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Française
Santé.fr
L'information fiable, utile pour votre santé
Article
Publié le 20/07/2023
Information proposée par Service Public d’Information en Santé
Santé.fr Décryptage est un service de vérification d’information (« fact checking ») dans le domaine de la santé. Lorsqu’une affirmation relative à la santé vous a surpris ou inquiété, par exemple sur les réseaux sociaux, ou lorsque les médias se font l’écho d’une étude dont les résultats contredisent le savoir communément admis, Santé.fr Décryptage vous permet d’y voir plus clair.
Ce service est destiné à vérifier une affirmation qui circule en ligne ou dans la presse. L’idée étant de vous indiquer si, le cas échéant, cette affirmation est véridique ou fausse ou, et c’est souvent le cas, si les données scientifiques manquent pour se prononcer. Pour pouvoir vous répondre dans un format rapide à lire (donc pas trop long), la question doit être limitée à une affirmation précise.
Par exemple, la question « Boire un jus de citron à jeun tous les matins est-il bon pour la santé ? » est suffisamment restreinte pour qu’une réponse complète soit rapide à lire. En revanche, la question « L’ostéopathie est-elle efficace ? » est trop vaste pour une réponse courte. Mais la question « L’ostéopathie a-t-elle fait ses preuves dans le mal de dos ? » est suffisamment précise pour apporter, en quelques paragraphes, une réponse argumentée.
Santé.fr Décryptage n’est pas destiné à répondre à des questions de santé personnelles et ne se substitue pas à une consultation médicale. Les réponses apportées n’abordent jamais l’efficacité ou la toxicité d’un produit de santé, qu’il soit un médicament, un complément alimentaire ou un dispositif médical. Parfois, nous évoquons des familles de médicaments (les antibiotiques, les vaccins, etc.) mais cela reste général sur tous les membres de ces familles. De plus, Santé.fr Décryptage ne répond pas aux questions portant sur un professionnel de santé ou toute autre personne qui ferait la promotion d’un certain traitement.
Santé.fr Décryptage n’est pas non plus destiné à expliquer la prise en charge d’une maladie (par exemple, « Comment soigne-t-on la maladie de Parkinson ? »). Pour ce type d’information, le site Santé.fr propose des contenus adaptés, mais les Décryptages sont réservés à vous informer sur des informations potentiellement douteuses (les désormais célèbres « fake news »).
Nous rappelons enfin que Sante.fr dans son ensemble est un site public d’information sur la santé, destiné à améliorer la prise en charge globale des personnes malades, simplifier l’adoption de comportements de prévention et non pas un site destiné à entretenir des polémiques sur des décisions prises par les pouvoirs publics.
Lorsqu’une personne nous pose une question, nous nous assurons d’abord qu’elle entre dans le périmètre d’action de Santé.fr Décryptage, tel que décrit ci-dessus. Ensuite, les questions sont classées selon ce qui nous semble le plus intéressant pour nos lecteurs : questions qui concernent un grand nombre de personnes, questions qui sont dans l’actualité, questions qui nécessitent une mise en garde urgente, par exemple.
Pour traiter une question, nous nous appuyons uniquement sur des sources d’information scientifique de référence (voir notre article « Informations sur la santé : quelles sont les sources fiables ? »).
Par exemple :
Au niveau international :
Nous nous appuyons également sur les journaux scientifiques qui publient les résultats de la recherche. Parmi les plus respectés dans le domaine de la médecine, on peut citer : The Lancet, The New England Journal of Medicine, Nature, Science, The Journal of the American, Medical Association, etc.
Le rédacteur de la réponse synthétise ces informations de référence et signale les points qui restent à préciser ou les points de désaccord qui subsistent. Le cas échéant, par exemple lorsque les résultats des études sont contradictoires, il fait relire sa réponse à un ou plusieurs experts du domaine.
La médecine, comme toutes les disciplines scientifiques, évolue avec l’acquisition de nouvelles connaissances et le développement de nouvelles modalités de diagnostic, de traitement et de suivi. Il suffit de lire un ouvrage de médecine du début du XXe siècle, pourtant considéré comme une référence à l’époque, pour se rendre compte du chemin parcouru.
Dans nos réponses, nous essayons de préciser, dans la mesure du possible, ce qui est certain de ce qui est probable. Nous ne prenons en compte que les informations fondées sur des preuves scientifiques solides, à jour des dernières avancées et cohérentes avec la pratique médicale de référence. Mais ces informations seront forcément amenées à évoluer avec le temps. Néanmoins, elles sont représentatives de ce que l’on sait et pratique aujourd’hui. Mais parfois… on ne sait pas (encore) !
Notre objectif, avec cette démarche, est également d’apprendre au lecteur à faire preuve d’un esprit critique informé. En citant nos sources, en expliquant les désaccords entre scientifiques, nous souhaitons être informatifs et pédagogiques sur les mécanismes d’acquisition des savoirs scientifiques.
Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.
Article
Publié le 20/07/2023
Information proposée par Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail - ANSES
Entre 2017 et 2022, plus d’un foyer français sur dix a été infesté par des punaises de lit. Contrairement à une idée reçue, leur présence ne traduit pas un manque de propreté : tout le monde peut être victime d’une infestation à son domicile. Par ailleurs, cette nuisance s’avère coûteuse pour les ménages français de métropole si l’on prend en compte la lutte et les impacts psychologiques. L’Agence recommande d’aider financièrement certains ménages dans la prise en charge des coûts associés à l’éradication des punaises de lit. Elle recommande également aux professionnels et aux particuliers de privilégier des méthodes de lutte alternatives aux insecticides chimiques.
Les punaises de lit sont de petits insectes qui se cachent le plus souvent dans les matelas et les sommiers. Elles se nourrissent de sang et piquent pendant la nuit. Elles sont transportées dans les vêtements et les bagages, lors de voyages ou de l’achat de literie, de meubles ou de vêtements de seconde main.
La recrudescence des infestations par les punaises de lit constatée ces dernières années s’explique notamment par l’essor des voyages et une résistance croissante des punaises aux insecticides.
L’enquête réalisée par Ipsos pour l’Anses révèle que 11 % des foyers français ont été infestés par des punaises de lit entre 2017 et 2022. Elle montre également qu’il n’y a pas de lien entre le niveau de revenu d’un foyer et le fait d’être victime d’une infestation.
« Si tous les foyers peuvent être touchés par les punaises de lit, nous avons néanmoins pu identifier quelques facteurs qui favorisent les infestations : le fait de voyager ou de résider dans un logement partagé par exemple »
KARINE FIORE - Directrice adjointe de la direction sciences sociales, économie et société de l'ANSES
En revanche, le niveau de revenu est un facteur de persistance de l’infestation car la lutte peut s’avérer coûteuse, 866 € en moyenne par foyer. Au-delà du coût de la lutte, les victimes d’infestation ont parfois peur d’être stigmatisées, ce qui peut les empêcher d’en parler et de mettre en place des actions rapides pour éviter leur dispersion. Ainsi, l'Agence recommande de travailler à un mécanisme de déclaration obligatoire et à l'accompagnement des particuliers par une prise en charge financière, a fortiori pour les ménages à faibles ressources.
L’Agence a également calculé le coût de la lutte à l’échelle nationale pour les seuls ménages français. Il a atteint 1,4 milliard d’euros pour la période 2017-2022, soit 230 millions d’euros par an en moyenne.
A ce coût s’ajoute le coût des conséquences sanitaires des infestations par les punaises de lit. En effet, si les punaises ne transmettent pas de maladie, leur présence peut avoir des effets psychologiques et impacter le bien-être des personnes victimes d’infestation à leur domicile.
En 2019, le coût sanitaire a représenté 83 millions d’euros pour les Français, dont 79 millions d’euros associés à une baisse de la qualité de vie, aux troubles du sommeil et aux impacts sur la santé mentale, 1 million d’euros lié aux arrêts de travail et 3 millions d’euros environ au titre des soins physiques.
Que la lutte soit réalisée par des particuliers ou des professionnels, l’Agence recommande de privilégier les méthodes non chimiques, comme le traitement par la chaleur sèche ou la congélation. Si les deux sont considérés comme efficaces, le traitement par la chaleur peut être utilisé pour traiter une pièce dans son ensemble, alors que la congélation est plus adaptée à des vêtements ou de petits objets infestés.
Le recours aux produits chimiques peut provoquer des intoxications, augmenter la résistance aux insecticides et donc réduire leur efficacité et, plus globalement, contribuer à polluer l’environnement. Toutefois, en cas de persistance de l’infestation, les professionnels de la désinsectisation pourront utiliser des produits chimiques dont l’efficacité et les risques ont été évalués dans le cadre d’une autorisation de mise sur le marché.
Avant d’appliquer un traitement quel qu’il soit, l’Anses rappelle qu’il est nécessaire de nettoyer, aspirer et ranger la pièce infestée.
À retrouver sur https://www.anses.fr/fr/content/punaises-budget-qualite-vie-francais