Les symptômes de la ménopause

Bouffées de chaleur, troubles du sommeil, sécheresse vaginale… Les symptômes de la ménopause, que les médecins regroupent sous le nom de « syndrome climatérique », sont plus variés qu'on ne le pense. Ils peuvent débuter dès la périménopause. Mieux les connaître aide à en parler et à trouver des solutions adaptées.

« Doit-on parler de « symptômes » de la ménopause ? La ménopause n'est pas une maladie, mais une étape naturelle de la vie. Le mot « symptôme », qui désigne la manifestation d'une maladie, est donc discutable. Il est donc plus juste de parler aussi de « signes », de « manifestations » ou de « troubles » de la ménopause. Dans cette page, le terme « symptômes » est employé parce qu’ilest le plus courant pour désigner les changements ressentis (bouffées de chaleur, troubles du sommeil, sécheresse vaginale, etc.), sans que la ménopause soit considérée comme une maladie.  »

Quels sont les symptômes ?

Les bouffées de chaleur 

Présentes chez au moins 75 % des femmes en cours de ménopause, les bouffées de chaleur s'accompagnent parfois de rougeur du visage et d'accélération du pouls. Elles durent entre 30 secondes et 2 minutes. Elles peuvent être spontanées ou être déclenchées par des aliments épicés, des boissons chaudes, les boissons alcoolisées, la caféine ou le stress. Elles commencent à apparaître plutôt la nuit pour se manifester ensuite dans la journée. La nuit, elles s'accompagnent parfois d'une forte transpiration : les sueurs nocturnes , qui perturbent le sommeil. Les bouffées de chaleur durent en général quelques mois, puis s'atténuent. Dans de rares cas, elles persistent plusieurs années [1]. 

Les changements du cycle menstruel 

Le cycle menstruel se modifie dès la périménopause, quelques années avant la ménopause. Les règles deviennent plus ou moins abondantes, leur fréquence est irrégulière. Consultez votre médecin si :

  • vous observez des saignements après les rapports sexuels, entre les règles, ou de manière inattendue ;
  • les règles sont très abondantes à moins de 3 semaines d'intervalle, avec présence de caillots de sang ;
  • vous avez des saignements après la ménopause, c’est-à-dire plus de 12 mois après vos dernières règles

Les troubles du sommeil 

Outre l'inconfort des sueurs nocturnes, les modifications hormonales de la ménopause peuvent être à l'origine d'insomnies. Le manque de sommeil peut alors réduire la  vigilance, la capacité à se concentrer et sur la mémoire. Ces difficultés peuvent aussi apparaître indépendamment des troubles du sommeil, sous l’effet des changements hormonaux.  

Les troubles de l'humeur 

Les sautes d'humeur et l'irritabilité observées avant et pendant la ménopause sont dues à la fois aux changements hormonaux et aux troubles du sommeil. Parfois, des épisodes dépressifs caractérisés sont également observés, qui impactent fortement la qualité de vie.

La sécheresse vaginale 

La chute du taux d’estrogènes dans le sang entraîne une baisse de la lubrification vaginale ainsi qu’un amincissement et une perte d’élasticité des parois du vagin. Ces changements peuvent avoir un impact sur la vie sexuelle, aggravé parfois par une diminution du désir lié aux changements hormonaux de la ménopause. 

Les troubles urinaires 

La ménopause peut s'accompagner d'incontinence urinaire (« syndrome génito-urinaire de la ménopause », SGUM) si les muscles du périnée perdent de leur tonus. De trop nombreuses femmes continuent à passer sous silence ces troubles, parfois très invalidants. Pourtant, des traitements existent et il ne faut pas hésiter à en parler avec un professionnel de santé.

Les autres signes de la ménopause 

Au cours de la ménopause, certaines femmes se plaignent également de maux de tête, de fatigue, de douleurs musculaires ou articulaires, de prise de poids (en particulier au niveau du ventre) et de sécheresse de la peau et des cheveux. D’un point de vue plus positif, les femmes qui souffrent d’endométriose ou de syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP, anciennement syndrome des ovaires polykystiques, SOPK) voient leurs symptômes s’améliorer après la ménopause. Néanmoins, dans le cas du SMOP, ses conséquences sur le métabolisme peuvent persister, en particulier une augmentation du risque cardiovasculaire en lien avec un diabète de type 2, un excès de cholestérol, une hypertension et/ou un surpoids [24].

Vous ressentez un de ces symptômes, qui consulter ?

Pour la ménopause ou la périménopause, vous pouvez consulter plusieurs professionnels de santé selon vos besoins : 

  • le médecin généraliste est souvent le premier interlocuteur idéal. Il peut poser le diagnostic, réaliser un bilan de santé global (cardiovasculaire, osseux), prescrire les examens complémentaires nécessaires et instaurer un traitement ; 
  • le gynécologue (ou gynécologue-obstétricien) est le spécialiste de référence pour évaluer les symptômes hormonaux, proposer un traitement hormonal de la ménopause (THM) et assurer le suivi gynécologique régulier ; 
  • la sage-femme peut assurer le suivi de prévention, évaluer les symptômes, vous conseiller sur votre mode de vie, prendre en charge le syndrome génito-urinaire (sécheresse) et prescrire des traitements locaux (sans hormones); 
  • l'endocrinologue est consulté plus spécifiquement pour des cas complexes, par exemple en cas de troubles hormonaux multiples ou de maladies endocriniennes associées ; 
  • d'autres spécialistes peuvent être complémentaires. Par exemple, un diététicien ou un médecin nutritionniste peuvent intervenir sur la gestion du poids, de l'alimentation et de la nutrition, ou un psychologue si nécessaire. 

Par ailleurs, Mon Bilan Prévention pour la tranche d’âge 45 /50 ans est un moment privilégié pour : 

  • évaluer les facteurs de risque liés à cette période de la vie des femmes dans une approche globale (alimentation, activité physique, consommation d’alcool, de tabac, stress …) ; 
  • rappeler les conseils hygiéno-diététiques fondamentaux dans la prévention des facteurs de risque cardiovasculaires (alimentation et activité physique) et osseux (apport suffisant en calcium et vitamine D), sensibiliser au risque d’hypertension artérielle, de diabète ou de cholestérol sanguin élevé [15]. 

Nos articles sur la ménopause

1  - Prise en charge de la femme en période de périménopause/ménopause en soins de premier recours. Haute Autorité de santé, novembre 2025. 

2 - Tout savoir sur la ménopause. Santé publique France - QuestionSexualite.fr, mai 2026  

3 - Trémollières F, Chabbert-Buffet N, Plu-Bureau G et al. Les femmes ménopausées : recommandations pour la pratique clinique du CNGOF et du GEMVi (Texte court). Gynécologie Obstétrique Fertilité & Sénologie 2021;49(5),305-317. doi : 10.1016/j.gofs.2021.03.010  

4 - Activité physique pour les femmes à la ménopause. Santé publique France - Manger Bouger, octobre 2022 

5 - Avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à une demande d’évaluation du risque sanitaire de la consommation d'aliments contenant des isoflavones. Anses, janvier 2025 

6 - Collaborative Group on Hormonal Factors in Breast Cancer. Type and timing of menopausal hormone therapy and breast cancer risk: individual participant meta-analysis of the worldwide epidemiological evidence, Lancet 2019; 394: 1159–68. doi: 10.1016/S0140-6736(19)31709-X 

7 - L’influence des traitements hormonaux sur le risque de cancer du sein, Étude E3N Générations, 2009 

8 - Fournier A, Cairat M, Severi G et al. Use of menopausal hormone therapy and ovarian cancer risk in a French cohort study. J Natl Cancer Inst. 2023;115(6):671-679. doi: 10.1093/jnci/djad035 

9 - Ménopause : une meilleure sécurité d’utilisation des traitements hormonaux. Inserm, septembre 2023 

10 - Ménopause : le traitement hormonal substitutif repart à la hausse depuis 2022. Vidal, juin 2026 

11 - Réévaluation des spécialités indiquées dans le traitement hormonal de la ménopause (estradiol, estriol, tibolone, acétate de cyprotérone, dydrogestérone, lévonorgestrel, médrogestone, médroxyprogestérone, acétate de noréthistérone, progestérone), Haute Autorité de santé, octobre 2025 

12 - Risque de méningiome et progestatifs : recommandations générales pour limiter ce risque. Agence nationale de sécurité sanitaire des médicaments et des produits de santé (ANSM), juin 2023 

13 - Global Consensus Position Statement on the Use of Testosterone Therapy for Women, J Clin Endocrinol Metab. 2019 Sep 2 

14 - Davis SR, Moreau M, Kroll R et al. Testosterone for low libido in postmenopausal women not taking estrogen. N Engl J Med. 2008;359(19):2005-17. doi: 10.1056/NEJMoa0707302 

15 - La ménopause : s’informer et en parler. Ministère de la Santé, octobre 2026 

16 - La prise en charge de la ménopause, fiche d’information aux patientes. Société Française de Ménopause - GEMVI, avril 2025 

17 - Rist S. La ménopause en France : 25 propositions pour enfin trouver le chemin de l'action. Rapport de mission parlementaire, avril 2025.

18 - OpinionWay pour Astellas – La ménopause au travail, juin 2025 

19 - Le programme de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus. Institut national du cancer, janvier 2026 

20 - Bien vivre la ménopause, Assurance maladie, avril 2026 

21 - Les cancers de l'endomètre : l’essentiel. Institut national du cancer, mai 2022 

22 - Périménopause : le traitement hormonal substitutif peut-il prévenir la survenue de symptômes dépressifs ? VIDAL, janvier 2018 

23 - Takhar J & Schneider-Kamp A. La ménopause est une transition physiologique, elle devient aussi un marché lucratif. The Conversation, octobre 2026 

24 - Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) / Syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP). Inserm, septembre 2024