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Article
Publié le 17/03/2026
Information proposée par Ministère chargé de la santé
Les méningocoques sont des bactéries qui peuvent provoquer des maladies très graves comme les méningites ou les septicémies qui peuvent être mortelles ou laisser des séquelles importantes.
Une fièvre élevée mal tolérée, des maux de tête intenses, une raideur de nuque, une intolérance à la lumière, des nausées, voire, des vomissements, et/ou l’apparition de taches rouges ou violacées (purpura) sur la peau peuvent notamment laisser suspecter une infection invasive à méningocoque. Au moindre doute, il faut contacter en urgence son médecin traitant ou le 15.
Il existe plusieurs types de méningocoques. Les plus fréquents en France sont les méningocoques de groupe B, C, W et Y.
Les méningocoques sont des bactéries normalement présentes dans la gorge et le nez de nombreuses personnes. Ces bactéries peuvent se transmettre par voie aérienne ou par la salive. Le méningocoque ne survit pas dans le milieu extérieur. Sa transmission est interhumaine et nécessite un contact proche (moins de 1 mètre) et prolongé.
Le plus souvent, les méningocoques n’entrainent pas de maladies particulières, mais dans certains cas, ils peuvent provoquer des maladies très graves comme les méningites ou les septicémies.
La méningite survient lorsque le méningocoque infecte le liquide et les membranes (méninges) qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière.
La septicémie à méningocoque (dont la forme la plus grave est le purpura fulminans) est une infection généralisée. Le méningocoque se propage dans tout le corps et provoque alors une infection généralisée du sang et de différents organes. L’état de santé peut se dégrader très rapidement et des taches rouges ou violacées peuvent apparaître sur la peau. C’est une urgence vitale.
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Deux symptômes d'une infection invasive à méningocoque doivent notamment alerter :
Au moindre doute, il faut contacter en urgence son médecin traitant ou le 15. |
Il existe des moyens de prévention :
Les recommandations vaccinales actuelles sont les suivantes :
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Après un début d’année 2025 marqué par une augmentation particulièrement importante des infections invasives à méningocoques, la stratégie vaccinale contre ces infections est intensifiée avec :
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Pour les personnes contacts à risque d’un cas d’infection invasive à méningocoque un traitement antibiotique doit être pris rapidement, éventuellement complété par une vaccination.
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Après un début d’année 2025 marqué par une augmentation particulièrement importante des infections invasives à méningocoques, la stratégie vaccinale contre ces infections est intensifiée avec :
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La précocité de la prise en charge est un élément déterminant du pronostic pour le malade et de l’efficacité de la prévention pour son entourage.
Les recommandations concernant la conduite à tenir autour d’un ou plusieurs cas d’infections invasives à méningocoque sont détaillées dans l’INSTRUCTION N° DGS/SP/2018/163 du 27 juillet 2018 relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoque
À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-de-l-enfant/meningite-infections-invasives-a-meningocoques
Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.
Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.
Ministère chargé de la santéArticle
Publié le 15/09/2026
Information proposée par Ministère chargé de la santé
Vous vous posez des questions sur la bronchiolite : Quels sont les symptômes ? Comment la traiter ? Comment réagir si mon enfant est malade ?
Vous trouverez ci-dessous un questions/réponses élaboré en lien avec le Conseil national de pédiatrie et le Collège de médecine générale destiné à vous aider dans cette tâche.
À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-de-l-hiver/article/la-bronchiolite-questions-reponses-en-direction-des-parents
Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.
Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.
Ministère chargé de la santéArticle
Publié le 26/03/2024
Information proposée par Ministère chargé de la santé
Le choléra est une infection diarrhéique aiguë provoquée par l'ingestion d'aliments ou d'eau contaminés par le bacille Vibrio cholerae. Le choléra reste à l'échelle mondiale une menace pour la santé publique et un indicateur de l'absence d'équité et d'un développement social insuffisant.
Le choléra est une maladie diarrhéique épidémique, strictement humaine, due à l'ingestion d'eau ou d'aliments contaminés par des bactéries appartenant aux sérogroupes O1 et O139 de l'espèce Vibrio cholerae.
Aujourd'hui, les mesures d'assainissement et d'hygiène collective et individuelle ont mené à la disparition du choléra en France (hors Guyane et Mayotte, où des épidémies sporadiques et limitées ont été décrites dans les deux dernières décennies). En France, le choléra, qui fait l'objet d'une déclaration obligatoire, est en effet une pathologie importée rare. Entre 0 et 2 cas de choléra sont déclarés chaque année en France depuis 2000, ils concernent des voyageurs de retour de zone d'endémie. C'est un chiffre faible et en diminution.
Le signalement précoce à l'agence régionale de santé (ARS) des cas suspects et confirmés est obligatoire dès le premier cas. Cela permet la mise en place rapide des mesures d'hygiène et le déclenchement d'une investigation à la recherche de personnes contact. La surveillance épidémiologique est assurée en France par Santé publique France.
L'Homme est le principal réservoir du choléra ainsi que, dans certaines régions, les animaux vivant en milieu aquatique ou à proximité d'un tel environnement. Le choléra est principalement lié à l'absorption d'eau ou d'aliments contaminés. Les bacilles, ou vibrions cholériques, sécrètent dans l'intestin la toxine cholérique, qui provoque la perte d'eau et d'électrolytes (jusqu'à 15-20 litres par jour). Les selles diarrhéiques libérées en grande quantité propagent dans l'environnement des bacilles qui peuvent contaminer l'eau et les aliments. On parle de transmission oro-fécale.
Les fortes concentrations de population, associées à une hygiène défectueuse du milieu et un défaut d'assainissement, peuvent favoriser l'apparition et le développement des épidémies de choléra.
La durée d'incubation du choléra est courte, de quelques heures à cinq jours.
La plupart des personnes contaminées par Vibrio cholerae présentent peu ou pas de symptômes, bien qu'on puisse retrouver le bacille dans leurs selles pendant une à deux semaines. En cas de maladie, 80 à 90 % des épisodes sont bénins ou modérément sévères et il est alors difficile de les distinguer cliniquement d'autres types de diarrhées aiguës. La bactérie peut ainsi circuler à bas bruit. Moins de 20 % des malades développent l'ensemble des symptômes typiques du choléra, avec des diarrhées aqueuses abondantes et des vomissements, conduisant à une déshydratation, modérée à sévère (50% des cas symptomatiques), le plus souvent sans fièvre.
Le diagnostic du choléra est clinique et biologique. Il repose sur la mise en évidence de V. cholerae du sérogroupe O1 ou O139 producteur de toxine cholérique dans les selles ou vomissures d'un malade. En cas de suspicion d'isolement d'une souche de vibrion cholérique, il faut prendre immédiatement contact avec le Centre National de Référence des vibrions et du choléra pour typage et confirmation du diagnostic.
Le traitement du choléra consiste essentiellement à compenser les pertes digestives d'eau et d'électrolytes. En fonction de l'importance de la déshydratation, la réhydratation se fait par voie orale ou en intraveineuse. Une amélioration de l'état du malade est visible rapidement (en quelques heures) et la guérison survient en quelques jours. Il n'y a pas de séquelles. L'antibiothérapie peut être utile dans certains cas graves, permettant de réduite le volume et la durée de la diarrhée ainsi que la période d'excrétion du vibrion dans les selles, mais des souches multi résistantes peuvent apparaître. En l'absence de traitement, la mort peut survenir en 1 à 3 jours. La mortalité est plus élevée chez les enfants, les personnes âgées et les individus fragilisés.
Il n'existe pas de vaccin actif spécifique contre les Vibrio cholerae du sérogroupe O139. En revanche, les personnes identifiées du second cercle et les personnels intervenant auprès de patients ou dans des zones touchées par une épidémie peuvent bénéficier d'un vaccin anti-cholérique (contre différentes souches Vibrio cholerae O1 et une sous-unité B de la toxine cholérique recombinante)
Lorsque les règles d'hygiène de base sont respectées, le vibrion responsable du choléra est peu transmissible, la transmission étant oro-fécale. La chloration adaptée de l'eau et les mesures d'hygiène de base suffisent généralement à prévenir les contaminations. En cas de voyage dans des zones endémiques, le respect des mesures d'hygiène (hygiène alimentaire avec consommation d'aliments cuits et chauds, d'eau en bouteille capsulée, éviction des glaçons, lavage des mains et hygiène du domicile comme le nettoyage des surfaces et du matériel) reste la meilleure des préventions individuelles.
Un vaccin recombinant inactivé dirigé contre Vibrio cholerae sérogroupe O1 est disponible en France. Ce vaccin n'est pas efficace vis à vis des souches O139 toxinogènes. La vaccination contre le choléra n'est pas recommandée pour les voyageurs ; elle peut être recommandée, en situation d'épidémie, pour les personnels devant intervenir auprès de malades et pour la vaccination autour des cas, selon une stratégie définie.
Retrouvez l'ensemble des recommandations et conseils sur le site de l'Institut Pasteur dans la rubrique « Choléra » sur : https://www.pasteur.fr/fr/sante-publique/cnr/les-cnr/vibrions-cholera/la-maladie-recommandations
Le ministère chargé de la Santé a mis à jour en 2024 les recommandations sanitaires aux voyageurs du Haut Conseil de la santé publique.
Elles sont destinées aux professionnels de santé (médecins, infirmier(e)s, sages-femmes et pharmacien(ne)s) qui conseillent les voyageurs, en consultation, dans les centres de vaccinations internationales et de conseils aux voyageurs, en pharmacie ou encore en médecine du travail.
À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses-d-origine-alimentaire/article/cholera
Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.
Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.
Ministère chargé de la santéArticle
Publié le 05/01/2026
Information proposée par Ministère chargé de la santé
La grippe est une infection respiratoire aiguë virale qui peut entraîner des complications graves chez les personnes les plus vulnérables : pneumonie ou décompensation de maladie chronique déjà existante (diabète, insuffisance cardiaque ou respiratoire, etc.), nécessitant parfois une hospitalisation.
Dans un contexte hivernal marqué par la co-circulation de plusieurs virus respiratoires (Covid-19, grippe, VRS), la prévention contre ces virus est plus que jamais essentielle.
Pour cela il existe plusieurs moyens complémentaires pour se protéger : la vaccination et l'application des gestes barrières.
Pour se protéger contre la grippe, la vaccination est un geste essentiel. Elle permet de réduire les risques de formes graves. C'est un geste individuel, pour se protéger. aussi un geste collectif : se faire vacciner à l'approche de l'hiver, c'est aussi prendre soin de ses proches et des populations fragiles.
En complément les gestes barrières, associés à la vaccination, forment un véritable bouclier contre la transmission des virus et contribuent à sauver des vies.
Chacun peut agir en adoptant des réflexes simples au quotidien :
Lancement de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière le 14 octobre 2025
La vaccination contre la grippe en 2025-2026 :
La campagne de vaccination est ouverte à partir du 9 septembre 2025 à Mayotte et à partir du 14 octobre 2025 en métropole, aux Antilles et en Guyane, jusqu'au 31 janvier 2026.
La grippe n'a pas disparu. Les épidémies saisonnières de grippe restent toujours imprévisibles et dangereuses et sont responsables chaque année plus de 10 000 décès, principalement chez les personnes à risque.
Associée aux gestes barrières, la vaccination est une arme efficace pour protéger les personnes fragiles. En France, elle permet d'éviter plus de 2 000 décès chaque année. Ainsi, elle est recommandée chez les personnes à risque de complications :
La vaccination antigrippale est également recommandée à l'entourage proche et aux personnes à leur contact comme les professionnels de santé ou tout professionnel en contact régulier et prolongé. En complément, les gestes barrières permettent de limiter le risque d'être infecté par les virus respiratoires et d'en limiter la transmission à son entourage.
Face à la nécessité de sensibiliser les personnes à risque, l'Assurance Maladie, en partenariat avec le ministère chargé de la Santé, Santé publique France et la MSA, lance une nouvelle campagne d'information nationale.
Cette nouvelle campagne aborde de manière plus directe les idées reçues sur le vaccin contre la grippe. Elle répond ainsi aux freins à la vaccination par des arguments précis, mettant en balance les inconvénients ou risques perçus avec les bénéfices réels du vaccin, pour que chacun puisse faire un choix éclairé.
Le virus de la grippe se transmet essentiellement par :
La transmission est facilitée dans les lieux confinés et clos et par la promiscuité. Pour éviter l'infection par le virus de la grippe, il est nécessaire de mettre en place une série de mesures dont l'application conjointe avec la vaccination permet de réduire efficacement le risque de transmission du virus.
Les gestes barrières, déjà connus pour le Covid-19, permettent aussi de limiter la propagation de la grippe et des autres virus hivernaux (rhinovirus, bronchiolite, gastroentérites, etc.).Il s'agit de gestes essentiels à portée individuelle s et collective, à appliquer dès qu'on présente un signe d'infection notamment respiratoire pour protéger son entourage :
Éviter les embrassades et les poignées de main.
En savoir plus sur :
La grippe et les moyens de la prévenir
Les idées reçues sur gestes barrières
Associée aux gestes barrières, la vaccination est un des moyens les plus efficaces pour protéger les personnes fragiles de la grippe. En moyenne en France, 2000 vies par an sont sauvées chaque année chez les personnes de 65 ans et plus grâce à la vaccination.
La vaccination contre la grippe saisonnière est fortement recommandée pour les personnes les plus fragiles :
La vaccination est également recommandée pour :
Les personnes les plus exposées aux formes sévères de grippe saisonnière sont également celles qui sont le plus à risque de développer une infection grave au Covid-19. Pour ces personnes, il est essentiel d'être protégé par les deux vaccinations.
Les vaccinations contre la grippe et contre le Covid-19 peuvent être réalisées en un seul temps, sur deux sites d'injection différents (les deux bras par exemple). Si les deux vaccinations ne peuvent pas avoir lieu en même temps, il n'y a pas de délai d'attente particulier à respecter entre les deux. L'important est de faire les deux vaccinations afin d'être protégé contre les deux maladies.
En savoir plus sur la vaccination covid sur le site du ministère chargé de la Santé
Sites de référence sur la grippe saisonnière :
L'Assurance maladie
Vaccination-info-service : la grippe
Réseau Sentinelles
OMS
À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-de-l-hiver/grippe-saisonniere
Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.
Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.
Ministère chargé de la santé