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Article
Publié le 11/03/2022
Information proposée par Haute Autorité de Santé - HAS
Les douleurs les plus fréquemment rapportées touchent les régions suivantes :
Ces douleurs peuvent être liées à des mécanismes distincts :
Il convient d’avoir un diagnostic gradué en éliminant les diagnostics différentiels avec des examens spécialisés ou avis complémentaires.
Il convient d’éliminer des étiologies :
douleurs :
Dans certaines circonstances, face à certains symptômes des examens peuvent être demandés :
NFS plaquettes, CRP, fonction hépatique et rénale, calcémie, TSH, électrophorèse des protéines sériques ;
Douleurs ne répondant pas aux traitements de première ou de seconde intention ;
La liste des structures spécialisées douleur chronique en France est disponible sur ce site. Il peut être utile de demander un avis neurologique en fonction du contexte.
Douleurs aiguës ou nociceptives/inflammatoires chroniques :
Douleurs neuropathiques :
Céphalées de tension :
N.B. : Les AINS peuvent être utilisés selon les règles de prescription usuelles. Les dernières études n’ont pas montré d’augmentation des décès, des hospitalisations, des admissions en unités des soins intensifs, des utilisations de la ventilation non invasive et de l’oxygène ni de survenue d’une insuffisance rénale aigüe chez les patients ayant pris des AINS avant la découverte d’une infection COVID-19.
Traitement des douleurs chroniques diffuses (kinésithérapie, approches éducatives et/ou psycho comportementales), techniques de neurostimulation périphérique transcutanée – TENS (prescriptions limitées aux structures douleur ou en ville par médecin formé à la douleur).
Traitements spécifiques des douleurs neuropathiques (capsaïcine, toxine botulinique A) après échec des traitements ci-dessus
Références bibliographiques
À retrouver sur https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2021-11/fiche_douleurs.pdf
La Haute Autorité de Santé, est une autorité publique, indépendante, à caractère scientifique, qui vise à assurer à tous les meilleurs soins. Elle trois missions principales : évaluer l’intérêt des médicaments, des dispositifs médicaux et des actes en vue de leur remboursement par l’Assurance maladie, élaborer des recommandations de bonnes pratiques pour les médecins, définir des parcours de soins, faciliter le bon soin, au bon moment pour le bon patient et certifier les hôpitaux et les cliniques, mesurer leur qualité. Par ses travaux, la HAS éclaire la décision des pouvoirs publics, accompagne les professionnels de santé, informe les personnes malades et les usagers du système de santé.
Haute Autorité de Santé - HASArticle
Publié le 19/01/2023
Information proposée par Haute Autorité de Santé - HAS
Le tube digestif a sans doute un rôle important dans les symptômes prolongés de la Covid-19.
Environ 20 % des patients rapportent des symptômes digestifs lors de la phase prolongée de COVID (1–3).
Ces troubles peuvent être :
Les symptômes digestifs sont souvent d’intensité modérée (4), rarement isolés et s’intègrent en général dans le cadre de plaintes somatoformes systémiques multiples (2, 4).
Aucun mécanisme n’a à ce jour été clairement identifié. Plusieurs hypothèses, qui peuvent être associées, sont évoquées :
Dans tous les cas, il est indispensable de rechercher des signes qui pourraient faire évoquer une pathologie organique dont la prise en charge aurait pu être retardée.
Les examens à réaliser en cas de troubles digestifs peuvent être les suivants :
En l’absence de mécanisme physiopathologique identifié le traitement est essentiellement symptomatique en se basant sur les traitements habituels des syndromes fonctionnels digestifs. Aucune étude bien menée n’a été rapportée dans la littérature.
La prise en charge des symptômes digestifs doit être progressive et s’intégrer dans une prise en charge multidisciplinaire globale. En cas de résistance aux traitements habituels de première ligne, il faut prendre un avis spécialisé et de recourir à des examens complémentaires.
En cas d’œsophagite ou de gastrite :
En cas de diarrhée, sans lésion identifiée :
En cas de douleurs :
Régime alimentaire :
Dans l’hypothèse d’une dysbiose persistante un traitement par probiotiques pourrait être envisagé
Dans l’hypothèse d’un syndrome d’activation mastocytaire, un traitement par anti-H2 plus ou moins associé à des anti-H1 peut être testé.
La place des thérapies cognitivo-comportementales reste à définir.
Références bibliographiques
À retrouver sur https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2021-11/fiche_symptomes_digestifs_2021-11-18_22-40-32_267.pdf
La Haute Autorité de Santé, est une autorité publique, indépendante, à caractère scientifique, qui vise à assurer à tous les meilleurs soins. Elle trois missions principales : évaluer l’intérêt des médicaments, des dispositifs médicaux et des actes en vue de leur remboursement par l’Assurance maladie, élaborer des recommandations de bonnes pratiques pour les médecins, définir des parcours de soins, faciliter le bon soin, au bon moment pour le bon patient et certifier les hôpitaux et les cliniques, mesurer leur qualité. Par ses travaux, la HAS éclaire la décision des pouvoirs publics, accompagne les professionnels de santé, informe les personnes malades et les usagers du système de santé.
Haute Autorité de Santé - HAS