homme

Homme : les essentiels santé

Dossier

Publié le 24/03/2020

Dossier constitué avec : Fil santé jeunes, Inca, Inserm, Ministère de la Santé et de la Prévention, Psycom, Santé publique France, Service-public.fr

Manger équilibré, surveiller votre taux de cholestérol ou encore limiter votre consommation d’alcool… ce sont quelques-uns des bons réflexes essentiels pour préserver votre santé.

Comment préserver votre santé au quotidien ?

Une alimentation variée et équilibrée 

Pour bien manger, il est recommandé de privilégier les aliments bons pour la santé (fruits, légumes, féculents de préférence complets, poissons, fruits secs, légumineuses), de limiter la charcuterie et la viande rouge, et de réduire le plus possible la consommation d’aliments sucrés, salés, gras sans oublier les produits ultra-transformés (avec colorants, émulsifiants, conservateurs, acides gras trans hydrogénés, etc.). Il convient aussi de manger des quantités adaptées à votre âge, votre activité physique et vos besoins en termes de calories.

Pour en savoir plus :

Grâce à une alimentation saine, vous limitez le risque d’être en surpoids, d’avoir un diabète de type 2, un excès de cholestérol, ou encore une maladie cardiovasculaire, voire un cancer.

Pour en savoir plus :

Choisir des aliments bons pour la santé grâce à Nutriscore

Une activité physique régulière

Bouger, c’est également bénéfique pour votre santé. Les recommandations de Santé publique France se résument en 2 conseils : limiter le temps que vous passez en position assise ou allongée, et pratiquer au moins 30 minutes d’activité physique par jour. L’activité physique, ce n’est pas forcément du sport. C’est aussi marcher, jardiner, se déplacer en vélo, monter les escaliers, etc.

Résultat : vous vous sentez bien dans votre corps et dans votre tête, vous dormez mieux, et vous réduisez le risque de développer certaines maladies comme l’hypertension artérielle, les cancers ou le diabète de type 2.

Pour en savoir plus :

Bien dormir

Le sommeil ne sert pas qu’à vous reposer. Il est aussi indispensable à certaines fonctions vitales. Si vous manquez de sommeil, cela peut avoir des effets négatifs sur votre santé à la fois physique et mentale (prise de poids, risques cardiovasculaires, irritabilité, dépression, par exemple).

Les conséquences du manque de sommeil

Limiter les produits à risque

Pour prévenir certaines maladies (cancers, maladies du système nerveux, hypertension artérielle, par exemple), il est important de limiter les produits à risque tel que les boissons alcoolisées. Il est également important d’éviter de consommer du tabac, des somnifères, des tranquillisants ou encore des drogues. 

Tous ces produits risquent de créer une addiction qui pourrait être longue à traiter et susceptible de rechutes.

Pour en savoir plus :

L’alcool

La consommation d’alcool provoque des dommages importants sur la santé. Elle peut agir sur le « capital santé » des buveurs tout au long de la vie, depuis le stade embryonnaire jusqu’au grand âge. Même à la dose relativement modérée, le risque global pour la santé est augmenté. Il est donc important de limiter votre consommation de boissons alcoolisées. Pas uniquement les alcools forts type vodka ou rhum, mais aussi le vin et la bière.

Alcool Info Service est joignable 7 jours sur 7 au 0 980 980 930, de 8h à 2h. Le numéro n’est pas surtaxé. L’appel est anonyme.

Pour en savoir plus :

Comment savoir si vous avez un problème avec l’alcool ?

Le tabac

Il est la première des nombreuses sources de pollution dans les logements. Ce polluant a des effets particulièrement néfastes sur la santé du fumeur comme sur celle de son entourage. Chez l’homme, il est la principale cause de cancer dans le monde.

Comment vous faire aider pour réduire votre consommation de tabac ?

Tabac Info Service est joignable du lundi au samedi au 39 89, de 8h à 20h. L’accompagnement à l’arrêt par les tabacologues est gratuit.

Pour en savoir plus :

Pourquoi est-il difficile d’arrêter de fumer ?

Comment vous faire aider pour arrêter de fumer ?

L’agenda santé de l’homme

Examens réguliers

Un rendez-vous chez le dentiste permet de vérifier s’il y a des problèmes bucco-dentaires à soigner et des complications à éviter : carie, inflammation des gencives, parodontite, par exemple. Pensez-y régulièrement.

Quant à l’ophtalmologue et au dermatologue, le rythme de consultation dépend de votre situation : port de lunettes ou de lentilles de vue, fatigue des yeux, grains de beauté à surveiller, tache anormale sur la peau, etc.

Bon à savoir : l’urologue s'intéresse aux appareils urinaire et génital. Il traite les maladies qui s'y rapportent, telles que les calculs urinaires, les problèmes d’érection, les malformations et l'incontinence. 

Pour en savoir plus :

Surveiller la prostate

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme. Il est très rare avant 50 ans et son incidence augmente progressivement avec l’âge. On a plus de risque de développer ce cancer si l’on a un âge avancé et/ou des antécédents familiaux de cancer de la prostate. À savoir : les hommes d’origine africaine ou antillaise présentent un risque accru vis-à-vis de ce cancer.

Le dépistage du cancer de la prostate n’est pas proposé de manière systématique car les mesures de dépistage (toucher rectal, examen sanguin) n’ont pas montré leur efficacité pour réduire la mortalité liée à ce cancer.

Pour en savoir plus :

Surveiller votre côlon et votre rectum

Le côlon est une partie de l’intestin qui est située entre l’intestin grêle et le rectum. Des excroissances (que l’on nomme polypes) peuvent se développer sur la muqueuse qui tapisse la paroi intérieure du côlon et du rectum. Ces tumeurs sont fréquentes. Elles peuvent être sans gravité mais il arrive parfois qu’elles se développent et se transforment lentement en cancer. Il est recommandé de faire un test de dépistage du cancer colorectal à partir de 50 ans, tous les 2 ans et jusqu’à 75 ans, à partir d’un prélèvement de selles. Vous recevrez une lettre vous invitant à contacter votre médecin ou votre pharmacien pour retirer le test gratuit (à faire chez soi). Vous pourrez également le commander en ligne.

Pour en savoir plus :

Surveiller le cholestérol

Le cholestérol est essentiel à l’organisme. C’est sa présence en excès qui est néfaste pour la santé. On distingue le « bon » (HDL-cholestérol) et le « mauvais » cholestérol (LDL-cholestérol) selon la protéine qui le transporte : il existe une protéine qui apporte au foie le surplus de cholestérol accumulé dans les organes afin qu’il y soit éliminé. À l’inverse, une autre protéine distribue l’excès de cholestérol aux différents organes, ce qui favorise la détérioration des artères, et peut alors conduire à un infarctus du myocarde, un accident vasculaire cérébral ou une artérite des membres inférieurs.

Pour savoir si vous avez un excès de LDL-cholestérol, une prise de sang suffit. . Le seuil maximal de LDL-cholestérol sanguin varie selon le nombre de facteurs de risque cardio-vasculaire présenté.

Pour en savoir plus :

Les autres types de cancers à surveiller

Vaccination

Il est important d’être à jour des rappels de vaccination à l’âge adulte, car certains vaccins ne protègent pas toute la vie. À noter que les rappels de DT-polio sont fixés à 25 ans (à décaler éventuellement selon la date du dernier rappel), 45 ans et 65 ans, puis tous les 10 ans. ;

Par ailleurs, certaines vaccinations sont recommandées dans des situations particulières, notamment en cas de maladie chronique, de personne fragile dans votre entourage et aussi avant de voyager dans certains pays.

Du côté de votre vie sexuelle

Contraception ;

En couple ou hors relation durable, en tant qu’homme vous avez un rôle important à jouer pour éviter que votre partenaire sexuelle ait une grossesse non désirée. Il existe de nombreux moyens contraceptifs pour la femme. Pour l’homme, c’est le préservatif qui est le moyen contraceptif le plus fréquemment utilisé. Si vous avez déjà des enfants et que vous n’en souhaitez plus, vous pouvez envisager la vasectomie, une méthode contraceptive irréversible. ;

Il ne faut pas hésiter à parler de la contraception avec votre partenaire ; c’est une préoccupation dont les responsabilités devraient être partagées entre l’homme et la femme.

Pour en savoir plus :

Bénéficier d’aides médicales à la procréation

La fertilité peut être affectée par de multiples facteurs : âge de la femme, âge de l’homme, maladies génétiques, infections sexuellement transmissibles, diverses maladies générales ou leurs traitements, exposition à certains produits toxiques comme le tabac, traumatismes, facteurs environnementaux, facteurs psychologiques, etc. Pour un jeune couple, il est raisonnable de consulter un médecin après une période de 18 mois à 2 ans de rapports sexuels réguliers sans grossesse. Pour un couple plus âgé, ou ayant des antécédents laissant supposer une fertilité insuffisante, il est conseillé de ne pas attendre pour pratiquer un spermogramme chez l’homme et un bilan hormonal chez la femme.

Pour en savoir plus :

Infections sexuellement transmissibles

Depuis 2017, pour réduire le risque de contamination du VIH par voie sexuelle, les autorités de santé françaises ont autorisé l’utilisation d’un médicament dans la prévention pré-exposition au VIH (PrEP) chez les adultes à haut risque de contamination. Cette prophylaxie pré-exposition, remboursée à 100 %, s’inscrit comme un mode de prévention complémentaire aux autres mesures préconisées pour prévenir l’infection par le VIH : ;

  • utilisation du préservatif (qui protège contre le risque d’autres IST comme l’herpès génital, la gonorrhée, etc.),
  • dépistage régulier du VIH,
  • prophylaxie post-exposition en cas de rupture du préservatif,
  • chez les personnes séropositives, traitement antirétroviral qui empêche la contamination lorsqu’il réduit efficacement la présence de VIH dans le sperme.

Pour en savoir plus :

Contre l’hépatite B, la vaccination est recommandée.

Quant à l’hépatite C, maladie du foie d’origine virale, elle se transmet essentiellement par voie sanguine (les cas de contamination par voie sexuelle sont rares et limités aux personnes qui ont des partenaires multiples, des pratiques sexuelles brutales et/ou sont co-infectées par le VIH). Près d’une personne concernée sur trois ignore qu’elle a une hépatite C. Il est recommandé de pratiquer un dépistage individuel de l’infection au moins une fois, en particulier lorsqu’on a subi, à un moment de sa vie, une intervention chirurgicale, une transfusion sanguine ou des soins invasifs.

Pour en savoir plus :

Pour aller plus loin

Comment prendre soin de sa santé mentale ?
Je me sens déprimé.e, dois-je m’inquiéter ?
Droits et démarches en santé : parcours de soins…

Les dossiers qui peuvent vous intéresser

Bébé : les essentiels santé
Enfant de 1 à 5 ans : les essentiels santé
Enfant de 6 ans à 11 ans : les essentiels santé
Adolescent : les essentiels santé
Femme : les essentiels santé
Personne âgée : les essentiels santé