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Publié le 12/08/2026
Information proposée par Service Public d’Information en Santé
La coqueluche est une infection respiratoire bactérienne très contagieuse et potentiellement grave chez le jeune enfant. Elle a longtemps été une des principales causes de mortalité infantile. Elle est traitée à l’aide d’antibiotiques essentiellement destinés à prévenir le risque de contagion. Elle est heureusement devenue assez peu fréquente en France grâce à la vaccination.

La coqueluche est une infection respiratoire bactérienne très contagieuse et potentiellement grave chez le nourrisson. Elle est due à une bactérie appelée Bordetella pertussis. La contamination se fait de personne à personne par les gouttelettes de salive, lorsque le malade tousse, éternue ou parle. Les symptômes apparaissent une dizaine de jours après la contamination.
Chez les enfants, les premiers symptômes de la coqueluche sont une toux banale ou un simple rhume, avec une légère fièvre. Au bout d’une semaine ou deux, la toux se transforme en quintes répétées et sévères, suivies d’inspirations bruyantes, surtout la nuit (souvent comparées au chant du coq). Pendant les quintes, le malade tousse en tirant la langue, devient rouge, voire bleu à cause du manque d’oxygène. Ces accès de toux sont parfois accompagnés de crachats et de vomissements. L’enfant mange peu, maigrit et peut se déshydrater.
Chez les bébés, la maladie se traduit par une toux quinteuse prolongée, parfois asphyxiante. Les inspirations bruyantes (chant du coq) sont souvent absentes.
Chez les adolescents et les adultes, la coqueluche se résume souvent à une toux persistante (qui peut durer entre deux à six semaines), fatigante, qui fragilise les personnes âgées ou les sujets en mauvaise santé.
Chez la femme enceinte, les quintes de toux peuvent être inconfortables et provoquent parfois des contractions utérines.
La coqueluche peut devenir grave, surtout chez le nourrisson où elle se complique parfois de convulsions, de troubles cardiaques ou de difficultés respiratoires.
Chez l'adulte comme chez l'enfant, les complications sont plus rares et moins graves : otite ou pneumonie.
En présence des symptômes de la coqueluche, le médecin confirme le diagnostic grâce à des examens biologiques : prélèvement des sécrétions du nez (recherche de l'ADN de la bactérie), éventuellement prises de sang.
Un antibiotique est prescrit au malade, afin qu’il ne soit plus contagieux pour son entourage. Malheureusement, l’antibiotique a peu d’effet sur l’évolution des symptômes.
Une hospitalisation est nécessaire pour les nourrissons de moins de trois mois pour surveiller la fonction pulmonaire et cardiaque.
Le meilleur moyen de prévention contre la coqueluche reste la vaccination, même si l'immunité obtenue par la vaccination n’est pas acquise à vie.
Le premier vaccin contre la coqueluche est arrivé en France en 1959. La généralisation de la vaccination contre la coqueluche s'est faite à partir de 1966 et a entraîné une chute importante du nombre de cas. Néanmoins, la maladie continue de circuler, car à l’inverse de nombreuses maladies infantiles, il est possible d’avoir plusieurs fois la coqueluche durant sa vie. De plus, si le vaccin est efficace, l’immunité obtenue ne dure qu’une dizaine d’années. Ainsi, il a été signalé des cas de nourrissons non encore protégés par la vaccination contaminés par des adultes et d'adolescents ayant perdu leur immunité.
Afin de protéger les nourrissons contre la coqueluche et de prévenir les formes graves, les autorités de santé proposent désormais la mise en œuvre de 3 mesures complémentaires :
Les vaccins contre la coqueluche disponibles en France ne contiennent pas la bactérie, mais uniquement des antigènes de la bactérie. Les vaccins destinés aux rappels chez l'enfant et l'adulte, notamment pendant la grossesse, contiennent des doses réduites d'antigènes coquelucheux afin d'être mieux tolérés. Ils sont toujours combinés à d'autres vaccins, notamment contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP).
Des antibiotiques sont systématiquement prescrits aux personnes de l’entourage proche du malade si elles ne sont pas vaccinées ou si elles ont reçu un rappel depuis plus de 5 ans. En cas de contact occasionnel avec le malade, le traitement antibiotique préventif est réservé aux personnes qui présentent un risque de développer des complications, comme les femmes enceintes ou les personnes souffrant de maladie respiratoire chronique ou de déficit immunitaire.
Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.