Brittain Eloise
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Riban Benoit
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Jourdan Marie
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Thueux Margaux
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Cimetiere Boris
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Nutri-Score : le point sur les nouveautés 2024

Article

Publié le 18/01/2024

Information proposée par Santé publique France

En France, le Nutri-Score a été mis en place depuis 2017. Ce logo basé sur une échelle de 5 couleurs et de 5 lettres est destiné à informer sur la qualité nutritionnelle des produits que nous achetons. En 2024, son mode de calcul évolue pour aider encore mieux les consommateurs à faire des choix éclairés en matière de nutrition.

Depuis 2021, les 7 pays engagés en faveur du Nutri-Score ont mis en place une gouvernance européenne afin d’harmoniser les règles d’utilisation du logo et revoir son mode de calcul. Pour répondre à cet objectif, des scientifiques des différents pays engagés ont travaillé ensemble afin d’identifier les optimisations à apporter à l’algorithme afin que le logo soit davantage aligné avec les recommandations alimentaires des différents pays impliqués, qu’il prenne mieux en compte les connaissances scientifiques et qu’il s’adapte aux évolutions de l’offre alimentaire, suite à la modification de la composition des produits par les industriels. En 2024, le Nutri-Score va ainsi évoluer pour aider les consommateurs à choisir les produits de meilleure qualité nutritionnelle.

3 questions à Pauline Ducrot, chargée d’expertise en prévention et promotion de la santé à Santé publique France

Qu’est-ce qui va changer en 2024 ?

Le Nutri-Score prend en compte le tableau des valeurs nutritionnelles ainsi que certains ingrédients. Il tient compte de la teneur en aliments et nutriments à encourager (fibres, protéines, fruits, légumes, légumes secs…) et des éléments à limiter (calories, sucres, sel…). En 2024, les éléments pris en compte dans le calcul restent globalement les mêmes mais les règles de calcul du score ont été revues pour permettre aux consommateurs de comparer encore mieux les produits selon leur qualité nutritionnelle. Pour les boissons spécifiquement, la présence d’édulcorants est désormais prise en compte afin d’éviter que les industriels utilisent ces additifs à la place du sucre pour améliorer la note de leurs produits. Les sodas lights contenant des édulcorants ne seront plus notés B, mais de C à E.

Ainsi, la note de certains poissons gras et des huiles riches en bonnes graisses va s’améliorer alors que celle d’autres produits encore trop sucrés ou trop salés va se dégrader. De plus, il sera plus facile de repérer les produits à base de farine complète, riches en fibres, qui auront désormais de meilleures scores que leurs équivalents raffinés. Enfin, la volaille sera mieux classée que la viande rouge dont la consommation est à limiter.

De nombreux produits vont donc voir leur score changer, entre 30 et 40% des produits sont concernés. Ce n’est pas la composition des produits qui change mais la façon dont leur score est calculé.

Quand ces changements vont-ils intervenir ?

En Allemagne, Belgique, Suisse et aux Pays-Bas, le nouvel algorithme est entré en vigueur le 1er janvier 2024. En France, le processus règlementaire préalable à la mise en application de ce nouveau mode de calcul est en cours. Le projet d’arrêté a été soumis à la Commission Européenne, et les délais pouvant prendre 3 ou 6 mois (en cas d’avis circonstancié d’un autre pays), l’entrée en vigueur sera effective fin janvier ou fin avril 2024.
Ensuite, les industriels et distributeurs disposeront d’un délai de 2 ans pour mettre leurs emballages en conformité et appliquer le nouveau Nutri-Score.

Où en sommes-nous du déploiement du Nutri-Score en France et dans les autres pays européens ?

La France a été le premier pays engagé en faveur du Nutri-score depuis 2017. Elle a été rejoint par 6 autres pays : la Belgique, la Suisse, l’Allemagne, le Luxembourg, l’Espagne et les Pays-Bas.

Début 2024, 1 359 marques étaient engagées en faveur du Nutri-Score sur le marché français. La liste de ces marques est consultable sur le site de Santé publique France.

Depuis la mise en place du logo, la part de marché estimée des marques engagées n’a cessé d’augmenter pour atteindre 58% des volumes de ventes en 2022.

Par ailleurs, 99,6% des Français ont déjà vu ou entendu parler du logo en décembre 2023, soit environ +7 points par rapport à 2020. Il apparait de plus en plus ancré dans le quotidien des consommateurs puisqu’un tiers des Français déclare spontanément l’utiliser pour évaluer la qualité nutritionnelle des produits qu’ils achètent, soit une progression de 20 points par rapport à 2020. 

À retrouver sur https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2024/nutri-score-le-point-sur-les-nouveautes-2024

Forte de ses compétences en épidémiologie, en prévention, et dans l'intervention auprès des publics, l'agence couvre, par ses missions, un champ large d’activités, de la connaissance à l’action.
Santé publique France a pour mission de protéger efficacement la santé des populations.
Par la veille et la surveillance épidémiologiques, l'agence anticipe et alerte. Par sa maîtrise des dispositifs de prévention et de préparation à l’urgence sanitaire, elle accompagne les acteurs engagés de la santé publique. Ancrée dans les territoires, elle mesure l’état de santé et déploie ses dispositifs au plus près des publics, dans un souci constant de fonder une connaissance juste et de proposer des réponses adaptées.

Santé publique France

C’est quoi l’anosmie ?

Article

Publié le 26/11/2024

Information proposée par Institut national de la santé et de la recherche médicale - Inserm

Avant, lorsqu’on avait un gros rhume, on « ne sentait plus rien ». Désormais, on sait qu’on souffre d’« anosmie » : la Covid-19 nous aura permis d’enrichir notre vocabulaire ! Mieux encore, elle fait avancer la recherche sur les troubles de l’odorat et du goût, des symptômes pas si anodins que ça.

La perte de l’odorat : c’est tout simplement ça l’anosmie ! Et comme ce sens participe à la perception des arômes alimentaires (qui remontent jusqu’au nez par l’arrière de la bouche), lorsqu’on souffre d’anosmie on a aussi l’impression que les aliments n’ont plus de goût. S’il s’agit de symptômes fréquemment ressentis par les personnes atteintes de la Covid-19, on les retrouve associés à d’autres maladies, à commencer par le banal rhume. Mais attention, les mécanismes en jeu ne sont vraisemblablement pas les mêmes dans ces deux situations.

Lorsqu’un virus classique s’attaque à nos voies respiratoires supérieures ou à nos sinus, il provoque un gonflement des muqueuses, voire un écoulement de sécrétions : en bref, on a le nez bouché et les molécules odorantes ne peuvent y pénétrer pour atteindre nos récepteurs olfactifs. Dès lors, on ne sent rien. Mais dans le cas de la Covid-19, beaucoup de patients anosmiques ont le nez parfaitement dégagé : le problème est donc différent.

Contrairement à ce que l’on croyait en 2020, le SARS-CoV‑2 semble bien capable de pénétrer dans nos neurones olfactifs : il infecte ces cellules sensorielles, s’y multiplie et conduit à la destruction leurs « cils », des excroissances qui portent les récepteurs olfactifs. C’est donc en premier lieu de là que vient le problème : plus de cils olfactifs, plus d’odorat ! Mais ce n’est pas tout. Le coronavirus infecte aussi les cellules adjacentes aux neurones et conduit à une inflammation et une désorganisation de la muqueuse et du système nerveux olfactifs. Qui plus est, une fois logé dans ces cellules, le SARS-CoV‑2 semble pouvoir y persister plusieurs mois. Cela expliquerait pourquoi l’anosmie dure parfois plus longtemps que les autres symptômes associés à la Covid-19. D’autant plus qu’une fois complètement débarrassé du virus, l’organisme doit encore remplacer les cellules olfactives abimées au cours de l’infection par de nouvelles, générées à partir d’un stock de cellules souches.

Pour en savoir plus sur les mécanismes de l’anosmie associée à la Covid-19, lire le communiqué de presse du 5 mai 2021 : Covid-19 : découverte des mécanismes de l’anosmie à court et à long terme

L’anosmie est donc bénigne et presque toujours réversible. Néanmoins, tant qu’elle est présente, elle peut considérablement altérer la qualité de vie. Une perte de l’odorat a des répercussions sur la façon dont on se nourrit, sur nos relations sociales et même sur la perception de certains dangers. Une équipe du Centre de recherche en neurosciences de Lyon étudie ces impacts et leur retentissement sur la santé. Elle s’attèle aussi au développement de protocoles pour quantifier les pertes d’odorat et aider les patients à récupérer leurs sensations. Elle propose même un mini-site d’information à ceux qui veulent en savoir plus sur l’odorat et ses troubles, ainsi qu’une vidéo pédagogique sur le fonctionnement de l’odorat, l’impact de son dysfonctionnement sur la qualité de vie et le rôle de l’orthophonie dans la rééducation de l’odorat des patients concernés.

L’odorat : et si je le perds, que faire ? – animation pédagogique conçue par Camille Ferdenzi-Lemaitre, chercheuse de l’équipe Neuropop au Centre de recherche en neurosciences de Lyon (CRNL, unité 1028 Inserm/CNRS/Université Lyon 1/Université Jean Monnet Saint-Étienne), et deux orthophonistes, Valérie Malras et Camille Richerd – 3 min 10 – Septembre 2024

À retrouver sur https://www.inserm.fr/c-est-quoi/vue-nez-c-est-quoi-anosmie/#:~:text=L%27anosmie%20est%20donc%20b%C3%A9nigne,la%20perception%20de%20certains%20dangers

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