Surdoses (overdose) d'opioïdes : la naloxone est utilisable par tous et peut sauver la vie

Article

Publié le 07/08/2023

Information proposée par Ministère chargé de la santé

En France, 80% des décès par surdose sont dus aux opioïdes. Un médicament antidote, la naloxone, existe sous forme prête à l'emploi utilisable par tous. Disponible en pharmacie sans prescription médicale et gratuitement à l'hôpital, dans les structures d'addictologie, il permet à chacun, témoin d'une surdose, d'agir dans l'attente des secours. L'administration précoce de naloxone pourrait éviter 4 décès par surdose sur 5.

Une surdose aux opioïdes est provoquée par la prise d'un produit opioïde à une dose supérieure à celle supportée par l'organisme. Parmi les opioïdes, on trouve des médicaments (médicaments antidouleur à base d'opioïdes, traitements de substitution aux opiacés : TSO) et des substances illicites (héroïne par exemple). Une surdose d'opioïde peut entrainer un coma, un arrêt respiratoire et être mortelle.

Différentes situations peuvent être à risque, en lien avec la diversité des opioïdes, de leurs usages et des personnes concernées. Ce peut être lors de l'initiation d'un traitement antidouleur par opioïde, en cas de difficulté à gérer son traitement par opioïde, lors de la reprise d'une consommation après une période de sevrage, lors d'une consommation occasionnelle d'opioïde illicite, etc…

La mort par surdose d'opioïdes est évitable par l'administration de naloxone et la mise en œuvre de gestes de premiers secours. La naloxone est l'antidote spécifique des opioïdes, médicament de référence dans le traitement d'urgence des surdoses d'opioïdes depuis plus de 40 ans.

Des kits prêts à l'emploi sont aujourd'hui disponibles en pharmacie, à l'hôpital et dans les structures spécialisées d'addictologie (Csapa, Caarud).

Toute personne à risque devrait se voir délivrer ou prescrire un kit de naloxone, et recevoir dans le même temps les informations clés sur la conduite à tenir en cas de suspicion de surdose aux opioïdes.

Assurer une diffusion et un accès large à la naloxone prête à l'emploi pour les usagers à risque et leur entourage est un des objectifs majeurs de la feuille de route « Prévenir et agir face aux surdoses d'opioïdes » publiée par le ministère chargé de la santé.

Savoir agir en cas de surdose (overdose) d'opioïdes : une formation en une heure, pour apprendre à sauver une vie !



Afin de mieux diffuser les gestes qui peuvent sauver des vies en cas d'overdose aux opioïdes, le Ministère de la Santé et de la Prévention s'est entouré d'un groupement d'associations de prévention afin de mettre en ligne le site naloxone.fr.

C'est un site gratuit et sans inscription qui permet de se former à la détection d'une surdose d'opioïde, aux gestes de premiers secours et à l'utilisation de la naloxone.

Naloxone.fr s'adresse aussi bien aux usagers de substances opioïdes qu'à leurs proches ou aux professionnels.

Ce site simple d'utilisation offre une information complète qui permet de se former préventivement à la détection et à la prise en charge d'une overdose. Cette formation d'une heure permet de sauver des vies !

  • Plusieurs documents d'information destinés aux professionnels et au public sont mis à disposition :
pdf Fiche mémo à l'attention des professionnels Téléchargement du pdf (300.7 ko)
pdf Fiche mémo à l'attention du public Téléchargement du pdf (790.7 ko)
  • Affiches : ces affiches illustrent 4 situations concrètes d'utilisation de la naloxone.
  • Flyer "Que faire en cas de surdose d'opioïdes ?"

Cliquer sur les images pour télécharger les documents

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/addictions/article/surdoses-overdose-d-opioides-la-naloxone-est-utilisable-par-tous-et-peut-sauver

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.

Ministère chargé de la santé

Baignades et activités nautiques : attention aux noyades !

Article

Publié le 22/05/2026

Information proposée par Ministère chargé de la santé

En France, les noyades constituent un enjeu de santé publique majeur car elles sont responsables chaque année d'environ 1000 décès et, parfois, de graves séquelles. Elles sont la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 25 ans.

A tous les âges et dans tous les lieux, la baignade comporte des risques : adoptez les bons réflexes pour prévenir les noyades car elles sont pour la plupart évitables !

Le ministère chargé de la Santé et ses partenaires vous informent des gestes essentiels à adopter pour se baigner et pratiquer une activité nautique en toute sécurité.

Les bons gestes pour se baigner en toute sécurité, à tout âge

A tous les âges

La baignade comporte des risques, des gestes simples peuvent être adoptés pour se baigner en toute sécurité.

Pour les enfants

Avant et pendant la baignade,

  • Surveiller de manière active et permanente les jeunes enfants
  • Ne jamais quitter des yeux les jeunes enfants quand ils jouent au bord de l'eau
  • Se baigner avec les jeunes enfants lorsqu'ils sont dans l'eau
  • Désigner un seul adulte par enfant pour la surveillance pendant la baignade

Tout au long de l'année,

  • Apprendre aux enfants à nager le plus tôt possible et familiariser les enfants au milieu aquatique dès le plus jeune âge
  • Bébé nageur (jusqu'à 3 ans)
  • Aisance aquatique (de 4 à 6 ans)
  • Apprentissage de la nage (à partir de 6 ans)

Pour les adultes

Avant et pendant la baignade

  • Respecter les consignes de sécurité et les interdictions de baignade
  • Privilégier les zones de baignades surveillées, sécurisées par des sauveteurs professionnels
  • Se renseigner sur les conditions météorologiques
  • Reporter sa baignade en cas de trouble physique (fatigue, problèmes de santé, frissons…)
  • Eviter toute consommation d'alcool avant de se baigner
  • Prévenir un proche avant de se baigner
  • Rentrer dans l'eau progressivement en mouillant sa tête, sa nuque et son ventre pour éviter les chocs thermiques particulièrement lorsque la différence de température entre l'eau et l'air est importante

Tout au long de l'année
Il n'est jamais trop tard pour commencer à apprendre à nager

Pour les personnes âgées 

  • Adaptez l'intensité et la distance de nage à vos capacités : tenez compte de votre état de forme et ne surestimez pas votre niveau de natation
  • Demandez conseil à votre médecin ou pharmacien, en particulier si vous avez une maladie chronique ou si vous prenez des médicaments

Attention en cas de fortes chaleurs !
Baignades, attention en cas de fortes chaleurs !

Attention aux noyades des enfants !

Baignades, attention aux noyades des enfants !

Quels sont les conseils santé pour éviter les noyades ?

Baignades, quels sont les conseils santé pour éviter les noyades ?

Vous tenez à eux, ne les quittez pas des yeux !

Découvrez les témoignages de Karine, Elodie et Véronique. Leurs enfants, âgés de 1 an et demi à 2 ans et demi, ont réussi à échapper à leur vigilance, en dehors du temps de baignade. Elles ont accepté de partager leur histoire, leur drame, pour éveiller les consciences.

Le témoignage de Karine

Le témoignage de Elodie

Le témoignage de Véronique

 

 

 

Voir la vidéo

Voir la vidéo

Voir la vidéo

Surveillance des noyades

Le dispositif de surveillance des noyades en France a évolué depuis 2023. Il est basé désormais sur les noyades accidentelles recensées à partir des passages aux urgences pour noyades et des noyades suivies de décès sur le lieu de noyade en France et Outre-Mer, entre le 1er juin et le 30 septembre.
En remplacement des enquêtes triennales NOYADES, la surveillance annuelle s'appuie depuis l'été 2023 sur les données de passages aux urgences pour noyade du réseau OSCOUR® et sur les données de mortalité par noyade sur le lieu de noyade collectées par le Système National d'Observation de la Sécurité des Activités Nautiques (SNOSAN). Les données du SNOSAN sont obtenues à partir des remontées des Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (Cross), des bulletins de la Cellule ministérielle de veille opérationnelle et d'alerte (CMVOA), et d'une veille presse.
Au cours de l'été, plusieurs points de situation sont publiés permettant de suivre l'évolution du nombre de noyades recensées au cours de la période de surveillance et d'adapter les messages de prévention durant toute la saison. 

Consulter :

Surveillance de l'été 2025 
Bilan de surveillance de l'été 2024
Bilan de surveillance de l'été 2023
Résultats de l'enquête NOYADES 2021 - Surveillance épidémiologique des noyades
Le site de Santé publique France sur la noyade
Le site du ministère des Sports « Prévention des noyades et développement de l'aisance aquatique » 
Le site de l'Organisation mondiale de la santé sur la noyade et la journée mondiale de prévention de la noyade 

Ressources bibliographiques :

« Prévention des Accidents de la Vie Courante (AcVC) en France - Propositions pour une politique de communication de santé publique fondée sur des recherches scientifiques internationales » | Rapport écrit et remis à la direction générale de la Santé par le Pr Didier Courbet, le Pr Fabien Girandola et la Pr Nathalie Blanc (septembre 2020)

« Conférence nationale de consensus sur l'aisance aquatique à 4, 5 et 6 ans » | Rapport remis à madame la ministre des sports (février 2020)

« Pour une stratégie globale de lutte contre les noyades » | Rapport de l'Inspection générale de l'Administration de l'Éducation nationale et de l'Inspection générale de la Jeunesse et des Sports (juin 2019)

L'apprentissage de la natation

Pour en savoir plus sur l'"Aisance aquatique" - Ministère chargé des Sports

L'opération "J'apprends à nager" est un programme d'apprentissage gratuit de la natation, initié par le ministère chargé des sports, destiné aux enfants de 6 à 12 ans, avec un accès prioritaire aux populations les plus fragiles et résidant sur les territoires carencés. L'un des objectifs de l'opération est de dispenser un savoir-nager sécuritaire afin d'écarter le risque de noyade.

Retrouver les sites qui proposent l'opération "J'apprends à nager" 
Consulter le dispositif sur le site du ministère des sports

Activités nautiques

Guide des loisirs nautiques en mer
La mer est un espace naturel privilégié où se côtoient de multiples activités de loisir : natation, croisière côtière, surf, planche à voile, scooter de mer, plongée, voilier dériveur, etc. Ce guide de la Direction générale des infrastructures des transports et de la mer présente les règles de base à connaître pour pratiquer son activité en toute sécurité et dans le respect des autres usagers. 

Consulter le Guide des loisirs nautiques en mer (2024)
Guide des loisirs nautiques en eau douce
Les lacs et les rivières sont des espaces diversifiés où se côtoient de multiples activités de loisir : navigation fluviale, voile, planche à voile, scooter et ski nautique, rafting, canoë-kayak, nage en eaux vives, natation, etc. Ce guide présente les règles à connaître pour pratiquer son activité en eau douce en toute sécurité et dans le respect des autres usagers, sans oublier les conseils pratiques pour veiller à la préservation de l'environnement !

Consulter le Guide des loisirs nautiques en eau douce (2024)

Baignade en piscine

Guide de sécurité des piscines privées
Le ministère chargé du logement a publié en 2009 un guide de sécurité des piscines privées. Ce guide présente l'ensemble des obligations de sécurité auxquels est soumis le propriétaire d'une piscine privée et fournit des conseils de prévention pour éviter les noyades accidentelles

Consulter le Guide de sécurité des piscines privées

Dossier "Piscine : sécurité" de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF)

 

La DGCCRF présente un dossier relatif à la règlementation sur la sécurité des piscines selon le type d'équipement ainsi que des conseils de prévention afin de limiter les risques d'accident ou de noyade dans les piscines.

Télécharger la fiche pratique " sécurité des piscines" 2019 sur le site de la DGCCRF.

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/risques-de-la-vie-courante/baignades

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.

Ministère chargé de la santé

Pour des vacances sereines à l'étranger

Article

Publié le 03/07/2025

Les vacances approchent et vous partez à l'étranger ? Suivez nos recommandations et préparez votre voyage pour un #Etesanssouci !

Renseignez-vous sur les recommandations sanitaires de votre (vos) pays de destination

L'objectif d'un #Etesanssouci : éviter de ramener de vos vacances autre chose que des souvenirs agréables. Pour vous y aider, les autorités sanitaires émettent chaque année des recommandations sur les mesures de prévention santé à adopter par les voyageurs en amont et pendant leur voyage.

Vous trouverez ces recommandations, pour chaque pays de destination, sur le site Internet « Conseils aux Voyageurs » du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.

Pour aller plus loin :

→ L'intégralité des recommandations sanitaires pour les voyageurs 2025 du Haut Conseil de la santé publique.

Vérifiez vos vaccinations et celles de votre famille

Le calendrier vaccinal est actualisé chaque année par le ministère chargé de la Santé, sur avis d'une commission d'experts scientifiques, la Commission technique des vaccinations de la Haute Autorité de santé (HAS). Les recommandations voyageurs publiées en mai-juin par le HCSP viennent compléter ces recommandations.

Voyager dans certaines régions du monde expose à des maladies infectieuses, la plupart d'entre elles pouvant être prévenues par la vaccination ou des mesures de protection. Un voyage à l'étranger est donc l'occasion de mettre à jour ses vaccinations, car les vaccins obligatoires et recommandés en France sont encore plus nécessaires dans d'autres pays. De plus, d'autres vaccins peuvent être obligatoires pour entrer dans certains pays, comme le vaccin contre la fièvre jaune.

Consultez votre médecin traitant au moins 6 semaines avant de partir pour qu'il puisse vous conseiller et effectuer, le cas échéant, les vaccinations nécessaires adaptées à votre âge et à votre état de santé.

Attention, certains vaccins sont disponibles uniquement dans les Centres agréés de Vaccination Internationale. C'est le cas par exemple pour le vaccin contre la fièvre jaune ou contre l'encéphalite japonaise. Les Centres agréés de Vaccination Internationale délivrent à chaque personne vaccinée un carnet de vaccination international, qui répond aux normes fixées par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). L'inscription sur ce carnet de la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire. C'est ce carnet qu'il faudra présenter à la frontière des pays qui exigent une vaccination. Où se faire vacciner ?

Liste des centres habilités à pratiquer la vaccination contre la fièvre jaune

Pour aller plus loin :

Les « Conseils aux Voyageurs » du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.

Les vaccins recommandés pour voyager

Les vaccins recommandés et les informations pour bien préparer son voyage du centre médical de l'Institut Pasteur

L'intégralité des recommandations sanitaires pour les voyageurs 2025 du Haut Conseil de la santé publique.

Inscrivez-vous sur Ariane

Lorsque vous effectuez un voyage ou un déplacement professionnel à l'étranger, Ariane vous permet de vous signaler gratuitement et facilement auprès du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.

L'objectif : ne jamais perdre le fil et pouvoir recevoir des alertes, des consignes de sécurité et des informations en cas de crise dans votre pays de destination (situation politique, évènement naturel, épidémies…).

Commandez votre carte européenne d'assurance maladie (CEAM)

Durant vos vacances à l'étranger, vous pouvez avoir besoin de soins médicaux. En Europe, vos frais peuvent être pris en charge par l'organisme de sécurité sociale local. Si vous vous trouvez en dehors de l'Europe, ils peuvent être remboursés par l'Assurance Maladie sous certaines conditions.

Vous partez en vacances en Europe, dans un État de l'Union européenne / Espace économique européen (UE/EEE) ou en Suisse ?

Avant votre départ, procurez-vous la carte européenne d'assurance maladie (CEAM). Elle vous permettra d'attester de vos droits à l'assurance maladie et de bénéficier d'une prise en charge sur place de vos soins médicaux, selon la législation et les formalités en vigueur dans le pays de séjour. Demandez-là au moins 15 jours avant votre départ.

→ En pratique, consultez le site de l'Assurance Maladie pour savoir comment la commander ou quoi faire en cas de soins médicaux.

Vous partez en vacances à l'étranger, dans un pays hors Union européenne / Espace économique européen (UE/EEE) et Suisse, seuls les soins médicaux urgents et imprévus pourront, éventuellement, être pris en charge par votre caisse d'assurance maladie à votre retour en France.

Avant de partir, renseignez-vous sur l'état sanitaire du pays et vérifiez les frais médicaux qui pourront rester à votre charge.

Dans certains pays, les frais médicaux coûtent très cher. Il est donc recommandé de souscrire un contrat d'assistance ou d'assurance, qui garantit le remboursement des frais médicaux engagés et le rapatriement sanitaire en cas de maladie à l'étranger.

En pratique, pour savoir quoi faire en cas de soins médicaux, consultez le site de l'Assurance Maladie.

Préparer votre trousse médicale de base

Voici quelques conseils pour savoir quels médicaments, documents médicaux et matériel de soins vous devez emporter en voyage.

Prévoyez toutes les affaires nécessaires pour pouvoir :



  • poursuivre vos traitements habituels loin de chez vous ;
  • traiter les blessures et affections bénignes ;
  • prévenir certaines maladies infectieuses ou parasitaires en particulier celles transmises par les moustiques (ex. : paludisme)

Sachez qu'il n'existe pas de trousse de voyage type. La liste des affaires à emporter dépend notamment de votre état de santé actuel, de vos antécédents médicaux, de votre destination, de la durée de votre séjour et vos conditions d'hébergement.

En complément de l'application des règles de bonne conservation des médicaments lors des temps de voyage (température adaptée afin de préserver stabilité et efficacité) et du respect de la réglementation lors de vos déplacements à l'étranger (présentation d'une ordonnance voire d'une autorisation spécifique aux douanes) :

Pour voyager en toute tranquillité :



  • si vous souffrez d'une maladie chronique, prévoyez d'emporter une quantité suffisante de médicaments pour couvrir a minima la durée du voyage et, lors de vos déplacements en avion, conservez avec vous votre traitement ;
  • emportez toujours vos médicaments dans leur boîte, avec la notice et l'ordonnance correspondantes ;
  • préférez une ordonnance rédigée en DCI (Dénomination Commune Internationale) précisant la substance active, afin de pouvoir la présenter à l'étranger en cas de besoin ;
  • renseignez vous avant de partir sur la réglementation applicable à l'étranger (présentation d'une ordonnance, voire d'une autorisation spécifique aux douanes) ;
  • respectez les conditions de conservation indiquées dans la notice ;
  • évitez d'exposer vos médicaments directement au soleil ;
  • d'une manière générale, et pour éviter tout risque d'erreur, n'achetez pas de médicaments à l'étranger sans l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien.

Par ailleurs, avant tout séjour, n'oubliez pas de consulter votre chirurgien-dentiste et de vérifier que vous disposez d'une carte de groupe sanguin et d'un carnet de vaccinations international (pour les destinations hors UE). La souscription d'une assurance rapatriement sanitaire est également fortement recommandée.

→ Pour savoir quels médicaments emporter et comment préparer une trousse de 1er secours idéale, consultez le site de l'Assurance Maladie.

→ Pour aller plus loin et connaitre les bons réflexes à adopter vis-à-vis des produits de santé, cosmétiques et tatouages en été, consultez le dossier sur le site de l'ANSM.

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/preserver-sa-sante/pour-un-ete-sans-soucis/article/pour-des-vacances-sereines-a-l-etranger

Tests rapides angine

Article

Publié le 20/02/2024

Information proposée par Ministère chargé de la santé

Les tests rapides d'orientation diagnostique (TROD) des angines permettent de vérifier l'origine virale ou bactérienne d'une angine en quelques minutes, grâce à un prélèvement de gorge réalisé par un médecin ou un pharmacien. Ces tests permettent donc de décider si la prescription d'antibiotiques s'avère nécessaire.

Le test rapide angine, un outil indispensable de lutte contre l'antibiorésistance

Les angines sont des infections fréquentes, se manifestant le plus souvent par une difficulté pour avaler et de la fièvre.

Les Tests Rapides d'Orientation Diagnostique (TROD) sont des outils essentiels de la lutte contre l'antibiorésistance, notamment les TROD angine. Le TROD angine, appelé aussi test rapide angine, est un prélèvement de gorge réalisé par un médecin ou un pharmacien. Il permet de vérifier l'origine virale ou bactérienne de l'angine en quelques minutes. Les TROD angine permettent donc de ne prendre des antibiotiques que lorsque c'est nécessaire et de préserver leur efficacité en évitant la résistance bactérienne aux antibiotiques (appelée aussi antibiorésistance).

Le saviez-vous : Plus de 80% des angines sont en effet d'origine virale et ne nécessitent pas d'antibiotiques. Pour rappel, les antibiotiques sont efficaces uniquement dans le cas d'infections bactériennes.

Où réaliser un test rapide Angine ?

Le test rapide angine s'effectue chez le médecin ou en pharmacie d'officine.

Le médecin peut effectuer le test rapide angine lors de la consultation. 
Depuis le 1er juillet 2021, le pharmacien peut de nouveau réaliser le test rapide angine en pharmacie d'officine quand les symptômes présentés par le patient le justifient, en l'absence de consultation médicale préalable, chez les enfants âgés de 10 ans et plus, et chez les adultes. En cas de résultat positif du test, le pharmacien orientera le patient vers son médecin. 
Depuis le 13 décembre 2021, en cas de suspicion d'angine à streptocoque du groupe A, le médecin a la possibilité de faire figurer sur l'ordonnance la mention « si TROD angine positif, sous x jours calendaires ». Cette mention permettra au pharmacien de ne délivrer l'antibiotique que si le résultat du TROD angine réalisé en pharmacie d'officine est positif, dans un délai de 7 jours maximum. A noter que les principes actifs entrant dans la composition des médicaments qui relèvent de cette situation médicale sont les suivants : amoxicilline, cefuroxime (sous forme de céfuroxime axétil), cefpodoxime, azithromycine, clarithromycine, josamycine.

Si vous êtes sous traitement antibiotique suite à un diagnostic d'angine d'origine bactérienne, n'oubliez pas d'appliquer les bons gestes pour préserver l'efficacité des antibiotiques !

Il est important de respecter dans tous les cas les mesures de prévention de transmission des infections, notamment les gestes barrières.

Pour éviter que les bactéries deviennent résistantes au traitement et ainsi maintenir l'efficacité des antibiotiques lorsqu'ils sont nécessaires, Antibio'Malin m'aide à mieux utiliser ces médicaments et à les prendre à bon escient.
Pour tout savoir, je consulte Antibio'Malin.

Ressources utiles | Vidéos

Liens utiles

L'Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (ANSM) a publié un rapport sur les tests rapides oro-pharyngés de dépistage des angines à Streptocoque bêta-hémolytique du groupe A. Afin de permettre un choix éclairé des pharmaciens, les dispositifs médicaux et leurs caractéristiques sont listés dans ce rapport.

Communiqué de presse du 15 juin 2021 " Le ministère des Solidarités et de la Santé annonce la prise en charge des tests rapides angine réalisés en pharmacie d'officine"

Les liens ci-dessous présentent les textes relatifs à la pratique des TROD Angine (la liste sera actualisée régulièrement) :

Arrêté du 13 décembre 2021 fixant la liste des médicaments pour lesquels il peut être recouru à une ordonnance de dispensation conditionnelle et les mentions à faire figurer sur cette ordonnance

Décret n°2021-1631 du 13 décembre 2021, relatif aux modalités d'utilisation d'une ordonnance de dispensation conditionnelle de médicaments mentionnée à l'article L. 5121-12-1-1 du code de la santé publique

Arrêté du 29 juin 2021 fixant les conditions de réalisation des tests rapides oro-pharyngés d'orientation diagnostique des angines à streptocoque du groupe A par les pharmaciens d'officine

Décret n° 2020-823 du 30 juin 2020 relatif aux conditions de prise en charge par l'assurance maladie des honoraires dus et aux pharmaciens et des prestations qu'ils réalisent mentionnés à l'article L. 162-16-1 du code de la sécurité sociale

Arrêté du 30 janvier 2020 fixant les tests de diagnostic rapide pouvant être réalisés par les pharmaciens et qui donnent lieu à la tarification de la prestation prévue au 16° de l'article L. 162-16-1 du code de la sécurité sociale

Arrêté du 1er août 2016 déterminant la liste des tests, recueils et traitements de signaux biologiques qui ne constituent pas un examen de biologie médicale, les catégories de personnes pouvant les réaliser et les conditions de réalisation de certains de ces tests, recueils et traitements de signaux biologiques

Avenant n°18 à la convention nationale du 4 avril 2012 organisant les rapports entre les pharmaciens titulaires d'officine et l'Assurance Maladie

Un groupe de travail pluriprofessionnel a d'ores et déjà produit des documents relatifs au TROD Angine à destination des médecins et pharmaciens. Ce groupe de travail inclut des représentants des organisations suivantes : Agences régionales de Santé, Collège de la Médecine Générale, Conseil National Professionnel pharmacie officine et hospitalière, Comité d'éducation sanitaire et sociale de la pharmacie française, Conseil National de l'Ordre des Pharmaciens, Conseil National Professionnel d'ORL et Chirurgie Cervico-Faciale, Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française, Société française de pédiatrie / Groupe de Pathologie Infectieuse Pédiatrique et Association française de pédiatrie ambulatoire, URPS Pharmaciens.

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/les-antibiotiques-des-medicaments-essentiels-a-preserver/des-politiques-publiques-pour-preserver-l-efficacite-des-antibiotiques/article/tests-rapides-angine

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.

Ministère chargé de la santé
Anonyme (non vérifié)
Anonyme (non vérifié)

Journée de la trisomie 21 : 21 mars

Actualité

Publié le 06/11/2024

Information proposée par Mon Parcours Handicap pour les personnes handicapées et leurs aidants

Comme chaque année ce 21 mars a lieu la Journée mondiale de la Trisomie 21. L'occasion de sensibiliser le grand public et de faire un point sur ce syndrome découvert en 1959, le dépistage de la trisomie 21 et sa prise en charge.

Par qui la trisomie 21 a-t-elle été découverte ?

La trisomie 21 a été découverte par un groupe de médecins français : Marthe Gautier, Jérôme Lejeune et Raymond Turpin.

Qu’est-ce que la trisomie 21 ?

Parfois appelée syndrome de Down, la trisomie 21 correspond à une anomalie génétique chromosomique. C’est l’une des anomalies chromosomiques les plus fréquentes. Elle concerne environ 1 grossesse sur 400.

Les personnes porteuses de ce syndrome ont un chromosome supplémentaire. Elles ont 3 chromosomes 21 au lieu de 2, ce qui provoque généralement divers degrés de déficience intellectuelle et physique et des problèmes médicaux associés.

Selon la nature de l’anomalie chromosomique, il existe plusieurs formes de trisomie 21 :

  • la trisomie 21 libre et homogène : la personne est porteuse de trois chromosomes 21 entiers au lieu de 2. Chaque cellule contient 47 chromosomes au lieu de 46 ;
  • la trisomie en mosaïque : la personne concernée est porteuse de deux catégories de cellules, les unes, normales avec 46 chromosomes, les autres avec 47 chromosomes, dont trois chromosomes 21 ;
  • la trisomie par translocation : la personne concernée possède deux chromosomes 21 libres, le troisième n’est pas libre mais lié à un autre chromosome :
  • la trisomie partielle : seule une seule partie du chromosome 21 est en surnombre.
    Attention ! Résultant d’une anomalie chromosomique, la trisomie 21 n’est pas considérée comme une maladie.

Quelles sont les conséquences de la trisomie 21 ?

La trisomie 21 entraîne des conséquences physiques et physiologiques pour les personnes atteintes lesquelles varient d’une personne à l’autre.

Parmi ces conséquences :

  • une hypotonie musculaire (baisse du tonus musculaire) ;
  • des signes morphologiques caractéristiques (un visage rond avec un petit nez à la racine aplatie, une nuque plate, des mains et des pieds petits…) ;
  • des troubles de la croissance ;
  • des malformations congénitales (malformation cardiaque, malformation digestive ou rénale plus rarement) ;
  • une cataracte congénitale ;
  • une déficience intellectuelle variable, souvent légère ;
  • un retard de développement psychomoteur.
     

Les personnes atteintes de trisomie 21 présentent un risque accru de développer certaines pathologies par rapport à la population générale (maladies infectieuses, problèmes dentaires et/ou digestifs, problèmes visuels, surdité précoce, maladies auto-immunes et/ou endocriniennes, apnées du sommeil, leucémies, troubles ostéo-articulaires, maladies du cœur…).

En quoi consiste le dépistage de la trisomie 21 ?

Le diagnostic de la trisomie 21 peut se faire soit en période prénatale, soit en période postnatale.

En période prénatale

La loi prévoit qu’au cours de leur grossesse toutes les femmes soient informées de la possibilité de réaliser un dépistage de la trisomie 21. Pris en charge par l’assurance maladie, ce dépistage a pour objectif d’évaluer la probabilité que le fœtus ait ou non une trisomie 21. Il n’est pas obligatoire. Vous avez en effet le choix de réaliser ou non ce dépistage. Votre consentement écrit sera demandé à chaque étape du dépistage.

Au premier trimestre de votre grossesse, le dépistage repose sur :

  • la mesure de la clarté nucale du fœtus, grâce à une échographie : lorsque l’espace situé au niveau de la nuque du fœtus est trop grand, il peut être le signe d’une anomalie chromosomique ;
  • le dosage de marqueurs sériques grâce à une prise de sang : un taux plus élevé ou plus bas que la moyenne peut être le signe d'une trisomie 21.


À l’issue de ces examens, si votre risque est :

  • inférieur à 1/1000 : le dépistage s'arrête là et vous continuez le suivi habituel de votre grossesse ;
  • compris entre 1/1000 et 1/51 : vous avez la possibilité d’aller plus loin dans le dépistage en réalisant un test complémentaire pour préciser le risque.  Il s’agit du test ADN libre circulant dans le sang maternel qui s’effectue à partir d’une prise de sang. Si le résultat est positif, la présence d’une trisomie 21 est très probable. Un examen diagnostique devra être effectué pour le confirmer ;
  • supérieur ou égal à 1/50 : un examen diagnostique consistant à analyser les chromosomes du fœtus vous est directement proposé. Il s’effectue soit, le plus souvent, après une amniocentèse (prélèvement d’un échantillon de liquide amniotique), soit après une choriocentèse (prélèvement d’un échantillon du placenta). 

À noter

Si toutes les grossesses peuvent être concernées par une trisomie 21, il faut savoir que le risque augmente avec l’âge.

Si le diagnostic montre que le fœtus n’a pas de trisomie 21, le suivi habituel de votre grossesse se poursuit.

Si le diagnostic de trisomie 21 est confirmé, vous avez le choix de :

  • poursuivre votre grossesse et d’accueillir votre enfant en mettant en place un suivi adapté, et en vous renseignant sur les possibilités de prise en charge et les aides dont vous pouvez bénéficier ;
  • demander une interruption médicale de grossesse.

Pour vous aider dans votre réflexion et à prendre une décision, sachez que vous pouvez :

  • consulter et échanger avec les professionnels de santé qui vous entourent (gynécologue-obstétricien, radiologues, sage-femme, médecin généraliste, pédiatre, généticiens, psychologues) ;
  • contacter des associations de familles vivant avec des personnes porteuses de trisomie 21.

Trisomie 21 France

Trisomie 21 France fédère des associations qui réunissent parents, personnes avec une trisomie 21 et professionnels. Elle comprend plusieurs antennes réparties partout en France et permet d’en savoir plus sur la vie avec une trisomie 21.

Consultez le site de Trisomie 21 France

En période postnatale

S'il n'a pas été dépisté durant la grossesse, le diagnostic de trisomie 21 est évoqué durant les premiers jours qui suivent la naissance de l’enfant par les professionnels de santé en charge de son suivi devant l’association :

  • d’un morphotype facial évocateur ;
  • d’une hypotonie axiale ;
  • d’un  souffle systolique à l’auscultation évoquant une cardiopathie (en cas de cardiopathie associée).
     

Toute suspicion diagnostique doit être confirmée par la réalisation d’un caryotype constitutionnel permettant de dénombrer, d’identifier et d’effectuer une étude morphologique des chromosomes. 

Comment la trisomie 21 est-elle prise en charge ?

Pour prévenir les risques de complications et offrir la meilleure qualité de vie possible aux personnes porteuses de la trisomie 21, une prise en charge adaptée et un suivi médical spécifique sont nécessaires dès la naissance et tout du long de la vie de la personne.

La prise en charge et l’accompagnement des personnes atteintes de trisomie 21 repose sur une complémentarité de professionnels et différentes approches thérapeutiques :

  • médicaux (médecin généraliste, pédiatre, dentistes…) ;
  • paramédicaux (orthophonie, kinésithérapie, psychomotricité, psychologue…) ;
  • et sociaux spécialisés dans l’accompagnement du handicap et, si possible, de la trisomie 21.

Sites et liens utiles à consulter

À retrouver sur https://www.monparcourshandicap.gouv.fr/actualite/journee-de-la-trisomie-21-21-mars-2023

Mon Parcours Handicap est le site officiel d'information, d'orientation et de services à destination des personnes en situation de handicap et de leurs aidants.

 

Ce site est développé par la CNSA, Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, en partenariat avec la Caisse des dépôts. Il existe une communauté d’usagers sur laquelle ils peuvent s’inscrire et participer au développement du contenu du site.

Mon Parcours Handicap pour les personnes handicapées et leurs aidants

Quels sont les risques liés à la pollution de l'eau ?

Article

Publié le 20/06/2023

Information proposée par Santé publique France

La pollution de l'eau peut être entraîner des pathologies d'origine infectieuse (gastro-entérites, hépatites virales, légionelloses) ou liées à la pollution chimique.

Si la lutte contre les maladies liées à l’eau d’alimentation reste un enjeu majeur dans les pays en voie de développement, l’eau du robinet bénéficie en France, comme dans les pays développés, d’un contrôle de qualité permettant de surveiller sa conformité alimentaire. Certaines petites installations rurales et surtout montagnardes présentent des pollutions microbiennes, souvent liées à la présence d’animaux sur le bassin versant, beaucoup plus fréquentes que les réseaux des grandes villes. 

Quelques populations sensibles font l’objet de préconisations restrictives. Il est déconseillé aux sujets immunodéprimés sévères, comme les porteurs du VIH, de consommer l’eau du robinet afin d’éviter tout risque infectieux. L’eau dont la teneur en nitrates est supérieure à 25 mg/L est déconseillée aux nourrissons et aux femmes enceintes.

Les pathologies infectieuses

La pollution de l’eau par des micro-organismes peut entraîner :

  • Des gastro-entérites aiguës qui, lorsqu’elles sont d’origine bactérienne, peuvent âtre à l’origine de complications comme la dyspepsie (douleurs abdominales chroniques due à la perte de l’élasticité de la paroi intestinale) ou des complications graves telles que l’arthrite réactive, le syndrome de Guillain-Barré et le syndrome hémolytique urémique.
  • Des hépatites virales A ou E.
  • Des ulcères ou cancers de l’estomac liés à Helicobacter pylori.
  • Des légionelloses surtout chez les personnes immunologiquement fragiles, etc.

Les pathologies liées à la pollution chimique

Les pathologies liées à la pollution chimique dépendent de nombreux facteurs tels que : 

  • le type de polluant,
  • la dose d’exposition,
  • la durée d’exposition.

La France bénéficie d’une surveillance régulière de la qualité de l’eau de distribution et la maîtrise du risque toxique est conditionnée par le respect des limites de qualité pour les composés toxiques. Néanmoins, le respect des limites de potabilité pour certains polluants, comme l’arsenic, qui nécessitent des traitements coûteux, est parfois difficile à atteindre pour des petites communes dans les délais exigés par la réglementation. 

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) est chargée d’évaluer les risques sanitaires liés à des dépassements sur les limites et références de qualité de l’eau destinée à la consommation humaine pour chacun des paramètres inscrits au code de la santé publique.

Les pathologies liées à la pollution de l’eau d’origine chimique peuvent être :

  • des intoxications ponctuelles, le plus souvent liés à une détérioration de la qualité de l’eau à l’intérieur des bâtiments (relargage de plomb ou de cuivre), 
  • mais surtout des cancers dus à des expositions chroniques (plus de 10 ans et jusqu’à 40 ans). Ces maladies représentent la plupart des pathologies associées aux polluants chimiques de l’eau de distribution observables aujourd’hui. Différentes localisations cancéreuses ont été associées à l’arsenic hydrique (cancers de la peau, la vessie, le rein, le poumon) et aux sous-produits de chloration (vessie, colorectal). La difficulté à reconstituer des expositions anciennes et à prendre en compte les nombreux autres facteurs de risques (tabac, alimentation…) pour ces types de cancers expliquent souvent les divergences observées dans les études épidémiologiques.

Plus récemment, l’effet adverse de certains polluants hydriques sur la reproduction et le développement des fœtus a été évoqué sans pour autant apporter d’éléments probants en faveur de l’existence d’un risque. Pour exemple, les nombreuses études épidémiologiques sur les sous-produits de chloration n’ont à ce jour pas mis en évidence de lien entre ces composés et les effets sur la reproduction et le développement.

Le risque lié à la présence de résidus de médicaments dans les eaux naturelles, à travers la consommation de l’eau du robinet produite à partir de ces eaux naturelles, est à l’état d’hypothèse. Cette hypothèse s’appuie plus sur le grand nombre de molécules impliquées que sur les concentrations atteintes par une molécule donnée dans l’eau du robinet. Quelle que soit la molécule considérée, la dose absorbée par consommation d’eau durant toute une vie reste en effet inférieure à une dose thérapeutique quotidienne. Actuellement, aucune donnée épidémiologique n’indique d’effet sur la santé humaine.

Produit / Agent pathogène Maladies Risque en France Rôle de l'eau distribuée en France Population à risque
Risques sanitaires liés à l'eau potable
Microbes entériques Gastro-entérites, hépatite A, ulcère et cancer de l'estomac Localement préoccupant Faible moyen selon le lieu Populations alimentées par des très petites unités de distribution (campagne, montagne). 
Personnes immunodéprimées
Légionelles et plus particulièrement L. pneumophila Légionellose 1 500 cas annuels 10 à 30% (douche) Personnes âgées ou immunodéprimées, fumeurs…
Risque toxique
Sous-produits de désinfection Cancers colorectal, de la vessie Localement préoccupant, en régression ~100 % Populations alimentées par des eaux de surface (retenue, lacs, rivière) ; fœtus
Arsenic Cancers de la vessie, du rein, de la peau, du poumon Localement préoccupant, en régression ~100 % Certaines populations d’Auvergne, de Savoie…
Plomb Saturnisme (retard mental...) Faible Faible actuellement Enfants ; Populations précaires (exposition par les peintures anciennes…), foyers alimentés par des canalisations en plomb et une eau peu minéralisée (Vosges…)
Nitrates (NO3) Méthémoglobinémie Absence de cas rapportés Faible à moyen Nourrissons, femmes enceintes
Pesticides Cancers, effets reprotoxiques, effets neurotoxiques Risque non établi (exposition environnementale) Très faible, exposition essentiellement par les aliments Agriculteurs, particuliers utilisateurs (plantes…), résidents proche de zones d’épandage
Résidus de médicaments Aucun effet spécifique connu à ce jour Risque non établi Très faible  

Ce tableau a été établi par Santé publique France sur la base de la littérature internationale et de ses propres travaux.

À retrouver sur https://www.santepubliquefrance.fr/determinants-de-sante/pollution-et-sante/eau/les-enjeux-de-sante/quels-sont-les-risques-lies-a-la-pollution-de-l-eau

Forte de ses compétences en épidémiologie, en prévention, et dans l'intervention auprès des publics, l'agence couvre, par ses missions, un champ large d’activités, de la connaissance à l’action.
Santé publique France a pour mission de protéger efficacement la santé des populations.
Par la veille et la surveillance épidémiologiques, l'agence anticipe et alerte. Par sa maîtrise des dispositifs de prévention et de préparation à l’urgence sanitaire, elle accompagne les acteurs engagés de la santé publique. Ancrée dans les territoires, elle mesure l’état de santé et déploie ses dispositifs au plus près des publics, dans un souci constant de fonder une connaissance juste et de proposer des réponses adaptées.

Santé publique France
Anonyme (non vérifié)
Anonyme (non vérifié)
S'abonner à