[Fiche FACL] Est-ce que l’endométriose se transmet dans une famille ?

Article

Publié le 04/05/2026

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

L’endométriose est en partie une maladie génétique.

Cela veut dire qu’elle survient plus fréquemment dans certaines familles.

Des études estiment qu’une femme a environ :

  • 8 fois plus de risque d’endométriose si sa mère en souffre ou en a souffert.
  • 5 fois plus de risque d’endométriose si sa sœur en souffre, et encore plus si ce sont de vraies jumelles.
  • et 1,5 fois plus de risque d’endométriose si sa cousine en souffre.

Ces études ont permis de calculer que l’endométriose est génétique dans la moitié des cas.

Les filles dont la mère ou d’autres femmes de sa famille souffrent d’endométriose, doivent être encore plus sensibilisées à cette maladie.

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Nous remercions vivement Joanna, Julie et Tracy de l'ESAT Moskowa (association APTE) pour la relecture et la validation du document.

Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.

Service Public d’Information en Santé

[Fiche FALC] Pouvez-vous avoir des enfants si vous souffrez d’endométriose ?

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Publié le 04/05/2026

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

L’endométriose peut empêcher d’avoir des enfants.

On pense qu’environ 1 femme sur 3 avec une endométriose ne peut pas avoir d’enfant.
On dit que la femme est infertile.

Mais il y a des solutions pour de nombreuses femmes, grâce à des aides médicales.

Ces aides médicales s’appellent Aides Médicales à la Procréation.

On dit aussi AMP ou PMA. Procréation veut dire avoir un enfant.

Environ 2 femmes infertiles sur 3 qui ont une endométriose peuvent espérer être enceintes grâce à ces aides médicales.

Pour avoir plus de chance d’être enceinte c’est important de commencer jeune.

Il existe 3 techniques d’Aides Médicales à la Procréation :

1. L’insémination artificielle

C’est la technique la plus simple et la moins chère.

  • La femme suit d’abord un traitement avec des médicaments pour obtenir plus d’ovules.
  • On récupère le sperme de l’homme au moment de l’ovulation de la femme. L’ovulation c’est la période pendant laquelle la femme peut devenir enceinte.
  • Puis on injecte aussitôt le sperme dans l’utérus de la femme.

2. La fécondation in vitro on dit aussi FIV

C’est une technique plus complexe que l’insémination artificielle.

  • La femme suit un traitement plus important pour obtenir une meilleure ovulation pendant environ 14 jours.
  • On récupère le sperme de l’homme.
  • On prélève 1 ou plusieurs ovules chez la femme, on parle aussi d’ovocytes ou de follicules matures.
  • Dans un laboratoire, on met l’ovule et le sperme ensemble.
  • Si un spermatozoïde du sperme se met en contact avec l’ovule, cela devient un embryon. On parle de fécondation.
  • La fécondation c’est la première étape pour avoir un bébé.
  • 2 à 5 jours après la fécondation, on injecte l’embryon dans l’utérus de la femme.

3. La fécondation in vitro avec micro-injection, on dit aussi FIV ISCI.

C’est comme la FIV, mais on injecte directement au laboratoire un spermatozoïde dans l’ovule.
Cette technique est encore plus complexe que la FIV classique.

Pour les femmes de moins de 43 ans,
l’Assurance maladie prend en charge les frais liés à une AMP jusqu’à : 

  • 6 inséminations artificielles maximum
  • et 4 FIV maximum

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Service Public d’Information en Santé

[Fiche FALC] Faut-il une opération chirurgicale pour soigner l’endométriose ?

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Publié le 04/05/2026

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

L’endométriose évolue très rarement vers des maladies graves.

On évite les opérations chirurgicales si les traitements médicaux suffisent.

L’endométriose évolue très rarement vers des maladies graves.

Les médicaments suffisent souvent pour diminuer les douleurs.

Les médecins proposent une opération quand :

  • de fortes douleurs continuent malgré les médicaments,
  • l’endométriose provoque une infertilité,
  • l’endométriose a des conséquences handicapantes.

L‘opération permet par exemple d’enlever les kystes provoqués par les morceaux d’endomètre échappés de l’utérus.

Des kystes, ce sont des boules dans l’abdomen comme dans l’utérus, sur la vessie, sur l’intestin…
Ces kystes sont à l’origine des douleurs et de l’infertilité.

Les techniques pour opérer ont beaucoup évolué.

Le chirurgien retire le plus souvent seulement le kyste en respectant l’organe qui le porte.
Cela s’appelle une chirurgie conservatrice. 

Parfois après une chirurgie conservatrice, la femme peut avoir encore quelques douleurs jusqu'à la ménopause.

Si vous ne voulez pas ou plus d’enfant, le chirurgien peut vous proposer de retirer l’utérus et les ovaires.
Cette intervention chirurgicale guérit définitivement l’endométriose.

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Service Public d’Information en Santé

[Fiche FALC] Quels sont les traitements de l’endométriose ?

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Publié le 04/05/2026

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

Aujourd’hui on ne guérit pas de l’endométriose.
 

Mais on peut diminuer les douleurs avec des traitements.

Par exemple avec la pilule, des médicaments contre la douleur, ou des opérations chirurgicales.

Chaque femme doit être prise en charge selon ses besoins.

Cela dépend aussi de l’endroit où les morceaux d’endomètre se sont posés dans l’abdomen.

Les traitements servent à diminuer les douleurs.

Mais il faut aussi traiter les conséquences des douleurs, sur la vie de tous les jours. Par exemple la difficulté pour avoir un enfant, la dépression, la fatigue, etc.

Plusieurs professionnels de santé peuvent intervenir.

Par exemple un gynécologue et un psychologue.

Le médecin peut prescrire des médicaments spécifiques pour limiter le saignement des règles, si la femme ne désire pas d’enfant à ce moment-là, par exemple :

  • une pilule prise sans arrêt entre les plaquettes,
  •  un stérilet spécial, on parle de stérilet hormonal,
  • des médicaments pour empêcher l’ovulation,
  •  …

Pour améliorer la vie de tous les jours, d’autres aides peuvent aussi être associés aux traitements médicaux.
Par exemple : l’acupuncture, l’ostéopathie, la psychologie ou le yoga.

Il faut éviter de prendre des anti-inflammatoires trop longtemps, par exemple de l’ibuprofène.

Les anti-inflammatoires ont des effets indésirables importants sur l’estomac ou les reins.

C’est-à-dire qu’ils abiment l’estomac et les reins.

Quand vous voyez n’importe quel professionnel médical comme un médecin, un dentiste, un anesthésiste, une infirmière, … précisez toujours que vous avez une endométriose.

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Service Public d’Information en Santé
Anonyme (non vérifié)

[Fiche FALC] Quels professionnels de santé aller voir, si vous pensez souffrir d'endométriose ?

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Publié le 04/05/2026

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

Plusieurs professionnels de santé peuvent diagnostiquer l’endométriose.

Le médecin traitant

C’est lui qui connaît le mieux l’état de santé de ses patientes. Il voit régulièrement d’autres femmes qui souffrent d’endométriose.

Le gynécologue ou la sage-femme

L’endométriose est une maladie gynécologique. Ces professionnels peuvent

  • prescrire des examens médicaux pour vérifier si c’est une endométriose
  • prescrire des médicaments pour réduire les douleurs
  • accompagner les femmes qui ont des difficultés à avoir des enfants

Le diagnostic de l’endométriose se fait en plusieurs étapes :

1. Le professionnel de santé vous pose d’abord des questions :

  • Quels types de douleurs avez-vous, sont-elles très intenses ?
  • Avez-vous mal tous les mois, pendant vos règles par exemple ?
  • A quel âge avez-vous eu vos premières règles, sont-elles régulières ?
  • D’autres femmes de votre famille ont-elles aussi ces douleurs ?
  • Quelles sont les conséquences sur votre vie de tous les jours, avec votre compagnon, au travail, …Par exemple, êtes-vous souvent absente de votre travail à cause de ces douleurs ?

Des questionnaires spécifiques à l’endométriose existent pour mieux diagnostiquer la maladie. On parle de questionnaires de qualité de vie.

2. Ensuite, le professionnel de santé fait ce qu’on appelle un examen clinique, c’est-à-dire qu’il examine votre corps.

Par exemple il vérifie : 

  • s’il y a de taches bleutées sur la paroi du vagin,
  • s’il y a des douleurs pendant le toucher de l’intérieur du vagin. Parfois, cet examen est complété par un toucher rectal, c’est-à-dire par l’anus.

Si le médecin pense que c’est nécessaire il vous prescrit d’autres examens.

Par exemple une échographie, un scanner, …

Préparez votre consultation, si possible 1 ou 2 mois avant le RDV avec votre médecin.

Vous pouvez noter vos réponses à ces questions :

  • quelles sont vos douleurs, sont-elles fortes,
  • quand avez-vous ces douleurs ?
  • comment sont vos règles ? abondantes ? régulières ?
  • avez-vous des douleurs ailleurs que dans le bas-ventre ?
  • comment sont-elles et quand apparaissent ces douleurs ?
  • avez-vous besoin d’aller plus souvent aux toilettes ?
  • avez-vous envie de vomir ?
  • êtes-vous fatiguée, déprimée ?
  • avez-vous des douleurs pendant ou après les rapports sexuels ?

Ces notes aident le médecin à repérer si les douleurs sont en particulier au moment des règles. Son diagnostic est plus efficace.

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Service Public d’Information en Santé

[Fiche FALC] Peut-on éviter d’avoir l’endométriose ?

Article

Publié le 04/05/2026

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

Certaines femmes semblent avoir plus de risques de développer une endométriose que d’autres.

Par exemple :

  • si certains membres de la famille ont souffert de cette maladie,
  • si les cycles des règles sont plus courts que la moyenne,
  • si elles ont eu leurs premières règles tôt, par exemple à 12 ans,
  • si le col de l’utérus présente des malformations, c’est-à-dire qu’il n’a pas une forme normale. Le col de l’utérus est entre l’utérus et le vagin.

Malheureusement on ne peut pas supprimer ou diminuer ces risques.

Des études ont montré que prendre la pilule contraceptive n’augmente pas le risque d’endométriose.

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[Fiche FALC] Pourquoi les douleurs d’une endométriose sont différentes selon les femmes ?

Article

Publié le 04/05/2026

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

Comme les douleurs ne sont pas toujours les mêmes, les médecins peuvent facilement se tromper.

Par exemple ils peuvent confondre cette maladie avec une dépression, une indigestion, une infection urinaire …

Une infection urinaire, c’est une irritation dans la vessie.

On a souvent une sensation de brûlure quand on va uriner.

Dans le cas de l’endométriose, les douleurs se répètent presque toujours chaque mois au même rythme que les règles.

Cette régularité doit alerter sur la possibilité de souffrir d’endométriose.

Ce n’est pas parce que beaucoup de morceaux de l’endomètre se sont déplacés hors de l’utérus que les douleurs sont plus importantes.

Un seul petit morceau d’endomètre mal placé peut entraîner de très fortes douleurs.

Sans traitement médical l’endométriose peut entrainer des situations handicapantes dans la vie de tous les jours ou au travail.

Par exemple de la dépression liée à la fatigue et aux douleurs constantes.

La plupart du temps les douleurs de l’endométriose sont différentes des règles douloureuses :

  • les douleurs du bas-ventre sont souvent plus fortes et plus handicapantes.
  • les douleurs sont plus fortes d’un côté du bas ventre que de l’autre.
  • le paracétamol (Doliprane, Efferalgan, etc.) ne calme pas la douleur.

Certaines femmes ont des douleurs ailleurs, ou différentes :

  • à l’épaule, dans le bas du dos, sur une fesse ou le long d’une jambe jusqu’au pied.La femme peut ressentir des picotements, des engourdissements, …
  • à la vessie. Dans ce cas la femme va très souvent aux toilettes, et peut ressentir des douleurs quand elle urine.
  • dans l’estomac, avec des maux de ventre, des envies de vomir. La femme peut avoir parfois des diarrhées puis être constipée. Elle peut avoir des douleurs quand elle va à la selle.
  • pendant ou après les rapports sexuels. Comme c’est difficile de parler de ces symptômes, on détecte beaucoup plus tard que cela peut être en rapport avec l’endométriose.
  • dans le haut du ventre du côté droit. C’est-à-dire entre l’abdomen et les poumons, c’est le diaphragme. La femme peut ressentir des difficultés à respirer. C’est un cas assez rare.

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[Fiche FALC] Quels sont les symptômes d’une endométriose ?

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Publié le 04/05/2026

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Les symptômes d’une maladie sont des signes que le corps nous envoie. Par exemple le nez qui coule est le symptôme d’un rhume. 

1 femme sur 3 atteinte d’endométriose n’a aucun symptôme.

La plupart des symptômes de l’endométriose sont des douleurs dans le bas du ventre pendant les règles. 

Mais il peut y avoir d’autres douleurs ailleurs, par exemple dans le bas du dos ou dans l’estomac.

L’endométriose peut avoir aussi d’autres symptômes.

Par exemple les femmes peuvent avoir :

  • des saignements importants ou irréguliers pendant les règles. Parfois le sang est sombre, épais, moins liquide.
  • de la fatigue, malgré une bonne nuit de sommeil.
  • de gros changements d’humeur avant ou pendant les règles.
  • des difficultés à uriner ou aller à la selle.
  • un essoufflement quand les morceaux d’endomètre sont dans les poumons. Ceci est très rare.
  • des difficultés pour avoir des enfants. On parle d’infertilité.

Environ 1 femme sur 3 qui ne peut pas avoir d’enfant souffre d’endométriose.

Quand il n’y a pas de douleurs, les médecins peuvent difficilement diagnostiquer l’endométriose.

L’endométriose peut passer inaperçue.

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