Cancers du pancréas : les prothèses biliaires ou duodénales

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Publié le 28/06/2021

Information proposée par Institut national du cancer

Une tumeur située dans la tête du pancréas peut comprimer la voie biliaire (cholédoque) ou le duodénum et perturber ainsi la digestion des aliments. Parfois, l’obstacle créé par la tumeur est important. La pose d’une prothèse est alors indiquée.

La pose d’une prothèse biliaire ou d’une prothèse duodénale (on parle aussi de stent) permet de supprimer les symptômes ou les complications liés à l’obstacle, d’améliorer la qualité de vie et de poursuivre les traitements (chirurgie ou chimiothérapie).

La pose d’une prothèse biliaire

La prothèse biliaire pour que la bile s’écoule de nouveau dans l’intestin

Lorsque la tumeur se développe dans la tête du pancréas, elle vient parfois comprimer le canal cholédoque, chargé de transporter la bile du foie à l’intestin. Cela provoque une sténose, c’est-à-dire un rétrécissement du canal, ce qui bloque l’écoulement de la bile. On parle aussi de cholestase.

La bile ne peut plus participer à la digestion des aliments et stagne dans le canal. Cela entraîne une jaunisse appelée ictère et des démangeaisons appelées prurit.

L’installation d’une prothèse (ou stent) biliaire est alors nécessaire. Il s’agit d’un tuyau semi-rigide, en métal ou en plastique. La bile s’écoule à travers la prothèse qui maintient le canal cholédoque ouvert, malgré la pression exercée par la tumeur.

La prothèse duodénale pour rétablir le passage des aliments entre l’estomac et l’intestin

Plus rarement, une tumeur de la tête du pancréas peut également comprimer et bloquer la première partie de l’intestin, le duodénum. Cela empêche l’estomac de se vider correctement.

Il est alors nécessaire de poser une prothèse duodénale. Comme la prothèse biliaire, c’est un tube semi-rigide en métal ou en plastique qui maintient ouvert l’intestin et permet de rétablir le passage des aliments en provenance de l’estomac malgré la pression exercée par la tumeur sur le duodénum.

Comment se déroule l’intervention ?

L’intervention s’effectue le plus souvent sous endoscopie, réalisée par un gastroentérologue, sous anesthésie générale.

Le gastroentérologue insère un tube souple appelé endoscope par la bouche et le fait progresser jusqu’au duodénum. L’endoscope contient un système optique (une sorte de caméra miniature) muni d’un éclairage. Il est relié à un écran extérieur, ce qui permet au médecin de suivre en temps réel chacun de ses mouvements.

L’endoscope contient un canal dans lequel les différents instruments chirurgicaux miniaturisés nécessaires à l’intervention sont déployés.

Pour la pose d’un stent biliaire, le gastroentérologue remonte à contre-courant depuis le duodénum, la voie biliaire comprimée, pour dilater le rétrécissement et y installer la prothèse.

Durée de l’hospitalisation

L’hospitalisation après intervention dure en général moins d’une semaine, mais varie selon d’éventuelles complications.

D’autres techniques de pose de la prothèse biliaire

D’autres techniques existent pour installer la prothèse biliaire, comme la radiologie interventionnelle. Dans ce cas, la prothèse est posée par un radiologue, sous anesthésie générale, en passant à travers la peau de l’abdomen et le foie.

Très rarement, une intervention chirurgicale est nécessaire.

Exemples de questions à poser à l’équipe médicale

  • Comment l’intervention se déroule-t-elle ?
  • Quels sont les risques de l’intervention ?
  • Comment puis-je me préparer au mieux ?
  • Que va-t-il se passer après l’intervention ?

Quelles sont les complications possibles après la pose de la prothèse ?

Des complications peu fréquentes, comme des douleurs ou de la fièvre, sont susceptibles de survenir après l’intervention.

Une inflammation du pancréas (pancréatite) ou une infection de la vésicule biliaire (cholécystite) sont très rares.

Après quelques mois, il arrive que la prothèse se bouche. Une intervention est alors nécessaire pour en installer une nouvelle.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-pancreas/Les-protheses-biliaires-ou-duodenales

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

Cancers du pancréas : les traitements anticancéreux (chimiothérapie)

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Publié le 28/06/2021

Information proposée par Institut national du cancer

Un traitement médicamenteux, la chimiothérapie conventionnelle, est utilisé pour traiter les cancers du pancréas. Il s’agit d’un traitement général, dit aussi traitement systémique, qui agit dans l’ensemble du corps.

Arrêter de fumer fait partie du traitement de votre cancer

Il est fortement recommandé d’arrêter de fumer, notamment afin de réduire le risque de complications pendant et après les traitements anticancéreux et d’améliorer la qualité de vos soins.

Pour obtenir plus de conseils sur les aides disponibles à l’arrêt du tabac, rendez-vous sur notre page Arrêter sa consommation de tabac et d’alcool.

Vous pouvez aussi télécharger notre dépliant :

Traitement du cancer et tabac - Pourquoi arrêter et comment me faire aider ?

La chimiothérapie conventionnelle a pour but de détruire les cellules cancéreuses ou de les empêcher de se multiplier. Elle agit sur toutes les cellules qui se divisent rapidement, cancéreuses ou non, même sur celles qui n’ont pas été détectées par les examens d’imagerie.

IMPORTANT : en cas de traitement pour une autre maladie

Informez les professionnels de santé qui vous suivent, aussi bien au domicile qu’à l’hôpital, du traitement que vous recevez pour le cancer du pancréas, afin qu’ils évaluent le risque d’interaction avec d’autres traitements que vous pourriez prendre pour une autre maladie.

Avant de démarrer le protocole de chimiothérapie, votre médecin vous en explique le principe, les objectifs, ainsi que les effets indésirables possibles dans votre situation. Il vous indique aussi les solutions qui permettent de les anticiper ou de les limiter. Il effectue également un bilan préthérapeutique.

N’hésitez pas à noter et à lui soumettre toutes les questions que vous vous posez au sujet de ce traitement.

Exemples de questions à poser à l’équipe médicale

  • Quel type de traitement médicamenteux me sera administré ?
  • De quelle façon ?
  • Quels sont les objectifs de la chimiothérapie ?
  • Quels sont les effets indésirables ?
  • Que puis-je faire pour les limiter ?
  • Comment sont-ils traités ?
  • Le traitement se passe-t-il à l’hôpital ou à domicile ?
  • Combien de temps dure-t-il ?
  • Comment et par qui est effectué le suivi pendant les traitements ?
  • Y a-t-il des conseils alimentaires particuliers à respecter ?

Dans quels cas une chimiothérapie est-elle indiquée ?

La chimiothérapie du cancer du pancréas est contre-indiquée lorsque votre état de santé général ne permet pas de supporter les effets indésirables du traitement.

L’objectif de la chimiothérapie peut varier.

La chimiothérapie palliative pour ralentir la progression de la maladie, diminuer la douleur

Un traitement par chimiothérapie est envisagé lorsque le cancer est avancé et que la tumeur ne peut pas être retirée. On parle alors de chimiothérapie palliative dont le but est de ralentir, voire d’arrêter, la progression de la maladie, de diminuer la douleur et d’améliorer la qualité de vie.

Une chimiothérapie adjuvante pour limiter le risque de récidive

Une chimiothérapie peut également être effectuée après la chirurgie, lorsque la tumeur a été retirée. On parle de chimiothérapie adjuvante. Ce traitement vise alors à éliminer les éventuelles cellules cancéreuses résiduelles et indétectables, mais qui n’auraient pas été retirées lors de la chirurgie, de façon à limiter le risque de récidive.

Une chimiothérapie néoadjuvante pour diminuer la taille de la tumeur avant l’opération

Dans certains cas, une chimiothérapie est effectuée avant la chirurgie. On parle alors de chimiothérapie néoadjuvante ou d’induction.

Ce traitement vise à faire diminuer la taille de la tumeur et ses contacts avec les vaisseaux afin de faciliter son ablation, c’est-à-dire son retrait, au cours d’une intervention chirurgicale qui aura lieu dans un second temps.

Une chimioradiothérapie, après la chimiothérapie d’induction

Une chimioradiothérapie, c’est-à-dire une radiothérapie associée à une chimiothérapie, est parfois proposée après la chimiothérapie d’induction.

Elle permet d’augmenter les chances de réalisation d’une intervention chirurgicale pour enlever la tumeur.

La chimioradiothérapie est proposée dans certains cas où la chirurgie n’est pas possible d’emblée (la tumeur n’est pas résécable) ou lorsque la tumeur reste non résécable après 3 à 6 mois de chimiothérapie d’induction (traitement de clôture).

En quoi consiste la chimioradiothérapie ?

Elle associe une radiothérapie externe à un médicament de chimiothérapie, le 5-FU, la capécitabine ou la gemcitabine. Son but est de détruire les cellules cancéreuses au moyen de rayons dont l’effet antitumoral est potentialisé par la chimiothérapie.

Quels sont les médicaments utilisés ?

Un médicament de chimiothérapie peut être employé seul ou, le plus souvent, associé à d’autres médicaments.

Une association de plusieurs médicaments de chimiothérapie correspond à ce que l’on appelle un schéma ou un protocole de chimiothérapie.

Plusieurs protocoles de chimiothérapie peuvent être prescrits, en fonction de l’étendue du cancer et de votre état de santé. Les médicaments employés, les doses administrées ainsi que le rythme des cures varient d’une personne à l’autre, en fonction des caractéristiques du cancer, de la tolérance au traitement, de l’âge et de l’état de santé du patient. C’est pourquoi le plan de traitement est défini au cas par cas.

Pour les formes localisées de tumeur

Pour les formes localisées, mFolfirinox (Folfirinox modifié) est le protocole de référence après la chirurgie (traitement adjuvant). Il est composé de 4 médicaments :

  • le 5 fluoro-uracile, appelé aussi 5-FU ;
  • l’acide folinique ;
  • l’oxaliplatine ;
  • l’irinotécan.

Chez les patients dont l’état général ne permet pas le traitement par mFolfirinox ou qui présentent une contre-indication à un des médicaments qui le constituent, d’autres associations de médicaments peuvent être prescrites. Le 5-FU peut être seulement associé à de l’acide folinique.

Il est également possible de prescrire la gemcitabine seule ou en association avec de la capécitabine.


À savoir avant tout traitement à base de 5-FU et de capécitabine

Il existe des toxicités rares, précoces et potentiellement graves, survenant généralement au cours des 2 premiers cycles de chimiothérapie à base de fluoropyrimidines (5-FU et capécitabine), qui peuvent être dues à un déficit d’une enzyme, la dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD). Cette enzyme est responsable de la dégradation du 5-FU et de la capécitabine, et permet ainsi d’éliminer ces médicaments de l’organisme.

Chez les personnes qui présentent un déficit en enzyme DPD, il peut y avoir

une accumulation de ces médicaments dans le corps à un niveau toxique. Une recherche de ce déficit est obligatoirement réalisée avant le lancement d’un traitement à base de fluoropyrimidines. Il s’effectue par un dosage du taux d’uracile dans le sang, à partir d’une simple prise de sang.

Vous devez conserver précieusement le résultat de la recherche d’un déficit en DPD et en informer les professionnels de santé impliqués dans le traitement de votre cancer lors de la première consultation.

Pour en savoir plus, consulter la fiche Patients de l’ANSM

Pour les formes métastatiques

Plusieurs protocoles de chimiothérapie peuvent être utilisés pour les formes métastatiques, en fonction de l’âge du patient et de son état général :

  • le protocole Folfirinox ;
  • la gemcitabine, seule ou associée au nab-paclitaxel.

Comment se déroule le traitement par chimiothérapie en pratique ?

La majorité des médicaments de chimiothérapie utilisés pour traiter un cancer du pancréas sont administrés par voie injectable. C’est le cas pour les médicaments qui composent le protocole Folfirinox, ainsi que pour la gemcitabine et le nab-placlitaxel.

La capécitabine est administrée par voie orale, sous forme d’un comprimé.

Le déroulement du traitement est planifié par l’équipe médicale en fonction de votre situation et résumé dans votre programme personnalisé de soins (PPS). Le médecin qui vous suit vous remet un calendrier qui détermine le lieu et les jours de traitement, ainsi que les noms des médicaments utilisés.

Une durée de traitement variable

La durée totale du traitement est variable. Par exemple, une chimiothérapie adjuvante est débutée dans les 12 semaines suivant la chirurgie, pour une durée de 6 mois.

Une chimiothérapie d’induction dure fréquemment 3 à 4 mois. Avant de débuter le traitement, des examens d’imagerie (au minimum un scanner) et un bilan sanguin sont effectués.

La chimiothérapie est administrée dans le cadre de cures (aussi appelées cycles) : chacun des médicaments est administré à une dose précise, dans un ordre et un rythme bien définis, sur un ou plusieurs jours. Chaque cure est suivie d’une période sans traitement (intercure) afin de permettre à l’organisme de récupérer des effets du traitement.

Avant chaque cure, un examen clinique et des examens de sang sont réalisés pour vérifier que votre état de santé permet de poursuivre le traitement.

En cas d’anomalies, comme une baisse importante du taux de globules blancs ou des plaquettes, par exemple, le traitement peut être reporté ou modifié.

De l’hospitalisation de jour à l’hospitalisation complète selon les cas

Lorsque les médicaments sont injectés dans une veine, par perfusion, le traitement se déroule généralement à l’hôpital en ambulatoire.

Vous ne restez que le temps de la perfusion « courte » et rentrez chez vous le jour même. On parle aussi d’hospitalisation de jour. C’est le cas pour la gemcitabine, par exemple, qui est administrée en perfusion intraveineuse de 30 minutes une fois par semaine.

Le protocole Folfirinox nécessite des perfusions « longues » : il est généralement administré pendant 48 heures tous les 14 jours.

Pour les perfusions longues de Folfirinox, le diffuseur portable

Si votre état de santé permet un retour à domicile, un diffuseur portable vous sera proposé pour ces perfusions longues.

Un infirmier de ville viendra chez vous pour débrancher le diffuseur sans que vous ayez besoin de retourner à l’hôpital.

Ce diffuseur doit être positionné au plus près de votre corps. Vous devez éviter les expositions au froid et au soleil.

Le diffuseur portable pour une perfusion sur 48h

12 Le Diffuseur Portable Pour Une Perfusion Sur 48 Heures - copyright

Une hospitalisation complète est possible si votre traitement est effectué loin de votre domicile ou si votre état général le nécessite.

Une chambre implantable ou un cathéter central pour faciliter l’administration des traitements

Administrer les traitements médicamenteux dans des petites veines comme celles du bras peut être difficile. Elles sont fragiles et les injections répétées peuvent devenir douloureuses et endommager vos veines.

En quoi consiste la pose d’une chambre à cathéter implantable ?

Avant de commencer le traitement intraveineux, la pose d’une chambre à cathéter implantable (CCI), appelée aussi chambre implantable, port-à-cath® ou PAC, est recommandée, voire indispensable avec certains produits.

Ce dispositif est composé d’un petit boîtier et d’un tuyau souple et fin, un cathéter. Il est entièrement placé sous la peau, au cours d’une courte intervention, le plus souvent sous anesthésie locale. Le boîtier de la chambre implantable est souvent placé en haut à droite du thorax et relié au cathéter, lui-même placé dans une veine. Une radiographie de contrôle est éventuellement réalisée pour visualiser le bon positionnement du cathéter.

À chaque perfusion, les médicaments sont injectés directement dans la chambre implantable, à travers la peau. Un anesthésique local (en crème ou patch) peut être appliqué au moins 60 minutes avant la perfusion.

Ce système limite les douleurs liées aux piqûres répétées car celles-ci sont beaucoup moins profondes.

Un dispositif en place pendant toute la durée du traitement

Le dispositif reste en place pendant toute la durée du traitement.

Après un délai de 15 jours pendant lesquels il ne faut pas mouiller le pansement, le dispositif permet d’avoir une activité physique normale, de se baigner, de voyager, etc.

Le plus souvent, le cathéter et la chambre implantable sont bien supportés. Une gêne peut néanmoins être ressentie en voiture, à cause de la ceinture de sécurité dont le port reste cependant obligatoire.

Lorsque le dispositif n’est plus utile, il est enlevé lors d’une courte intervention sous anesthésie locale. La date de retrait du dispositif est choisie en concertation avec votre oncologue.

La chambre implantable

La chambre à cathéter implantable - copyright

Pour en savoir plus sur la chambre implantable.

La pose d’un cathéter central en cas de contre-indications à la chambre implantable

En cas de contre-indications à la chambre implantable (abord veineux compliqué, par exemple) ou de traitement de courte durée, un autre type de cathéter peut vous être proposé pour les perfusions de chimiothérapie. Il s’agit d’un cathéter qui est inséré dans une veine de votre bras et qui est poussé vers une grosse veine située près du cœur.

Cela permet une diffusion du traitement dans la circulation sanguine. On l’appelle PICC pour « peripherally inserted central catheter ».

Le PICC est protégé par un pansement stérile adhésif transparent. Il est important de garder le pansement au sec quand vous vous lavez et de ne pas faire de mouvements brusques ou répétés. Par l’embout du cathéter, il est possible d’injecter les médicaments de chimiothérapie.

Le cathéter central inséré dans le bras

Pour en savoir plus sur le cathéter central.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-pancreas/La-chimiotherapie

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

Quels sont les effets indésirables possibles des chimiothérapies ?

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Publié le 28/06/2021

Information proposée par Institut national du cancer

Les effets indésirables de la chimiothérapie varient selon les médicaments utilisés, les dosages et les personnes. Contrairement aux idées reçues, les médicaments pris par voie orale entraînent aussi des effets indésirables.

Certains effets indésirables peuvent être limités ou évités grâce à des traitements préventifs ou des conseils pratiques. Néanmoins, s’ils deviennent trop importants ou si vous ne supportez pas l’un des médicaments utilisés, le traitement peut être modifié ou interrompu pour permettre à l’organisme de récupérer. Il est important de signaler tout symptôme inhabituel au cours d’un traitement afin que le médecin puisse prendre les mesures adéquates.

La présence ou l’absence d’effets indésirables n’est pas liée à l’efficacité de la chimiothérapie.

Ne ressentir aucun effet indésirable ne signifie pas que le traitement est inefficace et, inversement, en ressentir de nombreux ne signifie pas qu’il est particulièrement actif. Les professionnels de santé (médecins, pharmaciens…) ont l’obligation de déclarer les effets indésirables susceptibles d’être dus à un médicament auprès d’un Centre régional de pharmacovigilance (CRPV). Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en avec votre médecin, pharmacien ou infirmier. Il vous est également possible, en tant que patient, de signaler vous-même ces effets indésirables directement par le système national de déclaration de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et du réseau des Centres régionaux de pharmacovigilance. La procédure ainsi que les formulaires de déclaration sont disponibles sur signalement-sante.gouv.fr

Cela s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans la notice d’information. Cependant, une déclaration n’a pas pour objectif une gestion individuelle de vos effets indésirables. En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

Attention à l’automédication

L’automédication n’est pas recommandée avec les traitements médicamenteux contre le cancer, notamment en raison d’interactions potentielles. Certaines molécules, pouvant être obtenues ou non sur prescription médicale, ainsi que certains compléments alimentaires et produits phytopharmaceutiques (produits à base de plantes comme le millepertuis) peuvent limiter l’effet de la chimiothérapie. D’autres médicaments peuvent, au contraire, entraîner un risque accru d’effets indésirables. L’avis d’un médecin ou d’un pharmacien est nécessaire avant toute initiation d’un nouveau traitement.

Les effets indésirables les plus fréquents des médicaments utilisés pour traiter le cancer du pancréas sont présentés ci-après.

En fonction du protocole de traitement qui vous a été proposé, votre médecin vous indique de façon précise ceux qui peuvent vous concerner et vous informe sur les moyens d’y faire face. Cette liste peut paraître impressionnante. Gardez à l’esprit que la majorité des patients développent seulement une partie de ces effets indésirables.

Les médicaments de chimiothérapie conventionnelle peuvent provoquer :

  • une perte d’appétit et des troubles nutritionnels ;
  • des nausées et des vomissements ;
  • une diarrhée ou une constipation ;
  • une baisse du nombre de cellules sanguines (globules blancs, globules rouges, plaquettes) ;
  • un syndrome pseudo-grippal (fièvre, frissons, douleurs musculaires) ;
  • de la fatigue ;
  • des lésions de la bouche ;
  • une chute des cheveux ;
  • une fragilisation des ongles ;
  • des troubles cutanés et le syndrome « main-pied » (troubles de la peau de la paume des mains et de la plante des pieds) ;
  • des sensations d’engourdissement ou de fourmillement dans les mains et les pieds ;
  • des troubles cardiaques ;
  • des troubles musculo-squelettiques ;
  • des troubles respiratoires ;
  • des troubles hépatiques ;
  • des réactions allergiques ;
  • des affections oculaires ;
  • une hypertension artérielle ;
  • des œdèmes ;
  • une thrombose veineuse (ou phlébite).

Une perte d’appétit et des troubles nutritionnels

Les médicaments de chimiothérapie peuvent entraîner une diminution de la prise alimentaire, le plus souvent du fait d’une perte d’appétit et d’une modification du goût. Si elle se prolonge plus d’une semaine, elle risque d’entraîner une perte de poids que l’on appelle dénutrition.

La dénutrition a de nombreuses conséquences, comme une fonte des muscles, une diminution de la force musculaire ou une fatigue importante. Elle peut également empêcher le bon déroulement de votre traitement et réduire son efficacité. C’est pourquoi il faut la prévenir et limiter son aggravation le plus précocement possible.

La dénutrition

Un diététicien ou un médecin nutritionniste peuvent vous conseiller sur la façon de mieux vous alimenter pendant votre traitement. En cas de nécessité, un traitement nutritionnel pourra vous être prescrit.

CONSEILS PRATIQUES POUR PRÉVENIR LA DÉNUTRITION

  • mangez les plats que vous aimez à l’heure que vous voulez ;
  • fractionnez votre alimentation : mangez en petites quantités, mais souvent (4 à 6 petits repas par jour, ou les 2 repas principaux de la journée coupés chacun en 2) ;
  • n’hésitez pas à consommer plusieurs fois par jour des aliments simples contenant des protéines (jambon, produits laitiers…) ;
  • si possible, mangez accompagné et non seul ;
  • travaillez la présentation des plats ;
  • installez-vous à table, de préférence dans un cadre agréable ;
  • associez ces conseils à une activité physique quotidienne, adaptée à vos capacités (exemple : marche).

À noter : si vous avez faim, mangez ! Quelle que soit l’heure.

Une modification du goût

Il arrive que pendant la chimiothérapie, des personnes ressentent un mauvais goût dans la bouche ou soient particulièrement sensibles aux odeurs. Cela entraîne parfois l’apparition de nausées.

Des médicaments comme l’oxaliplatine, la capécitabine et le nab-paclitaxel entraînent chez certaines personnes une modification du goût appelée dysgueusie. Certains aliments appréciés jusqu’alors peuvent ne plus être appétissants.

CONSEILS POUR LIMITER CES EFFETS

  • sucer des bonbons mentholés diminue le goût désagréable ;
  • pratiquer des exercices de relaxation avant et pendant la perfusion de chimiothérapie. Vous pouvez solliciter des conseils à ce sujet auprès des soignants ;
  • regarder la télévision, écouter la radio ou de la musique, jouer à des jeux de société, lire, discuter, etc. pendant la perfusion. Ces activités contribuent parfois à diminuer la sensation de nausées ;
  • privilégier les aliments qui vous attirent le plus, ainsi que les modes de cuisson et les plats qui dégagent le moins d’odeurs.

Des nausées et vomissements

Les nausées (sensation d’écœurement) commencent souvent le soir ou le lendemain de la perfusion. Elles durent rarement plus de 72 heures après le traitement.

Elles ne sont pas systématiquement accompagnées de vomissements.

Des phénomènes de nausées précédant la chimiothérapie (anticipatoires) peuvent survenir : elles commencent parfois dès l’entrée à l’hôpital, avant le début de la perfusion. Ces nausées sont liées à l’anxiété provoquée par le traitement et peuvent être réduites par des médicaments ou par des techniques de relaxation.

Lorsque des vomissements surviennent, il est conseillé de se rincer la bouche avec de l’eau froide et d’attendre 1 à 2 heures avant de manger. Les vomissements ne persistent en général pas plus de 48 heures après l’administration des médicaments de chimiothérapie.

Des médicaments, dits antiémétiques, peuvent être prescrits pour réduire les risques de nausées et de vomissements, y compris anticipatoires. Si ces effets indésirables apparaissent malgré le traitement préventif, signalez-le à votre médecin car nausées et vomissements contribuent à l’apparition d’une dénutrition qui pourrait justifier un traitement nutritionnel spécifique.

CONSEILS PRATIQUES POUR LIMITER LES NAUSÉES ET VOMISSEMENTS

  • privilégiez les aliments froids ou tièdes, qui sont moins odorants que les aliments chauds ;
  • fractionnez l’alimentation = mangez en petites quantités, mais souvent (4 à 6 petits repas par jour, ou les 2 repas principaux de la journée coupés chacun en 2) ;
  • buvez plutôt avant ou après les repas. Les boissons gazeuses fraîches, à base de cola notamment, aident parfois à diminuer les nausées ;
  • mangez lentement en mastiquant bien afin de faciliter la digestion ;
  • mangez légèrement avant et après le traitement ;
  • ne consommez pas d’aliments qui ne vous font pas envie ;
  • évitez de boire de l’alcool ;
  • évitez de fumer.

Des diarrhées et constipation

Les diarrhées

Une diarrhée est possible avec les médicaments de chimiothérapie. Un traitement dit antidiarrhéique pourra vous être prescrit afin de la limiter.

Pensez à bien vous hydrater en buvant entre 1,5 et 2 litres d’eau par jour.

En cas de diarrhée persistante ou associée à de la fièvre ou des vomissements, contactez rapidement votre médecin afin d’éviter une déshydratation ou une dénutrition.

Important : pensez à signaler toute modification de poids à votre équipe soignante.

CONSEIL PRATIQUE POUR LIMITER LA DIARRHÉE

Privilégiez une alimentation pauvre en fibres (exemple : riz, pâtes, pommes de terre vapeur, carottes, bananes mûres, fruits cuits, fromage à pâte cuite, biscottes…).

La constipation, plus rare

Plus rarement, une constipation peut être provoquée par la chimiothérapie. La constipation est aussi, parfois, induite par les médicaments antiémétiques (contre les vomissements), par certains médicaments antidouleur et par la diminution de l’activité physique.

CONSEILS PRATIQUES POUR LIMITER LA CONSTIPATION

  • buvez au moins 2 litres d’eau par jour ;
  • privilégiez une alimentation riche en fibres, à base de fruits et légumes, céréales, pain complet, à chaque repas, dont le petit déjeuner ;
  • si possible, faites de l’exercice de façon adaptée et régulière en favorisant la marche ;
  • pratiquez des massages doux du ventre.

La baisse du nombre de cellules sanguines

La moelle osseuse produit en permanence des globules rouges, des globules blancs et des plaquettes.

Les médicaments de chimiothérapie sont susceptibles d’entraîner une baisse de la production de ces cellules sanguines :

  • la diminution du nombre de globules rouges et de la quantité d’hémoglobine (le pigment rouge intense qui donne sa couleur caractéristique au sang et qui se trouve dans les globules rouges) provoque, lorsqu’elle est importante, une anémie. L’anémie se manifeste principalement par une pâleur, un essoufflement et une fatigue qui ne s’atténuent pas avec le repos ;
  • la baisse excessive du nombre de globules blancs (leucopénie), en particulier des polynucléaires neutrophiles (neutropénie) ou des lymphocytes (lymphopénie), entraîne un risque accru d’infection. En effet, le rôle des globules blancs est primordial dans la lutte contre les infections virales et bactériennes.
    En cas de fièvre ou si vous ne vous sentez pas bien (frissons, diarrhées ou vomissements importants), contactez immédiatement votre médecin ;
  • la baisse du nombre de plaquettes (thrombopénie), qui participent au phénomène de coagulation du sang (c’est-à-dire à la création de caillots sanguins), augmente le risque de saignements et d’ecchymoses (infiltration de sang sous la peau à la suite d’un saignement).

Surveillez votre température

La « neutropénie fébrile » est une des complications susceptibles de survenir chez les patients traités par chimiothérapie. Le polynucléaire neutrophile est un globule blanc impliqué dans les premiers temps de la réponse immunitaire. Il intervient dans la destruction des agents pathogènes tels que les bactéries et les virus.

La diminution du nombre de polynucléaires neutrophiles, appelée neutropénie, expose donc aux infections.

Le caractère fébrile de la neutropénie est défini par une température supérieure ou égale à 38,5 °C.

En cas de température supérieure ou égale à 38,5 °C ou si vous ne vous sentez pas bien (frissons, diarrhées ou vomissements importants), contactez immédiatement votre médecin.

Une prise de sang pour contrôler le nombre de globules blancs

Avant chaque cure, des prises de sang permettent de vérifier le nombre de globules blancs, globules rouges et plaquettes.

La réalisation de cette prise de sang est indispensable avant l’administration de la chimiothérapie. En dessous d’un certain seuil, les doses de chimiothérapie sont adaptées ou le traitement peut être remis à plus tard.

Il est parfois nécessaire de prescrire des médicaments, appelés facteurs de croissance, lorsque la baisse du nombre de globules blancs ou de globules rouges est trop importante. Dans de rares cas, une transfusion de globules rouges ou de plaquettes peut être réalisée.

Qu’est-ce qu’un facteur de croissance ?

C’est une substance qui régule la croissance et la multiplication des cellules, comme certaines hormones. Les facteurs de croissance agissent par l’intermédiaire de récepteurs disposés à la surface des cellules. 

Le syndrome pseudo-grippal

Après l’administration de certains médicaments de chimiothérapie comme la gemcitabine, la capécitabine et le nab-paclitaxel, un syndrome pseudo-grippal peut se manifester.

Des symptômes habituellement associés à la grippe, comme de la fièvre, des maux de tête et des douleurs musculaires, apparaissent alors.

Ces effets sont le plus souvent de courte durée et du paracétamol, prescrit par votre médecin, aide à les diminuer.

La fatigue

En dehors de la fatigue causée par la maladie elle-même, par l’appréhension des examens ou encore par les déplacements quotidiens, la fatigue peut être liée à la chimiothérapie.

Elle dépend de votre tolérance au traitement, du nombre de cures et des autres effets indésirables.

En effet, une anémie (diminution du nombre de globules rouges dans le sang), une perte d’appétit, des nausées et des vomissements, une fièvre ou encore des douleurs peuvent contribuer à cette fatigue.

La fatigue ne doit pas être banalisée. Signalez-la à l’équipe soignante afin qu’elle soit traitée le mieux possible.

Pour en savoir plus, retrouvez notre dossier sur la Fatigue.

Il est prouvé qu’une activité physique débutée dès le début de votre prise en soin, adaptée, régulière et modérée permet de lutter contre la fatigue après les traitements. Parlez-en avec votre équipe soignante.

Des lésions de la bouche

Les médicaments de chimiothérapie utilisés pour traiter les cancers du pancréas peuvent entraîner des lésions à l’intérieur de la bouche et le long du tube digestif (aphtes, rougeurs, douleurs). On parle de mucite (inflammation d’une muqueuse), ou encore de stomatite (mucite de la bouche).

Une inflammation des lèvres est également possible (chéilite).

Dès que vous constatez des aphtes ou des douleurs, prévenez votre médecin afin de recevoir un traitement antidouleur adapté.

CONSEILS PRATIQUES POUR LIMITER LES LÉSIONS DE LA BOUCHE

  • après les repas, réalisez des bains de bouche sans alcool et à base de bicarbonate de soude alimentaire, prescrits par le médecin ;
  • brossez-vous régulièrement les dents avec une brosse à dents souple et utilisez du bicarbonate de soude ;
  • sucez des glaçons, de la glace pilée, des glaces à l’eau et des sorbets, des bonbons à la menthe (sauf en cas de traitement à l’oxaliplatine) ;
  • buvez beaucoup (eau minérale, thé, tisane, boisson à base de cola) ;
  • privilégiez les aliments sans acidité, mous, voire mixés ;
  • graissez-vous les lèvres en appliquant un lubrifiant (vaseline, beurre de cacao) ;
  • ne consommez pas d’aliments trop épicés ou acides (jus de citron, vinaigrette, moutarde), secs, croquants ou durs ;
  • évitez de consommer des aliments chauds et des aliments qui favorisent l’apparition d’aphtes, comme les noix, le gruyère et l’ananas ;
  • n’utilisez pas de bains de bouche à base d’alcool : ils dessèchent la muqueuse de la bouche et risquent de provoquer des sensations de brûlure ;
  • évitez de fumer et de boire de l’alcool, surtout dans les semaines qui suivent le traitement.

La chute des cheveux et du système pileux

Les protocoles de chimiothérapie utilisés pour traiter le cancer du pancréas peuvent générer une chute des cheveux (appelée alopécie) parfois difficile à vivre, car elle est un signe concret et visible de la maladie.

À quel moment a lieu la chute des cheveux ?

Elle est parfois précédée de douleurs ou de sensibilité du cuir chevelu. Elle commence environ 2 à 3 semaines après la première perfusion, mais elle est en général temporaire. La plupart du temps, les cheveux commencent à repousser environ 6 à 8 semaines après la fin du traitement.

Port d’une perruque et conseils de maquillage

En attendant, une prothèse ou des accessoires capillaires peuvent vous être prescrits ; renseignez-vous auprès de votre assurance santé complémentaire sur leur niveau de prise en charge.

Les cils, les sourcils et les poils pubiens peuvent également tomber provisoirement.

Des conseils de maquillage des sourcils peuvent vous être apportés par une socio-esthéticienne.

CONSEILS PRATIQUES POUR PRENDRE SOIN DE SES CHEVEUX

  • utilisez un shampooing doux et en petite quantité ;
  • séchez-vous les cheveux en les tamponnant avec une serviette plutôt qu’en les frottant ;
  • utilisez une brosse douce ou un peigne à larges dents pour vous coiffer ;
  • pensez aux perruques, foulards, turbans ou chapeaux de toile ;
  • portez un chapeau en cas d’exposition au soleil ;
  • ne vous lavez pas les cheveux trop fréquemment ;
  • évitez les rouleaux et les sèche-cheveux, les colorations ou tout autre produit chimique ;
  • évitez d’exposer au soleil votre cuir chevelu en cas de chevelure qui se raréfie.

En savoir plus sur la chute des cheveux et retrouver nos conseils.

La fragilisation des ongles

Les ongles des mains et des pieds peuvent changer d’aspect et parfois tomber, sans occasionner de douleur, particulièrement lorsque le traitement comprend de l’oxaliplatine ou du nab-paclitaxel.

Avant qu’un ongle ne se détache, un nouvel ongle a commencé à pousser en dessous. Il est conseillé de porter des chaussures confortables et des gants de protection pour le jardinage et les travaux ménagers, et de se couper les ongles courts pour éviter qu’ils ne se fissurent ou se soulèvent.

Vous pouvez trouver en pharmacie des solutions protectrices et des vernis au silicium pour protéger vos ongles.

Retrouvez plus de conseils pour protéger vos ongles.

Les troubles cutanés et le syndrome « main-pied »

Les médicaments de chimiothérapie conventionnelle peuvent entraîner des troubles au niveau de la peau : rougeurs, plaques, dessèchement, tiraillement, ainsi que des éruptions cutanées aussi appelées rash cutanés.

Parmi ces troubles, le syndrome « main-pied » se manifeste au niveau de la paume des mains et de la plante des pieds. Il se caractérise par des rougeurs, un gonflement, une sécheresse de la peau ou des cloques.

Pour en savoir plus sur notre dossier dédié aux problèmes de peau.

CONSEILS PRATIQUES POUR LIMITER LES TROUBLES CUTANÉS

  • appliquez régulièrement et généreusement un agent hydratant sur la peau (après la toilette avec un savon surgras) ;
  • réalisez une manucure et une pédicure avant de commencer le traitement, si les mains et les pieds sont déjà un peu abîmés (présence de corne) ;
  • portez des vêtements amples et des chaussures souples ;
  • ne vous exposez pas les mains et les pieds à la chaleur (soleil, bains chauds, sauna) ;
  • ne pratiquez pas d’activités qui entraînent un frottement de la peau ou une pression sur les mains (activités ménagères, conduite, jardinage, etc.) ;
  • n’appliquez pas des pansements adhésifs ou des bandages serrés ;
  • évitez de marcher de manière prolongée et de courir en cas de syndrome main-pied.

Si votre peau devient rouge, sensible ou douloureuse, signalez-le à votre médecin sans attendre que les symptômes empirent. Des médicaments antidouleur, prescrits par votre médecin, et des soins locaux peuvent les soulager.

Des sensations d’engourdissement ou de fourmillements

Certains médicaments de chimiothérapie conventionnelle ont un effet toxique sur les nerfs (notamment l’oxaliplatine et le nab-paclitaxel). Ils peuvent entraîner des troubles de la sensibilité, appelés paresthésies, qui se manifestent par des sensations d’engourdissement, de fourmillement ou de picotement qui peuvent être douloureuses et handicapantes.

Ils peuvent également se manifester par des troubles de la coordination des mouvements ou une perte de force dans les muscles.

Ces symptômes sont nommés troubles neuropathiques périphériques.

Il est très important de les signaler immédiatement à votre médecin, sans attendre le rendez-vous suivant et même si vous les supportez bien.

Ils peuvent rendre nécessaire une diminution des doses, voire un arrêt du traitement. 

Des troubles cardiaques

Le 5-FU peut avoir un impact négatif sur le cœur avec un risque (relativement faible) de spasmes coronariens pouvant provoquer des douleurs thoraciques parfois en lien avec un infarctus.

En cas de douleur thoracique ou d’essoufflement, contactez immédiatement votre médecin.

Des effets cardiaques sont également observés avec le nab-paclitaxel (accélération des battements du cœur appelée tachycardie).

Des troubles musculo-squelettiques

La gemcitabine et le nab-paclitaxel, notamment, peuvent entraîner des douleurs dans les muscles, les articulations, au niveau du dos et des extrémités.

Des antalgiques peuvent vous être prescrits.

Des troubles respiratoires

Des difficultés à respirer, une toux, une rhinite ou des saignements de nez peuvent se manifester.

Ces symptômes peuvent alerter sur la présence d’une infection ou d’une réaction pulmonaire aux médicaments de chimiothérapie conventionnelle, notamment à l’oxaliplatine, à la gemcitabine et au nab-paclitaxel.

N’hésitez pas à les signaler à votre équipe soignante.

Des troubles hépatiques

Le 5-FU, l’irinotécan, la gemcitabine et la capécitabine peuvent avoir une incidence sur le fonctionnement du foie. Ce phénomène est d’autant plus important lorsque celui-ci fonctionne déjà mal, par exemple en cas de maladie du foie préexistante ou d’obstacle biliaire lié à la tumeur du pancréas et qui ne serait pas complètement levé par la prothèse posée.

Une surveillance de certaines enzymes hépatiques est nécessaire.

Prévenez votre médecin en cas de symptômes évocateurs d’une atteinte hépatique (nausées, vomissements, fièvre, jaunisse et douleurs abdominales).

Des réactions allergiques

Comme tout médicament, les médicaments de chimiothérapie peuvent être sources d’allergie. Ces réactions surviennent en général lors de la perfusion.

Alertez votre médecin en cas de gonflement du visage, des lèvres et de la langue, d’oppression de la poitrine, de difficultés à respirer ou de frissons, de réactions cutanées (démangeaisons, rougeurs, boutons), de bouffées de chaleur ou de tout autre trouble inhabituel.

Contre-indication de certains vaccins

Les vaccins dits vivants, tels que ceux contre la fièvre jaune ou la rougeole, par exemple, sont contre-indiqués au moins 6 mois après la fin de la chimiothérapie. En cas de voyage dans des pays dits « à risque », questionnez votre oncologue médical et/ou votre médecin traitant.

Affections oculaires

Les yeux peuvent être affectés par certaines chimiothérapies. Les yeux qui pleurent sont fréquents avec l’irinotécan et le nab-paclitaxel.

Le traitement par oxaliplatine et capécitabine peut également provoquer une conjonctivite, c’est-à-dire une inflammation de la muqueuse qui tapisse l’intérieur et l’avant des yeux.

Elle se traduit par des écoulements purulents, des sensations de brûlure et des rougeurs.

L’hypertension artérielle

L’un des effets indésirables fréquents de l’oxaliplatine et du nab-paclitaxel est l’hypertension artérielle, c’est-à-dire une tension trop élevée.

Des œdèmes

Des œdèmes (gonflements) des jambes, des bras… peuvent survenir, notamment avec la gemcitabine et le nab-paclitaxel.

Chez les patients à risque, il peut être recommandé de porter des bas de contention et de suivre un régime pauvre en sel.

Une thrombose (phlébite)

La formation d’un caillot sanguin dans les veines, appelée thrombose veineuse ou phlébite, peut être la conséquence de la chimiothérapie.

C’est également un symptôme du cancer du pancréas lui-même. Le caillot sanguin se situe le plus souvent aux jambes.

Dans les cas les plus graves, il se détache et circule jusqu’à un poumon. C’est ce qui s’appelle une embolie pulmonaire. Cette affection susceptible d’être grave peut se manifester par un essoufflement et parfois une douleur dans la poitrine.

Comment réduire le risque de thrombose ?

Le fait de cesser de fumer réduit le risque de formation de caillots sanguins. Le fait de changer de position fréquemment, de faire des exercices pour les jambes et les chevilles et de se déplacer réduit également ce risque.

Le médecin peut aussi vous prescrire un traitement préventif à base de faibles doses d’anticoagulants, qui réduit la probabilité de formation de caillots sanguins chez les personnes à risque. Des bas de contention pourront également vous être prescrits, selon les cas.

Il est important de signaler en urgence à votre médecin la présence d’une rougeur, d’un gonflement, d’une douleur au niveau du mollet ou de la poitrine, ou un essoufflement anormal.

Quelles répercussions sur votre sexualité ?

La libido peut être modifiée pendant le traitement et quelque temps après. Les effets indésirables des médicaments, comme la fatigue physique et psychologique, la modification de l’image de soi, les nausées et les vomissements, peuvent en effet diminuer temporairement le désir ou la capacité physique.

De même, le stress et l’inquiétude entraînent souvent une baisse de désir. Cette diminution de la libido est normale et généralement temporaire.

Les médicaments peuvent par ailleurs générer une sécheresse des muqueuses, dont celle du vagin, pouvant rendre la pénétration sexuelle difficile et douloureuse. Il existe des gels intimes hydratants pour les muqueuses et des lubrifiants efficaces.

Chez les hommes, les effets indésirables des médicaments peuvent se manifester par des dysfonctions érectiles.

En cas de difficultés, n’hésitez pas à en parler avec votre équipe médicale, qui vous orientera vers une solution adaptée à votre situation. Par exemple, un accompagnement psychologique, associant ou non votre partenaire, peut être mis en place pour vous aider. 

Pour en savoir plus, consultez notre dossier sexualité et cancer.

Quelles répercussions sur votre fertilité ?

Il est très important de parler de la fertilité avant de commencer un traitement si vous envisagez d’avoir des enfants.

Certains médicaments de chimiothérapie sont en effet susceptibles de provoquer une baisse de la fertilité, voire une infertilité. Celle-ci n’est pas forcément définitive. Cela dépend notamment de votre âge et du type de traitement employé.

Une consultation au Centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains (CECOS) le plus proche de chez vous peut vous être proposée. Cette structure spécialisée assure le recueil et la conservation des gamètes (spermatozoïdes et ovules) et des tissus germinaux (c’est-à-dire du tissu testiculaire ou ovarien).

Consultez le site internet des CECOS, qui propose une liste de questions fréquentes et une information détaillée et pratique sur la préservation de la fertilité.

En outre, certains traitements provoquent des malformations fœtales. Une grossesse est donc formellement contre-indiquée pendant les traitements.

Une contraception adaptée doit être mise en place pour les couples en âge d’avoir des enfants. Elle doit être poursuivie pendant toute sa durée et jusqu’à plusieurs semaines après la fin du traitement médicamenteux.

Pour en savoir plus, consultez notre page Fertilité et cancer.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-pancreas/La-chimiotherapie/Les-effets-indesirables

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

Institut national du cancer

Cancers du pancréas : le traitement de la douleur

Article

Publié le 28/06/2021

Information proposée par Institut national du cancer

Des solutions existent pour traiter la douleur provoquée par un cancer du pancréas. N’hésitez pas à en parler avec votre équipe médicale  : elle dispose de plusieurs possibilités pour agir et calmer la douleur en proposant un traitement adapté à votre situation.

D’où provient la douleur dans le cas d’un cancer du pancréas ?

Le pancréas est situé à proximité d’un réseau de nerfs. Dans l’organisme, chaque organe, chaque muscle, est relié à des nerfs qui permettent d’ordonner des actions à distance, comme une contraction ou un relâchement. Les nerfs transmettent aussi des informations, comme la douleur en cas d’inflammation, de traumatisme ou de tumeur.

Ces nerfs s’organisent en faisceaux et se regroupent à certains endroits du corps pour former des ganglions nerveux. On appelle plexus un rassemblement de plusieurs de ces ganglions.

Près du pancréas, le plexus cœliaque réunit des nerfs provenant de l’ensemble du système digestif. Lorsqu’un cancer se développe sur le pancréas, la tumeur s’étend parfois vers ce réseau de nerfs et provoque alors des douleurs importantes.

Comment soulager la douleur ?

Des médicaments

D’importants progrès médicaux ont été réalisés dans le traitement de la douleur et il existe aujourd’hui de nombreux médicaments permettant de la soulager : paracétamol, anti-inflammatoires, dérivés de la morphine…

Ces médicaments peuvent être administrés par voie orale ou par voie transdermique (patchs appliqués sur la peau et changés régulièrement).

De plus, la chimiothérapie peut avoir un effet antalgique.

L’alcoolisation du plexus cœliaque

Il arrive cependant que ces traitements ne soient pas suffisants pour traiter les douleurs provoquées par un cancer du pancréas. Dans certains cas, elles peuvent alors être soulagées par un traitement local appelé alcoolisation du plexus cœliaque.

L’alcoolisation du plexus cœliaque est un traitement qui consiste à injecter de l’alcool sur les nerfs qui émettent des signaux de douleur. L’alcool détruit les nerfs et bloque ainsi la propagation de la douleur.
Le traitement peut être effectué selon deux techniques différentes :

  • par écho-endoscopie, réalisée par un gastroentérologue ;
  • par injection à travers la peau sous contrôle d’un scanner, réalisée par un radiologue.

Après le traitement, vous pouvez généralement sortir de l’hôpital le jour même. Il peut arriver que la douleur ne disparaisse pas complètement ou réapparaisse après plusieurs semaines. Il se peut que des troubles digestifs (diarrhées) apparaissent à la suite de cette intervention.

Des techniques non médicales

Des techniques non médicales aident également à lutter contre la douleur, comme la kinésithérapie, la relaxation, la sophrologie et l’hypnose.

L’objectif des traitements est de supprimer la douleur ou, à défaut, de l’atténuer pour la rendre supportable au quotidien, afin qu’elle altère le moins possible votre qualité de vie.
Si votre médecin ne parvient pas à vous soulager efficacement, il peut vous orienter vers un spécialiste du traitement de la douleur (algologue) ou un centre de lutte contre la douleur.

Consultez des spécialistes

Il existe des structures spécialisées d’évaluation et de gestion de la douleur. Parlez-en avec votre médecin, qui pourra vous orienter vers une consultation spécialisée dans les traitements de la douleur.

Un annuaire national des structures d’étude et de traitement de la douleur chronique est disponible sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé. Il est accessible depuis notre dossier Douleur.

Les douleurs provoquées par les métastases osseuses

Lorsque le cancer du pancréas se développe, des cellules tumorales peuvent se propager aux os et entraîner des douleurs parfois difficiles à soulager par des médicaments.

Une radiothérapie pour soulager de façon durable

Une radiothérapie ciblée sur ces métastases peut être utilisée pour soulager ces douleurs de façon durable. Une seule séance est souvent suffisante. L’effet antidouleur n’est pas immédiat. Les douleurs s’accentuent parfois dans les jours qui suivent avant de diminuer ; un délai de 4 à 6 semaines peut être nécessaire pour obtenir un effet antidouleur maximal.

Pour en savoir plus sur la radiothérapie, vous pouvez consulter le dossier Radiothérapie.

D’autres traitements par un radiologue interventionnel

Dans certains cas, un traitement réalisé par un radiologue interventionnel peut être proposé. Il consiste à détruire la métastase osseuse en la congelant (cryothérapie) ou en la brûlant. Un ciment adapté au corps humain peut également être utilisé pour consolider l’os fragilisé par la métastase (cimentoplastie).

Pour en savoir plus, consulter notre dossier Douleur.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-pancreas/Le-traitement-de-la-douleur

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

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Cancers du pancréas : quel suivi après traitement ?

Article

Publié le 28/06/2021

Information proposée par Institut national du cancer

Après les traitements initiaux, un suivi régulier est mis en place. L’équipe spécialisée ayant effectué le traitement joue un rôle essentiel dans le suivi, en lien avec votre médecin traitant.

Les objectifs du suivi après traitements

Le suivi a pour objectifs de :

  • détecter de manière précoce tout signe de réapparition éventuelle de cellules cancéreuses, au même endroit ou dans une autre région du corps (récidive, également appelée rechute) ;
  • identifier tout effet indésirable tardif des traitements, notamment insuffisance pancréatique et diabète ;
  • organiser les soins de support nécessaires pour rétablir et/ou préserver au mieux votre qualité de vie.

Exemples de questions à poser à l’équipe médicale

  • Comment le suivi se déroule-t-il, en pratique ?
  • Quels sont les professionnels chargés de mon suivi ?
  • Quels seront les examens nécessaires ?
  • À quel intervalle les consultations et les examens auront-ils lieu ?
  • Qui contacter en cas d’apparition de symptômes entre deux consultations ?

En quoi consiste votre suivi ?

Le suivi comprend des consultations au cours desquelles votre médecin vous interroge sur d’éventuels symptômes que vous pouvez ressentir, vous examine et vous prescrit certains examens.

Un examen clinique

Pendant les 5 premières années suivant le traitement, le médecin effectuera un examen clinique avec dosage du CA19-9 et de la glycémie à jeun tous les 3 mois pendant 2 ans, puis tous les 6 mois pendant 3 ans. Avec la même périodicité, un scanner du thorax et de la région abdominopelvienne devra être réalisé.

Qu’est-ce que le CA19-9 ?

Certaines tumeurs libèrent dans le sang des substances appelées marqueurs tumoraux. Le principal marqueur tumoral du cancer du pancréas s’appelle l’antigène carbohydrate 19-9 (CA 19-9).

L’augmentation de son taux de concentration dans le sang peut être le signe d’une récidive ou de l’apparition d’un autre cancer.

Attention, il est impossible d’interpréter par vous-même les résultats d’analyse. Une concentration normale de CA 19-9 n’exclut pas un diagnostic de cancer et une concentration anormale peut être provoquée par une autre cause, comme une gêne à l’élimination de la bile, un diabète ou une pancréatite, par exemple.

Après ces 5 premières années de suivi sans récidive ni apparition d’une nouvelle tumeur primitive, la fréquence des examens de suivi est décidée au cas par cas par l’équipe qui vous accompagne.

Des symptômes qui doivent vous conduire à consulter en dehors des rendez-vous

Le médecin vous indique également les symptômes qui doivent vous conduire à consulter en dehors des rendez-vous programmés tels que : jaunisse, prurit (démangeaisons), fièvre, frissons…

Si vous ressentez des symptômes nouveaux ou inexpliqués (fatigue, douleurs, modifications du transit, perte inexpliquée de poids ou d’appétit…), consultez votre médecin traitant qui évaluera la nécessité de vous orienter vers votre équipe hospitalière.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-pancreas/Le-suivi-apres-traitement

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Cancers du pancréas : les soins palliatifs pour soulager et soutenir

Article

Publié le 28/06/2021

Information proposée par Institut national du cancer

Les soins palliatifs regroupent l’accompagnement et les soins actifs et continus, pratiqués par une équipe interdisciplinaire, à l’hôpital ou à domicile. Ils visent à soulager la douleur, à apaiser la souffrance physique et morale, à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir son entourage.

Les soins palliatifs, qu’est-ce que c’est ?

Les soins palliatifs sont des soins de support. Ils peuvent être mis en place à différentes périodes de la maladie. Ils s’adressent aux personnes de tous âges confrontées aux problèmes liés à des maladies potentiellement mortelles.

Pour les personnes atteintes d’un cancer du pancréas, les soins palliatifs sont considérés en cas de maladie trop avancée pour être traitée par les traitements curatifs (tumeur primitive non opérable ou maladie métastatique).

Ces soins sont pris en charge par l’Assurance maladie.

Il y a un bénéfice à débuter précocement l’accompagnement et les soins palliatifs. Au niveau physique, des soins et/ou des traitements palliatifs permettent d’atténuer les douleurs et de soulager les autres symptômes liés à la maladie, mais ils ne suppriment pas la cause de la maladie.

Les soins palliatifs doivent être discutés dès que nécessaire, notamment au cours de réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP).

Radiothérapie, chimiothérapie, endoscopie ou radiologie, utilisées à des fins palliatives

La radiothérapie et la chimiothérapie conventionnelle, qui sont connues pour être des traitements curatifs (pour guérir), peuvent aussi être des traitements palliatifs. Parmi les traitements interventionnels, l’endoscopie et la radiologie peuvent être utilisées dans un but purement palliatif, pour soulager des symptômes. La chirurgie n’est plus qu’exceptionnellement utilisée à titre palliatif.

Une hospitalisation en unité de soins palliatifs parfois temporaire

Une hospitalisation en unité de soins palliatifs peut aussi permettre de soulager temporairement les patients avant un retour dans une unité de soins traditionnelle, voire un retour au domicile. Il s’agit des patients présentant des symptômes difficilement gérables en hospitalisation traditionnelle ou nécessitant un temps d’accompagnement important.

Le personnel soignant et les bénévoles présents dans certaines structures de soins palliatifs accompagnent et soutiennent également les proches.

Qui peut faire une demande de soins palliatifs ?

La demande de soins palliatifs peut être effectuée par l’équipe médicale. Elle est aussi, parfois, faite directement par le patient ou par un de ses proches. Dans ce cas, l’équipe de soins palliatifs n’interviendra qu’après en avoir informé l’équipe médicale qui suit le patient et qui, la plupart du temps, a donné un accord au préalable.

L’orientation vers les différents dispositifs de soins palliatifs se fait en concertation entre les professionnels de santé, le patient et ses proches. Elle dépend de leurs souhaits et des possibilités d’accueil offertes par le lieu de soins ou le domicile.

Qui participe aux soins palliatifs ?

Les équipes mobiles et les unités de soins palliatifs sont composées :

  • de médecins, spécialistes de la gestion de la douleur et des symptômes ;
  • d’infirmiers ;
  • d’aides-soignants ;
  • d’auxiliaires de vie ;
  • de kinésithérapeutes ;
  • d’orthophonistes ;
  • de psychomotriciens ;
  • de psychologues, à votre écoute et disponibles pour vos proches.

Des bénévoles formés à l’écoute et à l’accompagnement sont également présents dans certaines structures de soins palliatifs et peuvent se déplacer à domicile.

Ces différents intervenants travaillent en concertation avec un rôle d’égale importance. Ils discutent entre eux et apportent leurs compétences pour permettre un accompagnement adapté au patient et à ses besoins. Ils interviennent en lien avec le médecin traitant.

Comment trouver une structure de soins palliatifs ?

Des structures de soins palliatifs sont présentes dans chaque région. Vous pouvez vous adresser à votre médecin traitant ou au médecin de l’hôpital pour connaître la structure la plus proche de chez vous.

Leurs coordonnées sont également disponibles :

  • sur le site de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) : sfap.org ;
  • par téléphone, auprès de la ligne « La fin de vie, et si on en parlait ? »
    Une équipe de professionnels est à votre disposition pour vous écouter, vous informer, vous orienter au 01 53 72 33 04 du lundi au vendredi de 10 heures à 13 heures et de 14 heures à 17 heures. Cette plateforme nationale d’écoute vous rappelle gratuitement au numéro de votre choix (téléphone fixe ou portable) pour répondre à vos questions.
  • Des échanges par mail sont également possibles sur le site parlons-fin-de-vie.fr. Ces services sont gérés par le Centre national des soins palliatifs et de fin de vie (CNSPFV) ;
  • sur le site de la Fédération Jeanne-Garnier, fédération des établissements des Dames du Calvaire, federationjeannegarnier.org ;
  • sur le site de l’Union nationale des associations pour l’accompagnement et le développement des soins palliatifs (UnASP), unasp.org.
    Vous pouvez notamment trouver une carte, un annuaire et les sites internet des associations pour l’accompagnement et le développement des soins palliatifs.

En savoir plus sur les soins palliatifs.

À retrouver sur https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-du-pancreas/Les-soins-palliatifs

L’Institut national du cancer est l’agence d’expertise sanitaire et scientifique en cancérologie.

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Hopital de jour pussin (69g37)
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