Ménopause et périménopause

Symptômes, traitements et idées reçues

Étape naturelle de la vie, la ménopause survient en moyenne vers 51 ans. Elle peut s’accompagner de symptômes gênants et augmente, à long terme, le risque d’ostéoporose et de maladies cardiovasculaires. Symptômes, diagnostic, hygiène de vie, traitement hormonal : cet espace rassemble les informations utiles pour mieux vivre cette période.

La ménopause correspond à l’arrêt définitif des règles, constaté après 12 mois consécutifs sans règles en l’absence de contraception. Elle survient en moyenne vers 51 ans. Résultant de l’arrêt progressif de la production des hormones sexuelles par les ovaires, la ménopause est un phénomène naturel qui peut occasionner des symptômes parfois gênants : bouffées de chaleur, règles irrégulières, sécheresse de la peau et du vagin, troubles du sommeil, irritabilité, incontinence urinaire, prise de poids, etc.

Heureusement, la majorité des femmes ne connaîtront que quelques-unes d'entre elles. De plus, la ménopause peut avoir des conséquences à long terme négatives sur la solidité des os et augmenter le risque de maladie cardiovasculaire. Des traitements et d’autres mesures d’hygiène de vie peuvent aider à limiter ces risques. 

L’essentiel à retenir sur la ménopause

  • La ménopause n’est pas une maladie mais un phénomène naturel qui survient généralement autour de 50 ans et qui est défini par l’absence de règles depuis au moins 12 mois, en l’absence de contraception.
  • Bouffées de chaleur, troubles du sommeil, sécheresse vaginale, troubles de l’humeur ou prise de poids sont fréquents, mais leur intensité varie beaucoup d’une femme à l’autre.
  • Après la ménopause, la diminution des estrogènes favorise l’ostéoporose et s’accompagne d’une augmentation du risque cardiovasculaire.
  • Le traitement hormonal de la ménopause peut être proposé lorsque les symptômes altèrent fortement la qualité de vie : sa prescription doit être individualisée et régulièrement réévaluée.
  • Les traitements dits « naturels » ne sont pas dénués de risques : leur efficacité est souvent mal démontrée et les phytoestrogènes doivent être utilisés avec prudence, idéalement sous contrôle médical.   

Chiffres clés

17,3 millions 

de femmes de 45 ans et plus en France concernées par la ménopause et la périménopause, soit près de la moitié des femmes  

400 000 à 500 000

femmes entrent dans la ménopause chaque année  

51 ans

âge moyen de la ménopause  

Environ 40 %

de la vie d'une femme se déroule après la ménopause, l'espérance de vie des femmes étant de 85,6 ans en France  

Quels sont les symptômes de la ménopause ?

La ménopause entraîne une grande variété de symptômes [1,2].

  • bouffées de chaleur ;
  • modifications du cycle menstruel ;  
  • troubles du sommeil ;
  • troubles de l'humeur, en particulier un état dépressif ;
  • difficultés à se concentrer et à mémoriser ;
  • baisse du désir sexuel (libido) ;
  • sécheresse de la peau, des cheveux et du vagin ;
  • incontinence urinaire ;
  • maux de tête ;
  • fatigue ;
  • prise de poids ;
  • douleurs des articulations et des ligaments. 

Quels sont les éventuels risques pour la santé de la ménopause ?

L’abaissement du taux d'estrogènes a des conséquences à long terme sur la densité des os, les vaisseaux sanguins et le cœur. Après la ménopause, le risque de déminéralisation des os est plus élevé, entraînant leur fragilisation et leur fracture en cas de chute : c'est l'ostéoporose. 
Si les risques de maladies cardiovasculaires (hypertension artérielle, maladie coronarienne, athérosclérose, infarctus, accident vasculaire cérébral) sont plus faibles chez les femmes que chez les hommes, ils augmentent néanmoins après la ménopause. Dix ans après celle-ci, les risques cardiovasculaires encourus par les femmes sont aussi élevés que ceux encourus par les hommes du même âge [1].

Comment le professionnel de santé diagnostique-t-il la ménopause ?

Face à un arrêt des règles d’au moins 12 mois consécutifs chez une femme sans contraception dans la tranche d’âge compatible, le médecin recherche les signes évocateurs de la ménopause. Il n’a pas besoin de dosages sanguins des hormones sexuelles ou d’examen par échographie du bassin pour diagnostiquer la ménopause [1,2,3]. Il peut éventuellement s’assurer que la patiente ne présente pas d’ostéoporose à l’aide d’un examen qui mesure la minéralisation osseuse : l’ostéodensitométrie. Cet examen est le plus souvent pratiqué chez les femmes qui ont des antécédents de fractures, celles qui fument, qui sont maigres (indice de masse corporelle - IMC - inférieur à 19 kg/m2) ou qui prennent, pour d’autres problèmes de santé, des médicaments qui augmentent le risque d’ostéoporose [1,2,3]. 

Si la patiente ne présente que peu ou pas de manifestations gênantes liées à la ménopause (cela arrive chez un peu moins de 20 % des femmes), il donne des conseils d’hygiène de vie pour mieux gérer cette période.

Chez les femmes dont la qualité de vie est impactée par les signes de la ménopause, ou qui présentent un risque plus élevé d’ostéoporose, il peut proposer un traitement hormonal de la ménopause (THM, voir ci-dessous) qui vise à corriger les manifestations liées au déficit en estrogènes. La décision de prescrire un THM est individuelle. Elle est prise par le médecin et la patiente, après une évaluation des bénéfices et des risques, et elle est adaptée à chaque cas [1,2,3]. En cas de contre-indication à ce traitement hormonal, les femmes qui présentent un risque élevé d’ostéoporose peuvent néanmoins bénéficier de traitements spécifiques, mais qui sont sans effet sur les autres troubles de la ménopause (bouffées de chaleur, insomnie, etc.). 

Comment soulager les symptômes de la ménopause au quotidien ?

Quelques mesures peuvent aider à passer le cap de la ménopause, même si elles n’ont pas fait l’objet d’études scientifiques de grande qualité [1] : 

  • mangez de manière équilibrée et évitez les aliments épicés, la caféine (café, thé, chocolat, cola) et les boissons chaudes ou alcoolisées génératrices de bouffées de chaleur. Enrichissez votre alimentation en calcium (lait et produits laitiers, eaux minérales riches en calcium, par exemple) ; 
  • faites du sport (marche, natation, vélo, etc.) pour régulariser votre sommeil et lutter contre les troubles de l’humeur, l’ostéoporose, le surpoids et les maladies cardiovasculaires [4] ; 
  • en cas d’incontinence urinaire, une gymnastique des muscles pelviens peut être efficace, comme après un accouchement ; 
  • certaines femmes trouvent des bénéfices à la pratique de méthodes de relaxation : yoga, méditation, tai-chi chuan, stretching, etc. 

Comment soulager les symptômes de la ménopause au quotidien ?

Quelques mesures peuvent aider à passer le cap de la ménopause, même si elles n’ont pas fait l’objet d’études scientifiques de grande qualité [1] : 

  • mangez de manière équilibrée et évitez les aliments épicés, la caféine (café, thé, chocolat, cola) et les boissons chaudes ou alcoolisées génératrices de bouffées de chaleur. Enrichissez votre alimentation en calcium (lait et produits laitiers, eaux minérales riches en calcium, par exemple) ; 
  • faites du sport (marche, natation, vélo, etc.) pour régulariser votre sommeil et lutter contre les troubles de l’humeur, l’ostéoporose, le surpoids et les maladies cardiovasculaires [4] ; 
  • en cas d’incontinence urinaire, une gymnastique des muscles pelviens peut être efficace, comme après un accouchement ; 
  • certaines femmes trouvent des bénéfices à la pratique de méthodes de relaxation : yoga, méditation, tai-chi chuan, stretching, etc. 

Questions fréquentes sur la ménopause

En moyenne vers 51 ans. Elle peut survenir naturellement entre 40 et 55 ans ; au-delà de 55 ans, elle est dite tardive [1], après 40 ans mais avant la ménopause physiologique, elle est dite précoce. [1].

Non. Le diagnostic repose sur l’absence de règles depuis au moins 12 mois chez une femme sans contraception, dans la tranche d’âge habituelle. Ni dosage hormonal ni échographie ne sont nécessaires [1,2,3]. 

Environ 4 ans en moyenne. Elle débute en général autour de 47 ans [1]. 

Oui, le risque augmente, en particulier au-delà de 5 ans de traitement et lorsque ce traitement est pris par voie orale[6,7]. C’est pourquoi le THM est prescrit plutôt sous forme de gel ou de patch à appliquer sur la peau, à la plus petite dose efficace, pour la durée la plus courte possible, et réévalué au moins une fois par an [1]. 

Leur efficacité n’est pas démontrée. Ceux qui contiennent des phytoestrogènes peuvent présenter des risques comparables à ceux des estrogènes et doivent être utilisés sous contrôle médical [5]. 

1  - Prise en charge de la femme en période de périménopause/ménopause en soins de premier recours. Haute Autorité de santé, novembre 2025. 

2 - Tout savoir sur la ménopause. Santé publique France - QuestionSexualite.fr, mai 2026  

3 - Trémollières F, Chabbert-Buffet N, Plu-Bureau G et al. Les femmes ménopausées : recommandations pour la pratique clinique du CNGOF et du GEMVi (Texte court). Gynécologie Obstétrique Fertilité & Sénologie 2021;49(5),305-317. doi : 10.1016/j.gofs.2021.03.010  

4 - Activité physique pour les femmes à la ménopause. Santé publique France - Manger Bouger, octobre 2022 

5 - Avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à une demande d’évaluation du risque sanitaire de la consommation d'aliments contenant des isoflavones. Anses, janvier 2025 

6 - Collaborative Group on Hormonal Factors in Breast Cancer. Type and timing of menopausal hormone therapy and breast cancer risk: individual participant meta-analysis of the worldwide epidemiological evidence, Lancet 2019; 394: 1159–68. doi: 10.1016/S0140-6736(19)31709-X 

7 - L’influence des traitements hormonaux sur le risque de cancer du sein, Étude E3N Générations, 2009 

8 - Fournier A, Cairat M, Severi G et al. Use of menopausal hormone therapy and ovarian cancer risk in a French cohort study. J Natl Cancer Inst. 2023;115(6):671-679. doi: 10.1093/jnci/djad035 

9 - Ménopause : une meilleure sécurité d’utilisation des traitements hormonaux. Inserm, septembre 2023 

10 - Ménopause : le traitement hormonal substitutif repart à la hausse depuis 2022. Vidal, juin 2026 

11 - Réévaluation des spécialités indiquées dans le traitement hormonal de la ménopause (estradiol, estriol, tibolone, acétate de cyprotérone, dydrogestérone, lévonorgestrel, médrogestone, médroxyprogestérone, acétate de noréthistérone, progestérone), Haute Autorité de santé, octobre 2025 

12 - Risque de méningiome et progestatifs : recommandations générales pour limiter ce risque. Agence nationale de sécurité sanitaire des médicaments et des produits de santé (ANSM), juin 2023 

13 - Global Consensus Position Statement on the Use of Testosterone Therapy for Women, J Clin Endocrinol Metab. 2019 Sep 2 

14 - Davis SR, Moreau M, Kroll R et al. Testosterone for low libido in postmenopausal women not taking estrogen. N Engl J Med. 2008;359(19):2005-17. doi: 10.1056/NEJMoa0707302 

15 - La ménopause : s’informer et en parler. Ministère de la Santé, octobre 2026 

16 - La prise en charge de la ménopause, fiche d’information aux patientes. Société Française de Ménopause - GEMVI, avril 2025 

17 - Rist S. La ménopause en France : 25 propositions pour enfin trouver le chemin de l'action. Rapport de mission parlementaire, avril 2025.

18 - OpinionWay pour Astellas – La ménopause au travail, juin 2025 

19 - Le programme de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus. Institut national du cancer, janvier 2026 

20 - Bien vivre la ménopause, Assurance maladie, avril 2026 

21 - Les cancers de l'endomètre : l’essentiel. Institut national du cancer, mai 2022 

22 - Périménopause : le traitement hormonal substitutif peut-il prévenir la survenue de symptômes dépressifs ? VIDAL, janvier 2018 

23 - Takhar J & Schneider-Kamp A. La ménopause est une transition physiologique, elle devient aussi un marché lucratif. The Conversation, octobre 2026 

24 - Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) / Syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP). Inserm, septembre 2024