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Article
Publié le 26/03/2026
Information proposée par Ministère chargé de la santé
L'eau du robinet est en France l'aliment le plus contrôlé. Elle fait l'objet d'un suivi sanitaire permanent, destiné à en garantir la sécurité sanitaire, depuis le captage dans le milieu naturel, jusqu'au robinet du consommateur.
Le suivi sanitaire de l'eau comprend à la fois :
La surveillance se compose :
Le contrôle sanitaire mis en œuvre par les Agences régionales de santé (ARS) comprend :
Les programmes de contrôle mis en œuvre par les ARS, en application des dispositions de la Directive européenne 2020/2184 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine et du Code de la santé publique, portent sur des paramètres microbiologiques, physico-chimiques ou radiologiques afin de s'assurer que les eaux sont conformes aux exigences de qualité réglementaires et ne présentent pas de risque pour la santé des consommateurs.
Les prélèvements et analyses sont réalisés par des laboratoires agréés pour le contrôle sanitaire des eaux au titre du code de la santé publique et retenus par les Agences régionales de santé après mise en concurrence.
Les fréquences de prélèvements et les types d'analyses à effectuer sont fixés réglementairement, en application du Code de la santé publique :
| DEBIT (m³/jour) |
FRÉQUENCE MINIMALE ANNUELLE pour les analyses au point de mise en distribution ou aux robinets normalement utilisés par les consommateurs | |
| Analyse de routine | Analyse complémentaire | |
| De 0 à 9 | 3 | 0,1 |
| De 10 à 99 | 6 | 0,2 |
| De 100 à 399 | 8 | 1 |
| De 400 à 1000 | 12 | 1 |
| De 1001 à 10 000 |
17 | à partir de 2 |
| De 10 001 à 100 000 |
à partir de 34 | à partir de 4 |
| A partir de 100 001 |
à partir de 304 | à partir de 13 |
La fréquence de contrôle peut être adaptée par l'Agence régionale de santé, sous condition, en fonction du contexte local (à la baisse ou à la hausse).
Ce contrôle sanitaire donne lieu chaque année à la réalisation de près de 320 000 prélèvements d'eau et de plus de 18,5 millions d'analyses.
Les exigences de qualité auxquelles doivent satisfaire les valeurs mesurées pour chaque paramètre sont précisées par le Code de la santé publique, en application de la Directive européenne 2020/2184 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine.
En France, les exigences de qualité sont classées en deux groupes :
Ces exigences de qualité sont notamment fondées sur les évaluations menées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour établir des « valeurs guides » en fonction des connaissances scientifiques et médicales disponibles. Une valeur guide est une estimation de la concentration d'une substance dans l'eau de boisson, qui ne présente aucun risque pour la santé d'une personne qui consommerait cette eau pendant toute sa vie.
En complément, d'autres valeurs complémentaires ont été définies par le code de la santé publique :
La gestion des situations de non respect des exigences de qualité des eaux distribuées au robinet est très encadrée par la réglementation : elle repose sur l'appréciation, en particulier par l'Agence régionale de santé (ARS), de la situation et des risques encourus par la population. En cas de dépassement d'une limite de qualité, la personne responsable de la production et distribution de l'eau doit immédiatement informer le maire et les autorités sanitaires (ARS), procéder à une enquête afin de déterminer les causes du problème et porter les résultats de celle-ci à la connaissance du maire et de l'ARS. Il doit également prendre toutes les mesures nécessaires pour rétablir la qualité de l'eau. En cas de risque pour la santé, l'exploitant en liaison avec l'ARS diffuse des recommandations d'usage à la population, en particulier aux groupes de population les plus sensibles.
→ Pour en savoir plus sur les dérogations aux limites de qualité de l'eau du robinet
L'ensemble des résultats des analyses réalisées dans le cadre du contrôle sanitaire de l'eau du robinet mis en œuvre par les ARS alimente la base de données nationale « SISE-Eaux d'alimentation » du Ministère chargé de la santé. Cette base de données, créée en 1994, contient ainsi plus de 130 millions de résultats d'analyses mais également la modélisation des 33 500 captages, 16 300 stations de traitement et 25 300 unités de distribution d'eau potable. « SISE-Eaux d'alimentation » est la plus grande base de données du Ministère chargé de la santé.
L'adoption d'un modèle de données unique permet l'exploitation des données de la base « SISE-Eaux » à l'échelle départementale, régionale ou nationale, ou encore à l'échelle des bassins hydrographiques. Les bilans sur la qualité des eaux diffusés par le Ministère chargé de la santé et les ARS se basent en très grande partie sur l'analyse des données de cette base nationale. « SISE-Eaux » permet de répondre à des obligations locales, nationales et européennes, notamment en matière d'information du public.
Plus précisément, « SISE-Eaux » permet aux ARS :
« SISE-Eaux » permet au Ministère chargé de la santé :
La base « SISE-Eaux » alimente aussi le portail national d'accès aux données sur les eaux souterraines (ADES) géré par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) ainsi que le Système d'information sur les services publics de l'eau et de l'assainissement (SISPEA) géré par l'Office français de la biodiversité (OFB).
À retrouver sur https://sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/article/le-controle-de-la-qualite-de-l-eau-du-robinet
Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.
Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.
Ministère chargé de la santéArticle
Publié le 26/02/2025
Chacun doit avoir accès, d'une part, à une alimentation sûre, diversifiée, en quantité suffisante, de bonne qualité gustative et nutritionnelle, issue d'une agriculture durable et, d'autre part, à un environnement qui facilite les choix alimentaires favorables pour la santé et la pratique au quotidien de l'activité physique tout en limitant les comportements sédentaires.
Si les études récentes montrent que le surpoids et l'obésité tant chez les adultes que chez les enfants se sont stabilisés, cette stabilisation survient à un niveau qui, bien que moins mauvais comparativement à celui de nombreux autres pays européens, demeure trop élevé. Ainsi près de la moitié des adultes et 17 % des enfants sont en surpoids ou obèses en France aujourd'hui, avec des inégalités sociales encore très marquées. D'autres indicateurs n'évoluent pas de façon favorable. La croissance de la prévalence du diabète de type 2 se poursuit ; la pratique d'activité physique tend à décroître, particulièrement chez les femmes et les enfants, et reste très insuffisante. Les comportements sédentaires ont fortement augmenté ces dix dernières années. La consommation de sel, après avoir diminué au début des années 2000, stagne à un niveau beaucoup trop élevé, celle de sucre est trop importante tandis que la consommation de fruits et légumes et de fibres est beaucoup trop faible.
Les attentes de nos concitoyens sont donc fortes pour une meilleure qualité nutritionnelle de l'alimentation. Mais au-delà, le consommateur recherche également des productions locales, de saison, ou sous signe de qualité, une plus grande transparence. Il s'agit donc de promouvoir une alimentation ancrée dans les territoires en lien avec une agriculture résiliente tournée vers la transition agro-écologique. Cette démarche passe par une approche cohérence de l'action publique permettant de mettre en perspective tous les enjeux attachés à notre alimentation, en s'appuyant sur l'ensemble des acteurs et des parties prenantes au sein de la chaîne alimentaire. De nombreuses actions seront engagées et poursuivies pour faire évoluer l'offre alimentaire, lutter contre la précarité et le gaspillage alimentaire, favoriser la relocalisation de notre alimentation à travers la mise en place des circuits courts et de proximité, mais également renforcer l'éducation à l'alimentation et promouvoir notre patrimoine culinaire d'exception.
Objectifs
– UNE ALIMENTATION FAVORABLE A LA SANTE POUR TOUS
– UNE ALIMENTATION PLUS DURABLE ET SOLIDAIRE
– UNE PLUS GRANDE CONFIANCE DANS NOTRE ALIMENTATION
– DE MEILLEURS DEPISTAGES ET PRISES EN CHARGE DES PATHOLOGIES LIEES A LA NUTRITION
– NOS TERRITOIRES EN ACTION
1. Promouvoir les nouveaux repères nutritionnels : permettre à tous les Français de connaître les bons réflexes alimentaires pour leur santé en actualisant, dès 2019, le site manger-bouger et la fabrique à menu pour faciliter la mise en oeuvre par tous des nouvelles recommandations alimentaires, activité physique et sédentarité.
2. Augmenter les fibres, réduire les quantités de sel, sucres, gras dans les aliments de consommation courante par un engagement ferme des acteurs économiques dès 2020 et promouvoir le Nutri-Score, afin d'améliorer la qualité nutritionnelle de tous les aliments transformés en favorisant les démarches volontaires des professionnels.
3. Réduire la consommation de sel de 30 % d'ici 2025 (engagement de la France auprès de l'OMS). Pour le pain, qui représente de l'ordre de 25 % de l'apport en sel quotidien des Français, une réflexion sera engagée dès 2019 avec les professionnels afin de déterminer le taux cible et les actions à conduire pour y parvenir.
4. Protéger les enfants et les adolescents d'une exposition à la publicité pour des aliments et boissons non recommandés : encourager la mise en place de codes de conduite en s'appuyant sur les nouvelles dispositions de la directive européenne sur les services de médias audiovisuels.
5. Permettre à tous de bénéficier d'une restauration collective de qualité en toute transparence : assurer la montée en gamme de la restauration collective par un approvisionnement de 50 % de produits bio, durables et de qualité d'ici 2022 et
promouvoir le Nutri-Score dans ce secteur.
6. Organiser dès 2020 la journée nationale « Les Coulisses de l'alimentation » sur le modèle des Journées du Patrimoine où les professionnels de l'alimentation proposeront un large choix d'événements pédagogiques et de découverte au public (journées portes ouvertes, dégustations, visites dans les centres de formation, organisation de conférences et de débats).
7. Étendre l'éducation à l'alimentation de la maternelle au lycée : des outils pédagogiques pour l'éducation à l'alimentation seront mis à disposition en 2019 pour couvrir tous les âges tels qu'un vade-mecum et une boîte à outils éducative sur le portail « alimentation » du site internet Eduscol et déploiement des classes du goût.
8. Veiller à l'alimentation de nos ainés : prévenir la dénutrition en sensibilisant le grand public et les professionnels de santé et du secteur social en mettant en place chaque année « une semaine nationale de la dénutrition ».
9. Promouvoir et partager au niveau national les actions locales innovantes, sources de créativité : dans chaque département, d'ici 2023, ces initiatives seront valorisées dans le cadre des projets alimentaires territoriaux (PAT), des chartes « collectivités et entreprises actives du PNNS » et un colloque annuel sera organisé.
10. Étendre l'obligation de don des invendus alimentaires à la restauration collective et aux industriels et favoriser les dons par les filières agricoles : dès 2019, la restauration collective et les industries agro-alimentaires seront actrices de la lutte contre le gaspillage alimentaire et seront amenées à organiser des dons alimentaires aux associations.
11. S'assurer de la qualité et de la fiabilité des applications numériques informant le consommateur dans ses choix alimentaires : d'ici 2020, définir, en concertation avec les parties prenantes dans le cadre du Conseil national de la consommation (CNC), les conditions permettant de garantir au consommateur l'accès à une information pertinente et loyale lors de l'utilisation de ces applications.
Le programme alimentation – nutrition bénéficiera d'une enveloppe de près de 40 millions d'euros. Sur ce total, les 35 millions d'euros annuels de financement européen permettront en priorité de financer la montée en gamme des produits destinés à la restauration collective/scolaire. Les autres financements cibleront les actions prioritaires du programme alimentation - nutrition, notamment le déploiement des projets alimentaires territoriaux.
Les actions seront principalement portées par le ministère des Solidarités et de la Santé et par le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation ; d'autres ministères sont associés à leur mise en œuvre.
Ces dernières années, l'autoconsommation a rencontré un succès grandissant. On entend par « autoconsommation » le fait de consommer des produits qui ne sont pas passés par les réseaux commerciaux : par exemple, les fruits et légumes du jardin, les poissons pêchés dans le cadre du loisir, les champignons cueillis en forêt… Contrairement aux produits classiques, ceux-ci ne font pas l'objet de contrôles, et peuvent exposer les consommateurs à certains dangers. Afin de profiter des bienfaits de ces produits en toute sécurité, le Ministère des Solidarités et de la Santé a édité un petit guide sanitaire tout public.
Article
Publié le 27/07/2022
Information proposée par Ministère chargé de la santé
L'hépatite B est une maladie infectieuse due à un virus (VHB) qui peut devenir chronique et être à l'origine de complications graves (cirrhose et cancer du foie). Largement répandue, elle représente un problème important de santé publique. Elle se transmet par le sang, par contact sexuel et de la mère à l'enfant lors de l'accouchement. Elle peut être prévenue par un vaccin efficace et bien toléré.
Site de référence
Dossier "Hépatites virales" (Santé publique France)
À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/hepatites-virales/article/l-hepatite-b
Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.
Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.
Ministère chargé de la santéArticle
Publié le 27/07/2022
Information proposée par Ministère chargé de la santé
L'hépatite virale E est une maladie infectieuse due à un virus (VHE) dont les réservoirs sont l'homme et certaines espèces animales. Elle est fréquente dans les pays à faible niveau d'hygiène (cas sporadiques et épidémies). Dans les pays industrialisés, elle a été mise en évidence plus récemment (les deux premiers cas ont été rapportés en 1997).
Chez l'homme, la maladie se traduit par un tableau d'hépatite aiguë comme on peut l'observer pour l'hépatite virale A (HVA). Il s'agit d'une inflammation du foie habituellement bénigne, mais pouvant cependant être à l'origine de formes graves.
L'hépatite virale E (HVE) est une maladie infectieuse due à un virus (VHE) dont les réservoirs sont l'homme et certaines espèces animales. Elle est fréquente dans les pays à faible niveau d'hygiène (cas sporadiques et épidémies). Dans les pays industrialisés, elle a été mise en évidence plus récemment (les deux premiers cas ont été rapportés en 1997).
Il existe quatre groupes génétiques de l'hépatite E chez l'homme. Les génotypes 1 et 2 sont exclusivement présents chez l'homme, alors que les génotypes 3 et 4 sont retrouvés chez l'homme et l'animal. Les génotypes 1 et 2 sont issus de souches de régions d'endémicité (Asie, Afrique). Le génotype 3 a été mis en évidence en France et dans d'autres pays industrialisés. Le génotype 4 a été isolé en Asie du Sud-est.
Chez l'homme, la maladie se traduit par un tableau d'hépatite aiguë comme on peut l'observer pour l'hépatite virale A (HVA). Il s'agit d'une inflammation du foie habituellement bénigne, mais pouvant cependant être à l'origine de formes graves.
L'hépatite E (souches de génotype 1 et 2) est fréquente (endémo-épidémique) dans les pays à faible niveau d'hygiène où la fourniture en eau potable et l'assainissement ne sont pas maîtrisés. L'hépatite E est une des premières causes d'hépatite clinique aiguë en Asie, au Moyen-Orient ou en Afrique. On estime de 1 à 2 millions le nombre annuel de cas en Inde.
À l'opposé, l'hépatite E (souches de génotype 3) est responsable d'un petit nombre de cas dans les pays industrialisés. En France, le Centre national de référence (CNR) des hépatites à transmission entérique (hépatites A et E), reçoit les échantillons pour confirmer le diagnostic.
Depuis 2002 (date de la création du CNR hépatite E), on observe en France une augmentation du nombre de cas d'hépatite E. La mise en place d'un système de surveillance efficace, et l'augmentation du nombre de demandes de diagnostic peuvent être des facteurs expliquant en partie l'augmentation du nombre de cas. Le CNR a diagnostiqué en 2006, 38 cas d'hépatite E, en 2007, 113 cas, 218 cas en 2008 et 260 cas en 2009. Le CNR estime qu'il y a entre 200 et 300 nouveaux cas d'hépatite Epar an en France.
La majorité de ces cas identifiés sont des cas autochtones, c'est-à-dire que les personnes ont contracté la maladie en France.
Le virus de l'hépatite E se transmet principalement par voie alimentaire :
par la consommation d'eau non potable, c'est le mode de contamination dominant dans les pays en voie de développement
par la consommation de produits souillés : coquillages, légumes, fruits contaminés par contact avec une eau souillée (irrigation, lavage),
La transmission de l'hépatite E est aussi suspectée par la contamination manu portée liée à une hygiène des mains insuffisantes, par contact direct ou indirect avec les animaux vivants ou leurs carcasses (populations professionnelles particulièrement concernées : les chasseurs, les personnes travaillant dans les abattoirs, éleveurs et vétérinaires).
La transmission de l'hépatite E se fait rarement de personne à personne (transmission féco-orale) et exceptionnellement par produit biologique d'origine humaine.
Après une durée d'incubation de 20 à 75 jours (en moyenne 40 jours), l'hépatite E se présent sous les formes suivantes :
Des formes asymptomatiques dans la moitié des cas ;
Des formes symptomatiques, ressemblant à celles de l'hépatite A avec présence de signes généraux non spécifiques : nausées, vomissements, douleurs abdominales, souvent suivi par une jaunisse ;
Des formes graves d'hépatite virale E peuvent survenir chez les femmes enceintes, chez les personnes immunodéprimées ou des personnes présentant déjà des lésions du foie.
Précisions à destination des professionnels de santé :
Sur le plan clinique, l'hépatite E se présente comme une hépatite aigüe ictérique, comparable au tableau clinique observé pour l'hépatite A, associée sur le plan biologique à une cytolyse hépatique. L'évolution est favorable dans la majorité des cas, bien que des formes graves (hépatite fulminante) aient été décrites chez des femmes enceintes [1] dans certains pays à faible niveau d'hygiène, et chez des patients présentant une hépatopathie chronique sous jacente dans les pays industrialisés. Chaque année en France, un à deux cas d'hépatites E fulminantes sont ainsi greffés en urgence.
Chez les patients immunodéprimés (patients greffés, patients sous traitement immunosuppresseur, patients présentant une hémopathie, sujets, infectés par le VIH….), l'hépatite E peut évoluer vers un portage chronique du virus. On note la détection du génome viral pendant plus de 6 mois, dans 50 à 55% des cas suivant les séries de patients rapportées dans la littérature. Des tableaux de cirrhose documentée ont été observés. En France, 25 à 30 nouveaux cas d'hépatite E sont ainsi diagnostiqués par an chez de tels patients dont plus de 50% avaient été en contact avec le virus plusieurs années auparavant (données du CNR Hépatite E).
Les personnes les plus à risque de développer une forme grave d'hépatite E sont les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées ainsi que les personnes atteintes d'hépatopathie chronique.
Le diagnostic d'hépatite E repose sur la détection du virus par amplification génique (RT-PCR) et sur la détection des anticorps anti-VHE dans le sang (sérologie). Le virus peut être détecté par PCR dans le sérum et les selles quelques jours avant l'apparition de l'ictère et 3 à 4 semaines après la survenue de celui-ci.
Les résultats positifs doivent être confirmés auprès du Centre national de référence hépatites à transmission entérique (hépatites A et E).
Il n'existe actuellement aucun vaccin disponible dans le commerce permettant d'éviter l'hépatite E. S'agissant d'une maladie virale, les antibiotiques ne constituent pas un traitement adapté. On ne dispose d'aucun traitement pour infléchir l'infection. Par conséquent, la prévention (respect de certaines règles d'hygiène et de cuisson des aliments notamment) constitue l'approche la plus efficace contre la maladie.
En France, les produits alimentaires les plus à risque de transmettre l'hépatite E sont les produits à base de foie cru de porc (saucisses de foie fraîches ou sèches, foie sec et saucisses de foie sec et quenelle de foie …) consommés crus ou peu cuits. Des cas d'hépatite E ont été documentés après consommation de saucisses de foie cru de type figatellu.
La viande et les abats de sanglier ou de cerf notamment la fressure (cœur, rate, foie, poumons) consommés crus sont aussi des aliments à risque.
Les produits à base de foie cru de porc sont des spécialités régionales fabriquées par exemple en Corse, Languedoc-Roussillon, Midi Pyrénées, Provence Alpes Côte d'Azur et Alsace. S'agissant des produits de venaison, la France entière est concernée.
Il n'existe pas actuellement de traitement spécifique de l'hépatite E, ni vaccin commercialisé. En conséquence, la prévention constitue l'approche la plus efficace contre la maladie.
1. La prévention des cas importés repose sur les recommandations aux voyageurs sur les risques entériques du Haut Conseil de santé publique (BEH n° 21-21/2010, juin 2010).
2. La prévention de la transmission de la maladie en France se base sur :
Des recommandations plus spécifiques pour la prévention du VHE sont de consommer cuits à cœur les produits à base de foie cru de porc comme les saucisses de foie, les figatelli, les quenelles de foie ainsi que la viande de sanglier et de cerf. Un étiquetage des produits à base de foie cru de porc a été mis en place en mai 2009 et une information peut être donnée par le boucher ou le traiteur lors des achats.
Des recommandations fortes pour les personnes à risque de développer une forme grave d'hépatite E (patients immunodéprimés, patients atteints d'une hépatopathie chronique et femmes enceintes) :
Les produits les plus à risque sont ceux dont la transmission alimentaire a été démontrée : Les produits à base de foie cru de porc consommés en l'état (cru) ou habituellement insuffisamment cuits (saucisses de foie fraiches ou sèches, foie sec et saucisses de foie sec et quenelle de foie), les produits à base de sanglier ou de cerf (viande et abats) crus ou mal cuits (notamment la fressure (cœur, rate, foie, poumons) souvent consommée presque crue).
Pour ces personnes, en l'état actuel des connaissances, il convient de déconseiller de consommer les produits les plus à risque, même cuits.
Sans préjudice des autres dangers donnant lieu à d'autres recommandations, les produits cuits à cœur comme le jambon blanc, les pâtés de foie (émulsion chaude), les produits pasteurisés ne sont pas à risque vis à vis de l'hépatite E.
Pour les autres produits crus tels que le jambon cru, la viande de porc insuffisamment cuite etc., les études sont en cours pour caractériser le danger et les températures assainissantes. Aucune recommandation ne peut à ce jour être proposée et il convient de rappeler qu'aucun cas n'a actuellement été rapporté avec la consommation de ces produits
Est-ce que la cuisson tue le virus ? Quelles précautions à prendre pour ne pas contracter une hépatite E ?
Selon l'Anses, la cuisson si elle est effectuée à une température suffisamment élevée, est un traitement dont l'efficacité sur le virus hépatite E est très probable. L'Anses considère que les données sont insuffisantes pour proposer des modalités pratiques de cuisson efficace.
Pour plus d'informations, les 2 avis de l'ANSES :
En France depuis 2002, l'hépatite E est surveillée par le Centre national de référence (CNR) des virus des hépatites à transmission entérique (hépatite A et E)
Suite à l'augmentation progressive du nombre de cas d'hépatite E autochtone en France, les autorités sanitaires et notamment le Haut Comité de Santé Publique, l'Institut de veille sanitaire et le Centre national de référence pour les virus des hépatites à transmission entérique (hépatites A et E) ont mis en place une surveillance renforcée des cas humains d'hépatite E en 2010. L'objectif est de recenser et décrire les cas et de recueillir, en particulier pour les cas autochtones, des données supplémentaires sur les différents facteurs d'exposition et modes de contamination en France, pays non endémique de HVE. Les résultats seront disponibles fin 2011.
Par ailleurs, suite aux cas identifiés plus particulièrement en 2009 dans le sud de la France, en lien avec la consommation de certaines saucisses fraîches de foie, des recommandations ont été émises par les autorités sanitaires, notamment en ce qui concerne la cuisson des aliments, le respect des règles d'hygiène et la non consommation de certains produits par les populations à risque. Les personnes à risques sont informées de ce nouveau risque par le biais d'une information aux professionnels de santé ainsi qu'aux associations de patients concernées.
Le caractère zoonotique de l'hépatite E constitue un sujet de recherche d'importance. Parmi les travaux en cours :
Partenariat CNR / InvS : surveillance renforcée de l'hépatite E avec pour objectifs de décrire les caractéristiques cliniques et épidémiologiques des cas, de détecter et investiguer les cas groupés autochtones et caractériser les virus impliqués chez l'homme. Les premiers résultats seront disponibles fin 2011.
Deux projets de recherche sont soutenus par l'Agence Nationale de la Recherche. Le premier, PNRA 2007-008 HEVZOONEPI a pour objectif de déterminer le risque de contamination par le virus de l'hépatite E via l'alimentation. Le second, CES 2010 HEVECODYN, a pour objectif de caractériser la dynamique du virus de l'hépatite E dans les écosystèmes associés : des élevages de porcs et eaux usées aux coquillages.
Centre national de référence des virus des hépatites à transmission entérique A et E(CNR)
À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/hepatites-virales/article/l-hepatite-e
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Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.
Ministère chargé de la santéArticle
Publié le 27/07/2022
Information proposée par Ministère chargé de la santé
Avis et rapport du 13 février 2009 relatifs aux recommandations de vaccination préventive ciblée contre l'hépatite A (HCSP)
Avis du 13 février 2009 relatif à la vaccination autour d'un (ou de plusieurs) cas d'hépatite A (HCSP)
Dossier "Hépatites virales" (SpF)
Stratégies de dépistage biologique des hépatites virales B et C (HAS)
Guide patient. La prise en charge de votre maladie, l'hépatite C (HAS)
Guide patient. La prise en charge de votre maladie, l'hépatite B (HAS)
Avis du 13 février 2009 sur la vaccination de rattrapage contre l'hépatite B chez l'adolescent utilisant un schéma à 2 doses (HCSP)
Avis du 2 octobre 2008 relatif à la vaccination contre l'hépatite B (HCSP)
Dossier "Hépatites virales" (SpF)
Avis du 13 mars 2009 relatif à la surveillance de l'hépatite E en France (HCSP)
Dossier "Hépatites virales" (SpF)
À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/hepatites-virales/article/hepatites-virales-documents-de-reference
Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.
Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.
Ministère chargé de la santéArticle
Publié le 27/07/2022
Information proposée par Ministère chargé de la santé
L'hépatite C est une maladie infectieuse due à un virus (VHC) identifié en 1989 comme l'agent responsable de la plupart des hépatites appelées jusqu'alors "hépatites non-A non-B à transmission parentérale". Cette infection peut devenir chronique. La transmission du VHC résulte de la mise en contact du sang d'une personne infectée avec celui d'une personne non infectée, soit de manière directe ou indirecte (exemple matériel d'injection contaminé réutilisé).
Après la contamination, l'infection par le VHC est le plus souvent asymptomatique. Cette infection peut guérir spontanément sans traitement dans 20% à 40% des cas. Mais le plus souvent l'infection persiste (dans 60 à 80% des cas) et entraîne une hépatite chronique (charge virale VHC ou ARN VHC détectable dans le sang).
L'hépatite chronique peut évoluer après 20 à 30 ans vers une cirrhose du foie qui est responsable de décès par complications ou cancer du foie. Ainsi en France en 2001, on estimait le nombre annuel de décès imputables au VHC à plus de 2 600 (soit 4,5 décès pour 100 000 habitants). Parmi les personnes dont le décès était imputable au VHC, 95 % présentaient une cirrhose, 33 % un carcinome hépatocellulaire et 10% étaient co-infectées par le VIH. La consommation excessive d'alcool indiquait un âge au décès plus précoce.
Le traitement de l'hépatite C repose sur les antiviraux à action directe (AAD), qui sont disponibles depuis 2014 et désormais recommandés pour l'ensemble des personnes infectées. Ils permettent la guérison pour plus de 95% des patients. La prise en charge doit néanmoins être globale et multidisciplinaire pour notamment prendre en charge les comorbidités (consommation d'alcool, surcharge pondérale, diabète…). Il est également important d'assurer un suivi à long terme vis-à-vis du risque de carcinome hépatocellulaire et du risque de réinfection, à ne pas négliger chez les patients particulièrement exposés au VHC.
Consultez la fiche mémo "Hépatite C : prise en charge simplifiée chez l'adulte" (Haute Autorité de Santé - septembre 2019)
Dossier "Hépatites virales" (Santé publique France)
À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/hepatites-virales/article/l-hepatite-c
Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.
Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.
Ministère chargé de la santéArticle
Publié le 10/08/2023
Information proposée par Ministère chargé de la santé
La rage est une maladie virale qui touche les mammifères, notamment les chiens, les chats, les renards et les chauves-souris. Elle peut se transmettre à l'homme via la salive d'un animal atteint, par morsure, griffure ou léchage d'une blessure, d'une lésion cutanée récente ou d'une muqueuse.
La rage est une maladie mortelle si elle n'est pas traitée à temps. Chez l'homme, le traitement préventif de la rage humaine, administré après le contact avec un animal porteur, mais avant l'apparition des symptômes, est très efficace.
La France est officiellement indemne de rage depuis 2001.
– Vaccinations contre la rage et prophylaxie post-exposition. (Avis et rapport du HCSP février 2013)
À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/article/rage-pour-en-savoir-plus
Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.
Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.
Ministère chargé de la santéArticle
Publié le 23/05/2024
Information proposée par Ministère chargé de la santé
Le tatouage et le piercing concernent une part croissante de la population française (10% de la population générale et 20% de la population entre 25 et 34 ans portaient au moins un tatouage en 2010 – source IFOP).
Ces pratiques comportent des risques pour la santé liés aux pratiques et aux produits. Le risque de transmission de virus par le sang (virus des hépatites B et C, virus de l'immunodéficience humain) et d'infections bactériennes peut être maîtrisé par le respect de mesures d'hygiène. La réglementation limite par ailleurs l'emploi de certains produits et substances dans les encres de tatouage afin de prévenir les risques toxiques.
La mise en œuvre des techniques de tatouage par effraction cutanée (acte qui pénètre la peau), y compris de maquillage permanent, et de perçage corporel est réglementée [1].
Les actes réalisés sur les mineurs nécessitent le consentement d'une personne titulaire de l'autorité parentale. Les personnes réalisant ces pratiques sur une personne mineure doivent être en mesure, pendant trois ans, de présenter la preuve de ce consentement.
Les personnes qui mettent en œuvre les techniques de tatouage et de piercing, y compris par pistolet perce-oreille, informent leurs clients, avant qu'ils ne se soumettent à ces techniques, des risques auxquels ils s'exposent et, après la réalisation des gestes, des précautions à respecter. Cette information est affichée de manière visible dans le local où ces techniques sont pratiquées. Elle est remise par écrit aux clients [2].
Les risques infectieux liés aux pratiques du tatouage et du piercing peuvent être maîtrisés par le respect des bonnes pratiques d'hygiène [3].
Les règles applicables [4] comportent notamment :
– l'utilisation systématique de matériel à usage unique, chaque fois que ce matériel existe. A défaut, les matériels auront été stérilisés ou désinfectés selon leur nature ;
– le respect des règles concernant l'hygiène des mains par lavage ou friction hydro-alcoolique ;
– le port de gants ;
– la désinfection de la peau ou de la muqueuse du client ;
– l'organisation des locaux et leur entretien.
Les règles applicables [5] comportent notamment :
– l'utilisation d'un pistolet muni d'un dispositif d'effraction cutanée stérile ;
– l'usage pour un seul client de l'ensemble stérile constitué par le bijou de pose et le support ;
– le respect des règles concernant l'hygiène des mains par lavage ou friction hydro-alcoolique.
Les tatouages ne peuvent être effectués qu'avec des produits conformes à la réglementation en vigueur.
Un produit de tatouage est défini comme « toute substance ou préparation colorante destinée, par effraction cutanée, à créer une marque sur les parties superficielles du corps humain à l'exception des produits qui sont des dispositifs médicaux » [6].
Attention à ne pas confondre les produits de tatouage qui sont permanents ou semi-permanents avec les tatouages éphémères superficiels (décalcomanies par exemple) qui n'entrent pas dans cette catégorie de produits.
Les produits de tatouage font l'objet d'une réglementation nationale prévue dans le code de la santé publique (CSP) [7].
La mise sur le marché d'un produit de tatouage est conditionnée au respect de plusieurs exigences visant à s'assurer que le produit ne nuit pas à la santé humaine dans les conditions normales ou raisonnablement prévisibles d'utilisation.
– Désignation d'une personne responsable
Une personne responsable doit être identifiée pour chaque produit. Elle est chargée d'assurer le respect de la réglementation en vigueur.
La personne responsable peut être le fabricant, la personne pour le compte de laquelle les produits de tatouage sont fabriqués, ou la personne qui met sur le marché les produits de tatouage importés.
Il peut donc s'agir d'un tatoueur s'il achète ses produits directement en dehors du territoire national sans passer par un distributeur français.
La personne responsable doit notamment :
– déclarer son établissement et/ou son activité à l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) [8] ;
– produire un dossier d'information sur le produit [9] ;
– déclarer le produit aux centres antipoison [10] ;
– respecter les conditions d'étiquetage [11] ;
– mettre à disposition du public des informations liées à la composition et aux potentiels effets indésirables du produit [12].
– Évaluation de la sécurité du produit pour la santé humaine
Le produit doit faire l'objet d'une évaluation de la sécurité pour la santé humaine, réalisée par une personne qualifiée et conformément aux bonnes pratiques de laboratoire [13].
– Respect des règles de composition
Certaines substances sont interdites dans la composition des produits de tatouage [14]. Lorsqu'une substance n'est pas interdite, son utilisation est conditionnée à la réalisation d'une étude d'innocuité.
Les produits de tatouage font l'objet d'une vigilance destinée à surveiller, après leur mise sur le marché, les effets indésirables se produisant dans des conditions normales d'emploi du produit ou résultant d'un mésusage [15].
| Un effet indésirable grave est une réaction nocive et non prévisible, qu'elle se produise dans les conditions normales d'emploi du produit chez l'homme ou qu'elle résulte d'un mésusage, qui soit justifierait une hospitalisation, soit entraînerait une incapacité fonctionnelle permanente ou temporaire, une invalidité, une mise en jeu du pronostic vital immédiat, un décès ou une anomalie ou une malformation congénitale. Un effet indésirable est une réaction nocive et non recherchée, se produisant dans les conditions normales d'emploi d'un produit de tatouage ou résultant d'un mésusage de ce produit. Un mésusage est une utilisation non conforme à la destination du produit, à son usage habituel ou à son mode d'emploi, ou aux précautions particulières d'emploi du produit. |
La mise en œuvre de ce système national de vigilance est assurée par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) qui reçoit les déclarations et les exploite.
La personne responsable, les personnes qui réalisent des tatouages à titre professionnel (tatoueurs) et les professionnels de santé doivent déclarer à l'ANSM via www.signalement-sante.gouv.fr tout effet indésirable grave dont ils ont connaissance et sont incités à déclarer les autres effets indésirables.
Leur déclaration indique également les conditions dans lesquelles le tatouage a été pratiqué.
Les personnes qui ont été tatouées sont fortement encouragées à signaler à un professionnel de santé, [ou directement sur le portail www.signalement-sante.gouv.fr, tout effet indésirable qu'elles suspectent d'être lié à leur tatouage.
Les professionnels doivent déclarer leur activité au représentant de l'État dans le département [16], selon certaines modalités [17].
– Activité permanente
Le professionnel effectue une déclaration préalablement au démarrage de son activité permanente au préfet du département du lieu principal dans lequel cette activité sera exercée.
La cessation de l'activité est déclarée au préfet du département de déclaration au moins quinze jours avant.
Le transfert d'une activité sur un autre emplacement nécessite une nouvelle déclaration.
– Activité temporaire
Pour la mise en œuvre d'activités de tatouage et de perçage pour une durée n'excédant pas cinq jours ouvrés (par exemple des salons), le professionnel effectue la déclaration auprès du préfet du département du lieu de mise en œuvre de l'activité, en mentionnant notamment le lieu et les dates de mise en œuvre des techniques [18].
– Perçage du pavillon de l'oreille et de l'aile du nez par la technique du pistolet perce-oreille
Ce processus de déclaration ne concerne pas les personnes qui mettent en œuvre le perçage par pistolet perce-oreille et qui relèvent des listes de conventions collectives ou de références de la nomenclature d'activité française [19].
La mise en œuvre des techniques est soumise à une formation préalable aux règles d'hygiène et de salubrité [20].
Cette formation, dont le contenu pédagogique doit être détaillé, se déroule sur une durée minimale de 21 heures. Les modalités de délivrance aux professionnels concernés de l'attestation de formation et les modalités de l'information des autorités sont précisées dans le code de la santé publique [21].
La vaccination contre l'hépatite B des personnes qui pratiquent ces actes est fortement recommandée.
Les organismes de formation habilités figurent dans le tableau ci-dessous :
| REGION | NOM DE L'ORGANISME HABILITE | ADRESSE |
| Auvergne-Rhône-Alpes | Consultez la liste des organismes habilités pour la région | |
| Bourgogne-Franche-Conté | Centre hospitalier William Morey Service d'hygiène hospitalière |
4, rue du capitaine Drillien 71100 CHALON-SUR-SAONE |
| DOUDOU FORMATION | 45, chemin des Près de Vaux 25000 BESANCON |
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| Institut de formation des Professions de santé du CHU de Besançon | 44 Chemin du Sanatorium 25000 BESANCON |
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| Bretagne | Consultez la liste des organismes habilités pour la région | |
| Centre-Val de Loire | BEAUTE et CO | 8 rue Jousselin 45 000 ORLEANS |
| VERTHI'S INTERNATIONAL | 11, rue de la Pointe 41800 MONTOIRE SUR LE LOIR |
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| Corse | Chambre des Métiers et de l'Artisanat | 3, rue Marcel Paul 20200 BASTIA |
| Grand Est | DEFITEM | 138, rue Marguerite d'Anjou 54700 PONT-à-MOUSSON |
| Espace formations | 48 B rue de général de Gaulle 68190 ENSISHEIM |
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| Institut de formation des aides-soignants (IFAS) | Centre hospitalier départemental 17, rue de Strasbourg BP07 67241 BISCHWILLER |
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| Institut de formation en Soins infirmiers (IFSI) | 6, rue Thérèse BP 80229 57604 FORBACH CEDEX |
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| Institut de formation DIACONAT | Centre Alsace 201 avenue d'Alsace BP 20129 68021 COLMAR CEDEX Lieu de la formation : Pôle de santé privé du DIACONAT Centre Alsace 18, rue Charles Sandherr 68000 COLMAR |
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| C&R Formation | 110, rue de Fontenay 94300 VINCENNES Lieu de formation : La Chambre des métiers de Meurthe et Moselle 5, rue de Vologne 54520 LAXOU Lieu de formation : Maison de l'artisanat 12, rue des Métiers 68013 COLMAR |
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| CAP HYGIENE | Hotel Best Western 16, rue de Kuhn 67000 STRASBOURG |
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| Hauts de France | Consultez la liste des organismes habilités pour la région | |
| Ile de France | ABC Hygiène | 26 rue des Cordelières 75013 PARIS |
| Académie nationale des compétences | 60, rue François 1er 75008 PARIS |
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| ADS Formation et Produits | 13, rue Notre dame de Nazareth 75003 PARIS Lieu de formation : 75, rue de Clery 75002 PARIS |
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| ANNA DERMO | 38, rue Nationale 92100 BOULOGNE-BILLANCOURT |
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| ART SKIN MAKER | Zone de la tête Richard 95350 PISCOP |
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| AUDREY Tmp | 201, rue Carnot - BÂt A 94120 FONTENAY-SOUS-BOIS |
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| BEAUTE PARTNER | 9, rue Parrot 75012 PARIS |
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| BEAUTY EUROPA | 9, avenue de l'Europe 94320 THIAIS |
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| BELFORMATION | 46, rue du faubourg Saint-Martin 75010 PARIS |
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| CADE | 47 avenue du général Michel Bizot 75012 Paris |
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| CAROLE FRANCK | 6, place du Général Cahoux 75017 PARIS |
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| CASTLE TATTOO ACADEMY | 10, Cité Joly 75 011 PARIS |
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| Centre de Formation du CRIPS Ile- de- France | 14, rue Maublanc 75015 PARIS |
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| CFT - Centre Formation Tatouage | 75, avenue de Stalingrad 94120 FONTENAY-SOUS-BOIS |
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| CILS EXPERT (raison sociale : Angéliquement votre) | 12, rue Dugommier 75012 PARIS |
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| Comptoir Parisien d'Esthétique et Cosmétique | 12, rue Vivienne 75002 PARIS Lieu de formation : 280 rue saint Honoré 75001 PARIS |
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| CORPS TECH | 9, rue Constantine 69001 LYON |
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| DAFSI Formation | 20 Général Billotte 94400 CRETEIL |
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| DARK FRENCH ARTISTS | 4 bis, avenue de Chanzy 94210 LA VARENNE-SAINT-HILAIRE |
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| DERMACOLOR | 3, rue Léon Cogniet 75017 PARIS |
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| ECOLE FRANÇAISE DE TATOUAGE | 19, rue de Falkirk 94000 CRETEIL |
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| ECOLE FRANÇAISE DU LOOK | 5, rue de Lesseps 75020 PARIS |
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| EMALY | 5 bis, rue Denfert Rochereau 94170 LE PERREUX-SUR-MARNE |
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| EMMA DAHER | 1, allée de la Vanerie 78170 LA CELLE SAINT CLOUD |
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| EOMTP | 67, avenue André Morizet 92100 BOULOGNE |
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| EYES ACADEMY | 53, rue de l'Ourcq 75019 PARIS |
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| FABULOUS ASTHETICS ACADEMY and INSITUTE | 58 rue de l'Arcade 75008 PARIS |
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| FIRST LEAD | 10 rue de Penthièvre 75008 PARIS |
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| FORMACLEAN TATTOO | 11 place Fulgence Bienvenue 77600 BUSSY St GEORGES |
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| IFEP (Institut de formation européen de piercing) |
13, rue Basse 14000 CAEN Lieu de la formation : 12 place de la Défense maison de la Défense 92974 PARIS LA DEFENSE |
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| IMAG'IN | 204, Avenue du Maréchal Leclerc 91300 MASSY |
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| IMARA Institut | 11-13 Place du Colombier 77 127 SAINTLIEU |
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| LASHES OF DREAM | 1 sente du Haut-Pavé 95130 FRANCONVILLE Lieu de formation : 1 Boulevard Félix Faure 93200 SAINT-DENIS |
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| LE BOUDOIR DU REGARD | 146, rue de la Pompe 75016 PARIS Lieu de la formation : 30, rue Montrosier 92200 NEUILLY-SUR-SEINE |
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| LE NOUVEAU REGARD | 97, Rue du 11 novembre 93 300 NEUILLY-SUR-MARNE |
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| LISA BRON | Siège social : 5, avenue de France 91300 MASSY Adresse de formation : 30, rue Chemin vert 75011 PARIS |
|
| MAUD ACADEMY | 28, Avenue d'Iéna 75 116 PARIS |
|
| MEDKIMI BTP | 102, rue Germaine et Roger Lefèvre 91500 PARRAY-VIEILLE-POSTE |
|
| MIROIR MIROIR | 33, rue Rivay 92300 LEVALLOIS-PERRET |
|
| Organisme français de formation en hygiène | 2 passage Fol Avoine 78210 SONCHAMP Lieux de formation : – 75 avenue Parmentier – 75011 PARIS – 120 rue Jean- Jaurès – 92300 LEVALLOIS-PERRET – 8 rue des Frères Caudron – 78140 Vélizy VILLACOUBLAY |
|
| SARL C3 | 5, rue Chevreul 75011 PARIS |
|
| SARL STYLIDERM | 14, rue des Gambetta 93360 NEUILLY-PLAISANCE |
|
| SAS BEAUTY FORMATION | 174, avenue Charles de Gaulle 92200 NEUILLY-SUR-SEINE |
|
| SKIN PROTECH | 1 Sente de l'église 77470 FUBLAINES |
|
| U 44 Ingénierie Médicale | 6, rue Thomas Mann 75013 PARIS |
|
| VENT DE BEAUTE | 3, rue Thiers 75116 PARIS |
|
| WEK FORMATION | 18, rue de l'Ormeteau 77500 CHELLES |
|
| Normandie | SARL ELINOR | 9, rue Robert Houdin 14000 CAEN |
| IFEP (Institut de formation européen de piercing) | 13, rue Basse 14000 CAEN |
|
| 4C FORMATION | 26, rue du Champ des Oiseaux 76000 ROUEN |
|
| Ecole d'esthétique Catherine LORENE | 52, rue Jean Lecanuet 76000 ROUEN |
|
| Nouvelle Aquitaine | Consultez la liste des organismes habilités pour la région | |
| Occitanie | Consultez la liste des organismes habilités pour la région | |
| Océan Indien | CHU Site Félix Guyon | Route de Bellepierre 97405 SAINT-DENIS |
| CONVERGENCES PME | 139, rue d'Archambaud La Balance 97410 SAINT-PIERRE |
|
| Pays de la Loire | CHU NANTES Département des instituts de formation IFIS |
44000 NANTES |
| AESTHETICA Formation | Buro Club Place du Pdt Kennedy 49100 BOUAYE |
|
| CGFO | 15 rue des Filatures 44190 CLISSON |
|
| CORPS TECH FORMATION | Atlantique Business Center 5 rue Lenôtre 44000 NANTES |
|
| FORMABELLE | 6 allée commandant Charcot 44000 NANTES |
|
| IFEP (Institut de Formation Européen de Piercing) | Les Champs d'Avaux Route de Nantes Pornic 44830 BOUAYE |
|
| Nadia BEZLI Formation | Thera esthétique 1107 avenue J. Cartier 44800 St HERBLAIN |
|
| PACA | Consultez la liste des organismes habilités pour la région | |
– Ministère chargé de la Santé
Direction générale de la santé (DGS)
Sous-direction de la prévention des risques infectieux / Bureau des maladies infectieuses, des risques infectieux émergents et de la politique vaccinale
Sous-direction de la politique des produits de santé et de la qualité des pratiques et des soins / Bureau des dispositifs médicaux et des autres produits de santé
– Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM)
Direction de l'inspection
Direction des dispositifs médicaux thérapeutiques et des cosmétiques
– Agences régionales de santé (ARS)
– Directions départementales de la protection des populations (DDPP)
– Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES)
– Haut Conseil de la santé publique (HCSP)
– Sondage Ifop « Les français et les tatouages », juillet 2010
Lien vers le sondage
À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/qualite-des-soins-et-pratiques/securite/securite-des-pratiques-esthetiques/article/tatouage-et-piercing
Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.
Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.
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