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Article
Publié le 03/11/2023
Information proposée par MILDECA
D’un point de vue scientifique et médical, les addictions sont des pathologies cérébrales définies par une dépendance à une substance ou une activité, avec des conséquences délétères.
Les addictions concernent le tabac (nicotine), l’alcool, le cannabis, les opiacés (héroïne, morphine), la cocaïne, les amphétamines et dérivés de synthèse. Parmi les addictions sans substance, seul le jeu pathologique (jeux de hasard et d’argent) est cliniquement reconnu comme une dépendance comportementale dans les classifications diagnostiques internationales (DSM 5).
L’Institut Nord-Américain des drogues, le National Institute of Drug Abuse (NIDA) en donne la définition suivante : "L’addiction est une affection cérébrale chronique, récidivante, caractérisée par la recherche et l’usage compulsifs de drogue, malgré la connaissance de ses conséquences nocives."
Le diagnostic de l’addiction (ou dépendance) repose sur des critères bien définis, fixés par des instances internationales de santé mentale et répertoriés dans un manuel, le Diagnostic and Statistical manual of Mental disorders (DSM), dont la cinquième édition date de 2013.
Parmi ces critères, on trouve la perte de contrôle de soi, l’interférence de la consommation sur les activités scolaires ou professionnelles, ou encore la poursuite de la consommation malgré la prise de conscience des troubles qu’elle engendre.
Le monde médical pour établir un diagnostic a recours à deux grandes classifications :
Les 11 critères diagnostics du DSM V de l’American Psychiatric Association
Ces critères permettent de caractériser le degré de sévérité de l'addiction :
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La Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé (CIM-10) créée par l'Organisation Mondiale de la Santé.
La classification de l’OMS, DIM 10 fait apparaître les concepts d’usage nocif et de dépendance.
Les 6 critères de la dépendance de la Classification Statistique internationale des maladies de l’OMS (CIM 10)Pour faire ce diagnostic, au moins 3 des manifestations suivantes doivent avoir été présentes en même temps, au cours de la dernière année :
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Dépendance : Définie dans le DSM IV comme une tolérance accrue, une consommation compulsive, une perte de contrôle et un usage continu malgré des problèmes physiques et psychologiques causés ou exacerbés par la substance.
Abus d'une substance : Définie dans le DSM IV, l'abus d'une drogue ou de l'alcool renvoie à un mode de consommation inapproprié entraînant des conséquences indésirables, récurrentes et importantes. Il s'agit d'un profil de consommation dans des situations dangereuses qui conduisent l'individu à négliger ses obligations sociales, etc.
Troubles liés à une substance : Depuis 2013, le DSM 5 regroupe la dépendance et l’abus sous l’appellation de "troubles liés à une substance". Les différents stades présents dans le DSM IV : usage, abus, dépendance ont disparu dans cette nouvelle classification.
Cette nouvelle classification a induit la parution en France, du décret du 11 mars 2014 modifiant les articles R. 3411-11 et R. 3411-13 du code de la santé publique, qui étend le périmètre des missions de la MILDECA à l’ensemble des "conduites addictives", entérinant son intervention en matière de tabac, d’alcool et d’addictions sans substance.
Révisé par le Pr Pier-Vincenzo PIAZZA, Grand Prix Inserm 2015
À retrouver sur https://www.drogues.gouv.fr/quest-ce-quune-addiction
Article
Publié le 19/09/2025
Information proposée par mpedia, site d’informations santé pour les parents, édité par l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA)
Depuis le 1er septembre 2025, le dépistage néonatal s’élargit en France avec l’intégration de trois nouvelles maladies rares mais graves. Ce simple test de santé publique, réalisé chez tous les nouveau-nés quelques jours après la naissance, permet désormais de rechercher seize pathologies au total[1].
Son objectif reste inchangé : identifier le plus tôt possible des maladies qui ne sont pas visibles à la naissance, afin de permettre la mise en place d’un traitement ou d’un suivi adapté sans attendre les premiers symptômes.
Le dépistage néonatal est proposé à tous les parents en France, dès les premiers jours de vie de leur enfant. Il s’agit d’un examen simple, réalisé le plus souvent à la maternité, qui consiste à prélever quelques gouttes de sang au niveau du talon ou parfois de la main du nouveau-né. Ces échantillons sont ensuite envoyés dans un centre régional de dépistage néonatal pour analyse.
Ce geste, bien que discret, joue un rôle majeur. Il permet d’identifier précocement des maladies rares, souvent génétiques, qui ne présentent aucun signe visible à la naissance. Sans dépistage, elles ne seraient généralement diagnostiquées qu’après l’apparition de symptômes, avec des conséquences irréversibles sur la santé de l’enfant.
L’intérêt de ce test repose donc sur le gain de temps : en détectant la maladie avant qu’elle ne se manifeste, il devient possible de démarrer un traitement, d’adapter l’alimentation ou encore de mettre en place un suivi spécialisé. Cette prise en charge rapide limite considérablement les risques de séquelles, améliore le développement de l’enfant et dans certains cas, lui sauve la vie[2].
Depuis le 1er septembre 2025, le programme national de dépistage néonatal inclut trois nouvelles maladies rares, sélectionnées en raison de leur gravité et de l’importance d’une prise en charge précoce pour éviter des séquelles irréversibles.
La première est celle des déficits immunitaires combinés sévères (DICS). Il s’agit d’une déficience des systèmes de défense immunitaire de l’organisme, exposant les nourrissons à des infections invasives précoces et sévères Même si la maladie reste rare, elle touche environ un nouveau-né sur 63 500. Son dépistage est essentiel car une greffe de moelle osseuse, réalisée tôt, peut permettre de restaurer un fonctionnement normal du système immunitaire[1].
La seconde est l’amyotrophie spinale infantile (SMA). Cette maladie neuromusculaire entraîne une faiblesse progressive des muscles, qui peut aller jusqu’à la paralysie. On estime qu’elle concerne environ un enfant sur 10 000 en Europe. Là encore, un diagnostic dès les premiers jours de vie change radicalement le pronostic. De nouvelles thérapies géniques, disponibles depuis quelques années, permettent désormais de ralentir l’évolution de la maladie et d’améliorer significativement le pronostic vital[1].
Le programme inclut désormais le déficit en acyl-coenzyme A déshydrogénase des acides gras à chaîne très longue (VLCAD). Cette anomalie métabolique empêche l’organisme d’utiliser correctement certains acides gras pour produire de l’énergie. Sans prise en charge, elle peut entraîner des complications graves, notamment cardiaques et hépatiques. Sa fréquence est estimée à un nouveau-né sur 100 000. La mise en place immédiate d’un régime alimentaire adapté permet d’éviter les décompensations et de préserver la santé de l’enfant[1].
Pour les familles, l’élargissement du dépistage néonatal se traduit avant tout par une continuité dans la simplicité et la sécurité du test. Le prélèvement ne nécessite aucune démarche particulière de la part des parents. L’examen reste gratuit et entièrement pris en charge par l’Assurance maladie, et il ne peut être réalisé qu’avec le consentement des parents.
Les parents sont contactés uniquement si le résultat du test révèle une anomalie ou s’il existe un doute nécessitant un contrôle complémentaire. En cas de confirmation d’une maladie, un parcours de prise en charge rapide se met en place. Il comprend l’information des parents, la consultation d’un spécialiste et le cas échéant, la mise en route d’un traitement ou d’un suivi spécifique. Cette organisation permet aux familles de réagir rapidement et d’accompagner leur enfant dans les meilleures conditions possibles, tout en réduisant l’anxiété liée à l’incertitude du diagnostic[4].
Pour en savoir davantage sur le dépistage néonatal, vous pouvez consulter notre article dédié « Dépistage néonatal : pourquoi est-ce important ? ».
Dr Fabienne KOCHERT - Past Présidente de l'AFPA
Le Dr Fabienne Kochert est pédiatre, elle est titulaire d’un DESC en réanimation pédiatrique. Après un clinicat en réanimation pédiatrique polyvalente, elle a exercé à Orléans comme pédiatre de maternité et pédiatre libérale. En...
Dr Catherine SALINIER - Pédiatre Ambulatoire & Past Présidente de l'AFPA
Le Dr Catherine Salinier est une pédiatre française engagée dans la santé de l’enfant, avec une carrière riche en expériences en milieu hospitalier, maternité, cabinet libéral et établissements pour enfants en situation de handicap....
[1] Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles. Extension du dépistage néonatal : trois nouvelles maladies sont désormais dépistées chez tous les nouveau-nés à partir du 1er septembre 2025.
[2] Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles. Programme national de dépistage néonatal.
[3] Agence Régionale de Santé Centre-Val de Loire. Le programme national de dépistage néonatal.
[4] Le Monde. Le dépistage néonatal s’étend en France, pour quoi faire ?
Note : Les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est donc possible qu’un lien devienne introuvable. Dans un tel cas, utilisez les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.
À retrouver sur https://www.mpedia.fr/news-depistage-neonatal/
www.mpedia.fr, est un site de soutien à la parentalité porté par l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA). Son objectif est de mettre à la disposition des futurs parents et des parents d’enfants de 0 à 11 ans des informations scientifiquement fiables sur le développement et la santé des enfants. Ce site est d’accès gratuit et sans publicité.
Vous y trouverez de très nombreux articles traitant de la santé physique ou psychologique, des maladies, de la nutrition, du sommeil, de la parentalité et de l’éducation, de l’école, du comportement… du début de la grossesse aux portes de l’adolescence. Ces articles sont écrits par plus de 170 experts de la santé de la petite enfance.
Vous pouvez aussi consulter les réponses apportées par nos pédiatres à plus de 10 000 questions posées par les parents.
Article
Publié le 21/11/2025
Information proposée par mpedia, site d’informations santé pour les parents, édité par l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA)
Chaque automne, la bronchiolite refait surface et touche de très nombreux nourrissons. Bonne nouvelle : depuis l’an dernier, deux traitements préventifs recommandés par la Haute Autorité de Santé permettent de protéger efficacement les bébés pendant leurs premiers mois de vie, la période la plus à risque. On fait le point pour vous aider à choisir la protection la plus adaptée à votre enfant.
Chaque année, dès l’automne, le virus respiratoire syncytial (VRS) circule largement. Très contagieux, il est responsable de la grande majorité des bronchiolites. La maladie touche presque tous les enfants avant l’âge de 2 ans et si elle reste le plus souvent bénigne, elle peut être plus difficile à vivre pour les nourrissons, en particulier avant 3 mois[1].
En France, près de 35 000 bébés sont hospitalisés chaque année pour une bronchiolite, essentiellement parce que leurs voies respiratoires sont très petites et facilement encombrées[1]. Cela ne signifie pas que tous les nourrissons sont à risque de complications, mais simplement que leurs premiers mois nécessitent une vigilance particulière.
Comprendre la fréquence de cette infection permet de mieux apprécier l’importance de la prévention : aujourd’hui, nous disposons de moyens efficaces pour réduire très fortement les formes graves et éviter des hospitalisations.
Depuis 2024, deux outils simples et complémentaires permettent de protéger les nourrissons contre les formes graves de bronchiolite. Recommandés par la Haute Autorité de Santé, ils offrent tous deux une protection d’environ 5 à 6 mois, c’est-à-dire toute la période épidémique[1].
Administré entre la 32ᵉ et la 36ᵉ semaine de grossesse, ce vaccin permet à la future maman de transmettre des anticorps protecteurs à son bébé. À la naissance, l’enfant est ainsi déjà protégé contre le VRS et cette protection dure jusqu’à ses 6 mois. Une simple visite de suivi au 8ᵉ mois suffit à en discuter avec le professionnel de santé qui suit la grossesse.
Depuis le 1ᵉʳ septembre, une injection unique de Beyfortus® peut être réalisée dès la maternité ou dans les semaines qui suivent, sur ordonnance. Ce traitement ne « stimule » pas le système immunitaire : il apporte directement au bébé les anticorps dont il a besoin pour être protégé durant tout le pic épidémique.
Si votre enfant n’a pas encore reçu de protection, il n’est pas trop tard : une simple prescription permet d’obtenir Beyfortus® en pharmacie et de le faire administrer par un professionnel de santé. Cela peut être utile notamment pour les tout-petits nés entre février et août, dont moins de la moitié ont été protégés l’an dernier.
Les données collectées sur le terrain sont très encourageantes[2] :
83 % d’hospitalisations évitées,
80 % de formes graves en moins chez les nourrissons protégés,
moins de passages aux urgences et moins d’otites.
Pourtant, en 2024-2025, moins d’un bébé sur deux a bénéficié de cette prévention. Un manque d’information qui explique en grande partie ce faible recours, alors même que les traitements sont disponibles dans tout le pays et intégralement pris en charge.
Pour en savoir davantage sur les symptômes, les mesures préventives, quand consulter, etc. Rendez-vous sur notre article dédié : « Bronchiolite du bébé : symptômes et traitement ».
Dr Andréas WERNER - Pédiatre Ambulatoire & Past Président de l'AFPA
Le Dr Andréas Werner exerce en tant que pédiatre ambulatoire, avec une capacité en allergologie pédiatrique et une formation complémentaire en pédiatrie en maternité. Il est reconnu pour son expertise dans le suivi des enfants, depuis la...
[1] Assurance Maladie. Bronchiolite : le point sur les 2 traitements préventifs pour protéger les tout-petits.
[2] BFMTV. Interview du Dr Christophe BATARD. Bronchiolite: moins d’un nourrisson sur deux a reçu le vaccin contre la maladie malgré l’efficacité prouvée du traitement.
Note : Les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est donc possible qu’un lien devienne introuvable. Dans un tel cas, utilisez les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.
À retrouver sur https://www.mpedia.fr/news-traitements-preventifs-bronchiolite/
www.mpedia.fr, est un site de soutien à la parentalité porté par l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA). Son objectif est de mettre à la disposition des futurs parents et des parents d’enfants de 0 à 11 ans des informations scientifiquement fiables sur le développement et la santé des enfants. Ce site est d’accès gratuit et sans publicité.
Vous y trouverez de très nombreux articles traitant de la santé physique ou psychologique, des maladies, de la nutrition, du sommeil, de la parentalité et de l’éducation, de l’école, du comportement… du début de la grossesse aux portes de l’adolescence. Ces articles sont écrits par plus de 170 experts de la santé de la petite enfance.
Vous pouvez aussi consulter les réponses apportées par nos pédiatres à plus de 10 000 questions posées par les parents.
Article
Publié le 01/12/2025
Information proposée par Santé Publique France - QuestionSexualite.fr
Alors que les femmes se rendent régulièrement chez leur gynécologue, sage-femme ou médecin, qu’en est-il des hommes ? Avez-vous besoin d’un suivi régulier ? Qui et quand consulter ? On vous dit tout !
Les points à retenir
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C’est à vous de décider quand vous ressentez le besoin d’avoir un avis médical. Cela peut se faire à tout âge, lorsque vous avez besoin de parler de contraception ou encore dès que vous avez une question au sujet de votre corps, de votre sexualité… Les professionnels de santé sont là pour répondre à toutes vos questions.
Souvent asymptomatiques, les IST mettent parfois du temps à se manifester. Il est donc recommandé de se faire dépister régulièrement lorsqu’on a plusieurs partenaires, et à chaque fois que l’on souhaite arrêter le préservatif avec un nouveau partenaire régulier.
En cas d’IST, vous bénéficierez d’une prise en charge rapide et éviterez ainsi de contaminer votre partenaire.
Tout dépend de votre problème. S’il s’agit d’un sujet généraliste, vous pouvez en parler à votre médecin. Pour les sujets plus spécifiques comme l’infertilité, l’impuissance, les problèmes d’érection[Définition] ou un projet de contraception définitive, vous pouvez consulter un urologue ou un andrologue.
N’hésitez pas à en parler à votre professionnel de santé habituel, qui saura vous orienter vers le meilleur spécialiste pour votre cas.
| Trouver un professionnel |
Dans ce cas, il est recommandé de se faire dépister pour le VIH et les IST tous les trois mois. Si vous avez plusieurs partenaires et qu’il vous arrive de ne pas utiliser de préservatif, vous pouvez demander à prendre la PrEP pour vous protéger du VIH.
Pour une meilleure prise en charge et des conseils adaptés à votre sexualité, il est préférable de parler de votre orientation sexuelle avec votre médecin et de faire preuve d’un maximum de transparence vis-à-vis de vos pratiques. Le site Sexosafe vous permettra de répondre à vos questions les plus courantes.
À retrouver sur https://www.questionsexualite.fr/connaitre-son-corps-et-sa-sexualite/l-hygiene-et-le-suivi-medical/sante-sexuelle-des-hommes-quel-suivi
QuestionSexualite.fr est le portail dédié à la sexualité de tous les Français. Grâce à des contenus simples, détaillés et validés par des experts, il permet de trouver les réponses à toutes les questions que l'on peut se poser sur l'anatomie,la contraception, les IST ou encore les discriminations liées à la sexualité
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