Les bienfaits des agrumes de La Réunion

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Publié le 16/10/2023

Information proposée par Ma santé.re / Mieux vivre à la Réunion

Tangor, clémentine, citron vert, combava, kumquat, citron caviar, pomelos. La Réunion regorge de terres fertiles et d’un climat propice à la culture des agrumes. Quels sont leurs bienfaits pour notre santé ?

Les bienfaits de la consommation d’agrumes dans notre alimentation sont multiples ! Et à La Réunion on est gâté, car si 50% des agrumes sont importés, nous avons la chance de disposer de près de 300 hectares de vergers d’agrumes qui profitent d’un climat propice à leur culture. La production réunionnaise d’agrumes fait partie des cinq filières fruitières principales aux côtés des letchis, bananes, ananas et mangues. Ainsi, au fil des saisons et en fonction de la famille (orange, citron, clémentine), les agrumes péi nous offrent toute l’année leur fraîcheur et leurs bienfaits.

Les agrumes sont bons pour la santé

Riche en vitamines, les agrumes sont d’ailleurs dans le top 5 de la teneur en vitamine C ! Celle-ci joue un rôle essentiel dans le bon développement du système immunitaire, la cicatrisation, l’assimilation du fer et comme antioxydant. Elle est indispensable à notre bien-être.

Une équipe de chercheurs de l’INRA a par ailleurs démontré que les agrumes jouaient un rôle dans la prévention cardio-vasculaire, grâce à leur teneur en polyphénols de la familles des flavanones. Ces derniers jouent un rôle sur la pression sanguine, la capacité de dilatation des vaisseaux et la rigidité artérielle.

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Les agrumes péi : fraicheur et circuit court garantis !

Consommer les agrumes péi est gage de fraîcheur et de maturité et donc d'un apport en nutriment et en vitamines maximum ! Par ailleurs, cela diminue l'utilisation de produits toxiques comme les engrais ou les pesticides auxquels on a recours dans le cadre de l'importation.

Peu visible pour le consommateur, cela permet également de limiter l'impact environnemental de notre alimentation. Les agrumes péi c'est aussi moins de transport et moins d'emballage.

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Sources

Les chiffres de l'agriculture Réunionnaise - DAAF

Vitamine C ou acide ascorbique - ANSES.fr

Morand C., 2014. Intérêt des aliments riches en flavonoïdes pour le maintien de la santé cardiométabolique. Médecine des Maladies Métaboliques, 8, 477-482.

Morand C., Dubray C., Milenkovic D., Lioger D., Martin J.F., Scalbert A., Mazur A., 2011. Hesperidin contributes to the vascular protective effects of orange juice: a randomized crossover study in healthy volunteers. Am J Clin Nutr. 93, 73-80.

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À retrouver sur https://masante.re/les-bienfaits-des-agrumes-de-la-reunion-1257.html

Cancer du col de l’utérus : une mortalité plus élevée qu’en métropole

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Publié le 26/04/2023

Information proposée par Ma santé.re / Mieux vivre à la Réunion

Le cancer du col de l'utérus touche 50 à 70 Réunionnaises chaque année et le taux de mortalité est deux fois plus élevé à La Réunion qu'en métropole. Pour le prévenir, le dépistage essentiel. Qu'est ce que le cancer du col de l'utérus ? Comment le prévenir ? Qui est concerné ? Eléments de réponse avec le Docteur Phuong Lien TRAN, gynécologue obstétricienne au CHU Réunion, chercheuse à l'Université et membre du comité technique du Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers - La Réunion.

À l'occasion de juin vert, le mois dédié à la promotion du dépistage du cancer du col de l'utérus, masanté.re s'associe avec le Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers - La Réunion (CRCDC) pour vous aider à réviser les infos essentielles sur la santé de l'utérus.

Qui sont les réunionnaises touchées par le cancer de l'utérus ?

L'âge moyen de découverte du cancer du col de l'utérus à la Réunion est de 51 ans. Parmi les facteurs de risque du cancer du col de l'utérus, on trouve les rapports sexuels non protégés avec des partenaires multiples et le tabac. Ce cancer est souvent découvert à la suite de saignements après les rapports sexuels.

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Qu'est-ce que le papillomavirus humain à l'origine du cancer du col de l'utérus ?

Les cancers du col de l’utérus sont provoqués par des virus de la famille des papillomavirus humains (HPV) qui se transmettent par voie sexuelle. En général, le corps parvient à les éliminer mais, dans certains cas, ces infections peuvent persister et provoquer des lésions au niveau du col de l’utérus. Ces lésions sont susceptibles, pour certaines, d’évoluer à terme vers un cancer. Le cancer du col de l'utérus se développe très lentement, sur des lésions provoquées par cette infection qui sont identifiables parfois plusieurs années avant la survenue du cancer.

Puisque ces virus se transmettent par voie sexuelle, les HPV sont responsables de huit localisations de cancers : le col de l’utérus, l’anus, l’oropharynx, la vulve, le vagin, la cavité orale, le larynx et le pénis. Ce n'est donc pas qu'une affaire de femmes. Chaque année en France, 6 400 nouveaux cas de cancers sont liés aux HPV. Si ces cancers concernent en majorité les femmes, un quart touche les hommes.

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Quels sont les gestes de prévention pour lutter contre le HPV ?

Le premier geste est la vaccination de nos adolescents. Aujourd’hui, la vaccination contre les HPV prévient jusqu’à 90 % des infections HPV à l’origine des cancers. Elle est indiquée pour les filles ou pour les garçons dès l'âge de 11 à 14 ans, avec un rattrapage vaccinal possible jusqu'à 19 ans.

Le second geste de prévention est le frottis ou le test HPV, recommandé pour les femmes de 25 à 65 ans. Il s’adresse également aux femmes vaccinées contre les HPV.

En quoi consiste le frottis de dépistage et quelles femmes sont concernées ?

Le dépistage repose sur l’analyse d’un prélèvement au niveau du col de l’utérus. Cet examen peut être réalisé par votre médecin traitant, un gynécologue ou une sage-femme.
Le frottis de dépistage permet de détecter au plus tôt des cellules anormales du col de l’utérus (examen cytologique ou frottis) ou la présence du virus (test HPV).

  • Entre 25 à 29 ans, il est recommandé de réaliser deux examens cytologiques à 1 an d’intervalle puis 3 ans plus tard si le résultat des deux premiers est normal.
  • Entre 30 à 65 ans, il s'agit de réaliser un test HPV tous les 5 ans (à débuter 3 ans après le dernier examen cytologique normal ou dès 30 ans en l’absence de dépistage antérieur). Il faut continuer à en faire même après la ménopause. En fonction de votre histoire personnelle, le médecin peut vous proposer un suivi plus rapproché.
  • Avant 25 ans et après 65 ans, c'est le professionnel de santé qui assure votre suivi gynécologique qui détermine, au cas par cas, si votre situation nécessite que vous réalisiez un dépistage.

À l’occasion de Juin Vert, contactez le Centre Régional de Coordination des Dépistages, afin de vérifier où vous en êtes dans votre parcours dépistage du col de l'utérus !

Le CRCDC - La Réunion est en charge notamment de l'envoi des invitations envoyées par la poste aux femmes concernées par le dépistage du cancer du col de l'utérus. Si vous n'avez pas reçu cette invitation, vous pouvez contacter notre équipe pour faire le point sur votre situation. ( 0262 30 90 90 - Mail : crcdc-reunion@orange.fr - Page Facebook : CRCDC LaRéunion)

Les chiffres clés

  • la participation au dépistage du cancer de l'utérus progresse bien à La Réunion, jusqu'à atteindre 65% ( Chiffres Santé Publique France dernière évaluation triennale (2018-2020)
  • 16 décès par an sur la période 2015-2017 à La Réunion
  • 59 cancers du col de l’utérus détectés en 2013
  • 90% des cancers peuvent être guéris s'ils sont pris à temps
  • dans le cadre du dépistage organisé, l'analyse est prise en charge à 100 %, sans avance de frais

La publication de cet article est le fruit d’un partenariat masanté.re avec le CRCDC-La Réunion.

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Sources

Dépistage du cancer du col de l'utérus - Institut National du Cancer

Dépistage organisé des cancers - ARS La Réunion

Dépistage des cancers de La Réunion - CRCDC La Réunion

Les chiffres clés du cancer du col de l'utérus à La Réunion - ORS La Réunion

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À retrouver sur https://masante.re/cancer-du-col-de-luterus-une-mortalite-plus-elevee-quen-metropole-4695.html

IVG à La Réunion : 6 choses à savoir

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Publié le 11/09/2024

Information proposée par Ma santé.re / Mieux vivre à la Réunion

À La Réunion et en France, l’IVG – Interruption Volontaire de Grossesse, ou avortement – est accessible aux femmes enceintes qui ne souhaitent pas poursuivre leur grossesse. Dans quelles conditions ? Où ? Jusqu’à quand ?

L’interruption Volontaire de Grossesse (IVG) est un avortement réalisé au début de la grossesse, sur décision de la femme enceinte. Il s’agit d’un acte médical qui consiste à expulser l’embryon de l’utérus. Cet acte doit être pratiqué dans une structure spécialisée, et encadré par des professionnels de santé formés, selon la réglementation en vigueur.

1 - L'IVG est un droit

Toute femme ou jeune fille qui ne souhaite pas poursuivre sa grossesse peut en demander l'interruption.

La loi du 2 mars 2022, visant à renforcer le droit à l'avortement, a porté le délai légal de recours à l'IVG à 14 semaines de grossesse, soit 16 semaines d’aménorrhée (SA), c’est-à-dire sans règles.

Personne n'est en droit de vous dissuader ou de vous empêcher de vous faire avorter (par des menaces, des pressions, la diffusion de fausses informations, etc., y compris en ligne). Il s’agirait alors d’un délit d’entrave, puni de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende.

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2 - Pas de condition d'âge pour l'IVG

Toujours afin de favoriser le droit à l’avortement, il n’y a aucune condition d’âge pour recourir à une IVG.

Si vous êtes mineure, vous pouvez vous faire avorter sans autorisation parentale. Mais vous devez alors vous faire accompagner dans vos démarches par une personne majeure de votre choix.

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3 - L'IVG peut être réalisée de façon anonyme

Afin de préserver votre anonymat, la prise en charge de l’IVG par l’assurance maladie est toujours protégée par le secret.

Réaliser votre IVG dans un établissement de santé qui assure la dispense d’avance de frais permet en outre de vous garantir un anonymat complet lors de l’intervention.

Si vous vous rendez dans un cabinet de ville, dans un centre de santé sexuelle ou dans un centre de PMI par exemple, sachez que la feuille de soins et le décompte de remboursement transmis par la caisse de sécurité sociale sont également conçus pour garder l’acte confidentiel vis-à-vis de votre entourage.

4 - Avant l'IVG : un parcours en plusieurs étapes

Plusieurs étapes réglementaires doivent être respectées, avec quelques variantes selon que vous êtes mineure ou majeure. Vous devez dans tous les cas être informée sur les méthodes existantes.

1 - Vous prenez rendez-vous avec un médecin, une sage-femme, un centre pratiquant les IVG (voir où pratiquer une IVG à La Réunion), ou avec votre médecin traitant qui vous orientera ensuite si vous ne trouvez pas le bon référent.

2 - 1ère consultation médicale : Lors de cette 1ère consultation médicale d’information, vous exprimez votre souhait d’avorter.

Le médecin ou la sage-femme

  • vous donne toutes les informations sur la démarche et l’intervention,
  • vous propose un entretien psycho-social (obligatoire si vous êtes mineure),
  • vous délivre une attestation de 1ère consultation.
  • Vous pouvez poser toutes vos questions et dialoguer avec le professionnel de santé qui vous reçoit.

3 - Entretien psychosocial : Lors de cet entretien, obligatoire pour les mineures, vous bénéficiez d’un accompagnement social et psychologique par une conseillère conjugale qualifiée.

4 - 2ème consultation médicale

Lors de cette 2ème consultation médicale, vous :

  • choisissez avec le médecin ou la sage-femme la méthode d’intervention (cf ci-dessous), en fonction de votre situation personnelle,
  • confirmez votre demande d’IVG par écrit,
  • si vous êtes mineure, vous lui remettez le consentement écrit d’un de vos parents ou de votre représentant légal. Si vous souhaitez garder le secret vis-à-vis de vos parents ou de votre représentant légal vous devrez désigner un adulte référent, c'est-à-dire une personne majeure capable de vous accompagner moralement dans votre démarche.

Le médecin ou la sage-femme vous délivre alors une attestation de 2ème consultation.

5 - IVG médicamenteuse ou IVG chirurgicale ?

La technique utilisée pour votre interruption de grossesse dépend à la fois de votre choix et de la durée de votre grossesse.

Informez-vous le plus rapidement possible, tous les établissements de santé ne pratiquant pas les deux techniques d’avortement.

L’IVG médicamenteuse, jusqu’à 7 semaines de grossesse

L’IVG médicamenteuse peut être réalisée jusqu'à la fin de la 7ème semaine de grossesse, soit au maximum 9 semaines après le début de vos dernières règles.

Comment ça marche ? L’IVG médicamenteuse ne demande ni anesthésie, ni intervention chirurgicale. Elle consiste à prendre deux médicaments :

  • un premier pour interrompre la grossesse,
  • un second, 36 à 48 h après, pour provoquer l’expulsion de l’œuf.

Où ? Les médicaments sont délivrés en établissement de soin ou au cabinet d’un professionnel habilité (médecin généraliste, gynécologue ou sage-femme). Ils peuvent être pris sur place ou à votre domicile.

L’IVG chirurgicale ou instrumentale, jusqu’à 14 semaines de grossesse

L'IVG chirurgicale (ou instrumentale) peut être réalisée jusqu'à la fin de la 14ème semaine de grossesse, soit 16 semaines après le début de vos dernières règles.

Comment ça marche ? L’IVG chirurgicale consiste à dilater le col de l’utérus, puis à aspirer l’œuf. L’intervention peut être réalisée sous anesthésie locale ou générale et dure une dizaine de minutes (compter plusieurs heures d’hospitalisation).

Où ? Cette méthode est obligatoirement pratiquée en hôpital ou en clinique.

Après l’IVG : on pense à la consultation médicale de contrôle !

Quelle que soit la méthode avec laquelle vous avez avorté, vous devez vous rendre à une visite de contrôle 2 à 3 semaines plus tard afin de vous assurer qu’il n’y a aucune complication.

Lors de cette consultation, le médecin ou la sage-femme vérifie que vous disposez d'un moyen de contraception adapté à votre situation et vous propose un entretien psycho-social.

Où pratiquer une IVG à La Réunion ?

6 - Combien coûte une IVG ?

Lorsque vous êtes mineure, votre prise en charge est totalement anonyme et gratuite. Vous n’avez rien à payer, quel que soit le lieu où vous pratiquez votre IVG.

Lorsque vous êtes majeure, le coût de de votre IVG est pris en charge à 100 % dans le cadre d'un tarif forfaitaire avec dispense totale d'avance de frais. En cas de dépassement d’honoraires, votre mutuelle ou complémentaire santé peut, selon votre contrat, prendre en charge tout ou partie des frais non remboursés par la Sécurité sociale.

Avortement à La Réunion : où s’informer ?

S’informer de manière sûre, neutre et objective sur l’avortement est parfois difficile. Il existe en effet de nombreux sites ou forums portés par des militants anti-IVG ou « pro-vie » qui visent uniquement à dissuader les femmes d’avorter.

Privilégiez donc toujours les sites d’information officiels édités par le ministère de la Santé ou ses partenaires, et le dialogue avec des professionnels de santé.

Le n° d’information « sexualités, contraception, IVG » 0800 08 11 11

100 % anonyme et gratuit, le n° vert 0800 08 11 11 répond à toutes les demandes d’information, de conseil, de soutien et d’orientation en matière d’IVG, mais aussi de sexualité et de contraception.

Accessible depuis La Réunion, les DROM et la métropole de 9h à 20h au lundi au samedi.

Vous pouvez aussi consulter les documents disponibles sur le site du Réseau périnatalité :

Les sites d’information sur l’IVG à La Réunion et en France

ivg.gouv.fr

ivglesadresses.org

avortementancic.net

www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1551

lareunion.ars.sante.fr

www.planning-familial.org/fr/le-planning-familial-de-la-reunion-974

Attention ! Tous les sites ne sont pas encore à jour de la nouvelle loi du 2 mars 2022 qui allonge les délais de l’IVG médicamenteuse de 5 à 7 semaines de grossesse et ceux de l’IVG chirurgicale de 12 à 14 semaines de grossesse.

Les lieux d’information sur l’IVG à La Réunion

Les centres de santé sexuelle (anciennement centres de planification ou d’éducation familiale)
Ils écoutent, informent et accompagnent les femmes enceintes dans leurs démarches.

Les Etablissements d’Information, de Consultation et de Conseil Familial - EICCF (ou Espaces vie affective, relationnelle et sexuelle)
Ils réalisent entre autres missions des entretiens préalables à l’IVG

Les chiffres de l’IVG à La Réunion

4 430 IVG ont été réalisées à La Réunion en 2020, soit un taux de recours de 21,9 ‰ (pour mille) femmes de 15-49 ans (vs 14,8 ‰ en France métropolitaine) et 9,5 ‰ femmes de 15 à 17 ans (vs 4,7 ‰ en France métropolitaine)

source : Etudes & Résultats n°1207, septembre 2021 – « Interruptions volontaires de grossesse : une légère baisse du taux de recours en 2020 », Direction de la Recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

Sources

Interruption volontaire de grossesse (IVG) - Service-public.fr

Interruption Volontaire de Grossesse - Repere.re

Site Ministère de la Santé et de la prévention - ivg.gouv.fr

Site de l'Agence Régionale de Santé - Ars La Réunion

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À retrouver sur https://masante.re/ivg-a-la-reunion-6-choses-a-savoir-3501.html

Transidentité à La Réunion : quel parcours ? quel accompagnement ? quels contacts ?

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Publié le 24/02/2023

Information proposée par Ma santé.re / Mieux vivre à la Réunion

La visibilité des personnes transgenres* ou qui s’interrogent sur leur identité de genre* progresse. A La Réunion, plusieurs structures peuvent les accompagner – ainsi que leur entourage – dans leurs questionnements ou leur parcours.

Les termes et expressions accompagné.s d’un astérisque sont défini.es dans le glossaire en fin d’article.

Pour la grande majorité des personnes, le sexe biologique (féminin/masculin/intersexe) concorde avec l’identité de genre* (identité ressentie, entre le féminin et le masculin) et le rôle de genre* (ensemble des attentes sociales envers les individus, en fonction de leur genre). Elles sont dites cisgenres*.

Mais certaines personnes ressentent une dysphorie de genre*, c’est-à-dire un mal être résultant d’un décalage entre leur sexe anatomique et leur identité de genre* : ce sont les personnes transgenres*. On parle alors de transidentité*, qui n’est en rien l’expression d’une pathologie ou d’un trouble de la santé mentale, mais une simple manifestation de la diversité humaine.

Bien que la transidentité* ne soit plus classée dans les troubles mentaux (1), les personnes transgenres* restent très exposées au risque de transphobie*. Pour les accompagner et les aider, elles et leurs proches, dans leurs questionnements, leur transition*, l’affirmation de leurs droits, etc. il existe de nombreuses structures à La Réunion.

Transition* sociale, médicale, chirurgicale... de quoi s'agit-il ?

Effectuer une transition* correspond à changer son genre*, afin de modifier la perception des autres personnes sur soi ou d'entrer en adéquation avec le genre* auquel on se sent appartenir.

La transition* peut prendre différentes formes, qui ne doivent relever que du choix de la personne concernée. Il n'y a ni ordre à respecter, ni obligation. Certaines personnes transgenres n'entamant même aucune des ces transitions.

La transition* sociale

La transition* sociale consiste à exprimer son genre* de destination, par exemple par :

  • l’usage d'un nouveau prénom,
  • l’usage d'un autre pronom (il/elle ; le/la),
  • le port de tenues vestimentaires ou d'accessoires habituellement associés au genre souhaité,
  • la gestion de sa pilosité,
  • le fait de sortir en tant que personnes transgenre*, en affichant son genre de destination...

La transition* administrative ou légale

La transition* administrative, ou transition* légale, consiste à faire modifier son état civil afin de faire concorder son prénom d'usage et le prénom reconnu par l’État, et/ou son genre* et le sexe indiqué sur ses papiers.

Cette transition* permet ensuite de faire modifier les mentions de prénom et de sexe sur l'ensemble de ses documents d'identité, courriers, factures, auprès des administrations, etc. (plus de détails ci-dessous).

La transition* médicale et la transition chirurgicale

Les transitions* médicale et chirurgicale correspondent à des modifications physiques. La transition médicale consiste en une prise d'hormones féminisantes ou masculinisantes, prescrites pas un.e endocrinologue. Les transitions chirurgicales peuvent s'appuyer sur de multiples interventions, réalisées par des chirurgien.nes.

Pour un homme transgenre* (personne assignée femme à la naissance mais dont l’identité de genre* est masculine), ou FtoM (Female to Male : personne qui transitionne du genre féminin au genre masculin), la transition physique peut inclure :

  • une hormonothérapie : la prise d'hormone masculine (la testostérone) fait apparaître des caractéristiques masculines (voix plus grave, développement des poils et des muscles, nouvelle répartition des graisses, arrêt des règles, etc.),
  • une mastectomie ou reconstruction thoracique masculine : c'est l'ablation des seins et du tissu mammaire,
  • une hystérectomie : l'ablation de l'utérus, et parfois des ovaires et des trompes,
  • une vaginectomie : le retrait et la fermeture du vagin,
  • une phalloplastie : la création d’un pénis,
  • une scrotoplastie : la création d'un néo-scrotum avec des implants testiculaires,
  • une métoidioplastie : intervention visant à faire grossir et fonctionner le clitoris comme un pénis.

Pour une femme transgenre* (personne assignée homme à la naissance mais dont l’identité de genre* est féminine), ou MtoF (Male to Female : personne qui transitionne du genre masculin au genre féminin ), la transition physique peut inclure :

  • une hormonothérapie : la prise d'anti-androgènes permet de réduire les hormones masculines et la prise d'hormones féminines fait apparaître des caractéristiques féminines (diminution de la pilosité, développement de la poitrine, nouvelle répartition des graisses, etc.)
  • une épilation au laser : pour éliminer les poils du visage ou d'autres parties du corps,
  • un rasage trachéal : pour réduire la pomme d’Adam,
  • une orchidectomie : ablation des testicules,
  • une chirurgie de féminisation du visage,
  • une augmentation mammaire par ajout d'implants,
  • une vaginoplastie : création d'un vagin.

Quel parcours de transition* pour changer de genre* à La Réunion ?

Chaque « parcours » de transition* reste très libre et très personnel, et aucun aspect (transition* sociale, médicale, chirurgicale ou administrative) n’est ni obligatoire ni systématique.

« Il n'y a, sur le papier, aucun parcours avec un ordre ou une temporalité définis, précise Xylric Lepinay, président de l’association réunionnaise LGBTQIA+ OriZon. La seule étape d'un parcours sur laquelle il existe un délai légal fixé est la chirurgie de réassignation sexuelle (celle où l'on construit un vagin et une vulve ou bien un pénis et des testicules : celle-ci ne devient accessible qu'après un suivi psychiatrique d'une durée de deux ans [notons qu’aucun.e chirurgien.ne ne pratique ces interventions à La Réunion, NDLR].

Cependant, dans la réalité du terrain, tous les endocrinologues dont nous avons eu un retour de pratique, ainsi qu'une bonne partie des chirurgien.nes locaux.ales demandent l'attestation d'un.e psychiatre (et non d'un.e psychologue) pour se couvrir ou par manque de connaissance. Il faut noter que les attestations n'ont en AUCUN CAS à affirmer la réalité ou non d'une transidentité*. Celle-ci n'étant pas une maladie, elle ne peut pas être diagnostiquée. Ce qui doit figurer sur le papier est la dysphorie de genre* du.de la patient.e, autrement dit la souffrance découlant du décalage entre l'apparence physique, l'identité sociale/administrative et l'identité réelle vécue par la personne trans*.

Les patient.es se présentant pour des chirurgies du torse sans volonté de prendre des hormones peuvent aussi être regardé.es avec suspicion, ce qui ne se justifie aucunement, que ce soit médicalement ou pour d'autres raisons. »

Transition* médicale ou chirurgicale : faire une demande d’ALD

Avant d’effectuer une transition* médicale ou chirurgicale, il est recommandé de faire une demande d’ALD (« Affection Longue Durée », vestige du temps où la transidentité* était identifiée à une maladie psychiatrique), qui pourra ouvrir une prise en charge à 100 % par la Sécurité Sociale de certains soins médicaux liés à la transition*.

Le médecin traitant doit faire une demande d’ALD 31 (« hors liste ») et la transmettre à la CPAM. Afin de pouvoir prétendre à un maximum de remboursements, il est important de prévoir « large » en listant les actes relatifs à la transition* (hormonothérapie à vie, chirurgies, consultations régulières d’endocrinologues, psychiatres, dermatologues, orthophonistes, etc.), même si tous ne seront pas réalisés.

Il est à noter qu’aucune chirurgie de réassignation génitale (phalloplastie - technique chirurgicale visant à construire un pénis - ou vaginoplastie - technique chirurgicale visant à construire un vagin) ne peut être réalisée à La Réunion.

La mastectomie (ablation des seins) peut en revanche être pratiquée sur l’ile et est remboursée à 100 % par l’ALD.

Transition* administrative : changer d’état civil

A tout moment, une personne transgenre* peut demander si elle le souhaite une modification de la mention de sexe ou du prénom dans les actes d’état civil. Une fois les informations modifiées dans ces actes, il est possible de mettre à jour ses papiers d’identité : passeport et carte d’identité.

Ces démarches sont gratuites et ne nécessitent pas d’avocat.

En savoir plus sur le changement de prénom : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F885

En savoir plus sur le changement de « sexe » : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F34826

Il est à noter que la demande de justificatifs médicaux est illégale dans le cadre de ces démarches : seuls les justificatifs listés aux adresses ci-dessous ont lieu d'être.

Les personnes mineures doivent obtenir l'accord de la.des personne.s dépositaire.s de l'autorité parentale ; ou du.de la représentant.e légal.e pour une personne sous tutelle.

Certaines structures comme l’association OriZon peuvent vous accompagner dans ces démarches à La Réunion.

Le témoignage d’Aglaé

Aglaé, homme transgenre* (Aglaé a été assigné femme à la naissance mais son identité de genre* est masculine, NDLR), animateur au Planning familial de la Réunion depuis un an.

Pouvez-vous nous parler de votre transition* ?

« J’ai commencé à demander à mon entourage de me genrer au masculin en mai 2021. Avec mes amis ça s’est très bien passé. Du côté de la famille, c’était plus un choc, du moins par rapport aux réflexes qu’ils allaient devoir abandonner. Ce n’est qu’au bout d’un an qu’ils ont vraiment compris que c’était concret. Mais ils ont tout de suite manifesté la volonté de suivre les étapes de ma transition*, d’être présents, de m’accompagner, ce qui est naturel mais rare.

L’étape suivante a été le début de l’hormonothérapie. J’ai commencé ma transition* médicalisée en avril 2022. Ça a été très difficile d’obtenir les bonnes informations à La Réunion. Un ami m’a donc donné une liste de praticiens qui s’occupaient des personnes trans*. Mais cette liste n’avait pas été actualisée depuis un certain temps et la première endocrinologue que j’ai contactée était complètement transphobe*. […]

J’ai mis deux mois à pouvoir rencontrer un psychiatre [pour obtenir un document attestant d’une dysphorie de genre*, NLDR]. Ça ne s’est pas très bien passé mais j’ai pu avoir l’attestation dès la première séance. Il a souhaité me revoir pour s’assurer que j’aurais un suivi psychiatrique ou psychologique pendant l’hormonothérapie, ce qui est recommandé mais pas obligatoire.

J’étais auparavant allé voir mon médecin traitant pour assurer le suivi et un soutien durant ma transition*, faire ma demande d’ALD [Affection Longue Durée, NDLR]. Elle m’a aussi prescrit un bilan sanguin et hormonal en prévision de l’hormonothérapie. Elle était très partante et déplorait le fait de ne pas pouvoir renouveler elle-même les ordonnances d’hormones.

J’ai ensuite consulté une autre endocrinologue, très sympathique et bienveillante, et complètement au fait des questions de transition*, pas du tout intrusive… Ce qu’on attend d’un médecin, quoi ! Elle m’a quand même demandé l’attestation du psychiatre, en me disant que c’était pour se protéger. Après avoir vu mon bilan sanguin, elle m’a délivré les hormones dès la première séance. Nous nous sommes revus deux mois après pour revoir le dosage, voir les évolutions, répondre à mes questions, etc. Je dois la revoir sous peu.

Je vois aussi un dermatologue car la prise de testostérone crée des problèmes d’acné. Je l’ai choisi au hasard, lui ai expliqué ma transition* et il n’y a aucun problème.

Je suis également suivi par une psychologue clinicienne, au cas où on me demande des comptes sur ma transition*. C’est surtout pour attester d’un suivi régulier, dans le cas où je doive changer d’endocrinologue, ou de médecin traitant.

Aujourd’hui, je suis entouré d’une bonne équipe !

Ça fait du bien de commencer un traitement comme ça : ça fait bouger plein de choses, ça booste l’estime de soi. Dans les interactions sociales, le fait d’être plus souvent genré comme on le souhaite joue sur le moral. Après la dysphorie de genre*, il peut y avoir, comme dans mon cas, l’euphorie de genre*, qui est provoquée par le traitement. Ce qui est en train de se jouer en nous donne plus confiance en soi.

Avez-vous subi des modifications corporelles ?

Je n’ai pas subi de modification corporelle mais j’envisage de faire une mastectomie [ablation des seins, NDLR]. Pour ça il y a un délai à respecter lorsqu’on fait une hormonothérapie : il faut attendre au moins un an pour que les hormones aient vraiment agi, avoir une bonne répartition des masses graisseuses et ainsi faciliter l’intervention. Je verrais ça avec le chirurgien et l’endocrinologue.

Envisagez-vous d’autres modifications ?

Je ne sais pas. Il y a un an je n’envisageais même pas de faire une hormonothérapie.

Même la mastectomie, si ça ne tenait qu’à moi, je ne la ferais pas. Mais la société fait que le corps doit coller à ce que l’on renvoie. Si je commence à avoir de plus en plus de traits masculins sur le visage et sur le corps, et que j’ai une poitrine, ça risque de dénoter. C’est une manière de me protéger.

Un dernier mot ?

Je tiens à préciser que tout ce qui touche à l’intime, aux opérations chirurgicales, etc., ce ne sont pas des questions à poser à des personnes trans* ! C’est intéressant, mais ce n’est pas normal de le demander à quelqu’un. Tout comme on ne demande pas aux gens ce qu’ils ont entre les jambes quand on les rencontre…

Bientôt une charte des bonnes pratiques pour la prise en charge des personnes transgenres à La Réunion

L'association LGBTQIA+ OriZon, le Planning Familial 974 et le CHU de La Réunion, sont en train de finaliser une charte de bonnes pratiques pour une prise en charge bienveillante des personnes transgenres*. Cette charte fait partie des directives de l’ARS pour améliorer l’accès aux soins des personnes trans* et créer un parcours de transition* coordonné.

Ce document s’adressera avant tout aux professionnels de santé (médecins généralistes, gynécologues, infirmier.es, orthophonistes, dentistes…), afin de leur présenter les concepts de base et leur donner des lignes de conduite, des préconisations sur les bonnes pratiques à adopter face à une personne trans*, mais aussi les rassurer et leur donner des ressources. Pour les personnes trans* elles-mêmes, la charte permettra de reconnaître ce qui est acceptable ou non parmi les pratiques des professionnels de santé. Les signataires de la charte pourront également être identifiés comme professionnels de santé sensibilisés au public et aux problématiques trans*.

Elle sera disponible en ligne dès qu’elle sera prête.

Les structures ressources à La Réunion

Une dizaine de structures peuvent venir en aide ou apporter des ressources aux personnes trans*, ou qui s’interrogent simplement sur leur identité de genre*.

ARPS

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Association Réunionnaise pour la Prévention des risques liés à la Sexualité

11 Bis Rue Saint-Jacques - 97400 Saint-Denis

0262 21 88 77

prevention@arps-info.com

arps-info.com

L’ARPS propose un espace d’accueil et d’écoute et peut orienter les personnes trans* vers les structures-ressources réunionnaises adaptées à leur problématique. Les assistantes sociales de l’association peuvent également prendre en charge les personnes trans* travailleuses du sexe dans le cadre d’une prévention des risques liés à la sexualité.

Accès libre et gratuit du lundi au vendredi de 11h à 18h en journée continue

Des permanences sont également envisagées au Cegidd (voir ci-dessous)

ASETIS

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Association d’Éducation Thérapeutique et d’Intervention Sociale

121 chemin Casabona - 97410 Saint-Pierre

0262 25 80 81

0693 00 89 96 - Ligne d’écoute de 9h à 18 h lundi au vendredi

accueil@asetis.re

asetis.re

L’ASETIS offre accueil et écoute et peut orienter les personnes trans* vers les structures-ressources réunionnaises adaptées à leur problématique.

Accès libre et gratuit du lundi au vendredi de 9h à 16h

CAPAS

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Centre d'accueil pour adolescents en souffrance

6 allée des Rameaux - 97410 Saint-Pierre

02 62 35 02 16

capas@chu-reunion.fr

chu-reunion.fr/service/capas

Cette structure du CHU propose accompagnement et soutien psychologique aux jeunes (14 à 21 ans), anime des groupes de paroles, et offre la possibilité de discuter avec les parents des personnes trans* si besoin.

Accueil les lundis, mercredis, jeudis et vendredis de 10h à18h ; le mardi de 13h à16h30; le samedi de 9h à12h

Centres de santé sexuelle CeGIDD

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Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic

Rattachés à un centre hospitalier, les CeGIDD constituent des lieux d’accueil, d’écoute, d’information, de prévention et de soins pour toutes les questions relatives à la santé sexuelle. Ils regroupent des intervenants variés : médecins, gynécologues, infirmiers, psychologues, sexologues, sages femmes, assistantes sociales…

NORD EST - CHU Nord Réunion - Allée des topazes - 97400 Saint-Denis

0262 90 55 69

cegidd.nord-est@chu-reunion.fr

Cegidd974Nord

Du lundi au vendredi de 8h à 16h45 et les 1er samedis du mois de 8h à14h45

OUEST - Au sein du CEPS (Centre d'Education et de Prévention pour la Santé) - 29, rue Labourdonnais – 97460 Saint-Paul

0262 74 23 80

Depist.ouest@chor.re

chor.re

Les lundis, mercredis et vendredis de 8h30 à 17h ; les mardis et jeudis de 8h30 à 16h et 2 samedis par mois de 9h à 12h

SUD - CHU Sud Réunion - Avenue François Mitterrand -97448 Saint Pierre

0262 35 91 65

cegidd-sud

Les lundis, mardis, mercredis et vendredis de 8h à 17h

Kozé Jeunes

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Ligne d'écoute Kozé Jeunes

0 801 901 974 (numéro non surtaxé)

Kozé Jeunes est une ligne d’écoute, de soutien et d’orientation santé dédiées aux jeunes de 12 à 25 ans. Elle est accessible manière gratuite et anonyme.

Du lundi au vendredi de 12h à 16h30 et le mercredi de 9h30 à 16h30

Maison des adolescents de l’Ouest

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La Maison des adolescents de l’Ouest

1 bis rue Labourdonnais 97460 Saint-Paul - A côté du CEPS (Centre d'Education et de Prévention pour la Santé)

0262 74 22 40

Ouverture du secrétariat du lundi au vendredi de 8h30 à 16h

OriZon

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Association OriZon

11 allée des Jaspes - 97400 St Denis

0692 60 07 83

secretariat.orizon@gmail.com

orizonlgbt.re

L'association OriZon propose accompagnement, soutien et écoute, lutte contre les haines anti-LGBTQIA+.

Elle constitue la première interlocutrice et première ressource pour tout ce qui touche aux parcours de transition* à La Réunion :

  • accompagnement psychologique des jeunes et de leurs parents,
  • suivi social (changement des papiers, accès au logement, à la formation, aide administrative...),
  • médiation avec les proches ou le milieu professionnel,
  • pair aidance,
  • groupes de paroles,
  • bientôt un fascicule à destination des publics trans* (et accessible au maximum aux personnes illettrées) pour les guider dans les différentes étapes de la transition*,
  • et en cas de besoin relogement de court à moyen terme.

L’association est implantée dans le Centre LGBTQIA+ de l'océan Indien, qui dispose d’une bibliothèque proposant des ouvrages informatifs, historiques, de fiction, etc. sur la transidentité*.

Accueil les mardis, mercredis et vendredis de 8h à 17h ; les jeudis de 8h à 18h ; et certains samedis

L’association anime aussi des permanences dans le Sud

Planning familial 974

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Le Planning Familial de La Réunion

Le Planning familial de La Réunion est un Etablissement d'Information, de Consultation et de Conseil Familial (EICCF) agréé. L’association propose un espace d’accueil et d’écoute (y compris en entretien individuel) et peut orienter les personnes trans* vers les structures-ressources réunionnaises adaptées à leur problématique.

10C rue du Belvédère - Quartier de la Chapelle - 97450 Saint-Louis

0262 25 40 15

0800 08 11 11 - Ligne dédiée aux sexualités (n° vert gratuit)

www.planning-familial.org > page La Réunion

Ouverture du lundi au vendredi de 8h à 16h

Permanence de Saint-Paul - 42 rue Saint-Louis - Cité Jacques Prévert - 97460 Saint-Paul

0800 08 11 11

Accueil sur rendez-vous du lundi au vendredi de 8h à 16h

Re-Queer

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Association Re-Queer à La Réunion

contact.requeer@gmail.com

requeer.re

L’association à vocation culturelle et artistique crée des espaces sûrs (expositions et évènements) qui peuvent offrir un premier lieu où aborder la transidentité* de façon plus informelle. Elle constitue aussi une plateforme de recherche, de sociabilisation, de visibilisation et d’archive pour des luttes contre l’ensemble des dynamiques de domination à La Réunion.

RIVE

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Réunion Immunodéprimés Vivre et Écouter

21, rue Malartic - 97400 Saint-Denis

0262 20 28 56

contact@association-rive.org

association-rive.org

L’association propose un espace d’accueil et d’écoute et peut orienter les personnes trans* vers les structures-ressources réunionnaises adaptées à leur problématique.

Accueil du lundi au vendredi de 8h à 12h30 et de 13h30 à 16h

SOS Homophobie

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SOS Homophobie - Association Nationale

01 48 06 42 41

sos-lareunion@sos-homophobie.org

sos-homophobie.org

L’association, nationale, a vocation à lutter contre les agressions et les discriminations LGBTIphobes, par l’écoute des victimes et témoins de LGBTIphobies, le soutien juridique aux victimes, des informations pratiques, etc.

Elle anime une ligne d’écoute nationale anonyme

Petit glossaire de la transidentité*

Retrouvez ici la définition des termes présents dans l’article accompagnés d’une étoile (*).

Autodétermination

L’identité de genre* relève de l’auto-détermination : chaque personne peut donc déterminer sa propre identité de genre* en fonction de ce qu’elle pense et ressent.

Cisgenre ou Cis

Adjectif désignant une personne qui s’identifie au genre* qui lui a été assigné à la naissance.

Dysphorie de genre

Souffrance ou émotion négative ressentie devant la divergence entre le sexe anatomique (et le genre* qui lui a été assigné à la naissance) d’une personne et le genre* auquel elle se sent appartenir.

Genre

Construction sociale de l’identité (féminine, masculine ou tout autre identité se situant entre ces deux pôles), variable selon les époques et les sociétés.

Identité de genre

Sentiment, conviction ou expérience intimes et personnels d’appartenance à un genre*.

Transgenre ou Trans

Adjectif désignant une personne qui ne s’identifie pas, ou pas exclusivement, au genre* qui lui a été assigné à la naissance.

Une femme transgenre ou femme trans et une personne qui a été assignée homme à la naissance mais dont l’identité de genre* est féminine.

Un homme transgenre ou homme trans est une personne qui a été assignée femme à la naissance mais dont l’identité de genre* est masculine.

Transidentité

Fait d’avoir une identité de genre* différente du genre* assigné à la naissance.

Transition

Processus de changement de genre*. Il existe plusieurs formes de transitions, dont aucune n’est systématique ni obligatoire mais relèvent uniquement du choix de la personne concernée :

  • la transition sociale, qui consiste à exprimer son genre* de destination, par exemple par l’usage de nouveaux prénom et pronom, le changement de vêtements, de gestion de la pilosité, etc.
  • la transition légale ou administrative, qui consiste à faire modifier son état civil
  • la transition médicale, qui peut consister en une hormonothérapie (prise d’hormones féminisantes ou masculinisantes), une ablation des seins ou une implantation de prothèses mammaires, et/ou une chirurgie de réassignation génitale (création d’un pénis par phalloplastie ou création d’un vagin par vaginoplastie)

On distingue la transition MtoF (Male to Female, du genre* masculin au genre* féminin) et la transition FtoM (Female to Male, du genre* féminin au genre* masculin).

Transphobie

Sentiment ou manifestation d’hostilité ou de discrimination envers les personnes ou comportements associés aux transidentités.

Transsexualité, Transsexuel.le, Transsexualisme

Termes utilisés par les psychiatres à l’époque ou la transidentité était considérée comme une maladie mentale, et pouvant faire penser à une sexualité ou une orientation sexuelle particulière, ce qui est sans lien avec l’identité de genre*. Pour ces raisons, ces termes ne sont plus utilisés.

Pour en savoir plus : consultez la Fiche pratique sur le respect des droits des personnes trans en cliquant sur le bouton suivant

TÉLÉCHARGER

(1) L’OMS a retiré la transidentité des maladies mentales le 25 mai 2019.

Tous nos articles sont rédigés avec l’aide de professionnels de santé de La Réunion.

À retrouver sur https://masante.re/transidentite-a-la-reunion-quel-parcours-quel-accompagnement-quels-contacts-4243.html

Syndrome ravine : une maladie rare 100% réunionnaise

Article

Publié le 14/11/2022

Information proposée par Ma santé.re / Mieux vivre à la Réunion

Le syndrome Ravine compte une quinzaine de porteurs sur l’île. Explications sur cette maladie rare présente uniquement chez les Réunionnais, avec le Dr Renouil, neuropédiatre au centre des maladies neurologiques rares de Saint-Pierre.

Le syndrome Ravine est un trouble neurologique d’origine génétique. Il peut être transmis à l’enfant si les deux parents sont porteurs d’une mutation spécifique sur un gène.

Il associe chez un nourrisson Réunionnais une Anorexie, des Vomissements Incoercibles (1) et des signes NEurologiques (R.A.V.I.NE).

Le syndrome ravine qu'est-ce que c'est ?

Le syndrome Ravine est une maladie rare (2), qui concerne environ 1 naissance sur 11 000 à La Réunion (1,3 naissances par an), filles et garçons indifféremment. D’après le neuropédiatre, « depuis 1969, entre 70 et 100 jeunes patients ont été recensés sur l’île et quelques un en métropole, toujours nés de deux parents réunionnais. Cette maladie n’a, à l’heure actuelle et à notre connaissance, pas été décrite chez des patients non réunionnais. »

Le Syndrome Ravine : une maladie réunionnaise

D’après les enquêtes généalogiques, tous les Réunionnais atteints du syndrome Ravine auraient un ancêtre commun, né en 1728. Cette pathologie est en effet liée à l’histoire du peuplement de La Réunion, la diffusion et la multiplication du gène muté ayant été favorisée par la consanguinité, anciennement très présente dans les villages isolés, en particulier dans le sud de l’île.

Quels sont les signes et les conséquences de la maladie ?

« La maladie évolue par phases, avec deux périodes critiques », détaille le neuropédiatre.

À partir de 6 mois : les premiers signes

« À partir de 6 mois, les nourrissons atteints du syndrome Ravine souffrent d’une anorexie sévère et de vomissements qui entraînent une cassure nette de la courbe de poids.

Des signes neurologiques apparaissent également : troubles de la motricité, faiblesse musculaire, manque de coordination des mouvements (tremblements, problèmes d’équilibre, etc.), retard ou perte de la marche, etc. »

A tout âge, les personnes atteintes du syndrome Ravine peuvent aussi présenter des phobies, comme parfois la peur de l’autre chez les tout-petits, qui s’agrippent alors à leur mère, ou une hypersensibilité à certains bruits… »

Entre 18 et 28 mois : une phase aigüe

« La maladie évolue ensuite vers une phase critique. L'état nutritionnel du bébé s’aggrave, avec une cassure nette de la courbe de poids. Parfois, le bébé se met à émettre un bruit aigu lors de la respiration (un stridor), traduisant la présence d’une paralysie des cordes vocales qui entraîne un risque de fausse route. Il peut également souffrir de troubles de la déglutition et d’apnées. Plus d’un tiers des enfants décède durant cette période. »

Au delà de 30 mois : une phase de pause

« S’ensuit une longue période relativement stable qui dure environ une dizaine d’années, durant laquelle bon nombre d’enfants peuvent aller à l’école, le plus souvent en étant accompagnés d’une aide scolaire. La courbe de poids et les troubles nutritionnels s'améliorent et les vomissements et l’anorexie ne persistent ou ne réapparaissent que chez quelques enfants.

Les signes neurologiques persistent en revanche, mais parfois de manière discrète : troubles de la motricité, faiblesse musculaire, réflexes exagérés, trouble de la marche et de l'équilibre, troubles des mouvements oculaires. »

À l'adolescence : une phase d'aggravation progressive

« Puis des poussées de signes neurologiques apparaissent à l’adolescence, d’abord sur quelques jours, puis qui deviennent plus fréquentes et entrainent une dégradation progressive : aggravation des troubles neurologiques, perte de l’équilibre, perte de la marche, difficultés temporaires à parler, complications pour l’alimentation, la respiration, etc.

Si les autres organes ne sont pas atteints, on peut toutefois observer dans plus de la moitié des cas la survenue d’une scoliose du fait d’une atteinte neurologique.

Le décès peut survenir le plus souvent entre 20 et 30 ans. »

Quelles prises en charge pour les personnes atteintes ?

« Le syndrome Ravine est une affection angoissante, précise le Dr Renouil. Un accompagnement psychologique est donc systématiquement proposé, pour le nourrisson ou l’enfant et ses proches, de même que différentes rééducations (psychomotricité, orthophonie, kinésithérapie, ergothérapie) selon les difficultés de l’enfant.

En phase aigüe, on réalise une surveillance neuro pédiatrique –incluant la surveillance des apnées et de la paralysie des cordes vocales –, qui s’accompagne d’une prise en charge nutritionnelle intensive (que l’on peut souvent arrêter après l’âge de 3 ans), et de médicaments contre les vomissements. A cette période, des corticoïdes sont parfois prescrits pour soulager les troubles neurologiques, ainsi qu’une assistance ventilatoire en cas de complications respiratoires.

A l’adolescence, après la phase de pause de la maladie, il est parfois nécessaire de reprendre les corticoïdes et la supplémentation nutritionnelle ».

Le diagnostic du syndrome ravine : quand et comment ?

« Il faut envisager le syndrome Ravine dès lors qu’un nourrisson dont les deux parents sont réunionnais (qu’il soit à La Réunion ou en métropole !) présente une cassure ou une inflexion de la courbe de poids entre l'âge de 6 mois et 2 ans, et des signes neurologiques. Heureusement, la majorité des neuropédiatres sont désormais sensibilisés au syndrome Ravine, y compris en métropole.

Le diagnostic doit ensuite être confirmé par un test génétique – réalisé à La Réunion – qui offre une réponse rapide et sûre. Une IRM permet de visualiser l’atteinte du tronc cérébral et du cervelet. (Il s’agit plus précisément d’une leuco encéphalopathie RAVINE, car l’IRM met en évidence une atteinte de la substance blanche et de la substance grise du cerveau). »

Peut-on prévenir la maladie ?

Le syndrome Ravine étant une maladie génétique, il est impossible d’éviter sa survenue dans le cas où les deux parents sont porteurs de la mutation du gène concerné.

Il est toutefois possible pour les deux futurs parents de réaliser un test génétique lorsqu’il y a des antécédents dans leur famille, et, en cas de grossesse, de réaliser un diagnostic prénatal si les parents le souhaitent.

Pour en savoir plus sur le Syndrome Ravine et/ou recevoir de l’aide :

Centre des Maladies Neurologiques Rares

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CHU de Saint-Pierre

Avenue François Mitterrand BP 350 97448 Saint-Pierre Cedex

0262 71 98 67 ou 0262 35 90 00, poste 55220 (pour les adultes)

0262 35 90 00, poste 55 886 ou 58 562 (pour les enfants)

De 8h à 16h30, sauf le mercredi après-midi

  • Diagnostic et prise en charge médicale, paramédicale et médico-sociale des patients atteints du Syndrome

Association Européenne contre les Leucodystrophies

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Association ELA FRANCE

+33 (0)3 83 30 93 34 - De 9h à 18h (heure métropole)

familles@ela-asso.com

Association métropolitaine reconnue d’utilité publique depuis 1996, qui propose à La Réunion :

  • information (par téléphone),
  • soutien psychologique (par téléphone),
  • accompagnement social (par téléphone)par une assistante sociale pour aider les familles et patients à réaliser leurs démarches administratives en lien avec la maladie,
  • dans certains cas, soutien financier pour l’acquisition de techniques en lien avec la maladie,
  • aide au répit des aidants : organisation d’un week-end de détente et de répit pour les familles, aide forfaitaire,
  • organisation d’événements.

Retrouvez le portail des maladies rares et des médicaments orphelins en cliquant sur le bouton suivant :

Aller sur ce site

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(1) Vomissements qu’on ne peut pas retenir

(2) Une maladie rare est définie par l'Union européenne comme « une maladie chronique ou potentiellement mortelle dont la prévalence est inférieure à 1/2000 »

Tous nos articles sont rédigés avec l’aide de professionnels de santé de La Réunion.

À retrouver sur https://masante.re/syndrome-ravine-une-maladie-rare-100-reunionnaise-4611.html

Grossesse et surpoids : l’importance du suivi pour maman et bébé

Article

Publié le 10/03/2023

Information proposée par Ma santé.re / Mieux vivre à la Réunion

Une femme enceinte sur deux est en surpoids et une sur quatre en obésité à La Réunion. Des chiffres qui ne cessent d'augmenter ces 20 dernières années et qui inquiètent les professionnels de santé. En l'absence de suivi et de prise en charge tout au long de la grossesse, le surpoids ou l'obésité de la future maman entrainent des risques pour elle mais aussi pour son bébé. Mais avec un suivi adapté tout au long de la grossesse, les risques peuvent être diminués : il n'y a pas de fatalité !

Le surpoids pendant la grossesse entraine des conséquences à moyens et long terme pour la maman et le bébé. Le surpoids se défini à partir de l’indice de masse corporelle (ou IMC) qui se calcule en divisant le poids par la taille au carré d’une personne. A La Réunion, près de la moitié des femmes enceintes sont en surpoids. Un chiffre qui augmente d'année en année et inquiète les professionnels de santé sur le terrain. Un accompagnement pendant la grossesse permet de minimiser les risques. On en a parlé avec le Docteur Chloé Schweizer, gynécologue.

Grossesse et surpoids : les risques pour la maman et son bébé

Les complications liées au surpoids ou à l'obésité pendant la grossesse concernent la maman et l'enfant. Chez la femme enceinte, un IMC au-delà de 25 entraine des conséquences qui peuvent être graves :

  • Le risque de développer un diabète gestationnel, c'est-à-dire une augmentation du taux de sucre dans le sang. le diabète gestationnel a explosé ces dernières années à La Réunion, passant de 6% en 2004 à 21% en 2021. A elle seule, cette pathologie est source de nombreuses complications : risque de pré-éclampsie (cette maladie associe une hypertension artérielle et la présence de protéines dans les urines. Elle résulte d'un dysfonctionnement du placenta), d'accouchement prématuré, de naissance par césarienne ou d’accouchement difficile en raison du poids important du bébé.

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  • Le risque de développer des maladies vasculaires comme l'hypertension artérielle de grossesse qui peut conduire à une pré-éclampsie. Une urgence vitale pour la maman qui va souvent entrainer une naissance prématurée. Le risque d'hypertension artérielle de grossesse est 5 à 6 fois plus élevé chez les femmes en obésité et le risque de pré-éclampsie 2 fois plus élevé.
  • Des complications au moment de l'accouchement, notamment un risque d'hémorragie plus important.

Pour le bébé à naitre aussi, le surpoids de sa maman a des conséquences. Mais il faut garder à l'esprit que les risques baissent considérablement avec une prise de poids contrôlée pendant la grossesse. Au contraire, une prise de poids non contrôlée ou un diabète mal pris en charge vont augmenter les risques. C'est pourquoi agir tôt est essentiel. Pour autant, même tardive, une prise en charge permettra de baisser les risques pour la maman et son enfant. Il ne faut donc pas hésiter à se faire accompagner.

  • Le risque de fausse couche est plus élevé et il existe plus de risque de mort fœtale après le premier trimestre.
  • Lorsque le diabète et l'obésité sont associés chez la maman cela peut entrainer une prise de poids excessive du bébé avec des conséquences à plusieurs niveaux :
    • Au moment de l'accouchement : augmentation des césariennes, passage des épaules plus difficile.
    • Une fois né, le bébé présente un risque d'hypoglycémie plus important que la moyenne : c'est-à-dire un taux de sucre dans le sang mal équilibré à la naissance.
    • L'enfant présente un risque de surpoids plus important dans le temps mais aussi un risque plus élevé de développer un diabète de type 2 en grandissant.
  • Lorsque la maman présente de l'hypertension ou une pré-éclampsie au cours de sa grossesse l'enfant voit son risque de développer une maladie cardio-vasculaire augmenter même une fois adulte.

Le suivi de grossesse : essentiel pour prévenir les risques

Les complications liées au surpoids ou à l'obésité pendant la grossesse ne sont pas inévitables, loin de là ! Si la future maman est en obésité, il faudra limiter la prise de poids, voir si possible ne pas prendre de poids du tout. Il est d'ailleurs possible de calculer sa prise ou sa perte de poids idéale pendant la grossesse ici.

Pour diminuer les complications, le suivi est essentiel : il ne doit donc pas être négligé. La prise en charge doit être pluridisciplinaire et associer les compétences d'un gynécologue, d'un endocrinologue ( ces spécialiste du diabète exercent notamment à l'hôpital et au sein des filières obésité), du médecin traitant et d'une sage-femme. L'intervention de ces professionnels de santé est prise en charge par la sécurité sociale. Pour le bien de la maman et de l'enfant il n'y a donc aucune raison de s'en priver !

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Si c'est possible, un accompagnement par une diététicienne, un psychologue ou encore un professionnel de l'activité physique adaptée est un plus. Une pratique sportive régulière et adaptée à la grossesse (sans risque de chute ni de choc) alliée à une alimentation variée, équilibrée, riche en fibre, régulière et sans grignotage va éviter la prise de poids et fortement diminuer les risques déjà évoqués.

Il s'agit donc de modifier son hygiène de vie en profondeur ce qui est loin d'être facile sur la durée. C'est pour cela qu'un accompagnement par des professionnels est important ! Le soutien de la famille est aussi nécessaire pour la maman : si seule la femme enceinte fait les efforts cela sera d'autant plus difficile dans la durée. Cela peut donc être l'occasion de mettre en place de bonnes habitudes alimentaires pour toute la famille, et ainsi augmenter l'observance des patientes enceintes.

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Suivi de grossesse de la femme enceinte et en surpoids ou en obésité : vers qui se tourner ?

Pour accompagner au mieux les futures mamans en surpoids, plusieurs services spécialisés existent à La Réunion. Les mamans qui présentent un IMC entre 25 et 30 peuvent être suivies en maternité ou dans les cliniques de l'île. Au-delà de 35, ou en cas d'obésité associée à une autre maladie, il faudra se tourner vers le CHOR ou le CHU. Au CHU Nord, un service existe à destination des mamans en surpoids : la ronde des mamans. Dans ces établissements, une prise en charge pluridisciplinaire et adaptée est proposée aux femmes enceintes et en obésité. Pour être orientée vers le bon service, parlez-en avec votre sage-femme ou votre médecin traitant.

Du fait de leur obésité, certaines femmes enceintes rencontrent des difficultés pour la réalisation des échographies morphologiques chez les professionnels de la ville. Il faut savoir qu'il existe des échographistes référents pour ce type d'examen au CHU nord et sud.

Surpoids, obésité et projet de grossesse : l'intérêt de consulter avant de tomber enceinte

Lorsque l'on a un projet de bébé et que l'on est en surpoids ou en obésité, il peut être intéressant de consulter en amont un professionnel de santé. Une sage-femme, un gynécologue ou un médecin traitant pourront vous informer sur les particularités de votre future grossesse et un accompagnement précoce pourra être mise en place.

Plus la prise en charge du surpoids intervient tôt, plus la grossesse sera sereine et les risques diminués pour la maman et l'enfant à venir. Il ne faut donc pas hésiter à en parler au professionnel de santé qui vous suit dès le début !

Obésité et surpoids à La Réunion

Le rapport du relevé épidémiologique périnatal sud-Réunion établi en février 2022 par le professeur Pierre-Yves Robillard et qui vaut pour l'ensemble de l'île rapporte des chiffres inquiétants.

  • Presque 50% des femmes enceintes sont en surpoids à La Réunion (IMC de + de 25), un quart d'entre elles sont en obésité.
  • 21,2% des femmes enceintes présentent un diabète gestationnel, un chiffre qui a doublé en 12 ans
  • 7,7% des femmes enceintes sont sous insuline pendant leur grossesse

Tous nos articles sont rédigés avec l’aide de professionnels de santé de La Réunion.

À retrouver sur https://masante.re/grossesse-et-surpoids-limportance-du-suivi-pour-maman-et-bebe-4724.html

Leptospirose : l’essentiel à connaître

Article

Publié le 05/11/2025

Information proposée par Ma santé.re / Mieux vivre à la Réunion

En 2023 à La Réunion, 171 cas de leptospirose ont été déclarés, contre 165 en 2022, et 139 en 2021. Une hospitalisation a été nécessaire dans près de 7 cas sur 10 en 2023.

La leptospirose est causée par des bactéries principalement transportées par les rongeurs (rats), plus rarement par les animaux d’élevage (comme les bovins, les chevaux ou les porcs) et les animaux de compagnie comme les chiens. Tous ces animaux peuvent propager des leptospires dans leurs urines. Ceux-ci peuvent ensuite survivre assez facilement et pendant plusieurs mois en milieu extérieur (eau douce, sols boueux, en milieu chaud et humide).

L'homme se contamine :

  • soit par transmission indirecte avec une eau contaminée, c'est ce qui arrive le plus souvent : les leptospires, présents dans l’eau à la suite de déjections d’animaux contaminés, pénètrent dans l’organisme par des plaies, des érosions cutanées ou muqueuses, par la conjonctive ou par inhalation de gouttelettes. Ainsi, certaines professions (agriculteurs, éleveurs, égoutiers, éboueurs…) mais aussi les personnes pratiquant des loisirs nautiques (baignade, canoé, kayak, pêche, chasse, canyoning) sont particulièrement à risque.
  • plus rarement par transmission directe à la suite d'un simple contact avec des animaux infectés ou par morsure (notamment morsure de rat).

Attention, il n'y a pas de transmission entre les êtres humains : les malades ne sont pas contagieux.

C’est une maladie que l'on retrouve partout dans le monde, même si elle est plus répandue dans les zones tropicales. En France métropolitaine, on comptait près de 600 cas en 2022.

Les symptômes de la leptospirose

La maladie débute 5 à 14 jours après la contamination par un syndrome grippal : fièvre élevée avec frissons, maux de tête, douleurs musculaires et douleurs articulaires. Il peut donc être difficile au début de faire la différence avec la dengue, la grippe ou encore le COVID et seule une analyse biologique permet de faire un diagnostique de certitude.

Non prise en charge rapidement, la maladie peut se compliquer et évoluer vers une atteinte rénale, hépatique, méningée ou pulmonaire ; voire se compliquer d’un syndrome hémorragique.

Le traitement repose principalement sur la prise d'antibiotiques et la convalescence peut prendre plusieurs semaines.

Se prémunir de la maladie

Des mesures simples permettent de limiter efficacement les risques de contamination :

  • Appliquer des mesures de protection individuelle :
    • utiliser des équipements adaptés lorsque l'on doit travailler dans un environnement à risque ou pratiquer une activité à risque (port de gants, bottes, combinaison…)
    • protéger et désinfecter ses plaies
    • reporter des activités de loisirs en eau douce en cas d’eau trouble
    • ne pas marcher pieds nus ou en savates dans les eaux stagnantes ou boueuses
  • Lutter contre les rats :
    • entretenir régulièrement sa cour (absence d’encombrants ou de déchets propices à la prolifération des rats…)
    • éliminer toutes les sources d’alimentation (y compris les restes d’alimentation des animaux)
  • Respecter les interdictions de baignade dans les lieux signalés à risque.
  • Faire vacciner ses animaux de compagnie

Ces mesures de prévention doivent être appliquées tout particulièrement après des périodes de fortes pluies car le risque de contamination est alors plus important.

Par ailleurs, un vaccin existe. Il est proposé en France uniquement aux travailleurs très exposés (égoutiers, éboueurs).

Sources

La Leptospirose | Pasteur.fr

La Leptospirose | Solidarites-sante.gouv.fr

La Leptospirose | msdmanuals.com

Attention à la leptospirose en ce début d'été austral ! | lareunion.ars.sante.fr

Tous nos articles sont rédigés avec l’aide de professionnels de santé de La Réunion.

À retrouver sur https://masante.re/leptospirose-lessentiel-a-connaitre-5941.html

Trier son armoire à pharmacie : pourquoi ? comment ?

Article

Publié le 16/05/2023

Information proposée par Ma santé.re / Mieux vivre à la Réunion

Une trousse ou une armoire à pharmacie qui déborde… de tout un tas de médicaments dont on ne se souvient même pas ? Il est temps de faire le tri avec Sabine Leny, pharmacienne et présidente du Syndicat des pharmaciens de La Réunion !

Les restes de traitements prescrits par le médecin, la trousse de premiers soins, les produits d’automédication… Si l’on n’y prend pas garde, tout cela s’entasse et vient grossir notre armoire à pharmacie, parfois inutilement. Et si on faisait le tri ?

Pourquoi trier son armoire à pharmacie ?

Sabine Leny : Cela sert à faire le point sur les médicaments qui sont périmés, ceux qui peuvent encore être utilisés, sur les produits d’urgence, et permet de se débarrasser des médicaments inutiles.

En faisant un point régulier de sa pharmacie, on sait ce qu’on a déjà et on évite aussi de gaspiller !

Comment trier ? Quels médicaments jeter ?

S. L. : Il faut systématiquement ramener en pharmacie :

  • les médicaments non utilisés : dès qu’un traitement sur ordonnance est terminé, on ramène le produit restant à la pharmacie car il a été prescrit à une personne donnée, à un moment donné et pour une durée donnée,
  • les médicaments dont la date est expirée car les médicaments perdent leur efficacité avec le temps,
  • les médicaments qui ont changé d’aspect : une solution qui a épaissi, des comprimés qui changent de couleur ou de texture, etc.

Par ailleurs, certains médicaments ne sont utilisables que quelques semaines une fois entamés, comme par exemple les sprays, sirops ou collyres. L’astuce est d’inscrire la date d’ouverture sur la boîte ou le flacon pour savoir jusqu’à quand on peut les utiliser !

Et les pansements, compresses ? Les préservatifs ?

S. L. : Concernant les pansements et compresses, tout dépend de l’usage que l’on en a. Certaines compresses conditionnées par deux sont stériles, mais ne le restent pas longtemps une fois l’emballage ouvert. S’il s’agit de soigner une plaie qui nécessite beaucoup de minutie, on utilisera exclusivement des compresses stériles et non périmées. De même, il est important de respecter la date de péremption des compresses imprégnées (de produit antiseptique, cicatrisant ou autre), afin d’être sûr de leur efficacité.

Les préservatifs sont à jeter dès que la date de péremption est dépassée, car le latex s’abîme et son efficacité peut être réduite.

Où me débarrasser de mes médicaments ?

S. L. : Il faut distinguer les médicaments, les compléments alimentaires et les dispositifs médicaux*.

Les médicaments (disponibles avec ou sans ordonnance, mais toujours soumis à une autorisation de mise sur le marché ou AMM) dont on souhaite se débarrasser doivent systématiquement être ramenés dans une pharmacie, où ils sont collectés par l’organisme Cyclamed (voir encadré). On ne jette jamais ses comprimés, sirop, etc. à la poubelle, dans les toilettes ou dans l’évier car leur substance active peut passer dans l’eau et polluer l’environnement ! Le dispositif Cyclamed  concerne uniquement les médicaments non utilisés, à usage humain (et non vétérinaire), périmés ou non, entamés ou non.

Parmi les dispositifs médicaux, les aiguilles, seringues ou bandelettes pour les personnes diabétiques sont toujours délivrées avec une boîte jaune destinée à recevoir les déchets d'activités de soins à risques infectieux (DASRI). Il est important de toujours jeter ces dispositifs usagés dans cette boîte, puis de la ramener à la pharmacie. Elle sera collectée par un organisme qui la détruira en toute sécurité. Ces déchets ne doivent jamais être jetés à la poubelle !

En revanche, les compléments alimentaires (vitamines, phytothérapie, etc., sous toute forme), qui ne sont pas soumis à une AMM, les préservatifs, pansements et compresses périmés, doivent être jetés avec les ordures ménagères, car ils ne sont pas repris en pharmacie.

Enfin, tout ce qui provient de l’hôpital est éliminé par l’hôpital. En cas d’hospitalisation à domicile (HAD) par exemple, c’est la pharmacie à usage interne de l’organisme de HAD qui récupère les médicaments non utilisés.

Si vous avez un doute, le site internet www.cyclamed.org propose un moteur de recherche. Il suffit de taper le nom du produit pour savoir si on peut le ramener en pharmacie ou non.

Comment s'en débarrasser ?

S. L. : On ramène de préférence ses médicaments dans leur contenant d’origine (blister, flacon, spray, tube, etc.), en prenant soin auparavant d’enlever les boîtes et notices, que l’on jette dans la poubelle de tri.

Et la collecte des médicaments non utilisés ou périmés se fait dans toutes les officines de l’île, tout comme la collecte des DASRI.

Donner ses vieux médicaments non utilisés : bonne ou mauvaise idée ?

Qu’ils soient périmés ou non, il peut être tentant de donner ses médicaments non utilisés à une tierce personne ou dans des pays en voie de développement. Mauvaise idée ! « L’utilisation de médicaments est très individuelle, alerte Sabine Leny.

Par exemple, si un antibiotique est mal adapté, la personne qui le reçoit risque de développer une antibiorésistance et si le médicament est périmé, il sera inefficace. Il y a également un risque de mauvais usage du médicament (mauvaise automédication, commerce parallèle, etc.). » Mieux vaut donc laisser des organismes comme Pharmaciens sans frontières gérer l’approvisionnement en médicaments des pays en voie de développement.

Que deviennent les médicaments que je dépose en pharmacie ?

Les médicaments ramenés en pharmacie sont rassemblés dans un carton qui sera géré par Cyclamed, association agréée par l'État qui collecte puis valorise les médicaments non-utilisés (valorisation sous forme d’énergie permettant d’alimenter des foyers français). Aujourd’hui tous les médicaments ramenés dans l’une des 250 pharmacies de La Réunion ou en métropole sont traités par Cyclamed.

Depuis juin 2009, la redistribution des médicaments ramenés en pharmacie aux organismes humanitaires est interdite.

Quelle est l'armoire à pharmacie idéale ?

S. L. : Quatre catégories de produits sont indispensables.

1 - Les produits de premiers secours

Ils sont utiles pour intervenir sur les petits maux, à la suite d’un accident domestique léger (brûlure, chute, coup, etc.) :

  • produit antiseptique,
  • pansements et compresses,
  • tulle gras,
  • pommade contre les bleus,
  • pommade cicatrisante.

2 - Contre la fièvre et la douleur

Contre la fièvre et les douleurs légères à modérées, je recommande un antalgique : le paracétamol. Il est à préférer à l’ibuprofène, qui comporte beaucoup de contre-indications.

3 - Pour le tube digestif

  • Un anti diarrhéique,
  • une aide à la digestion (par exemple citrate de bétaïne),
  • un anti vomitif,
  • un anti spasmodique pour les douleurs abdominales.

4 - Pour les yeux

Il est utile d’avoir à disposition un collyre anti irritation ou du sérum physiologique.

Quelques conseils pour bien ranger son armoire à pharmacie ?

S. L. : On peut déjà organiser son armoire à pharmacie en deux parties : une pour les enfants et une pour les adultes.

Dans chaque partie, on peut classer les produits par catégorie de maux (premiers secours, tube digestif, douleur et fièvre, yeux, etc.).

Il est important de séparer les médicaments sur ordonnance car ils sont prescrits individuellement.

Ces quelques conseils permettent de trouver rapidement ce dont on a besoin dans l’urgence. Il ne faut d’ailleurs pas hésiter à étiqueter son armoire à pharmacie !

Les médicaments sont à conserver à environ 25°C, et à l’abri du soleil. À La Réunion, je conseille de les stocker dans la pièce la plus fraîche de la maison, dans une armoire fermée à clé et en hauteur, qui reste inaccessible aux enfants. Certains médicaments comme les vaccins doivent quant à eux être conservés au réfrigérateur. Dans ce cas, cela est indiqué sur la notice. Si la conservation n’a pas été faite au frigo, il est nécessaire de les ramener en pharmacie.

Enfin, il est important de garder la notice et l’emballage tant que le médicament est utilisable afin de connaître son application, son mode et sa durée de conservation, ses effets indésirables, et de pouvoir renseigner rapidement le SAMU en cas de mauvaise prise. Si on a égaré la notice, on peut appeler son pharmacien pour lui demander des informations, ou la retrouver en ligne sur les sites des laboratoires ou du Vidal.

* « un instrument, un appareil ou un équipement destiné à être utilisé chez l’homme à des fins, notamment, de diagnostic, de prévention, de contrôle d’une maladie ou d’une blessure. L’action principale d’un dispositif médical n’est pas obtenue par des moyens pharmacologique ou immunologique ni par métabolisme, elle est essentiellement mécanique. Un logiciel destiné à être utilisé spécifiquement à des fins diagnostiques ou thérapeutiques constitue également un dispositif médical. ». Définition du Code de la santé publique !

Tous nos articles sont rédigés avec l’aide de professionnels de santé de La Réunion.

À retrouver sur https://masante.re/trier-son-armoire-a-pharmacie-pourquoi-comment-6616.html

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