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Publié le 14/01/2026
Information proposée par Santé publique France - vaccination-info-service.fr
Les virus respiratoires syncitiaux (VRS) entrainent en France d'octobre à la fin de l'hiver, des épidémies d’infections respiratoires qui peuvent être graves chez les très jeunes enfants (bronchiolite) et chez les personnes âgées.
La bronchiolite touche chaque année près de 30 % des nourrissons de moins de 2 ans, soit environ 480 000 cas par an. Chaque année 2 à 3% des nourrissons de moins de 1 an sont hospitalisés pour une bronchiolite.
Chez les personnes âgées de 65 ans et plus, on sait maintenant que le VRS peut donner des infections graves. Il entraine une augmentation des hospitalisations, et une augmentation des décès chez les personnes âgées fragiles, en particulier avec des maladies chroniques. La vaccination est donc recommandée aux personnes de 65 ans et plus présentant des comorbidités, ainsi qu'à toute personne de 75 ans et plus.
Il est maintenant possible de protéger les nouveau-nés en vaccinant leur mère pendant la grossesse ou en leur donnant un traitement par des anticorps juste après la naissance.
Les mesures d’hygiène et les mesures barrières restent bien sûr très importantes.
Le VRS est un virus très contagieux. Il se transmet très facilement d’une personne à une autre par voie aérienne (salive, éternuements, toux) et par contact direct (embrasser une personne infectée) ou indirect (surfaces, tétines, doudous, jouets).
En voir moins
Le VRS infecte les cellules des voies respiratoires en infectant à la fois les voies aériennes supérieures (nez, sinus, gorge, trachée) et inférieures (bronches, bronchioles et poumons).
En France, il circule durant la saison hivernale, généralement du mois d’octobre à la fin de l'hiver.
Chez les nourrissons et les jeunes enfants, la première infection peut provoquer une bronchiolite sévère qui peut parfois être mortelle.
Chez les personnes âgées, notamment porteuses de maladies chroniques cardiaques ou pulmonaires, l’infection peut être très grave et entraîner le décès.
La période d’incubation de l’infection au VRS est d’environ de 2 à 8 jours.
L’infection à VRS commence par simple rhume, qui guérit en quelques jours dans la plupart des cas.
Chez les nourrissons et les enfants de moins de 2 ans, la gêne respiratoire peut s’aggraver. La toux devient plus fréquente. La respiration devient plus rapide et sifflante, des pauses respiratoires sont possibles : c’est la bronchiolite. Le bébé peut avoir des difficultés à s'alimenter et à dormir. Il peut avoir de la fièvre.
Dans la majorité des cas, la bronchiolite guérit spontanément au bout de 5 à 10 jours mais la toux peut persister pendant 2 à 4 semaines.
Les bébés de moins de deux mois ou les nourrissons très fragiles (nourrissons nés prématurément ou souffrant d'une maladie chronique) sont plus susceptibles de développer une maladie grave causée par le VRS. Ils ont besoin d’une surveillance attentive et doivent en général être hospitalisés.
L’évolution de la maladie vers une pneumonie, ou une otite sont également possibles.
Le diagnostic de bronchiolite ne nécessite en général pas d'examens complémentaires.
La prévention repose sur différents types de mesures.
L’application des mesures barrières générales et des mesures d'hygiène :
Elles sont indispensables pour éviter la circulation du virus et aussi des autres virus de l’hiver, chez les nourrissons dès la sortie de la maternité et en population générale :
La prévention médicamenteuse :
Deux possibilités existent pour protéger les nourrissons :
Les signes du début sont identiques à ceux du nourrisson. Les signes sont en général moins importants que chez l’enfant. Ils sont très semblables à ceux de la grippe, et varient du simple rhume à une infection pulmonaire :
L’infection peut aussi entraîner des problèmes respiratoires sévères avec l’aggravation d’une maladie cardiaque ou pulmonaire déjà présente. Dans certains cas, cela peut conduire au décès.
Il est possible de réaliser des tests rapides de recherche du VRS (TROD), associés ou pas avec celle des virus grippaux et/ou de la Covid-19. Toutefois, ce test n’est pas recommandé en dehors de l'hôpital et n'est donc pas remboursé pour l'instant.
En règle générale, les infections par le VRS sont bénignes et vont guérir en 1 à 2 semaines. Le traitement associe le repos, la réhydratation et la prise de médicaments contre la fièvre et les douleurs.
La prévention repose sur les mesures barrières et la vaccination des personnes à risque : femmes enceintes pour protéger leur nouveau-né, personnes à risque de comorbidité de 65 ans et plus, et personnes âgées de 70 ans et plus.
Il existe maintenant deux possibilités pour prévenir l'infection des nouveau-nés et des nourrissons.
Vaccination de la femme enceinte
L'ensemble des femmes enceintes entre 32 et 36 semaines d’aménorrhées (entre septembre et janvier) peuvent se faire vacciner.
Schéma de vaccination
Une dose unique doit être administrée entre 32 et 36 semaines d’aménorrhée.
Dans les cas où la vaccination n’a pas été réalisée pendant la grossesse chez la femme enceinte, la HAS recommande d’administrer les anticorps monoclonaux au bébé après la naissance.
Cas général des nouveau-nés : Beyfortus®
Schéma d'immunisation
Dans le cas de grossesses ultérieures, l'immunisation par le Beyfortus® est à privilégier sur la vaccination de la femme enceinte.
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Il existe deux possibilités pour prévenir l'infection des nouveau-nés et des nourrissons :
L'immunisation passive avec Beyfortus® est toutefois à privilégier :
La HAS a publié en septembre 2024 un document destiné aux parents pour les aider à mieux comprendre et à choisir. Un tableau de synthèse est disponible tout en bas de cette page. |
Le vaccin Abrysvo® peut être administré en même temps qu’un vaccin contre la grippe saisonnière ou un vaccin contre la Covid-19.
Cas particulier : Nouveau-nés prématurés et nourrissons à risque particuliers
L'injection d'un autre anticorps monoclonal, le Synagis® est recommandée depuis plus de 20 ans chez certains nourrissons :
Schéma d'immunisation
En outre, faute de données, la HAS ne se prononce pas sur la pertinence d'une revaccination lors de grossesses ultérieures. En cas de nouvelle grossesse chez une femme déjà vaccinée par ABRYSVO lors d'une précédente grossesse, le recours à l'immunisation passive du nouveau-né avec un anticorps monoclonal est préconisé
Trois vaccins ont reçu une autorisation européenne de mise sur le marché pour protéger les personnes âgées de 60 ans et plus du VRS : le vaccin Arexvy® ,le vaccin Abrysvo® et le vaccin mRESVIA®.
Dans le calendrier 2025, il est recommandé :
La vaccination saisonnière contre le VRS est recommandée chez ces personnes avec une dose avant la période épidémique.
La co-administration des vaccins contre le VRS est possible chez les adultes à partir de 65 ans comme suit :
Pour le moment, la nécessité d'un rappel chaque année n'a pas été établie.
Il n’y a pas de prise en charge par l’Assurance Maladie de ces vaccins à ce jour chez les personnes âgées de 65 ans et plus présentant des pathologies respiratoires chroniques ou cardiaques.
Vaccin Abrysvo ®
Chez les nourrissons de mères vaccinées
Le vaccin protège l’enfant dès sa naissance. Il assure une forte protection pendant les 3 premiers mois du bébé, puis cette protection diminue entre 3 et 6 mois. La durée de la protection au-delà de 6 mois n’est pas connue. À noter : pour que le vaccin protège efficacement le nourrisson, il doit avoir été injecté au moins 14 jours avant l’accouchement. Si ce n’est pas le cas, Beyfortus reste possible.
Les études de suivi ont montré une diminution des infections sévères à VRS nécessitant une consultation médicale à 3, 4, 5 et 6 mois après la naissance, et la réduction des hospitalisations à 3, 4, 5, 6 et 12 mois après la naissance.
Chez les personnes de 65 ans et plus
Le suivi a montré une diminution significative des infections des voies respiratoires inférieures avec deux ou trois symptômes, chez des patients suivis en ville.
La nécessité d'un rappel n'est pas établie.
Vaccin Arexvy ®
Chez les personnes de 60 ans et plus
Le suivi a montré une diminution des maladies des voies respiratoires inférieures associées au VRS (non sévères et ne nécessitant pas d’hospitalisations).
La nécessité d'un rappel n'est pas établie.
Vaccin mRESVIA®
Le suivi a montré une diminution des maladies des voies respiratoires inférieures associées au VRS.
La nécessité d'un rappel n'est pas établie.
Beyfortus®
Le groupement d’intérêt scientifique Epi-Phare, a réalisé une étude sur l'efficacité des stratégies de prévention contre le VRS en France : les résultats publiés en décembre 2025 montrent que le Beyfortus offre une meilleure protection contre les hospitalisations liées au VRS, par rapport à la vaccination de la femme enceinte. Les deux approches restent toutefois efficaces d’après les essais cliniques et études en vie réelle et c’est aux parents de décider, avec l’information donnée par leurs professionnels de santé, comment protéger leur enfant.
Synagis®
Cet anticorps monoclonal est utilisé depuis 1999 pour prévenir les formes graves d’infections à VRS chez les prématurés et les nourrissons à haut risque. Les études ont montré que ces enfants fragiles traités étaient hospitalisés moins souvent, passaient moins de jours à l'hôpital, étaient admis moins souvent en unité de soins intensifs, et avaient besoin d’oxygène pendant moins de jours que les enfants ayant reçu un placebo.
Il existe deux anticorps monoclonaux contre le VRS destinés aux nouveau-nés : le Synagis® et le Beyfortus®. Ils sont pris en charge par l'Assurance maladie à 30 %.
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Pour qui ? |
Remboursement ? |
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| Beyfortus® 5 mg | Nouveau-nés et nourrissons de moins de 1 an et de poids < 5kg |
- à 100% à la maternité - à 30% par l'Assurance Maladie à la pharmacie * |
| Beyfortus® 10 mg | Nourrissons de moins de 1 an et de poids ≥ 5 kg |
- à 100% à la maternité - à 30% par l'Assurance Maladie à la pharmacie * |
| Synagis® 50 mg et 100 mg | Nouveau-nés et nourrissons de moins de deux ans à risques particuliers | - à 100% à l'hôpital par l'Assurance Maladie |
*Le montant restant peut être pris en charge par les complémentaires santé. Contactez votre mutuelle ou complémentaire santé pour savoir si elle le rembourse en tout ou en partie. Avec la Complémentaire santé solidaire ou l'Aide médicale de l'État, le montant est intégralement pris en charge.
Il existe actuellement trois vaccins contre le VRS en France :
Il n’y a pas de prise en charge par l’Assurance Maladie de ces vaccins à ce jour chez les personnes âgées de 65 ans et plus présentant des pathologies respiratoires chroniques ou cardiaques.
| Nom commercial* |
Maladies concernées |
Type de vaccin |
Pour qui ? | Remboursement |
| mRESVIA® | Bronchiolites et infections respiratoires dues aux Virus respiratoires syncitiaux (VRS) | Vaccin à ARNm (à nucléoside modifié) du VRS encapsulé dans des nanoparticules lipidiques | Personnes de 60 ans et plus | Non remboursé actuellement |
| Abrysvo® | Bronchiolites et infections respiratoires dues aux Virus respiratoires syncitiaux (VRS) | bivalent, recombinant | Femmes enceintes entre 32 et 36 semaines d'aménorrhée Personnes de 60 ans et plus | Pris en charge à 100% pour les femmes enceintes |
| Arexvy® | Bronchiolites et infections respiratoires dues aux Virus respiratoires syncitiaux (VRS) | recombinant inactivé | Personnes de 60 ans et plus | Non remboursé actuellement |
Abrysvo®
Les effets secondaires les plus fréquemment rapportés chez les femmes enceintes entre 24 et 36 semaines étaient des douleurs au site d'injection, des maux de tête et des douleurs musculaires ;
Aucun effet indésirable n’a été identifié chez les nourrissons participants nés de mères vaccinées ;
Chez les personnes de 60 ans et plus, l’effet secondaire le plus fréquemment signalé était la douleur au site de vaccination.
Arexvy ®
Les effets secondaires les plus couramment observés sont des douleurs au site d’injection, de la fatigue, des douleurs musculaires, des maux de tête et des douleurs articulaires. Ces effets secondaires sont généralement d’intensité légère ou modérée et disparaissent quelques jours après la vaccination.
mRESVIA®
Les effets secondaires les plus fréquents sont un gonflement/sensibilité au niveau de l’aisselle, des maux de tête, douleurs musculaires, douleurs articulaires, une douleur au site d’injection, sensation de fatigue et frissons.
Beyfortus®
Les effets secondaires sont peu fréquents :
L'ANSM a mis en ligne une fiche destinée aux parents sur les effets secondaires du Beyfortus, et mis en place une surveillance rapprochée du Beyfortus. Les effets indésirables peuvent être déclarés ici
Synagis®
Les effets indésirables les plus fréquents sont une éruption cutanée, une réaction au site d'injection et de la fièvre.
La co-administration des vaccins contre le VRS est possible chez les adultes à partir de 65 ans comme suit :
Beyfortus®
Tous les médecins et les sages-femmes peuvent prescrire du Beyfortus®.
Les nouveaux nés peuvent recevoir une injection directement à la maternité par une sage-femme, un médecin ou un infirmier.
Autrement, la dose de Beyfortus® peut être délivrée à la pharmacie puis administrée par un médecin de ville ou de PMI, une sage-femme ou un infirmier.
Le Beyfortus® peut être coadministré avec les vaccins du nourrisson.
Synagis®
Ce médicament est uniquement disponible en établissement de santé. Il peut être prescrit et administré par un médecin ou une sage-femme.
Les injections des anticorps monoclonaux et des vaccins doivent être inscrites dans le carnet de santé de l'enfant ou dans le carnet de vaccination, et sur mon espace sante.
HAS Août 2024: Bronchiolite Comment protéger votre bébé d’une forme grave ?
La campagne d'immunisation des femmes enceintes et des nourrissons contre le VRS se termine le 31 janvier 2025 pour l’ensemble des territoires métropolitains et des DROMS, à l’exception de Mayotte.
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