Article
Publié le 30/04/2026
Information proposée par Agence régionale de santé Pays de la Loire - (ARS)
La santé sexuelle, parlons-en sans tabou ! Dans le cadre de la 5ème édition du Mois de la Santé Sexuelle Sans Tabou, organisée chaque année en mai par l’Agence Régionale de Santé (ARS) et le Comité de coordination Régionale de la Santé Sexuelle (CoReSS) des Pays de la Loire, la compagnie Structure Trouble jouera devant 2500 jeunes de la région une pièce de théâtre sur la santé sexuelle.
Déjà plébiscitée les trois dernières années par plus de 7000 spectatrices et spectateurs, cette pièce de théâtre viendra s’ajouter à une trentaine d’actions de prévention, de sensibilisation et de communication prévues par une cinquantaine d’acteurs en santé sexuelle des Pays de la Loire.
Le Mois de la Santé Sexuelle Sans Tabou vise à promouvoir la santé sexuelle au sens large, c’est-à-dire une vie sexuelle autonome, satisfaisante et sûre pour toutes et tous, en valorisant une approche positive et globale : safesex, droit, contraception, plaisir...
Destinée aux personnes en situation de handicap et aux jeunes des Pays de la Loire (16-25 ans), cette campagne vise à combattre les idées reçues et les préjugés. Un seul mot d’ordre à retenir : la santé sexuelle, parlons-en sans tabou !
Pour cette 5e édition, l’ARS et le CoReSS s’associent de nouveau à la compagnie Structure Trouble pour proposer une pièce sur la santé sexuelle, qui a déjà rencontré un large succès ces trois dernières années.
Intitulée KAMA VORTEX, le pouvoir des 5 sensibles, cette pièce nous invite à plonger dans une expérience paranormale qui va faire ressurgir du passé les souvenirs des établissements visités et par la même occasion nous dévoiler l’histoire intime de 4 personnages à travers leurs sexualités, leurs questionnements identitaires et leurs liens affectifs.
Grâce à l’Education Nationale et plusieurs partenaires institutionnels et associatifs, la pièce de théâtre sera jouée devant 2500 lycéen(ne)s, alternant(e)s, jeunes suivis par une Mission locale... En complément de ces représentations, des débats et des forums sont également prévus avec les acteurs locaux en santé sexuelle pour échanger avec les jeunes.
Sur les 17 représentations, 4 sont entièrement financées par le CoReSS, 4 sont cofinancées par le CoReSS et le Pass Culture, 2 sont financées par un Contrat Local de Santé (CLS), 1 est cofinancée par un CLS et le Pass Culture, 2 sont financées par le Pass Culture et 4 sont financées par Nantes Métropole.
Structure Trouble est un groupe d’artistes pluridisciplinaires qui utilise le théâtre, la danse, la performance et le cabaret burlesque pour aborder le monde de la nuit, du corps, de l’improvisation, de la mémoire, du genre et du vivre ensemble. C’est dans le cadre de leur activité théâtrale que Structure Trouble a imaginé ce spectacle pour promouvoir la santé sexuelle auprès des jeunes, de manière positive et respectueuse des différences.
Pour cette 5e édition, une cinquantaine d’acteurs seront mobilisés et une trentaine d’actions de terrain seront menées.
Cette campagne à vocation à mieux faire connaitre les récents dispositifs de santé publique qui viennent renforcer les droits en santé sexuelle.
Pour tout connaître sur cette campagne, rendez-vous sur le site internet : santesexuellesanstabou.fr
À retrouver sur https://www.pays-de-la-loire.ars.sante.fr/5eme-edition-du-mois-de-la-sante-sexuelle
L’Agence régionale de santé (ARS) Pays de la Loire pilote et met en œuvre la politique de santé dans la région. Ses actions visent à améliorer la santé de la population et à rendre le système de santé plus efficace.
www.pays-de-la-loire.ars.sante.fr
Actualité
Publié le 13/08/2026
Information proposée par Agence régionale de santé Occitanie - (ARS)
Le moustique tigre, en raison de sa capacité à transmettre des maladies telles que la dengue, le chikungunya et le Zika, fait l’objet d’une surveillance renforcée en Occitanie, comme partout en France. Ce dispositif, renforcé du 1er mai au 30 novembre, vise à réduire le risque de survenue de chaînes de transmission locales de ces virus (cas autochtones).
Suivi épidémiologique des arboviroses en Occitanie
Chikungunya, Dengue, Zika, West-Nile virus
Bulletin régional Santé publique France - 12 août 2026 (pdf)
Un cas de dengue autochtone signalé dans le Tarn >
2026_07_20_ CP Dengue_81.pdf (pdf)
Un cas de dengue autochtone signalé dans l'Hérault >
2026_07_21_ CP Dengue_34 (003).pdf (pdf)
Le dispositif de surveillance renforcée repose sur la mobilisation de tous : professionnels de santé pour détecter et signaler rapidement les cas confirmés, vigilance des voyageurs exposés à ces virus, et sensibilisation des citoyens aux gestes simples de prévention pour éviter la prolifération des moustiques près de chez eux. Chacun peut agir !
Il n’y a pas aujourd’hui de circulation des virus de la dengue, du chikungunya ou du Zika en France métropolitaine. Les cas signalés sont des cas importés, c’est-à-dire qu’ils concernent des personnes ayant contracté la maladie lors d’un voyage dans une zone où ces virus circulent. L’objectif de la surveillance est d’éviter et de maîtriser la mise en place d’un cycle de transmission « autochtone » de ces maladies tropicales c’est-à-dire des cas de personnes n’ayant pas voyagé, mais étant contaminées via la piqûre d’un moustique tigre infecté en métropole.
Avec un nombre de cas importés très important dès le début de la surveillance renforcée, en lien avec l’épidémie de chikungunya dans l’Océan Indien et en particulier à La Réunion, 2025 a été une année exceptionnelle pour la transmission du chikungunya en Occitanie comme à l’échelle nationale :
Un nombre de cas autochtones de chikungunya en France métropolitaine et en Occitanie sans commune mesure avec les années précédentes :
En ce début de saison 2026, on constate une circulation active du chikungunya à Mayotte où près de 1000 cas ont été identifiés depuis le début de l’année. Dans les départements français d’Amérique, on observe une intensification de la circulation du virus de la dengue en Martinique ainsi qu’une circulation du chikungunya en Guyane où plus d’une centaine
de cas ont été recensés.
Dans ce contexte, si vous voyagez dans une zone où ces virus circulent soyez particulièrement vigilants et adoptez les bons réflexes pendant votre séjour et à votre retour de voyage :
Dans les 7 jours qui suivent le retour en France métropolitaine, en cas de forte fièvre, de douleurs articulaires, douleurs musculaires, de maux de tête, d’éruption cutanée, de conjonctivite,
consultez rapidement un médecin en lui indiquant votre voyage récent : vous avez peut-être contracté la dengue, le chikungunya ou le Zika.
Le signalement rapide par les professionnels de santé auprès de l’ARS de tout cas confirmé de dengue, de chikungunya ou de Zika, et de virus West Nile (depuis 2021) est crucial : il permet de limiter le risque de transmission autochtone.
En début de saison, les professionnels de santé, médecins et laboratoires de biologie médicale, sont sensibilisés au diagnostic des arboviroses (dengue, chikungunya, Zika et virus West Nile) et au signalement immédiat de tous les cas confirmés auprès de l’ARS, ces pathologies étant des maladies à signalement obligatoire. Chaque signalement fait l’objet d’une enquête épidémiologique (entretien avec le patient) et entomologique (vérification de la présence de moustique tigre ou Culex pour le virus West Nile) sur les lieux de circulation du malade.
Chaque signalement permet la mise en oeuvre rapide des mesures de prévention (comme la démoustication ciblée) et les investigations nécessaires. L’objectif est d’éviter la mise en place d’une chaine de contamination locale.
Les professionnels de santé ont ainsi un rôle clé à jouer : en diagnostiquant et signalant rapidement les cas de dengue, chikungunya, Zika ou virus West Nile, ils permettent l’intervention précoce des opérateurs de démoustication et réduisent ainsi le risque de transmission autochtone.
Pour en savoir plus sur la déclaration des cas à l’ARS : des conseils pratiques pour les professionnels de santé.
Le moustique tigre se déplace très peu : il vole généralement dans un rayon d’environ 150 mètres autour de son lieu de naissance. Ainsi, sa présence à votre domicile signifie le plus souvent qu’il est né à proximité immédiate. Si aucune méthode de protection n’est totalement infaillible, c’est l’accumulation d’actions individuelles et collectives qui permet de réduire efficacement sa prolifération et, par conséquent, le risque de transmission de maladies.
Particulièrement abondant dans les jardins et adaptés aux zones résidentielles et péri-urbaines, le moustique tigre se développe à proximité des habitations. Il pond ses oeufs dans de petites quantités d’eau stagnante, fréquemment contenues dans des objets ou aménagements d’origine humaine (jouets, pneus, gouttières...) Sans eau stagnante, pas d’éclosion… et donc pas de moustiques. Ces gestes de prévention doivent être appliqués partout : à domicile, en entreprise, au sein des collectivités et dans l’espace public.
Petits détritus, encombrants, déchets verts...les pneus usagés peuvent être remplis de terre si vous ne voulez pas les jeter.
Changer l’eau des plantes et des fleurs une fois par semaine ou, si possible, supprimer ou remplir de sable les soucoupes des pots de fleurs, remplacer l’eau des vases par du sable humide.
Vérifier le bon écoulement des eaux de pluie et des eaux usées et nettoyer régulièrement : gouttières, regards, caniveaux et drainages.
Couvrir les réservoirs d’eau (bidons d’eau, citernes, bassins) avec un voile moustiquaire ou un simple tissu.
Couvrir les petites piscines hors d’usage et évacuer l’eau des bâches ou traiter l’eau (eau de javel, galet de chlore, etc.).
Débroussailler et tailler les herbes hautes et les haies, élaguer les arbres, ramasser les fruits tombés et les débris végétaux, réduire les sources d’humidité (limiter l’arrosage), entretenir votre jardin.
Pour en savoir plus sur les traitements et enquêtes dans votre quartier
Le moustique tigre n’est pas le seul à pouvoir transmettre des maladies. La fièvre du Nil occidental (virus West Nile) est une maladie virale transmise à l’homme principalement par les moustiques Culex (moustique commun), après qu’ils ont piqué un oiseau infecté. Il n’y a pas de transmission interhumaine, ni de transmission du virus d’homme à homme via le moustique. L’infection est
asymptomatique dans 80 % des cas ; sinon, elle se manifeste par des symptômes proches de ceux de la grippe. Les formes graves, neurologiques, restent rares (<1%). Des cas rares peuvent survenir via
transfusion ou greffe.
En France, la période à risque s’étend de mai à novembre en lien avec l’activité saisonnière des moustiques. La déclaration des cas humains est obligatoire depuis 2021. Le virus est endémique dans plusieurs régions du sud : Occitanie, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Corse, Nouvelle-Aquitaine. En 2025, 9 cas humains autochtones ont été recensés en Occitanie dans les départements de l’Hérault (5), du Tarn-et-Garonne (3) et en Haute-Garonne (1). Un dispositif de surveillance renforcée multidisciplinaire est déployé, associant les secteurs de la santé humaine et de la santé animale (équine et aviaire) ainsi que des entomologistes. L’objectif : détecter précocement la circulation du virus pour sécuriser les dons de sang et les greffes, et limiter la transmission.
Pour en savoir plus sur la fièvre du Nil Occidental
Communiqué - Démarrage de la surveillance renforcée : agissons ensemble ! (pdf)
• Le site du ministère de la Santé
Sur les zones à risque et les recommandations aux voyageurs
• Le site de France Diplomatie
• Le site de l’institut Pasteur
Sur les produits anti-moustique : tableau des recommandations (ministère de la Santé)
Sur les maladies vectorielles et le suivi épidémiologique de Santé publique France
• Bilan régional de la surveillance épidémiologique 2025
• Repères pour votre pratique : Santé publique France
À retrouver sur https://www.occitanie.ars.sante.fr/moustique-tigre-demarrage-de-la-surveillance-renforcee-agissons-ensemble
L’Agence régionale de santé Occitanie est chargée du pilotage et de la mise en œuvre de la politique de santé en région. Sa compétence porte sur l’ensemble de la santé : la prévention, la veille sanitaire et la santé environnementale, l’organisation des soins en ville et à l’hôpital, la prise en charge des personnes âgées et les personnes handicapées.
En Occitanie, l’ARS travaille en particulier sur les problématiques d’accès à la santé, dans chacun des territoires, avec une attention particulière pour les personnes les plus vulnérables.