import
Unité médicalisée (um)
Géolocalisation sur liste violette
Désactivé

Méningite - Infections invasives à méningocoque

Article

Publié le 17/03/2026

Information proposée par Ministère chargé de la santé

Les méningocoques sont des bactéries qui peuvent provoquer des maladies très graves comme les méningites ou les septicémies qui peuvent être mortelles ou laisser des séquelles importantes.

Une fièvre élevée mal tolérée, des maux de tête intenses, une raideur de nuque, une intolérance à la lumière, des nausées, voire, des vomissements, et/ou l’apparition de taches rouges ou violacées (purpura) sur la peau peuvent notamment laisser suspecter une infection invasive à méningocoque. Au moindre doute, il faut contacter en urgence son médecin traitant ou le 15.

Il existe plusieurs types de méningocoques. Les plus fréquents en France sont les méningocoques de groupe B, C, W et Y.

Les méningocoques sont des bactéries normalement présentes dans la gorge et le nez de nombreuses personnes. Ces bactéries peuvent se transmettre par voie aérienne ou par la salive. Le méningocoque ne survit pas dans le milieu extérieur. Sa transmission est interhumaine et nécessite un contact proche (moins de 1 mètre) et prolongé.

Le plus souvent, les méningocoques n’entrainent pas de maladies particulières, mais dans certains cas, ils peuvent provoquer des maladies très graves comme les méningites ou les septicémies.

La méningite survient lorsque le méningocoque infecte le liquide et les membranes (méninges) qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière.

La septicémie à méningocoque (dont la forme la plus grave est le purpura fulminans) est une infection généralisée. Le méningocoque se propage dans tout le corps et provoque alors une infection généralisée du sang et de différents organes. L’état de santé peut se dégrader très rapidement et des taches rouges ou violacées peuvent apparaître sur la peau. C’est une urgence vitale.
 

Le traitement des infections invasives à méningocoque est une urgence

Deux symptômes d'une infection invasive à méningocoque doivent notamment alerter : 

  • une fièvre élevée mal tolérée,
  • et/ou une ou plusieurs taches rouges ou violacées sur le corps d'apparition rapide (purpura)

Au moindre doute, il faut contacter en urgence son médecin traitant ou le 15.

Il existe des moyens de prévention :

Les recommandations vaccinales actuelles sont les suivantes : 

  • Depuis le 1er janvier 2025, la vaccination contre les méningocoques ACWY est obligatoire, pour tous les nourrissons (jusqu’à 24 mois) nés à compter du 1er janvier 2023, y compris ceux déjà vaccinés contre le méningocoque C.
  • Depuis le 1er janvier 2025, la vaccination contre le méningocoque B, déjà recommandée depuis 2022, est obligatoire pour tous les nourrissons nés à compter du 1er janvier 2023.
  • Avant cette date, pour les enfants nés entre le 1er janvier 2018 et le 31 décembre 2022, seule l’obligation méningocoque C est exigible.
  • La vaccination contre les méningocoques ACWY est également recommandée chez tous les adolescents âgés de 11 à 14 ans, selon un schéma à une dose, indépendamment de leur statut vaccinal.

Après un début d’année 2025 marqué par une augmentation particulièrement importante des infections invasives à méningocoques, la stratégie vaccinale contre ces infections est intensifiée avec :

  • La mise en place d’un rattrapage vaccinal pour les enfants jusqu’à 4 ans révolus (5e anniversaire) pour les méningocoques B et ACWY
  • Le renforcement de la vaccination des adolescents et jeunes adultes, avec :
    o Le déploiement de la vaccination contre les méningocoques ACWY des adolescents de 11 à 14 ans, notamment dans le cadre de la campagne nationale de vaccination au collège combinée à celle contre les papillomavirus couplée dès la rentrée scolaire 2025-2026.
    o La mise en place d’un rattrapage pour la vaccination contre les méningocoques B et ACWY pour les jeunes âgés de 15 à 24 ans, par les professionnels de ville (médecins, pharmaciens, sage-femmes et infirmiers).

Pour les personnes contacts à risque d’un cas d’infection invasive à méningocoque un traitement antibiotique doit être pris rapidement, éventuellement complété par une vaccination.

Ressources à destination du public

Informations à destination des professionnels de santé

Vaccination contre les infections invasives à méningocoque

  • La vaccination contre les méningocoques ACWY est obligatoire pour les nourrissons depuis le 1er janvier 2025, pour tous les nourrissons (jusqu’à 24 mois, y compris ceux déjà vaccinés contre le méningocoque C.
  • La vaccination contre le méningocoque B déjà recommandée depuis 2022 est obligatoire pour l’ensemble des nourrissons depuis le 1er janvier 2025.
  • La vaccination contre les méningocoques ACWY est également recommandée chez tous les adolescents âgés de 11 à 14 ans, selon un schéma à une dose, indépendamment de leur statut vaccinal.

Après un début d’année 2025 marqué par une augmentation particulièrement importante des infections invasives à méningocoques, la stratégie vaccinale contre ces infections est intensifiée avec :

  • La mise en place d’un rattrapage vaccinal pour les enfants jusqu’à 4 ans révolus (5e anniversaire) pour les méningocoques B et ACWY
  • Le renforcement de la vaccination des adolescents et jeunes adultes, avec :
    o Le déploiement de la vaccination contre les méningocoques ACWY des adolescents de 11 à 14 ans, notamment dans le cadre de la campagne nationale de vaccination au collège combinée à celle contre les papillomavirus couplée dès la rentrée scolaire 2025-2026.
    o La mise en place d’un rattrapage pour la vaccination contre les méningocoques B et ACWY pour les jeunes âgés de 15 à 24 ans, par les professionnels de ville (médecins, pharmaciens, sage-femmes et infirmiers).

Prise en charge précoce des cas, et prévention des cas secondaires

La précocité de la prise en charge est un élément déterminant du pronostic pour le malade et de l’efficacité de la prévention pour son entourage.

Les recommandations concernant la conduite à tenir autour d’un ou plusieurs cas d’infections invasives à méningocoque sont détaillées dans l’INSTRUCTION N° DGS/SP/2018/163 du 27 juillet 2018 relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoque

Déclaration obligatoire (DO) des infections invasives à méningocoque

Ressources à destination des professionnels de santé

 

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-de-l-enfant/meningite-infections-invasives-a-meningocoques

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.

Ministère chargé de la santé

La bronchiolite : questions/réponses en direction des parents

Article

Publié le 15/09/2026

Information proposée par Ministère chargé de la santé

Vous vous posez des questions sur la bronchiolite : Quels sont les symptômes ? Comment la traiter ? Comment réagir si mon enfant est malade ?

Vous trouverez ci-dessous un questions/réponses élaboré en lien avec le Conseil national de pédiatrie et le Collège de médecine générale destiné à vous aider dans cette tâche.


La bronchiolite est une infection respiratoire très fréquente chez les nourrissons et les enfants de moins de 2 ans. Elle est le plus souvent due au virus respiratoire syncytial (VRS).

Elle débute généralement par un rhume, puis une toux peut apparaître, parfois accompagnée d'une respiration plus rapide ou sifflante.

Dans la grande majorité des cas, la bronchiolite guérit spontanément. Elle peut cependant être plus sévère chez les nourrissons, en particulier les plus jeunes, et nécessiter une hospitalisation.


Le VRS est très contagieux. Il se transmet facilement par la toux, les éternuements, les mains ou les objets contaminés.

Les adultes et les enfants plus âgés peuvent être porteurs du virus avec peu de symptômes, parfois un simple rhume, et le transmettre à un nourrisson.


Quelques gestes simples permettent de réduire le risque de transmission de virus respiratoires à un nouveau-né ou nourrisson :



  • se laver les mains avant et après chaque contact avec le bébé ;
  • limiter les visites, notamment lorsque l'enfant est très jeune, et éviter les contacts avec les personnes malades ;
  • éviter autant que possible les lieux clos et très fréquentés avec un nourrisson, en particulier avant 3 mois ;
  • aérer régulièrement les pièces du logement ;
  • porter un masque lorsque l'on présente un rhume, une toux ou d'autres symptômes respiratoires ;
  • éviter de fumer à proximité de l'enfant et dans son lieu de vie.

En complément des gestes de prévention, deux stratégies permettent de protéger le nourrisson contre les formes graves d'infection à VRS :



  • la vaccination de la femme enceinte avec Abrysvo®, afin que la mère transmette des anticorps protecteurs à son bébé avant sa naissance ;
  • l'immunisation du nourrisson par un anticorps monoclonal avec Beyfortus® ou, Enflonsia®. Synagis® (palivizumab) est lui réservé à une utilisation chez les nourrissons présentant un risque élevé de formes graves d'infection à VRS.

Ces deux stratégies sont alternatives. Votre médecin ou votre sage-femme peut vous informer dès la grossesse afin de vous aider à choisir la solution qui vous convient le mieux.


Les deux stratégies ont le même objectif : protéger votre bébé contre les formes graves d'infection à VRS au cours de ses premiers mois de vie.

La vaccination avec Abrysvo® est réalisée pendant la grossesse et permet à la mère de transmettre des anticorps protecteurs à son bébé avant sa naissance.

L'immunisation avec Beyfortus® ou Enflonsia® consiste à administrer directement au bébé des anticorps protecteurs, à la naissance ou avant sa première saison de circulation du VRS.

Dans la majorité des situations, il n'est pas nécessaire d'associer les deux stratégies. Le choix dépend notamment du terme de la grossesse, de la période de naissance du bébé et de certaines situations médicales particulières. Votre médecin ou votre sage-femme pourra vous présenter les deux options et vous aider à choisir celle qui correspond le mieux à votre situation.


Abrysvo® est un vaccin administré à la femme enceinte. Il permet à la mère de fabriquer des anticorps contre le VRS, qui sont ensuite transmis au bébé pendant la grossesse.

La vaccination est recommandée en une seule dose, dès la 32e et jusqu'à la 36e semaine d'aménorrhée, pendant la période de campagne. Elle permet de protéger le nourrisson dès sa naissance et pendant ses premiers mois de vie, période où il est le plus à risque de développer une forme grave d'infection à VRS.


A la différence du vaccin, qui permet à la mère de fabriquer des anticorps protecteurs et de les transmette à son bébé avant sa naissance, les anticorps monoclonaux sont administrés directement au bébé après la naissance. La protection est obtenue rapidement après l'administration.

Pour la saison 2026-2027, plusieurs anticorps monoclonaux peuvent être proposés aux nouveau-nés et nourrissons au cours de leur première saison de circulation du VRS : Beyfortus® (nirsevimab) et Enflonsia® (clesrovimab). Il existe également un autre anticorps monoclonal réservé à une utilisation chez les prématurés et les nourrissons présentant un risque élevé de formes graves d'infection à VRS.Synagis® (palivizumab).

L'immunisation par un anticorps monoclonal (Beyfortus® ou Synagis®) est également recommandée chez les enfants particulièrement vulnérables à une infection sévère due au VRS exposés à leur deuxième saison de circulation du VRS.


Enflonsia® est disponible pour la première fois cette saison en France. Comme Beyfortus®, il s'agit d'un anticorps monoclonal destiné à protéger les nouveau-nés et nourrissons contre les infections des voies respiratoires inférieures dues au VRS pendant leur première saison de circulation du virus.

Il est administré en une injection intramusculaire unique.


Beyfortus® et Enflonsia® sont tous les deux des anticorps monoclonaux : ils apportent directement au nourrisson les anticorps nécessaires pour le protéger contre le VRS pendant sa première saison d'exposition. Ces médicaments nécessitent tous deux une dose unique administrée par injection intramusculaire.

Beyfortus® est également recommandé pour certains enfants particulièrement vulnérables qui sont exposés à une deuxième saison de circulation du VRS.

A noter que le Synagis, un autre anticorps monoclonal réservé à une utilisation chez les prématurés et les nourrissons présentant un risque élevé de formes graves d'infection à VRS, nécessite une injection tous les mois pendant la campagne.

Votre professionnel de santé vous indiquera le traitement adapté à la situation de votre enfant.


Pour les bébés nés pendant la campagne (soit entre septembre 2026 et février 2027 pour la France hexagonale), l'immunisation peut être réalisée dès la naissance, idéalement avant la sortie de la maternité, lorsque la vaccination de la mère n'a pas été réalisée pendant la grossesse (sauf si la situation médicale le nécessite).

Les nourrissons nés avant le début de la campagne (nés entre février et août 2026 pour la France hexagonale) et qui vont connaître leur première saison de circulation du VRS (hiver 2026 – 2027) peuvent également être immunisés, idéalement avant le début de l'épidémie.


Dans la majorité des cas, non. La vaccination pendant la grossesse et l'immunisation du nourrisson sont deux stratégies alternatives non cumulables.

Une immunisation du bébé après vaccination de la mère est toutefois recommandée dans certaines situations, notamment lorsque :



  • la naissance intervient moins de 14 jours après la vaccination de la mère ;
  • le bébé naît prématurément.

D'autres situations particulières peuvent conduire le professionnel de santé à recommander une immunisation du nourrisson.


La vaccination contre le VRS n'est pas recommandée chez les femmes enceintes immunodéprimées. Dans cette situation, il est recommandé de privilégier l'administration d'un anticorps monoclonal au nouveau-né dès la naissance ou au nourrisson.


En cas de nouvelle grossesse après une vaccination contre le VRS réalisée lors d'une grossesse précédente, les recommandations actuelles préconisent de privilégier l'immunisation du nouveau-né ou du nourrisson par anticorps monoclonal. Parlez-en avec votre médecin ou votre sage-femme.


Pour la grande majorité des enfants, non.

Une nouvelle immunisation peut néanmoins être recommandée pour certains enfants de moins de 24 mois qui restent particulièrement vulnérables à une infection sévère lors de leur deuxième saison. Beyfortus® ou Synagis® peuvent alors être proposés selon leur situation médicale.


Non. La vaccination maternelle et les anticorps monoclonaux visent principalement à réduire le risque de formes graves d'infection à VRS et d'hospitalisation chez le nourrisson.

Un nourrisson protégé peut malgré tout contracter une infection à VRS ou une bronchiolite due à un autre virus. Les gestes de prévention restent donc indispensables.


Il faut surveiller attentivement son état général, sa respiration et son alimentation.

Un avis médical est nécessaire en cas de modification du comportement, de difficultés à s'alimenter ou d'aggravation de la respiration.

En cas de difficulté importante à respirer, de pauses respiratoires, de malaise, de coloration bleutée autour de la bouche ou d'une somnolence inhabituelle, contactez sans tarder le 15 ou le 112.


Les dates sont adaptées à la circulation du VRS dans chaque territoire :



France hexagonale : du 14 septembre 2026 au 28 février 2027 ;

Martinique, Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy : du 31 août 2026 au 28 février 2027 ;

Saint-Pierre-et-Miquelon : du 14 septembre 2026 au 28 février 2027 ;

La Réunion : du 28 septembre 2026 au 28 mars 2027 ;

Mayotte : du 1er octobre 2026 au 31 mai 2027 ;

Guyane : toute l'année.


Le vaccin Abrysvo® peut être prescrit et administré par les médecins, sage-femmes, infirmiers et pharmaciens. Cette vaccination peut être réalisée en PMI.

Beyfortus® ne peut être prescrit que par un médecin ou une sage-femme.

Enflonsia® ne peut être prescrit actuellement que par un médecin. Une modification des textes réglementaires est prévue pour permettre prochainement aux sage-femmes de le prescrire également.

Synagis® doit être prescrit par un médecin.

L'administration de Beyfortus® et Enflonsia® peut être réalisée à la maternité ou en ville par les médecins, les sage-femmes et les infirmiers. Synagis® est administré uniquement en milieu hospitalier.


Vous pouvez en parler avec votre médecin, sage-femme, infirmier ou pharmacien, notamment pendant la grossesse afin d'anticiper le choix de la stratégie de protection de votre enfant.

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-de-l-hiver/article/la-bronchiolite-questions-reponses-en-direction-des-parents

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.

Ministère chargé de la santé

Choléra

Article

Publié le 26/03/2024

Information proposée par Ministère chargé de la santé

Le choléra est une infection diarrhéique aiguë provoquée par l'ingestion d'aliments ou d'eau contaminés par le bacille Vibrio cholerae. Le choléra reste à l'échelle mondiale une menace pour la santé publique et un indicateur de l'absence d'équité et d'un développement social insuffisant.

La maladie

Le choléra est une maladie diarrhéique épidémique, strictement humaine, due à l'ingestion d'eau ou d'aliments contaminés par des bactéries appartenant aux sérogroupes O1 et O139 de l'espèce Vibrio cholerae.

Aujourd'hui, les mesures d'assainissement et d'hygiène collective et individuelle ont mené à la disparition du choléra en France (hors Guyane et Mayotte, où des épidémies sporadiques et limitées ont été décrites dans les deux dernières décennies). En France, le choléra, qui fait l'objet d'une déclaration obligatoire, est en effet une pathologie importée rare. Entre 0 et 2 cas de choléra sont déclarés chaque année en France depuis 2000, ils concernent des voyageurs de retour de zone d'endémie. C'est un chiffre faible et en diminution.

Le signalement précoce à l'agence régionale de santé (ARS) des cas suspects et confirmés est obligatoire dès le premier cas. Cela permet la mise en place rapide des mesures d'hygiène et le déclenchement d'une investigation à la recherche de personnes contact. La surveillance épidémiologique est assurée en France par Santé publique France.

Transmission

L'Homme est le principal réservoir du choléra ainsi que, dans certaines régions, les animaux vivant en milieu aquatique ou à proximité d'un tel environnement. Le choléra est principalement lié à l'absorption d'eau ou d'aliments contaminés. Les bacilles, ou vibrions cholériques, sécrètent dans l'intestin la toxine cholérique, qui provoque la perte d'eau et d'électrolytes (jusqu'à 15-20 litres par jour). Les selles diarrhéiques libérées en grande quantité propagent dans l'environnement des bacilles qui peuvent contaminer l'eau et les aliments. On parle de transmission oro-fécale.

Les fortes concentrations de population, associées à une hygiène défectueuse du milieu et un défaut d'assainissement, peuvent favoriser l'apparition et le développement des épidémies de choléra.

Symptômes et traitement

La durée d'incubation du choléra est courte, de quelques heures à cinq jours.

La plupart des personnes contaminées par Vibrio cholerae présentent peu ou pas de symptômes, bien qu'on puisse retrouver le bacille dans leurs selles pendant une à deux semaines. En cas de maladie, 80 à 90 % des épisodes sont bénins ou modérément sévères et il est alors difficile de les distinguer cliniquement d'autres types de diarrhées aiguës. La bactérie peut ainsi circuler à bas bruit. Moins de 20 % des malades développent l'ensemble des symptômes typiques du choléra, avec des diarrhées aqueuses abondantes et des vomissements, conduisant à une déshydratation, modérée à sévère (50% des cas symptomatiques), le plus souvent sans fièvre.

Le diagnostic du choléra est clinique et biologique. Il repose sur la mise en évidence de V. cholerae du sérogroupe O1 ou O139 producteur de toxine cholérique dans les selles ou vomissures d'un malade. En cas de suspicion d'isolement d'une souche de vibrion cholérique, il faut prendre immédiatement contact avec le Centre National de Référence des vibrions et du choléra pour typage et confirmation du diagnostic.

Le traitement du choléra consiste essentiellement à compenser les pertes digestives d'eau et d'électrolytes. En fonction de l'importance de la déshydratation, la réhydratation se fait par voie orale ou en intraveineuse. Une amélioration de l'état du malade est visible rapidement (en quelques heures) et la guérison survient en quelques jours. Il n'y a pas de séquelles. L'antibiothérapie peut être utile dans certains cas graves, permettant de réduite le volume et la durée de la diarrhée ainsi que la période d'excrétion du vibrion dans les selles, mais des souches multi résistantes peuvent apparaître. En l'absence de traitement, la mort peut survenir en 1 à 3 jours. La mortalité est plus élevée chez les enfants, les personnes âgées et les individus fragilisés. 
Il n'existe pas de vaccin actif spécifique contre les Vibrio cholerae du sérogroupe O139. En revanche, les personnes identifiées du second cercle et les personnels intervenant auprès de patients ou dans des zones touchées par une épidémie peuvent bénéficier d'un vaccin anti-cholérique (contre différentes souches Vibrio cholerae O1 et une sous-unité B de la toxine cholérique recombinante)

Prévention

Lorsque les règles d'hygiène de base sont respectées, le vibrion responsable du choléra est peu transmissible, la transmission étant oro-fécale. La chloration adaptée de l'eau et les mesures d'hygiène de base suffisent généralement à prévenir les contaminations. En cas de voyage dans des zones endémiques, le respect des mesures d'hygiène (hygiène alimentaire avec consommation d'aliments cuits et chauds, d'eau en bouteille capsulée, éviction des glaçons, lavage des mains et hygiène du domicile comme le nettoyage des surfaces et du matériel) reste la meilleure des préventions individuelles.

Un vaccin recombinant inactivé dirigé contre Vibrio cholerae sérogroupe O1 est disponible en France. Ce vaccin n'est pas efficace vis à vis des souches O139 toxinogènes. La vaccination contre le choléra n'est pas recommandée pour les voyageurs ; elle peut être recommandée, en situation d'épidémie, pour les personnels devant intervenir auprès de malades et pour la vaccination autour des cas, selon une stratégie définie.

Retrouvez l'ensemble des recommandations et conseils sur le site de l'Institut Pasteur dans la rubrique « Choléra » sur : https://www.pasteur.fr/fr/sante-publique/cnr/les-cnr/vibrions-cholera/la-maladie-recommandations

Recommandations aux voyageurs

Si vous envisagez de partir à l'étranger pour du tourisme ou un voyage professionnel, vous devez vous renseigner avant votre départ sur les conditions sanitaires du ou des pays que vous comptez visiter. Toutes les informations et conseils utiles sur service-public.fr dans la rubrique « Recommandations sanitaires aux voyageurs ».

Le ministère chargé de la Santé a mis à jour en 2024 les recommandations sanitaires aux voyageurs du Haut Conseil de la santé publique.

Elles sont destinées aux professionnels de santé (médecins, infirmier(e)s, sages-femmes et pharmacien(ne)s) qui conseillent les voyageurs, en consultation, dans les centres de vaccinations internationales et de conseils aux voyageurs, en pharmacie ou encore en médecine du travail.

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses-d-origine-alimentaire/article/cholera

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.

Ministère chargé de la santé

Grippe saisonnière

Article

Publié le 05/01/2026

Information proposée par Ministère chargé de la santé

La grippe est une infection respiratoire aiguë virale qui peut entraîner des complications graves chez les personnes les plus vulnérables : pneumonie ou décompensation de maladie chronique déjà existante (diabète, insuffisance cardiaque ou respiratoire, etc.), nécessitant parfois une hospitalisation.

Dans un contexte hivernal marqué par la co-circulation de plusieurs virus respiratoires (Covid-19, grippe, VRS), la prévention contre ces virus est plus que jamais essentielle.

Pour cela il existe plusieurs moyens complémentaires pour se protéger : la vaccination et l'application des gestes barrières.

Pour se protéger contre la grippe, la vaccination est un geste essentiel. Elle permet de réduire les risques de formes graves. C'est un geste individuel, pour se protéger. aussi un geste collectif : se faire vacciner à l'approche de l'hiver, c'est aussi prendre soin de ses proches et des populations fragiles.

En complément les gestes barrières, associés à la vaccination, forment un véritable bouclier contre la transmission des virus et contribuent à sauver des vies.

Chacun peut agir en adoptant des réflexes simples au quotidien :

  • Porter un masque en cas de symptômes,
  • Se laver les mains fréquemment,
  • Aérer régulièrement les espaces clos,
  • Tousser et éternuer dans son coude,
  • Limiter les contacts lorsqu'on est malade.

Actualités

Lancement de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière le 14 octobre 2025



La vaccination contre la grippe en 2025-2026 :



La campagne de vaccination est ouverte à partir du 9 septembre 2025 à Mayotte et à partir du 14 octobre 2025 en métropole, aux Antilles et en Guyane, jusqu'au 31 janvier 2026.



Grippe saisonnière : une menace toujours présente

La grippe n'a pas disparu. Les épidémies saisonnières de grippe restent toujours imprévisibles et dangereuses et sont responsables chaque année plus de 10 000 décès, principalement chez les personnes à risque.

Associée aux gestes barrières, la vaccination est une arme efficace pour protéger les personnes fragiles. En France, elle permet d'éviter plus de 2 000 décès chaque année. Ainsi, elle est recommandée chez les personnes à risque de complications :

  • Les personnes âgées de 65 ans et plus ;
  • Les personnes (adultes et enfants) atteintes de certaines maladies chroniques ;
  • Les femmes enceintes ;
  • Les personnes obèses avec un indice de masse corporelle ≥40 Kg/m2 ;
  • Les personnes séjournant dans un établissement de santé de soins de suite ou dans un établissement médico-social d'hébergement.

La vaccination antigrippale est également recommandée à l'entourage proche et aux personnes à leur contact comme les professionnels de santé ou tout professionnel en contact régulier et prolongé. En complément, les gestes barrières permettent de limiter le risque d'être infecté par les virus respiratoires et d'en limiter la transmission à son entourage.

Une nouvelle campagne nationale qui répond aux craintes et préjugés

Face à la nécessité de sensibiliser les personnes à risque, l'Assurance Maladie, en partenariat avec le ministère chargé de la Santé, Santé publique France et la MSA, lance une nouvelle campagne d'information nationale.

Cette nouvelle campagne aborde de manière plus directe les idées reçues sur le vaccin contre la grippe. Elle répond ainsi aux freins à la vaccination par des arguments précis, mettant en balance les inconvénients ou risques perçus avec les bénéfices réels du vaccin, pour que chacun puisse faire un choix éclairé.

Adopter les bons gestes pour se protéger et protéger les autres

Le virus de la grippe se transmet essentiellement par :

  • La projection de gouttelettes chargées de virus émises par les personnes infectées lorsqu'elles parlent, toussent ou éternuent ;
  • Le biais des mains et d'objets contaminés.

La transmission est facilitée dans les lieux confinés et clos et par la promiscuité. Pour éviter l'infection par le virus de la grippe, il est nécessaire de mettre en place une série de mesures dont l'application conjointe avec la vaccination permet de réduire efficacement le risque de transmission du virus.

Les gestes barrières, déjà connus pour le Covid-19, permettent aussi de limiter la propagation de la grippe et des autres virus hivernaux (rhinovirus, bronchiolite, gastroentérites, etc.).Il s'agit de gestes essentiels à portée individuelle s et collective, à appliquer dès qu'on présente un signe d'infection notamment respiratoire pour protéger son entourage :

  • Porter un masque quand on est malade, dans les lieux très fréquentés et en présence de personnes fragiles ;
  • Se laver fréquemment les mains ;
  • Aérer régulièrement les pièces de son logement et de son lieu de travail ;
  • Tousser et éternuer dans son coude ;
  • Limiter les contacts lorsqu'on est malade.

Éviter les embrassades et les poignées de main.




En savoir plus sur :

La grippe et les moyens de la prévenir
Les idées reçues sur gestes barrières




La vaccination contre la grippe saisonnière

Associée aux gestes barrières, la vaccination est un des moyens les plus efficaces pour protéger les personnes fragiles de la grippe. En moyenne en France, 2000 vies par an sont sauvées chaque année chez les personnes de 65 ans et plus grâce à la vaccination.

La vaccination contre la grippe saisonnière est fortement recommandée pour les personnes les plus fragiles :

  • Personnes âgées de 65 ans et plus,
  • Femmes enceintes,
  • Personnes atteintes de certaines maladies chroniques,
  • Personnes obèses ayant un Indice de Masse Corporelle supérieur ou égal à 40).

    Le virus est plus dangereux pour elles car il peut entraîner des complications graves.

La vaccination est également recommandée pour :

Pour être doublement protégé : se vacciner contre la grippe et contre le Covid-19

Les personnes les plus exposées aux formes sévères de grippe saisonnière sont également celles qui sont le plus à risque de développer une infection grave au Covid-19. Pour ces personnes, il est essentiel d'être protégé par les deux vaccinations.

Les vaccinations contre la grippe et contre le Covid-19 peuvent être réalisées en un seul temps, sur deux sites d'injection différents (les deux bras par exemple). Si les deux vaccinations ne peuvent pas avoir lieu en même temps, il n'y a pas de délai d'attente particulier à respecter entre les deux. L'important est de faire les deux vaccinations afin d'être protégé contre les deux maladies.

En savoir plus sur la vaccination covid sur le site du ministère chargé de la Santé

Sites de référence sur la grippe saisonnière :



L'Assurance maladie

Vaccination-info-service : la grippe

Réseau Sentinelles

OMS


À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-de-l-hiver/grippe-saisonniere

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.

Ministère chargé de la santé
Expérimentation du recours à une IPA en santé mentale en EHPAD
import
Géolocalisation sur liste violette
Désactivé
Equipe mobile de kinésithérapeutes au sein du nord-est de la Loire
import
Géolocalisation sur liste violette
Désactivé
Coordination micro locale de santé de la vallée de la Haute Herbasse
import
Géolocalisation sur liste violette
Désactivé
Soutien aux professionnels de santé du territoire de Montluçon (03)
import
Géolocalisation sur liste violette
Désactivé
Augmentation de la fiscalité sur l'alcool
import
Géolocalisation sur liste violette
Désactivé
S'abonner à