Gaz hilarant : les dangers de son usage détourné

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Publié le 21/11/2019

Information proposée par Ministère chargé de la santé

Le protoxyde d'azote, aussi connu sous le nom de gaz hilarant, fait des ravages en raison de son inhalation à des fins de divertissement dont les impacts sur la santé peuvent se révéler graves. Ce gaz à usage médical est aussi un gaz de pressurisation utilisé pour les aérosols alimentaires.

Le nombre et la gravité des effets indésirables en lien avec cette pratique d'inhalation augmente et inquiète. Cette évolution néfaste des pratiques s’accompagne d’une augmentation du nombre de signalements d’effets sanitaires graves, avec atteintes du système nerveux central et de la moelle épinière chez les jeunes.



En 2019, 25 signements d’effets sanitaires sévères ont ainsi été recensés, dont 10 étaient graves et avec séquelles, et 8 en région Hauts-de-France.





La pratique de l’inhalation non encadrée à des fins non-médicales expose à deux risques majeurs graves :

  • L’un, immédiat, est l’asphyxie et la perte de connaissance. La brûlure par le froid, la fausse route, la désorientation, les vertiges et les chutes constituent d'autres effets indésirables récurrents.
  • Si l’utilisation est régulière et/ou à forte dose, cela peut causer une atteinte à la moelle épinière, mener à une carence en vitamine B12, induire une anémie ainsi que des troubles psychiques.

La consommation associée d’alcool et de drogues lors d'un épisode d'inhalation majore la survenue de ces risques

, qui font planer des menaces sérieuses sur la santé des jeunes.



 

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