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Femme : les essentiels santé

Dossier

Publié le 03/02/2025

Dossier constitué avec : Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, Fédération française de cardiologie, Fil santé jeunes, Haute Autorité de santé, Inca, Inserm, Ivg.gouv.fr, Masante.re, Ministère de la Santé et de la Prévention, Psycom, Santé publique France, Service-public.fr, Stop-violences-femmes.gouv.fr, WhyDoc

Comment préserver sa santé tout au long de sa vie quand on est une femme ? Ce dossier vous propose un tour d’horizon des bons gestes au quotidien, des visites médicales de contrôle, des dépistages existants et des questions à se poser :
•    Comment préserver votre santé au quotidien ? 
•    L'agenda santé : les examens réguliers et les pathologies à surveiller
•    La santé sexuelle
 

Comment préserver votre santé au quotidien ?

Une alimentation variée et équilibrée

Pour bien manger, il est recommandé de privilégier les aliments bons pour la santé (fruits, légumes, féculents de préférence complets, légumineuses), de limiter la charcuterie et la viande rouge, et de réduire le plus possible la consommation d’aliments sucrés, salés ou gras ainsi que de produits ultratransformés (ex : produits cuisinés avec sirops de glucose/fructose, graisses hydrogénées, colorants, émulsifiants, conservateurs, etc.). Il convient aussi de manger des quantités adaptées à votre âge, votre activité physique et vos besoins en calories. 

Grâce à une alimentation saine, vous limitez le risque de surpoids, de diabète de type 2, d’excès de cholestérol, d’hypertension artérielle ou d’autres maladies cardiovasculaires, de cancer. 

Choisir des aliments bons pour la santé grâce au Nutri-Score

Le Nutri-Score est un logo placé en face avant des emballages qui permet en un seul coup d’œil d’identifier et de comparer la qualité nutritionnelle globale des aliments et des boissons, grâce à une échelle à 5 classes, de A en vert foncé à E en orange foncé. Le Nutri-Score permet de comparer les produits au sein d’un même rayon, les produits consommés pour une même occasion, ou des produits similaires mais de marques différentes. 

Afin d’équilibrer son alimentation, il est recommandé de limiter les produits Nutri-Score D ou E, qui peuvent être consommés mais en quantités et fréquences limitées. 
Pour en savoir plus :

Une activité physique régulière

Bouger, c’est également bénéfique pour votre santé. Les recommandations de Santé publique France se résument en 2 conseils : limiter le temps que vous passez en position assise ou allongée (se lever et marcher un peu toutes les 2 h), et pratiquer au moins 30 minutes d’activité physique par jour. L’activité physique, ce n’est pas forcément du sport. C’est aussi marcher, jardiner, se déplacer en vélo, monter les escaliers, etc.

Résultat : vous vous sentez bien dans votre corps et dans votre tête, vous dormez mieux, et vous réduisez le risque de développer certaines maladies comme l’hypertension artérielle, les cancers, l’ostéoporose, le diabète de type 2, etc.

Pour en savoir plus :

Bien dormir

Le sommeil ne sert pas qu’à vous reposer. Il est aussi indispensable à certaines fonctions vitales.

Si vous manquez de sommeil, cela peut avoir des effets négatifs sur votre santé à la fois physique et mentale (prise de poids, risques cardiovasculaires, irritabilité, dépression, par exemple).

Les conséquences du manque de sommeil

Du bon usage des cosmétiques

Utiliser un produit cosmétique n’est pas sans risque. Outre le respect des précautions d’emploi, il importe de prendre en compte la durée de vie du produit (elle est indiquée sur l’emballage pour certains cosmétiques). En cas d’aspect douteux ou d’odeur anormale à l’ouverture, vous ne devez pas utiliser le produit. 

Bien conserver un produit cosmétique implique de le refermer après usage et d’éviter les écarts de température, les sources de chaleur et l’exposition directe aux rayons du soleil.

Pour réduire son exposition aux substances chimiques pendant la grossesse et pour bébé, mieux vaut limiter l’utilisation des produits qu’on applique sur la peau, les ongles et les cheveux. Il est ainsi recommandé de limiter l’usage de cosmétiques, de parfums, de maquillage afin de réduire son exposition aux substances chimiques et perturbateurs endocriniens.

Pour en savoir plus :

Protéger sa peau des rayons ultra-violets

Les rayons ultra-violets accélèrent le vieillissement de la peau et augmentent le risque de mélanomes (cancers de la peau). Pour s’en protéger, mieux vaut utiliser une lotion hydratante contenant un facteur de protection solaire (FPS) adapté à son teint naturel, éviter de s’exposer aux heures chaudes en été, porter des vêtements couvrants et un chapeau, et des lunettes de soleil pour retarder l’apparition de la cataracte.

Limiter les substances addictives

Pour prévenir certaines maladies (cancers, maladies du système nerveux, hypertension artérielle, par exemple), il est important de limiter les produits à risque tel que les boissons alcoolisés. Il est également important d’éviter de consommer du tabac ou des drogues récréatives, et de surveiller sa consommation des somnifères et de médicaments psychotropes en général.

Tous ces produits risquent de créer une addiction qui pourrait être longue à traiter et susceptible de rechutes.

Pour en savoir plus :

Les boissons alcoolisées

La consommation de boissons alcoolisées provoque des dommages importants sur la santé, depuis le stade embryonnaire jusqu’au grand âge. Même à dose relativement modérée, le risque global pour la santé est augmenté : par exemple, le risque de cancer est augmenté dès le premier verre. Il est donc important de limiter votre consommation de boissons alcoolisées. Pas uniquement les alcools forts type vodka ou rhum, mais aussi le vin et la bière.

Alcool info service est joignable 7 jours sur 7 au 0 980 980 930, de 8h à 2h. Le numéro n’est pas surtaxé. L’appel est anonyme.

Pour en savoir plus :

Comment savoir si j'ai un problème avec l’alcool ?

Le tabac 

Le tabagisme augmente significativement le risque de cancer, tous cancers confondus. De plus, il favorise les maladies cardiovasculaires, la bronchopneumonie chronique et le vieillissement de la peau. Les femmes sont désormais aussi touchées par le cancer du poumon et des bronches que les hommes.

Par ailleurs, le tabagisme peut également entraîner une baisse de la fertilité.

Comment vous faire aider pour réduire votre consommation de tabac ?
Tabac info service est joignable du lundi au samedi au 39 89, de 8h à 20h. L’accompagnement à l’arrêt par les tabacologues est gratuit.

Pour en savoir plus :

Pourquoi est-il difficile d’arrêter de fumer ?

Comment vous faire aider pour arrêter de fumer ?

Focus sur le risque cardiovasculaire

Les maladies cardiovasculaires (maladies du cœur et des artères) sont l’une des premières causes de mortalité chez la femme. Pourtant, elles restent trop souvent perçues comme des maladies touchant principalement les hommes.  

Chez les femmes, l’infarctus du myocarde est plus grave que chez les hommes, avec des symptômes atypiques plus fréquents, un délai d’appel aux soins d’urgence plus long, un moindre accès aux actes de cardiologie interventionnelle, davantage de complications.

Les taux d’hospitalisations pour un infarctus du myocarde chez les femmes de moins de 65 ans sont en hausse depuis plus de 15 ans. La plupart seraient évitables, surtout en lien avec le tabagisme.

Le risque cardiovasculaire est multifactoriel, il est possible d’agir en prévention sur de nombreux facteurs : tabagisme, mais aussi sédentarité, alimentation déséquilibrée, alcool, obésité, stress. Diabète, et hypertension artérielle ont un effet plus délétère chez les femmes que chez les hommes.

D’autres facteurs sont propres aux femmes :l’hypertension artérielle ou diabète pendant la grossesse, l'utilisation de contraceptifs oraux oestroprogestatifs avec le tabagisme, la ménopause, surtout la ménopause précoce.
 


Pour en savoir plus :

L’agenda santé de la femme

Examens réguliers

Le dépistage du cancer du col de l’utérus, c’est entre 25 et 65 ans
Pour repérer d’éventuelles lésions précancéreuses ou un début de cancer du col de l’utérus et les soigner, il est recommandé d’effectuer un prélèvement au niveau du col de l’utérus :

  • tous les 3 ans entre 25 et 29 ans, après 2 tests normaux réalisés à un an d’intervalle,
  • puis tous les 5 ans entre 30 et 65 ans.

Ce prélèvement permet la détection éventuelle de cellules anormales ou du virus HPV.

  • Le dépistage du cancer du sein, c’est tous les 2 ans de 50 à 74 ans
    Le dépistage précoce permet de détecter une anomalie ou un cancer et augmente les chances de guérison. Dans le cadre du dépistage organisé, les femmes sont invitées à réaliser une mammographie associée à un examen clinique des seins. Le dépistage organisé garantit un niveau de qualité élevé.
  • Le dépistage du cancer colorectal, c’est tous les 2 ans de 50 à 74 ans

Un test de recherche de sang dans les selles peut être fait chez soi : après avoir reçu une invitation, on peut aller le chercher chez son médecin traitant, son pharmacien ou le commander en ligne.

Un rendez-vous chez le dentiste permet de vérifier s’il y a des problèmes bucco-dentaires à soigner et des complications à éviter : carie, inflammation des gencives, parodontite par exemple.

Quant à l’ophtalmologue et au dermatologue, le rythme de consultation dépend de votre situation personnelle : port de lunettes ou de lentilles de vue, fatigue des yeux, grains de beauté à surveiller, tache anormale sur la peau, etc.

Pour en savoir plus :

Mon Bilan Prévention

Mon bilan prévention est un rendez-vous permettant d'aborder avec un professionnel de santé  ses habitudes de vie, d’identifier des facteurs de risque de maladies chroniques (diabète, maladies cardiovasculaires…), de réaliser des dépistages qui nous concerne (cancers, IST…) et des rappels de vaccination.

Pour en savoir plus:

Dépistage du cancer du sein : pourquoi ? Comment ? Pour qui ?

Cancer du col de l'utérus : pourquoi c’est important de se faire dépister ?

Vaccinations

La vaccination contre les papillomavirus humain (HPV) est recommandée chez les jeunes filles et garçons de 11 à 14 ans. Elle peut être également proposée en rattrapage jusqu’à 19 ans inclus. Cette vaccination permet de les protéger des infections liées aux HPV, transmises le plus souvent lors des rapports sexuels, qui peuvent parfois persister et évoluer vers un cancer (notamment col de l’utérus, vagin, gorge, anus, pénis).

A l’âge adulte, il est important d’être à jour des rappels de vaccination, car certains vaccins ne protègent pas toute la vie. À noter que les rappels de Diphtérie-Tétatnos-Ppoliomyélite (DTP) sont fixés à 25 ans (à décaler éventuellement selon la date du dernier rappel), 45 ans et 65 ans, puis tous les 10 ans. 
Pour les femmes enceintes, il est recommandé de se vacciner contre la grippe et le Covid-19, quel que soit le stade de la grossesse, pour éviter toutes complications à la fois pour la mère et le fœtus (avortement, prématurité, décès, …). En se vaccinant pendant sa grossesse, la mère peut transmettre une protection à son enfant grâce aux anticorps présents dans le sang du cordon. 
D’autre part, la vaccination contre la coqueluche est recommandée à partir du 2ème trimestre de grossesse (en privilégiant la période entre 20 et 36 semaines d'aménorrhée). La vaccination de la mère permet de transmettre à l’enfant, via le placenta, les anticorps et de le protéger dans ses premiers mois de vie.

Après 65 ans, les vaccins contre la grippe et le Covid-19 sont à faire tous les ans. En outre, le vaccin contre le zona est indiqué ainsi que le rappel DTP et coqueluche sont recommandés. Ce dernier est important pour protéger les nourrissons de moins de 6 mois de l’entourage.

Par ailleurs, certaines vaccinations sont recommandées dans des situations particulières, par exemple en cas de projet de grossesse, de maladie chronique et aussi avant de voyager dans certains pays. Dans ces cas-là, consultez votre médecin traitant, sage-femme ou les professionnels de santé habilités à vacciner.

Santé sexuelle de la femme

Règles et contraception

Lors de chaque cycle menstruel (également appelé cycle ovarien), l’ovaire expulse un ovule vers la trompe, là où il pourrait être fécondé par un spermatozoïde. C’est la période d’ovulation. Elle a lieu théoriquement le 14e jour du cycle. Mais cela varie d’une femme à l’autre, et même d’un cycle à l’autre. 

La période d’ovulation étant imprévisible, il convient d’utiliser un moyen de contraception fiable pour éviter une grossesse non désirée : pilule, implant, patch, préservatif masculin ou féminin ou dispositif intra-utérin (couramment appelé stérilet).

Il est important de savoir que certaines pilules, lorsqu’elles sont associées au tabagisme, peuvent générer des risques d’accidents thromboemboliques (formation de caillot dans un vaisseau sanguin) : phlébite, embolie pulmonaire, accident cardio-vasculaire ou encore infarctus du myocarde. Votre médecin traitant vous aiguillera dans le choix d’un mode de contraception qui vous convient.

Pour en savoir plus :

Interruption volontaire de grossesse 

L'IVG est possible pour toutes les femmes, majeures et mineures, jusqu'à 14 semaines de grossesse (ou 16 semaines d'aménorrhées, soit 16 semaines après le 1er jour des dernières règles). En France, un avortement se fait dans des conditions sûres, protégé par le secret, voire anonymement si la femme le souhaite, et sans frais.
L'IVG concerne toute femme, majeure ou mineure, qui ne souhaite pas poursuivre une grossesse. Pour les mineures, l'autorisation parentale n'est pas nécessaire mais il est demandé d'être accompagnée par une personne majeure de son choix.
En France, l'avortement est possible jusqu'à la fin de la 14e semaine de grossesse (soit 16 semaines après le 1er jour des dernières règles ou 16 semaines d'aménorrhée).
Ce délai, maximal, peut varier selon la méthode choisie :

  • IVG médicamenteuse : possible jusqu'à 7 semaines de grossesse (soit 9 semaines après le 1er jour des dernières règles ou 9 semaines d'aménorrhée)
  • IVG instrumentale : possible jusqu'à 14 semaines de grossesse (soit 16 semaines après le 1er jour des dernières règles ou 16 semaines d'aménorrhée)

Pour en savoir plus :

Comprendre le cycle ovarien

Règles et douleurs

Bénéficier d’aides médicales à la procréation

La fertilité peut être affectée par différents facteurs : âge, endométriose, maladies génétiques, exposition à certains produits toxiques comme le tabac, traumatismes, facteurs environnementaux, facteurs psychologiques, etc. Pour un jeune couple, il est raisonnable de consulter (votre gynécologue ou votre médecin généraliste) après une période de 18 mois à 2 ans de rapports sexuels réguliers sans grossesse. Pour un couple plus âgé, ou ayant des antécédents laissant supposer une fertilité insuffisante, il est conseillé de ne pas attendre pour pratiquer un bilan hormonal chez la femme et un spermogramme chez l’homme.

Selon les cas d’infertilité, vous suivrez des traitements pour stimuler l’ovulation ou vous serez orientée vers un centre d’assistance médicale à la procréation.

Pour en savoir plus :

Les différentes techniques d’assistance médicale à la procréation : 

Vous envisagez de devenir maman ? 

C’est le moment, en plus de suivre les recommandations alimentaires et d’hygiène de vie, de prendre un supplément en vitamine B9 (appelée aussi « acide folique » ou « folates »), à prescrire par votre médecin. La vitamine B9 joue un rôle essentiel dans le développement du fœtus. Elle participe au bon développement du système nerveux de l’embryon et intervient notamment dans la fermeture du tube neural. Elle permet de réduire de manière significative les risques d’un retard de croissance ou de malformations graves chez l’enfant à naître. Ainsi, dès le début de votre projet de grossesse, pensez à privilégier les aliments sources de folates. Il est important d’avoir suffisamment de vitamine B9 dans son organisme avant même d’être enceinte et pendant les 3 premiers mois de grossesse. N’hésitez pas à parler de votre projet de grossesse au professionnel de santé qui vous suit, il vous fera une ordonnance de comprimés de vitamine B9, pour s’assurer que vos besoins soient couverts.

Vous pouvez discuter de votre projet de grossesse avec un professionnel de santé au cours de la consultation préconceptionnelle. Il s’agit d’une consultation médicale au cours de laquelle seront abordées votre santé, ainsi que celles de votre couple et de vos familles. Elle sera aussi l’occasion de discuter de vos habitudes et de votre environnement de vie, qui sont des déterminants de santé importants pour vous et votre enfant. Cette consultation peut être réalisée avec votre médecin traitant, un gynécologue ou une sage-femme.

Projet de grossesse : limiter le contact avec les perturbateurs endocriniens.

Un perturbateur endocrinien est une substance, qui altère la production de certaines hormones et, de ce fait, induit des effets néfastes dans un organisme intact ou chez sa progéniture.

Certaines de ces substances peuvent perturber la reproduction et nuire à la fertilité ou perturber le développement du fœtus.
 

Grossesse

Absence de règles à la date prévue, nausées, ballonnements… ce sont peut-être les signes d’une grossesse éventuelle, à confirmer par un test urinaire, puis sanguin, puis une échographie. Si votre grossesse est confirmée, la première consultation médicale est suivie de consultations mensuelles. L’entretien prénatal précoce est un rendez-vous incontournable de votre grossesse. Il vous permettra de mieux comprendre toutes les étapes de votre grossesse, de poser toutes vos questions, d’exprimer vos attentes et lever vos doutes. Il s’agit d’un entretien, individuel ou en couple, avec votre sage-femme, votre médecin traitant ou votre gynécologue.  En complément des consultations de suivi de grossesse, des échographies s'assurent du bon développement de votre enfant. Des examens biologiques complètent ce suivi.

Pour en savoir plus :

Au cours de votre grossesse, il est essentiel d’adopter une alimentation saine. Certains aliments sont déconseillés (produits sucrés) voire interdits (viandes et poissons crus fumés ou marinés, certaines charcuteries, fromage au lait cru par exemple). 

Pour en savoir plus :

 

La grossesse. WhyDoc, Assurance Maladie Pays de la Loire.
Vidéo hébergée sur un site externe

 

Ménopause

La ménopause est un phénomène naturel qui correspond à l’arrêt du cycle ovarien, donc des règles. En général, elle survient entre 45 et 55 ans. Elle commence par une période de transition de 2 à 4 ans qui peut se caractériser selon les femmes par plusieurs symptômes : bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, troubles urinaires, irritabilité, anxiété, insomnies, fatigue, par exemple.

Chez les femmes dont la qualité de vie est fortement diminuée par les symptômes de la ménopause, un traitement hormonal substitutif peut être prescrit, mais pour une courte durée. En effet, ce traitement augmente le risque de cancer du sein et de l'utérus, de phlébite et d’embolie pulmonaire. Il est donc contre-indiqué dans plusieurs cas, en particulier tabagisme, cancer du sein connu ou suspecté, ou antécédents de phlébite, d’embolie pulmonaire, d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral, de maladie du foie.

Pour en savoir plus : 

Dans tous les cas, la prévention de l’ostéoporose implique une bonne hygiène de vie (arrêt du tabac et/ou de la consommation excessive d’alcool), une activité physique régulière qui sollicite le squelette comme la marche, l'aérobic, le step, la course, le tennis, les jeux de balle, une alimentation équilibrée en calcium et un apport suffisant en vitamine D.

Les infections sexuellement transmissibles (IST)

Depuis 2017, pour réduire le risque de contamination par le virus du VIH/sida par voie sexuelle, les autorités de santé françaises ont autorisé l’utilisation d’un médicament dans la prévention du VIH, la Prophylaxie Préexposition (PrEP) chez les adultes à haut risque de contamination. Cette prophylaxie pré-exposition, remboursée à 100 % et accessible en primo-prescription par tous, s’inscrit comme un mode de prévention complémentaire aux autres mesures préconisées pour prévenir l’infection par le VIH : 

  • utilisation du préservatif (qui protège contre le risque d’autres infections comme l’herpès génital, l’hépatite B, la gonorrhée, etc.),
  • dépistage régulier du VIH,
  • le traitement post-exposition en cas de rapports non protégés,
  • chez les personnes séropositives, traitement antirétroviral qui empêche la contamination lorsqu’il réduit efficacement la présence de VIH dans le sperme.

Pour en savoir plus :

Parce qu’il existe un vaccin contre l’hépatite B, qui fait d’ailleurs partie des vaccins obligatoires du nourrisson, il est fortement recommandé de se vacciner si ce n’est pas fait.  

Quant à l’hépatite C, maladie du foie d’origine virale, elle se transmet essentiellement par voie sanguine (les cas de contamination par voie sexuelle sont rares et limités aux personnes qui ont des partenaires multiples, des pratiques sexuelles brutales et/ou sont co-infectées par le VIH). Près d’une personne concernée sur trois ignore qu’elle a une hépatite C. 

Enfin, la vaccination des jeunes gens contre le papillomavirus humain (HPV) réduit significativement le risque de cancer du col de l’utérus, du rectum et, peut-être, de la gorge. Elle doit avoir préférablement lieu entre 11 et 14 ans, pour les filles comme pour les garçons. Elle peut également être proposée en rattrapage jusqu’à 19 ans inclus. La vaccination est d'autant plus efficace que les jeunes n'ont pas encore eu de rapports sexuels ayant pu les exposer au virus.

Pour en savoir plus :

Violences sexistes et sexuelles

Au bureau, à domicile, dans les transports en commun, à l’école… les violences sexistes et sexuelles sont interdites et punies par la loi. Si vous êtes victime de telles violences, parlez-en à une personne de confiance, à un professionnel de santé ou à une association spécialisée.

Pour en savoir plus :

Pour aller plus loin

Droits et démarches en santé : parcours de soins…

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