La douleur, à quoi ça sert ? C’est quoi ?
La douleur fait partie du système de défense et de protection de l’organisme. Lorsque le corps détecte une maladie, une blessure ou une anomalie, il déclenche un signal qui peut devenir une douleur afin de nous faire réagir, par exemple retirer la main du feu, ne pas marcher avec une entorse…
La douleur est une sensation complexe, qui se traduit par 4 composantes indissociables :
- Une sensation physique, localisée à un endroit du corps ou diffuse, plus ou moins intense, et évolutive (« ça pique », « ça brûle », « ça fait très mal », « ça augmente »…) ;
- Une émotion (« c’est désagréable », « c’est inquiétant », « c’est insupportable ») ;
- Un comportement de réaction à la douleur via le corps ou la parole (position, grimace, évitement, pleurs, cris, plainte) ;
- Une réaction mentale, qui correspond à notre façon d’interpréter la douleur, de chercher à l’oublier ou à vivre avec, et de l’anticiper aussi.
Les différents types de douleur
La détection d’un stimulus douloureux se fait grâce au système nerveux, notamment les nerfs qui sont reliés à des récepteurs sensibles à la douleur, les nocicepteurs. On parle alors de douleur nociceptive.
Cependant, il arrive que le système nerveux soit abîmé et ne fonctionne plus normalement. Il peut alors déclencher une douleur dite neuropathique, qui présente un fond douloureux permanent et/ou des accès soudains. Ce type de douleur peut devenir chronique.
Il existe également des douleurs chroniques pour lesquelles on ne retrouve aucune cause décelable avec les méthodes médicales habituelles. Le système de perception des stimulus douloureux s’est emballé, on parle alors de douleur nociplastique.