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Article
Publié le 28/07/2026
Information proposée par Haute Autorité de Santé - HAS
La maladie cœliaque est une pathologie chronique auto-immune de l’intestin grêle induite par l’ingestion de gluten alimentaire chez des individus génétiquement prédisposés. Sa prévalence est estimée à environ 1 % mais la maladie reste encore largement sous diagnostiquée du fait de la grande diversité de ses manifestations cliniques voire de l’absence de symptôme.
Ces recommandations ont pour objectif d’améliorer le repérage et diagnostic de la maladie chez l’enfant et l’adulte, afin de permettre une prise en charge précoce et de prévenir la survenue de complications.
Elles sont principalement destinées aux médecins généralistes, pédiatres, médecins de PMI, gastro-entérologues, médecins internistes et aux diététiciens.
Elles abordent chez l’enfant et l’adulte :
Un second volet sera consacré à la prise en charge et au suivi des patients et sera publié par la HAS ultérieurement.
L’essentiel
En effet, le régime sans gluten biaise les résultats des examens qui peuvent être faussement négatifs, empêchant ainsi d’établir le diagnostic.
Un test sérologique doit être proposé en présence de : - symptôme digestif ou extra-digestif évocateur ;
Le déficit en IgA totales est en effet plus fréquent chez les patients atteints de maladie cœliaque.
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À retrouver sur https://www.has-sante.fr/jcms/p_4231687/fr/maladie-coeliaque-diagnostic-chez-l-enfant-et-l-adulte
La Haute Autorité de Santé, est une autorité publique, indépendante, à caractère scientifique, qui vise à assurer à tous les meilleurs soins. Elle trois missions principales : évaluer l’intérêt des médicaments, des dispositifs médicaux et des actes en vue de leur remboursement par l’Assurance maladie, élaborer des recommandations de bonnes pratiques pour les médecins, définir des parcours de soins, faciliter le bon soin, au bon moment pour le bon patient et certifier les hôpitaux et les cliniques, mesurer leur qualité. Par ses travaux, la HAS éclaire la décision des pouvoirs publics, accompagne les professionnels de santé, informe les personnes malades et les usagers du système de santé.
Haute Autorité de Santé - HASArticle
Publié le 15/09/2026
Information proposée par CHU de Lyon
La maladie cœliaque touche 1 % de la population. C'est une affection auto-immune de l'intestin grêle qui nécessite une prise en charge à vie. Pour en parler, la docteure Charlotte Juin, hépato-gastroentérologue à l'hôpital Lyon Sud.
Transcription
Attention, avant de consulter un gastroentérologue devant des symptômes potentiellement en rapport avec du gluten, il ne faut pas confondre la maladie cœliaque, qui est l'intolérance au gluten, avec deux autres pathologies liées au gluten que sont l'allergie au gluten et l'hypersensibilité au gluten.
La maladie cœliaque, c'est en fait une maladie auto-immune de l'intestin grêle qui est relativement fréquente puisqu'elle va concerner 1 % de la population et elle va être déclenchée par l'ingestion de gluten. Le gluten, c'est un ensemble de protéines non digestives qu'on retrouve dans le blé, le seigle et l'orge, et qui est largement utilisé dans l'industrie agroalimentaire pour sa capacité texturante et aussi pour son goût.
La maladie cœliaque peut survenir à tout âge de la vie et les symptômes sont parfois peu spécifiques, voire absents, ce qui peut rendre le diagnostic difficile. La diarrhée chronique reste le symptôme digestif le plus fréquent, mais parfois peut survenir une constipation. Les patients souffrent parfois également de douleurs abdominales, de ballonnements associés à des flatulences. Ils décrivent très fréquemment une fatigue chronique. Et puis, dans les formes les plus sévères, on peut avoir un amaigrissement avec une dénutrition.
Pour poser le diagnostic de la maladie cœliaque, on va faire une recherche d'anticorps spécifiques dans le sang. En cas de positivité de ces anticorps, c'est à ce moment-là qu'il faut être adressé vers un gastroentérologue qui réalisera une gastroscopie avec des prélèvements de l'intestin grêle. C'est sur ces prélèvements qu'on va poser définitivement le diagnostic de la maladie. Lorsque ces prélèvements montrent une atrophie des villosités intestinales, qui sont en fait des replis de la muqueuse où se fait l'absorption des nutriments vers le sang.
Actuellement, le seul traitement recommandé pour la maladie cœliaque, c'est le régime sans gluten strict et à vie, c'est-à-dire la suppression totale de l'alimentation du blé, du seigle et de l'orge. L’avoine, lui, est autorisé. Ça paraît simple comme ça, sur le papier, mais du gluten, on en trouve partout dans l'alimentation transformée. Du coup, ça demande vraiment une gymnastique pour les patients, un apprentissage. Il ne faut pas hésiter à se faire aider parce que ce régime est vraiment très important pour limiter au maximum les complications qui peuvent être en lien avec la maladie cœliaque, comme d'autres pathologies auto-immunes, le diabète ou l'hypothyroïdie, une déminéralisation des os, ou encore dans certains cas, des cancers de l'intestin grêle.
Une fois le régime sans gluten mis en place, les symptômes en rapport avec l'intolérance au gluten vont progressivement diminuer et disparaître, seulement en quelques semaines. Ensuite, on va surveiller la prise de sang pour s'assurer de la négativation des anticorps dans le sang, qui témoignera d'une bonne observance du régime sans gluten. Puis finalement, au bout de deux ans de régime bien suivi, on refera une nouvelle gastroscopie avec de nouveaux prélèvements de l'intestin grêle, pour s'assurer que les villosités repoussent bien.
Pour se faire aider, il ne faut pas hésiter à consulter un diététicien ou une diététicienne et même de se rapprocher d'une association de patients comme l’AFDIAG, qui est l'Association française des intolérants au gluten.
Je rappelle que la maladie cœliaque n'est pas la seule pathologie liée au gluten et qu'il existe aussi l'allergie au gluten ainsi que l'hypersensibilité au gluten qui ne nécessitent pas forcément de consulter en gastroentérologie.
L'allergie au gluten, c'est extrêmement rare et c'est une réaction immédiate, respiratoire et/ou digestive, liée à l'ingestion de gluten. L'hypersensibilité au gluten, dont on ne connaît pas encore très bien les mécanismes, est finalement une forme de syndrome de l'intestin irritable, liée au gluten. Elle concerne des patients qui vont présenter des troubles digestifs liés à l'ingestion de gluten, mais qui n'ont pas d'anticorps dans le sang, ni d'atrophie villositaire intestinale. La sensibilité au gluten va varier au cours du temps, donc on peut tenter des réintroductions de gluten, ce qui, je le rappelle, est complètement contre-indiqué dans la maladie cœliaque où le régime doit être strict et à vie.
En conclusion, devant tout trouble digestif potentiellement rapporté à une ingestion de gluten, n'hésitez pas à en parler à votre médecin généraliste pour discuter de la pertinence d'un dépistage par la recherche des anticorps dans le sang avant d'être adressé vers un gastroentérologue.
À retrouver sur https://www.chu-lyon.fr/maladie-coeliaque-parcours-soins
Article
Publié le 31/08/2026
Information proposée par mpedia, site d’informations santé pour les parents, édité par l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA)
Baby blues, dépression post partum ou encore psychose puerpérale : ces différentes manifestations peuvent apparaître après l’accouchement et affecter de manière significative la santé mentale des parents. Ces états ne sont ni rares, ni honteux : baby blues et dépression post partum sont même fréquents et tous trois méritent une reconnaissance, un diagnostic précis et un accompagnement professionnel adapté.
Dans cet article, nous vous aidons à faire la différence entre les symptômes passagers du baby blues et les signes plus profonds d’une dépression post partum ou d’un trouble comme la psychose puerpérale. Comprendre ces troubles, c’est une première étape essentielle pour mieux les surmonter, prendre soin de soi et préserver le lien parent-enfant.
L’arrivée d’un bébé est souvent décrite comme un moment de bonheur intense, mais cette image idéalisée ne reflète pas toujours la réalité vécue par les jeunes parents. Devenir mère ou père, représente en effet un véritable bouleversement : émotionnel, hormonal, physique, psychologique et social.
Après l’accouchement, de nombreuses femmes ressentent un décalage entre ce qu’elles s’attendaient à vivre et ce qu’elles ressentent réellement. La fatigue s’accumule, l’organisation quotidienne est chamboulée, les repères changent et la pression pour être une « bonne mère » peut faire naître un sentiment de solitude, d’angoisse ou de tristesse. Il en va de même pour les pères, souvent mis de côté dans les premiers temps, mais eux aussi confrontés à de profonds changements personnels.
Ces ressentis, bien qu’inconfortables, sont normaux. Il est important de rappeler qu’il n’existe pas une seule façon de devenir parent : certaines mères ou certains pères trouvent rapidement leurs marques, d’autres ont besoin de temps. Le lien avec le bébé ne se construit pas toujours immédiatement. Ce n’est pas une faute, ni un signe d’échec, mais le reflet d’un processus d’attachement progressif.
Il est donc essentiel de se déculpabiliser face à ces émotions. Les sentiments d’ambivalence, les doutes et les fragilités qui peuvent surgir dans les premières semaines de la parentalité méritent d’être entendus et accompagnés. Parler de son état, se faire entourer et savoir reconnaître quand un mal-être dépasse la simple fatigue sont des premiers pas importants vers le mieux-être.
Le baby blues, aussi appelé blues du post partum ou blues du troisième jour, touche entre 70 à 80 % des jeunes mamans dans les premiers jours suivant l’accouchement, selon La Haute Autorité de Santé (HAS)1. Bien que très fréquent, ce trouble émotionnel transitoire peut, chez certaines mères, surprendre par son intensité. Il est important qu’il soit reconnu pour ce qu’il est : une réaction physiologique et psychologique normale à l’arrivée du bébé, qui varie en intensité d’une femme à l’autre.
Le baby blues se manifeste généralement entre le deuxième et le cinquième jour après la naissance, selon la Haute Autorité de Santé (HAS, 2021)1 et dure en moyenne quelques jours à une semaine. Parmi les symptômes les plus courants, on retrouve :
Ces signes peuvent être déstabilisants, mais ils ne sont ni pathologiques ni durables. Il est important de les distinguer d’une dépression post partum, bien plus profonde et persistante.
Pour en savoir plus sur les signes avant-coureurs de la dépression post-partum, vous pouvez visionner la vidéo « La dépression post-partum, ça existe et ça se soigne ! », réalisée par le Tuto’Tour de la Grossesse.
Sur le plan hormonal, le corps subit un bouleversement majeur : la chute brutale des œstrogènes et de la progestérone, conjuguée à un pic de prolactine lié à l’allaitement et à la montée de lait, peuvent fortement influencer l’humeur. À cela s’ajoute la baisse d’adrénaline après l’intensité de la naissance, qui laisse souvent place à une sensation de vide ou de décalage.
La fatigue extrême, le manque de sommeil lié aux soins constants apportés au bébé, et parfois un accouchement éprouvant, peuvent également fragiliser la jeune mère. À ces éléments s’ajoutent les pressions psychologiques : la responsabilité de ce nouveau rôle, les injonctions sociales à être une mère comblée, ou encore le décalage entre le lien imaginaire avec le bébé pendant la grossesse et la réalité, parfois déroutante, des premiers jours de maternité.
Bien que transitoire, le baby blues peut être difficile à vivre. Il est essentiel de reconnaître cet état et de s’autoriser à ressentir ce que l’on traverse, sans jugement ni culpabilité.
Parler de vos émotions est une première étape importante : confiez-vous à votre partenaire, à une personne de confiance, à une sage-femme ou à un autre professionnel de santé. Être écoutée permet souvent de soulager une partie de la tension émotionnelle.
Le repos est primordial, même s’il est morcelé. N’hésitez pas à vous faire aider pour les tâches du quotidien ou les soins au nouveau-né. Ce n’est pas un signe de faiblesse, mais une manière de préserver votre équilibre.
Si vous avez du mal à ressentir de la joie ou à créer un lien affectif fort avec votre enfant dès les premiers jours, rappelez-vous que cela peut prendre du temps, et que chaque mère suit son propre rythme. Ces émotions peuvent aussi être abordées lors des consultations postnatales, ou dans le cadre d’un suivi d’allaitement, car ces rendez-vous offrent des temps précieux pour parler du bien-être émotionnel de la maman.
Contrairement au baby blues, la dépression post partum (parfois abrégée DPP ou nommée dépression postnatale) est un trouble de santé mentale à part entière. Elle touche environ 15 % des jeunes mères, avec un pic de fréquence autour du sixième mois après la naissance, selon la Haute Autorité de Santé (HAS, 2021)1.
Les symptômes de la dépression post partum sont variés mais doivent alerter lorsqu’ils durent plus de deux semaines ou s’intensifient. Parmi eux :
Dans certains cas, la mère peut aussi ressentir de la colère, de l’anxiété intense ou un désintérêt marqué pour tout ce qui l’entoure, y compris pour son bébé.
La prise en charge commence par un diagnostic médical : il est donc indispensable d’en parler avec un médecin généraliste, une sage-femme, un pédiatre ou un gynécologue, qui pourra orienter vers un psychologue ou un psychiatre spécialisé en périnatalité.
Le traitement dépendra de la sévérité de la dépression. Il peut reposer sur un accompagnement psychothérapeutique, parfois associé à un traitement médicamenteux antidépresseur ou régulateur de l’humeur est mis en place et surveillé par le médecin. Il peut être nécessaire pendant plusieurs mois puis arrêté très progressivement.
Dans certains cas une hospitalisation de la mère et du bébé ensemble, pour ne pas le séparer, est proposée pour un traitement et un soutien hors des préoccupations du quotidien (se peut à plein temps ou en hospitalisation de jour).
Le retour à la maison avec un nouveau-né peut être une période aussi bouleversante qu’émouvante. Pour mieux vivre cette transition, il est important de s’entourer, de s’informer et de ne pas rester seule face aux émotions qui peuvent surgir.
Dès la grossesse, un entretien prénatal précoce, pris en charge à 100 %, permet d’échanger avec un professionnel de santé sur vos besoins, vos craintes, ou encore votre projet de naissance. Il peut être l’occasion de se préparer au retour à la maison et d’aborder la question du baby blues ou de la dépression post partum.
Après la naissance, un entretien postnatal peut également être proposé. Il permet de faire le point sur votre état émotionnel et physique, de poser vos questions et de bénéficier d’un accompagnement personnalisé.
Sage-femme, médecin généraliste, gynécologue, pédiatre ou encore psychologue : plusieurs professionnels de santé sont là pour vous accompagner, pendant et après la grossesse. Dès le retour à domicile, une sage-femme peut assurer le suivi postnatal à domicile, sur prescription ou initiative du médecin ou de la maternité. Ce suivi est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie jusqu’au douzième jour après l’accouchement.
La période postnatale ne concerne pas seulement la maman : les pères peuvent aussi être touchés par un épisode dépressif après la naissance de leur enfant. On estime que 10 à 15 % des pères présentent des symptômes de dépression postnatale, parfois sous-estimés car moins visibles, selon La Haute Autorité de Santé (HAS)1.
La dépression paternelle survient souvent dans les 6 à 12 mois suivant la naissance, pouvant s’accompagner de fatigue, irritabilité, anxiété ou sentiment d’incompétence.
Plusieurs facteurs peuvent contribuer à ce mal-être :
Il est essentiel que les pères soient écoutés et soutenus. Parler de ses émotions à un proche ou un professionnel de santé peut prévenir une aggravation des symptômes.
Un accompagnement adapté, incluant parfois un suivi psychologique, aide à mieux vivre cette période de transition et à préserver l’équilibre familial.
Si vous êtes papa et que vous ressentez un mal-être persistant, n’hésitez pas à consulter un professionnel : prendre soin de vous, c’est aussi prendre soin de votre enfant et de votre famille.
La psychose puerpérale est un trouble psychiatrique rare mais sévère qui survient généralement dans les jours ou semaines suivant l’accouchement. Elle touche environ 1 à 2 femmes sur 1 000, souvent dans un contexte de vulnérabilité psychique préexistante, selon la Haute Autorité de Santé (HAS, 2021) (trouble bipolaire, antécédents psychiatriques, antécédents familiaux).
Contrairement au baby blues ou à la dépression postnatale, il s’agit d’une urgence médicale, car le pronostic vital de la mère et du bébé peut être engagé.
Les signes de psychose puerpérale apparaissent de manière soudaine et peuvent inclure :
Dans certains cas, ces symptômes peuvent conduire à des comportements dangereux, pour la mère elle-même ou pour son enfant, notamment par des passages à l’acte impulsifs ou délirants.
La prise en charge de la psychose puerpérale nécessite une hospitalisation immédiate, souvent en unité psychiatrique spécialisée, idéalement en unité mère-enfant si l’état de la mère le permet. L’objectif est de protéger la mère et son bébé, tout en instaurant un traitement médicamenteux adapté (neuroleptiques, stabilisateurs de l’humeur, parfois antidépresseurs).
Le suivi psychiatrique doit ensuite se poursuivre sur le long terme, car le risque de rechute lors d’une grossesse ultérieure est important. Une prévention adaptée pourra alors être anticipée.
Oui, c’est fréquent. Le baby blues peut provoquer une grande émotivité, des pleurs et de la fatigue dans les jours qui suivent l’accouchement. Cela ne signifie pas que vous n’êtes pas une bonne mère. Ces symptômes disparaissent généralement en quelques jours.
Ce sentiment peut survenir lorsque l’attachement ne se crée pas immédiatement. Ce n’est pas rare et cela ne fait pas de vous une mauvaise mère. Parlez-en à un professionnel de santé qui pourra vous écouter et vous accompagner.
Les bouleversements hormonaux, la fatigue et la pression émotionnelle peuvent provoquer des pleurs même dans un contexte heureux. C’est une réaction normale du corps et de l’esprit après l’accouchement.
Une dépression post partum non prise en charge peut affecter la relation parent-enfant. Mais un accompagnement médical et psychologique permet de restaurer rapidement le lien et de protéger le développement du bébé.
Le baby blues, la dépression post partum et la psychose puerpérale sont des réalités qui peuvent toucher les parents après la naissance d’un enfant. Reconnaître ces troubles et en parler est essentiel pour bénéficier d’un accompagnement adapté et préserver la santé mentale de la mère comme celle du père.
Chaque émotion, même difficile, a sa place dans ce bouleversement qu’est la parentalité. N’hésitez jamais à demander de l’aide : c’est un signe de courage et une étape importante pour vivre sereinement ce nouveau chapitre de votre vie.
Note : Les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est donc possible qu’un lien devienne introuvable. Dans un tel cas, utilisez les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.
À retrouver sur https://www.mpedia.fr/art-baby-blues-et-depression-post-partum-les-reconnaitre-pour-les-surmonter/
www.mpedia.fr, est un site de soutien à la parentalité porté par l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA). Son objectif est de mettre à la disposition des futurs parents et des parents d’enfants de 0 à 11 ans des informations scientifiquement fiables sur le développement et la santé des enfants. Ce site est d’accès gratuit et sans publicité.
Vous y trouverez de très nombreux articles traitant de la santé physique ou psychologique, des maladies, de la nutrition, du sommeil, de la parentalité et de l’éducation, de l’école, du comportement… du début de la grossesse aux portes de l’adolescence. Ces articles sont écrits par plus de 170 experts de la santé de la petite enfance.
Vous pouvez aussi consulter les réponses apportées par nos pédiatres à plus de 10 000 questions posées par les parents.
Article
Publié le 07/09/2026
Information proposée par France Alzheimer
L’essentiel
La maladie d’Alzheimer altère progressivement la mémoire, le raisonnement et les capacités à réaliser certains gestes du quotidien. Pour autant, les loisirs gardent toute leur place.
Choisir des jeux adaptés aux personnes atteintes d’Alzheimer permet de stimuler les fonctions cognitives encore préservées, de renforcer le lien social et d’offrir des moments de plaisir. L’idée n’est pas de tester les performances, mais de proposer une activité qui respecte le rythme, les envies et les capacités de chacun.
Contrairement à une idée reçue, les activités ludiques ne sont pas réservées aux premiers stades de la maladie. Elles peuvent être proposées tout au long de son évolution, à condition d’être adaptées.
Les jeux sollicitent plusieurs fonctions cognitives essentielles, notamment :
Par ailleurs, ils favorisent également les interactions sociales, réduisent le sentiment d’isolement et contribuent au bien-être émotionnel de la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer.
| Bon à savoir : selon les recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS), les interventions non médicamenteuses (ateliers mémoire, activités cognitives, physiques adaptées et maintien du lien social), bien qu’elles n’aient pas d’action curative sur le processus neurodégénératif, doivent être proposées dès le diagnostic pour maintenir les fonctions cognitives/motrices et optimiser la qualité de vie (2). |
Les jeux qui stimulent la mémoire peuvent être simples, progressifs et suffisamment flexibles pour s’adapter aux capacités de la personne.
Les jeux consistant à retrouver des paires d’images, classer des objets ou associer des couleurs mobilisent la mémoire visuelle et l’attention tout en restant accessibles et ludiques.
Ils peuvent être réalisés avec des supports du commerce ou fabriqués à partir de photographies familiales, ce qui apporte une dimension affective supplémentaire.
Les albums photos, les cartes postales anciennes, les chansons d’une époque ou les objets du quotidien favorisent l’évocation de souvenirs autobiographiques, souvent mieux préservés que la mémoire récente.
Ces activités ne visent pas la recherche d’une réponse exacte mais plutôt l’échange et le partage entre la personne malade et ses proches.
Compléter un proverbe, retrouver le nom d’un animal, nommer des objets illustrés ou jouer autour des mots stimule les capacités linguistiques encore présentes. L’essentiel est d’adapter le niveau de difficulté afin d’éviter les situations d’échec.
Les puzzles à grand format, les cubes ou les jeux d’assemblage sollicitent la perception visuelle, la motricité fine et la concentration.
Lorsque la maladie progresse, le nombre de pièces peut être réduit afin de conserver le caractère agréable de l’activité.
En plus des jeux, de nombreuses activités participent au maintien des repères et au bien-être. Parmi les activités les plus adaptées figurent :
Sachez que la régularité est souvent plus bénéfique que la durée. En effet, une activité de 15 à 30 minutes, proposée dans un environnement tenant compte des intérêts de la personne, est généralement mieux acceptée qu’une activité longue.
Afin de ne pas perturber le rythme naturel de la personne malade, nous recommandons de choisir les moments où elle se montre la plus disponible, souvent en matinée.
| Bon à savoir : Certaines activités procurent davantage de plaisir ou suscitent plus facilement les échanges. Observer les réactions et ressentis de la personne lorsqu’elle participe permet d’ajuster progressivement les propositions d’activités en fonction de ses préférences et de l’évolution de la maladie. Des fiches d’activités Alzheimer peuvent aider à varier les propositions. L’objectif reste avant tout de préserver la confiance en soi, le plaisir d’agir et la relation avec les proches. |
Il n’existe pas de jeu universel. Les activités les plus adaptées sont celles qui correspondent aux centres d’intérêts de la personne, à ses capacités et à l’évolution de la maladie. Les jeux d’association, les puzzles simples, les activités musicales et les albums photos sont particulièrement appréciés.
Les études recensées ne montrent pas que les jeux de mémoire ralentissent, à eux seuls, l’évolution de la maladie. En revanche, ils participent au maintien des capacités restantes, favorisent les interactions sociales et améliorent la qualité de vie lorsqu’ils sont intégrés à une prise en soin globale.
Quelques séances de quinze à trente minutes par semaine peuvent être suffisantes. Il est préférable de privilégier la régularité et de respecter le rythme de la personne plutôt que de multiplier les activités. L’objectif n’est pas de faire de l’occupationnel, mais de proposer des temps d’échange et de partage favorisant l’autonomie et le bien-être de la personne.
Les associations spécialisées, les accueils de jour et certains établissements médico-sociaux mettent à disposition des fiches d’activités Alzheimer adaptées à l’évolution de la maladie. Elles constituent une aide précieuse pour renouveler les ateliers à domicile.
(1) Organisation mondiale de la Santé – Démence. consulté sur https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/dementia
(2) Haute Autorité de Santé – Maladie d’Alzheimer et maladies apparentées : Version soumise à la validation du collège de la HAS le 25/04/07 diagnostic et prise en charge. Consulté sur https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2011-12/recommandation_maladie_d_alzheimer_et_maladies_apparentees_diagnostic_et_prsie_en_charge.pdf
À retrouver sur https://www.francealzheimer.org/jeux-pour-personnes-atteintes-dalzheimer/
France Alzheimer est une association qui représente les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et leurs familles. Elle offre un soutien psychologique, des informations fiables et organise des activités pour favoriser les échanges et le bien-être des personnes concernées.
France Alzheimer10/09/2026 6 mins de lecture
L’endométriose est de plus en plus diagnostiquée. Pourtant, cette maladie reste mal comprise et largement entourée d’idées reçues. Canal Détox démêle le vrai du faux.
L’endométriose est une maladie qui touche environ 1 femme sur 10 entre les premières règles et la ménopause, bien que ses symptômes puissent parfois apparaître avant la puberté ou persister après la ménopause. Cette maladie inflammatoire souvent chronique est liée à la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine (l’endomètre) en dehors de l’utérus.
Les fragments de tissu endométrial peuvent être retrouvés sur différents organes, principalement les ovaires (environ 50 % des cas), les trompes, les ligaments utérins, la paroi du rectum et du vagin ou le péritoine (la membrane qui tapisse la cavité abdominale et maintient en place les organes qu’elle contient).
Ces fragments, appelés lésions d’endométriose, peuvent impacter le bon fonctionnement des tissus touchés, provoquant des douleurs parfois invalidantes. Dans environ un tiers des cas, la maladie est par ailleurs associée à une infertilité.
Bien qu’elle soit de plus en plus souvent diagnostiquée, l’endométriose reste encore mal comprise et entourée de nombreuses idées reçues. Canal Détox fait le point.
Être pliée de douleur lors des règles, c’est normal ? Pas vraiment…
Des douleurs légères à modérées peuvent survenir pendant les règles : elles sont liées aux contractions de l’utérus. En revanche, des douleurs intenses, qui clouent au lit ou empêchent de se concentrer, de travailler ou de dormir, ne sont pas normales et doivent alerter.
En effet, ces symptômes peuvent être un signe d’endométriose, l’une des principales causes de dysménorrhées secondaires chez les femmes, c’est-à-dire de règles douloureuses liées à une pathologie.
La maladie se manifeste notamment par des douleurs pelviennes récurrentes, localisées dans le bas du ventre, le plus souvent pendant les règles mais parfois aussi en dehors. Elle est liée à la présence de tissus semblables à l’endomètre en dehors de l’utérus. Sous l’effet des hormones du cycle menstruel, ces tissus saignent, entraînent une inflammation et peuvent provoquer des dommages aux tissus environnants.
En dehors des douleurs de règles, d’autres symptômes peuvent également être présents : douleurs abdominales, douleurs lors des rapports sexuels (dyspareunies), douleurs pendant la miction (dysuries) ou à l’évacuation de selles (dyschézies), troubles digestifs, fatigue chronique.
Cette idée reçue selon laquelle il est normal de souffrir a des conséquences bien réelles : elle contribue à banaliser les symptômes et à retarder les consultations. Certaines femmes craignent de ne pas être prises au sérieux, et des patientes rapportent avoir effectivement vu leurs douleurs minimisées par des professionnels de santé. Une meilleure écoute et une reconnaissance de leurs symptômes figurent ainsi parmi leurs attentes pour améliorer les soins. Pour être orientées vers des professionnels formés à l’endométriose, elles peuvent s’appuyer sur les filières régionales dédiées.
Pendant longtemps, la grossesse a été présentée comme ayant un effet bénéfique sur l’endométriose, en raison de l’arrêt temporaire des cycles menstruels. Mais elle ne guérit pas la maladie.
On observe parfois une amélioration temporaire des symptômes pendant la grossesse, en lien avec l’arrêt des cycles menstruels. Mais cet effet est très variable : chez certaines patientes, les douleurs diminuent, chez d’autres elles persistent et, dans certains cas, les lésions peuvent même évoluer, comme le montre une revue de la littérature scientifique publiée en février 2018 dans la revue Human Reproduction Update. Autrement dit, la grossesse n’a pas d’effet curatif démontré.
Par ailleurs, l’endométriose est associée à plusieurs complications de la grossesse, comme le souligne la même étude, telles que des césariennes plus fréquentes, des fausses couches, des accouchements prématurés ou des hémorragies.
Le seul effet bénéfique clairement établi est la suspension temporaire des menstruations, ce qui permet généralement de limiter les impacts de la maladie (en réduisant les douleurs), sans nécessairement faire disparaitre les lésions.
Enfin, cette idée reçue n’est pas anodine. Une étude australienne menée sur une base de données recueillies en 2017 auprès de plus de 3 000 femmes atteintes d’endométriose montre que plus de la moitié d’entre elles ont déjà reçu, de la part d’un professionnel de santé, la recommandation de planifier une grossesse pour « traiter » leur endométriose.
Ce conseil, qui ne repose sur aucun fondement scientifique, peut entraîner des conséquences graves : accélérer un projet de grossesse sur la base d’une information infondée, altérer la relation de confiance avec les professionnels de santé, et détériorer la santé mentale des patientes.
« Supprimez les produits laitiers », « Évitez le gluten », « Arrêtez l’alcool »… Les réseaux sociaux regorgent de conseils pour atténuer les symptômes de l’endométriose en ajustant son régime alimentaire. Mais que dit réellement la littérature scientifique ?
Plusieurs études observationnelles indiquent que certaines personnes atteintes d’endométriose disent aller mieux après avoir modifié leur alimentation. Dans cette enquête menée auprès de 2 388 personnes ayant un diagnostic confirmé à travers le monde, près de 85 % des participantes avaient essayé au moins un changement alimentaire, et parmi ces dernières, plus de 65 % ont rapporté une diminution de leurs douleurs, notamment après avoir réduit l’alcool, le gluten, les produits laitiers ou la caféine.
Cependant, ces résultats doivent être interprétés avec prudence. Ils reposent essentiellement sur des déclarations subjectives ; dans ces conditions, il est impossible de savoir si l’amélioration vient du régime lui-même, d’autres changements associés… ou simplement de l’évolution naturelle des symptômes.
À ce jour, les données scientifiques ne permettent pas de recommander un régime alimentaire spécifique ni une supplémentation vitaminique systématique dans la prise en charge de l’endométriose, selon la Haute Autorité de santé (HAS) et le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF).
En clair : certaines personnes peuvent effectivement se sentir mieux en modifiant leur alimentation, mais cela ne suffit pas à en faire une stratégie thérapeutique validée. Les recherches en cours sur le sujet devraient pouvoir éclairer les recommandations cliniques au cours des prochaines années.
Non, il n’est pas prouvé que mettre un tampon est un facteur de risque susceptible de provoquer l’endométriose.
Cette idée circule parfois en lien avec la présence supposée de perturbateurs endocriniens dans certains produits d’hygiène menstruelle. Les perturbateurs endocriniens (comme certains phtalates, parabènes ou bisphénols) font effectivement l’objet de recherches car ils peuvent interagir avec le système hormonal. Mais, à ce jour, aucune étude scientifique ne montre que l’usage de tampons augmente le risque d’endométriose.
En l’état actuel des connaissances, il n’existe donc pas de preuve scientifique justifiant de déconseiller les tampons pour prévenir l’endométriose.
Il existe bien une association entre l’endométriose et l’infertilité mais cela ne signifie pas que toutes les personnes atteintes sont infertiles. La plupart des femmes atteintes de la maladie parviennent à concevoir, parfois sans aide médicale. Il faut également distinguer la stérilité (incapacité à concevoir naturellement) de l’infertilité (tentative de concevoir naturellement pendant au moins 12 mois sans succès).
Les mécanismes en jeu restent encore mal compris. Dans certains cas, la maladie peut provoquer une inflammation, perturber le fonctionnement des ovaires ou gêner la rencontre entre l’ovule et les spermatozoïdes. Mais ces situations varient beaucoup d’une personne à l’autre.
En cas de difficultés à concevoir, plusieurs options existent. La chirurgie peut être utile lorsque des lésions gênent le fonctionnement des organes reproducteurs. Mais elle n’est pas systématique : ses bénéfices sur la fertilité sont variables et elle peut, dans certains cas, affecter la réserve ovarienne.
C’est pourquoi, selon les situations (âge, type d’endométriose, durée des difficultés), d’autres stratégies peuvent être proposées, notamment les techniques de procréation médicalement assistée.
Autrement dit : l’endométriose peut avoir un impact sur la fertilité, mais dans la majorité des cas elle ne rend pas stérile, et des solutions existent.
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Publié le 10/09/2026
Information proposée par Service Public.fr
Savez-vous que votre enfant mineur peut avoir sa propre carte Vitale ? Deux arrêtés du 13 août 2026 précisent les modalités de délivrance de la carte Vitale aux personnes mineures. Service Public vous informe sur les démarches à accomplir.
Les arrêtés du 13 août 2026 visent à simplifier le processus d’accès à la carte Vitale pour les personnes mineures. Les dispositions sont les suivantes :
D’autre part, les enfants confiés à l'aide sociale à l'enfance (ASE) disposeront désormais de leur propre carte Vitale. L'ASE doit informer l'Assurance maladie du placement de l'enfant et demander son « affiliation à titre personnel ». L’organisme adressera en retour la carte Vitale physique de l'enfant.
L'enfant placé de 16 ans ou plus peut demander la carte Vitale sous forme mobile, via le parcours d'activation applicable aux personnes majeures.
Lorsque l'enfant n'est plus confié à l'ASE, celle-ci doit en informer l'Assurance maladie et fournir les informations concernant « la personne qui assure l'entretien effectif et permanent de la personne mineure ». La carte Vitale sera mise à jour si l'enfant a 12 ans ou plus ; elle sera invalidée si l'enfant a moins de 12 ans.
À noterJusqu'à 16 ans, le jeune est rattaché à l'un de ses parents ou à ses 2 parents, qui prennent généralement en charge ses frais de santé (ce sont eux qui sont remboursés). Il est bénéficiaire rattaché à ses parents même s’il peut avoir sa propre carte Vitale et son propre numéro de Sécurité sociale. Son compte ameli ne sera créé qu’à sa majorité. |
La carte Vitale est délivrée gratuitement par l’Assurance maladie.
À 16 ans, votre enfant reçoit un courrier de l’Assurance maladie lui indiquant la procédure pour recevoir sa carte Vitale. La demande peut être faite depuis votre compte ameli. Sa carte Vitale lui sera adressée sous 3 semaines.
Pensez à transmettre lors de la demande votre propre relevé d’identité bancaire (RIB) si vous souhaitez recevoir directement les remboursements des soins.
À noter que la carte Vitale peut être demandée dès les 12 ans de l’enfant, sur demande des parents.
À retrouver sur https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A17693
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Publié le 11/09/2026
Information proposée par Agence de la Biomédecine
A l’occasion de la journée mondiale du don de moelle osseuse le 19 septembre prochain, l’Agence de la biomédecine lance un appel afin de recruter de nouveaux donneurs volontaires, notamment parmi les personnes métissées. Toutes les origines sont recherchées : afro-descendantes, maghrébines, asiatiques mais aussi européennes, hispaniques, océaniques…
En 2026, on se dirige vers une année record en termes d’inscriptions sur le site dondemoelleosseuse.fr. Cette mobilisation exceptionnelle contribue à renforcer le registre français des donneurs volontaires de moelle osseuse et témoigne d'une réelle prise de conscience collective autour de ce don qui peut sauver des vies. Mais au-delà du nombre, la diversité des profils génétiques représentés au sein de ce registre reste un enjeu crucial.
Aujourd'hui encore, les patients issus de certaines origines ou présentant des profils génétiques plus rares rencontrent davantage de difficultés à trouver un donneur compatible.
Pour réaliser une greffe de moelle osseuse, il est indispensable de trouver un donneur qui soit le « jumeau génétique » du patient, c’est-à-dire une personne qui partage les mêmes caractéristiques immunologiques que la personne malade. Or, chaque humain possède sa propre « carte d’identité immunologique » (système HLA (Human Leucocyte Antigen)), déterminée en partie par ses origines géographiques, son histoire génétique familiale et plus largement par l’histoire des migrations de populations.
Plus le registre de donneurs volontaires est diversifié, plus les chances de trouver un donneur compatible augmentent pour tous les patients, quelles que soient leurs origines.
Le registre français ne reflète pas encore suffisamment la diversité génétique de la population des patients français qui ont besoin d’un donneur.
Aujourd'hui, les patients présentant un phénotype caucasien ont davantage de chances de trouver un donneur compatible. Historiquement, les registres de donneurs volontaires de moelle osseuse se sont principalement développés dans l'hémisphère Nord, où la population caucasienne est majoritaire. À l'inverse, les profils HLA plus fréquents chez les personnes issues de métissages ou originaires d'Afrique subsaharienne, du Maghreb ou d'Asie ou d’Océanie restent moins représentés. Or, plus un profil HLA est rare dans le registre, plus la recherche d'un donneur compatible devient complexe.
Diversifier les profils HLA inscrits est donc essentiel pour offrir à chaque patient les mêmes chances d'accéder à une greffe.
À retrouver sur https://www.agence-biomedecine.fr/fr/don-et-greffe-de-moelle-osseuse/don-de-moelle-osseuse-on-a-besoin-de-diversifier-les-donneurs
L’Agence de la biomédecine est un établissement public d’État créé par la loi de bioéthique du 6 août 2004, dépendant du ministère de la Santé. Elle exerce ses missions dans les domaines du prélèvement et de la greffe d’organes, de tissus et de cellules, ainsi que de la procréation, de l’embryologie et de la génétique humaines.