Cancer du col de l’utérus : qu’est-ce que la radiochimiothérapie concomitante associée à la curiethérapie ?

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Publié le 07/11/2023

Information proposée par Institut national du cancer

La radiochimiothérapie concomitante, également appelée radiothérapie chimio-sensibilisée, associe une radiothérapie externe à une chimiothérapie au cours de la même période et systématiquement suivie d’une curiethérapie.

Pourquoi faire une radiochimiothérapie concomitante ?

Cette association a pour but de renforcer l’action respective de chacun des traitements :

  • la chimiothérapie a sa propre action de destruction des cellules cancéreuses, mais elle les rend aussi plus sensibles aux rayonnements ;
  • l’action combinée de la radiothérapie externe et de la curiethérapie permet de cibler précisément la tumeur et de délivrer la dose de rayonnements optimale pour à la fois détruire le tissu cancéreux et préserver le mieux possible les tissus et les organes sains situés à proximité.

Comment se passe le traitement ?

La plupart du temps, du cisplatine est administré une fois par semaine pendant tout le temps de la radiothérapie et parfois aussi lors de la curiethérapie. L’injection de cisplatine dure habituellement de 1 à 3 heures. Afin de diminuer la toxicité de ce médicament au niveau des reins, une hyperhydratation avant et après la chimiothérapie est proposée. Elle consiste à vous perfuser une solution physiologique en quantité abondante et à vous faire boire beaucoup d’eau.

Les séances de radiothérapie externe et de chimiothérapie sont réalisées en ambulatoire, c’est-à-dire que vous ne restez à l’hôpital que le temps des séances et rentrez chez vous le jour même.

Schéma de protocole de radiochimiothérapie concomitante le plus fréquemment utilisé

La curiethérapie est réalisée après la fin des séances de radiothérapie externe. Dans le cas d’une curiethérapie à débit pulsé, une hospitalisation de quelques jours est nécessaire. De façon idéale, la durée totale du traitement incluant la radiothérapie externe et la curiethérapie doit être inférieure à 56 jours, car tout retard peut avoir une incidence sur l’efficacité du traitement.

Avant le traitement par radiochimiothérapie concomitante, il est nécessaire de déterminer si les ganglions, en particulier ceux de la région lombo-aortique, sont envahis par des cellules cancéreuses. Cette étude des ganglions se fait à partir des examens d’imagerie et/ou à partir d’une chirurgie préalable qui consiste à retirer tous les ganglions pelviens et/ou tous les ganglions lombo-aortiques. L’objectif est de déterminer précisément la région à irradier lors de la radiothérapie externe : le pelvis seul ou le pelvis ainsi que la région lombo-aortique.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-col-de-l-uterus/Radiochimiotherapie-concomitante

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

Cancer du col de l’utérus : votre suivi après traitement

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Publié le 07/11/2023

Information proposée par Institut national du cancer

Après les traitements initiaux, un suivi régulier est mis en place. L’équipe spécialisée ayant effectué le traitement joue un rôle essentiel dans le suivi, en lien avec votre gynécologue et votre médecin traitant.

Qui sont les professionnels qui vous suivent ?

Votre suivi est systématiquement mis en place. Il peut être alterné entre le médecin généraliste, le gynécologue et l’équipe spécialisée ayant réalisé le traitement.

En savoir plus sur les professionnels qui vous suivent

Quels sont les objectifs du suivi après traitement ?

Le suivi mis en place a pour objectifs de :

  • détecter tout signe de réapparition éventuelle de cellules cancéreuses au même endroit ou dans une autre région du corps (récidive, aussi appelée rechute) ;
  • identifier tout effet indésirable tardif des traitements ;
  • organiser les soins de support nécessaires pour rétablir et/ou préserver au mieux votre qualité de vie ;
  • surveiller le possible développement d’une tumeur différente de celle qui a été traitée.

Exemples de questions à poser à l’équipe médicale :

  • Comment le suivi se déroule-t-il en pratique ?
  • Quels sont les professionnels chargés de mon suivi ?
  • Quels seront les examens nécessaires ?
  • À quel intervalle les consultations et les examens auront-ils lieu ?
  • Qui contacter en cas d’apparition de symptômes entre deux consultations ?

En quoi consiste votre suivi ?

Le suivi comprend des consultations au cours desquelles votre médecin réalise un examen clinique et gynécologique, et vous interroge sur d’éventuels symptômes que vous pouvez ressentir.

Les deux premières années, ces rendez-vous médicaux sont fréquents à raison d’une consultation tous les 3 à 4 mois. Pendant les trois années qui suivent, ce rendez-vous peut avoir lieu une ou deux fois par an selon les cas.

Pour les patientes qui ont été traitées par une conisation ou une trachélectomie simple ou élargie, l’examen clinique est complété par un test HPV-HR, associé parfois à un frottis cervico-utérin (aussi appelé communément frottis) et à une colposcopie. Ces examens spécifiques doivent être réalisés à 6 mois puis à 12 mois et enfin à 24 mois. En cas de test HPV négatif, ces examens sont ensuite réalisés tous les 3 ans.

Devant quels symptômes faut-il consulter sans attendre ?

Le médecin vous indique également les symptômes qui doivent vous conduire à consulter en dehors des rendez-vous programmés :

  • fatigue ;
  • douleurs abdominales ou pelviennes ;
  • perte de poids et/ou d’appétit inexpliquée ;
  • gonflement du ventre.

Si vous ressentez des symptômes nouveaux ou inexpliqués, consultez votre médecin traitant, qui évaluera la nécessité de vous orienter vers votre équipe hospitalière.

Enfin, en cas de symptômes, le médecin peut vous prescrire des examens biologiques et d’imagerie.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-col-de-l-uterus/Suivi

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