona
Vaccination-info-service.fr est un site Web conçu sous l’égide de Santé publique France, établissement public sous tutelle du Ministère chargé de la Santé. Son objectif est de répondre aux questions les plus courantes sur la vaccination et les vaccins en France.
Santé publique France - vaccination-info-service.frArticle
Publié le 16/09/2025
Information proposée par Santé publique France - vaccination-info-service.fr
En France, environ un millier de cas d’hépatite A sont déclarés chaque année, en grande partie chez des personnes revenant de séjour dans des pays où le virus circule fortement.
Sur les huit premiers mois de l’année 2025, une augmentation de cas d’hépatite A est observée à l’échelle nationale, le nombre de cas entre le 1er janvier et le 9 septembre (1 021) ayant déjà dépassé le nombre de total de cas en 2024 (1 010). Par conséquent une vigilance soutenue est nécessaire pour les populations plus exposées au risque d’hépatite A. Du fait des retours de voyages possiblement de zones de circulation (Pays de l'Est) et du retour des enfants comme des adolescents en collectivité, les cas d’hépatites A devraient continuer à augmenter dans les prochaines semaines. En cas de symptômes, consultez votre professionnel de santé rapidement.
La vaccination contre le virus de l’hépatite A constitue une mesure de prévention efficace. Vérifiez votre statut vaccinal et contactez votre professionnel de santé si besoin. Les mesures d’hygiène simples sont efficaces pour éviter la propagation du virus, en particulier le lavage fréquent des mains à l’eau et au savon pour limiter le risque de transmission de l’hépatite A.
L’hépatite A est une infection du foie provoquée par un virus. La transmission de la maladie s’effectue essentiellement à partir du virus présent dans les selles des personnes infectées.
Elle peut se faire soit directement au contact d’un malade, le plus souvent par l’intermédiaire des mains souillées. Elle peut également se faire de manière indirecte par la consommation d’eau (de boisson) ou d’aliments contaminés (crudités, coquillages, par exemple). Dans ce dernier cas, la maladie peut se présenter sous une forme épidémique. Une transmission du virus a également été observée lors de relations sexuelles, en particulier chez les homosexuels masculins.
La circulation du virus dans un pays dépend fortement des conditions de santé et d’hygiène collective (niveau d’assainissement et accès à l’eau potable) et individuelle (lavages des mains, nettoyage des fruits et légumes consommés crus). Elle est donc particulièrement élevée dans les pays en développement où l’hygiène est insuffisante. Dans le monde, on estime qu’elle touche 1,4 million de personnes par an.
L’hépatite A passe souvent inaperçue (infection asymptomatique) ; dans certains cas, elle peut se manifester par des maux de ventre, une jaunisse, de la fièvre et une grande fatigue parfois prolongée. Il n’existe pas de médicament spécifique contre le virus de l’hépatite A.
Presque tout le monde guérit complètement de l’hépatite A en étant immunisé pour le reste de la vie. Exceptionnellement, l’hépatite A peut évoluer vers une hépatite fulminante, forme grave nécessitant le plus souvent le recours à une greffe du foie.
L’hépatite A aiguë est une maladie à déclaration obligatoire en France.
L’approvisionnement en eau potable, la sécurité sanitaire des aliments, l’amélioration des installations d’assainissement et le vaccin contre l’hépatite A sont les moyens les plus efficaces pour combattre cette maladie.
La vaccination contre l’hépatite A concerne les personnes exposées à ce virus. Elle a pour effet de diminuer fortement le risque de contracter cette infection.
La vaccination contre l’hépatite A est recommandée pour :
Vaccination autour d’une personne infectée :
Afin d’éviter une contamination de ses proches, la vaccination est recommandée dans un délai maximal de 14 jours pour l’entourage familial d’une personne atteinte d’hépatite A (ou vivant sous le même toit). La vaccination est recommandée pour les personnes de l’entourage qui :
Pour les autres personnes de l’entourage, une prise de sang sera d’abord réalisée pour vérifier l’absence d’antécédent d’hépatite A (la vaccination est inutile si une personne a déjà eu une hépatite A).
La vaccination est également recommandée au sein d’une communauté en situation d’hygiène précaire, lorsqu’il existe un cas d’hépatite A. Cette mesure permet d’éviter une épidémie au sein de la communauté et une diffusion plus large de la maladie.
La vaccination contre l’hépatite A est recommandée pour les professionnels à risque de contamination :
La vaccination contre l’hépatite A est pratiquée de manière systématique chez les militaires depuis 1994.
N’hésitez pas à vous renseigner, selon votre situation, auprès de votre médecin traitant ou de votre médecin du travail.
La vaccination est recommandée à partir de l’âge d’1 an pour tous les voyageurs devant séjourner dans une région du monde où l’hygiène est précaire, quelles que soient les conditions du séjour. Elle est particulièrement recommandée chez les personnes souffrant d’une maladie chronique du foie ou de mucoviscidose, chez les personnes greffées ou en attente de greffe et chez les personnes vivant avec le VIH.
La dose de vaccin doit être administrée au moins quinze jours avant le départ.
Un examen du sang préalable à la vaccination recherchant des anticorps montrant que la personne a déjà été infectée peut être utile pour les personnes :
Zones du monde à risque d’hépatite A
Le risque de contracter une hépatite A est très élevé en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique centrale et du Sud et la population y est contaminée tôt dans la vie en raison d’un niveau insuffisant d’hygiène collective.
Population pédiatrique (à partir de l'âge de 12 mois jusqu’à 15 ans révolus) :
Population adulte :
Pour les vaccins combinés de l’hépatite A et de l’hépatite B Twinrix® Adulte et Twinrix Enfant®, le schéma recommandé comprend trois doses, les deux premières à un mois d’intervalle, la troisième six mois plus tard.
Pour le vaccin combiné de l’hépatite A et de la fièvre typhoïde Tyavax®, indiqué à partir de 16 ans, la protection est obtenue quatorze jours après l’administration d’une seule dose. La dose de rappel de la vaccination hépatite A peut être administrée six à douze mois, voire jusqu’à trente-six mois plus tard avec un vaccin monovalent ou avec Tyavax®si le risque de typhoïde persiste.
Dans le cadre de tensions d’approvisionnement des vaccins contre l’hépatite A, les recommandations ont été modifiées :
En outre il est déconseillé :
Le vaccin est très efficace contre la maladie. Les anticorps contre le virus apparaissent dans 98 à 100% des cas après la première dose. La protection contre l’hépatite A est effective environ deux semaines après la vaccination et dure vraisemblablement toute la vie si la vaccination a été complète (2 doses).
Les programmes de vaccination menés dans différents pays, comme en Israël, en Espagne, en Argentine ou aux Etats-Unis, ont permis de réduire de 90% le nombre de cas d’hépatite A.
Le vaccin contre l’hépatite A est un vaccin inactivé. Trois vaccins sont actuellement disponibles contre l’hépatite A seule (dont deux avec un dosage pédiatrique). Il existe également :
| Nom commercial* |
Maladies concernées |
Type de vaccin |
Pour qui ? | Remboursement |
| Vaqta 50® | Hépatite A | Monovalent | Adultes et adolescents à partir de 18 ans | Pris en charge à 65% par l’assurance maladie** chez les personnes présentant certaines maladies chroniques |
| Avaxim 80® Havrix 720® | Hépatite A | Monovalent | Enfants et adolescents de 1 à 15 ans | Pris en charge à 65% par l’assurance maladie** chez les personnes présentant certaines maladies chroniques |
| Avaxim 160® Havrix 1440® | Hépatite A | Monovalent | Adultes et adolescents à partir de 16 ans | Pris en charge à 65% par l’assurance maladie** chez les personnes présentant certaines maladies chroniques |
| Tyavax ® | Fièvre typhoïde, Hépatite A | Bivalent | Adultes et adolescents à partir de 16 ans | Non pris en charge par l’assurance maladie** |
| Twinrix Adulte® | Hépatite A, Hépatite B | Bivalent | Adultes et adolescents à partir de 16 ans | Non pris en charge par l’assurance maladie** |
*Cliquer sur le nom du vaccin pour obtenir son prix et plus d’informations.
**Le montant restant est généralement remboursé par les complémentaires santé (mutuelles).
***Certaines complémentaires santé (mutuelles) proposent des formules comprenant le remboursement des vaccinations destinées aux voyageurs.
Il convient de se référer à la notice de ces vaccins, disponibles sur le site de la base de données publique des médicaments pour connaître l’ensemble des contre-indications.
Le vaccin contre l’hépatite A ne doit pas être utilisé en cas :
La vaccination doit être différée en cas de maladie aiguë avec fièvre.
Pour plus d’information, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien.
Il convient de se référer à la notice de ces vaccins, disponibles sur le site de la base de données publique des médicaments pour connaître l’ensemble des effets indésirables.
Effets indésirables communs à tous les vaccins injectables :
Des réactions allergiques graves, bien que très rares, peuvent survenir après la vaccination. Si l’un des symptômes décrits ci-dessous apparaît, vous devez immédiatement contacter un médecin ou les urgences médicales :
En cas d’inquiétude après une vaccination, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien.
Le vaccin est disponible en pharmacie et doit être conservé au réfrigérateur entre + 2° C et + 8° C. Il ne doit pas être congelé.
La vaccination peut être réalisée en libéral, à l’hôpital, en pharmacie, en PMI (pour les enfants jusqu’à 6 ans) ou dans un laboratoire de biologie médicale. Elle peut également être réalisée dans un centre de vaccination public, dans un Centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) ou dans un centre de vaccinations internationales. Dans ce dernier cas, la prescription, la délivrance du vaccin et la vaccination s’effectuent sur place.
L’injection du vaccin est prise en charge par l’assurance maladie et les complémentaires santé dans les conditions habituelles.
Il n’y a pas d’avance de frais dans les centres de vaccination publics, en PMI et dans les CeGIDD.
Le vaccin est administré par voie intramusculaire. Il doit être administré au moins quinze jours avant le départ en vacances.
Le professionnel de santé remplit ensuite le carnet de santé, et/ou le carnet de vaccination électronique inclus dans l’espace numérique en santé « Mon espace santé ».
| À savoir Afin de savoir s’il existe des difficultés d'approvisionnement de vaccins, consultez la rubrique dédiée sur le site Internet de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). |
Le don du sang est autorisé après la vaccination contre l'hépatite A.
Attention, si la vaccination a été réalisée après exposition à la maladie, le don du sang n’est pas possible pendant 6 semaines après la vaccination.
À retrouver sur https://vaccination-info-service.fr/Les-maladies-et-leurs-vaccins/Hepatite-A
Vaccination-info-service.fr est un site Web conçu sous l’égide de Santé publique France, établissement public sous tutelle du Ministère chargé de la Santé. Son objectif est de répondre aux questions les plus courantes sur la vaccination et les vaccins en France.
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