Erreur médicale, accident, manquement au code de déontologie : quelles démarches lorsque j’estime être mal soigné ?

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Publié le 12/06/2023

Information proposée par Ma santé.re / Mieux vivre à la Réunion

Que ce soit à l'hôpital ou en ville, en tant qu’usager du système de santé, vous avez le droit de porter une réclamation sur la qualité de votre prise en charge. Vous pouvez alors demander réparation auprès de différentes instances en fonction des situations, et selon la nature de votre plainte.

Trois choses à prendre en compte avant d'entamer une démarche :

1 - Il faut d'abord déterminer très clairement le but de votre réclamation :

  • Souhaitez-vous obtenir des indemnités ?
  • Demander des mesures disciplinaires ?
  • Signaler une faute personnelle du médecin ?

En fonction de l’origine du dommage que vous avez subi, vous pourrez choisir la procédure la plus adéquate pour atteindre le but recherché.

2 - Gardez à l'esprit qu'il faut toujours essayer de résoudre à l'amiable un éventuel litige avant de le porter devant un tribunal ou une commission de discipline. Les différentes instances ci-dessous pourront vous informer, vous aider et vous conseiller sur la meilleure marche à suivre.

3 - Vous devrez constituer un dossier permettant de justifier votre demande. Il vous faudra donc d'abord obtenir votre dossier médical auprès du ou des professionnels impliqués. Ce dossier sera nécessaire quelle que soit la procédure ou la demande que vous envisagez.

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Les accidents médicaux et les erreurs médicales

Un accident médical désigne un événement indésirable survenu au cours d'un acte de soin, de prévention, ou lors du diagnostic. Pour être considéré comme un accident médical, cet événement doit avoir eu des conséquences néfastes sur l'évolution de votre état de santé. Il peut s'agir d'une erreur médicale ou d'un aléa thérapeutique.

Ces incidents peuvent s'être produits dans n'importe quel lieu de soins : hôpital public ou privé, laboratoire, cabinet d'un médecin généraliste ou spécialiste, pharmacie, etc.

Les erreurs médicales

Les erreurs ou fautes médicales sont les événements indésirables qui surviennent lorsqu'un professionnel de santé manque à ses devoirs. Il peut s'agir d'une erreur technique, comme le choix d'un mauvais médicament, une erreur de diagnostic, ou une erreur chirurgicale.

Il peut aussi s'agir d'un manquement dans les rapports humains entre un soignant et son patient, comme appliquer des soins à une personne contre sa volonté, ou manquer au secret médical. Quelques exemples :

  • Vous avez été admis à l'hôpital pour une opération chirurgicale au niveau du pied gauche. Suite à une erreur d'identification, le chirurgien vous a en réalité enlevé un rein.
  • Suite à une prescription de votre médecin, votre pharmacien ne vous a pas délivré le bon médicament.

Les aléas thérapeutiques

Les aléas thérapeutiques sont les incidents susceptibles de survenir lors d'un acte médical sans qu'une faute soit commise par le professionnel de santé. Il s'agit alors tout simplement d'un accident. Dans certaines conditions, ceux-ci peuvent être indemnisés par l'Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux (ONIAM) (lire plus bas). Par exemple :

  • Vous avez subi une opération et fait une réaction allergique à un produit lors de l'intervention. Personne ne connaissait cette allergie auparavant.
  • Lors d'une hospitalisation, vous avez été infecté par une bactérie dans l'enceinte de l'établissement (infection nosocomiale)
  • Vous avez subi ou subissez de lourds effets indésirables après avoir pris un médicament qui vous a été prescrit, sans que ces effets aient pu être anticipés par le médecin prescripteur

Dans les deux cas, si vous souhaitez engager des procédures pour obtenir des indemnités, signaler votre insatisfaction, ou obtenir des sanctions disciplinaires, vos recours sont les mêmes.

Être indemnisé suite à un accident lors de votre prise en charge : quels sont les recours ?

Si vous estimez avoir été victime d'un accident, d'une faute ou d'une erreur médicale, la responsabilité du professionnel de santé peut être engagée de différentes manières :

  1. Une procédure amiable où vous vous mettez d'accord directement avec l'établissement ou le professionnel de santé concerné.
  2. Une procédure de conciliation via la Commission Régionale de Conciliation et d'Indemnisation (CRCI). Ce dispositif indépendant et gratuit est chargé de se prononcer sur l'indemnisation des victimes d'accidents médicaux. Il ne se charge cependant que d'accidents graves ayant entraîné, par exemple, des arrêts de travail de plus de 6 mois.
  3. Une procédure contentieuse devant la justice

1 - Engager une procédure amiable

Le premier recours en cas d'erreur ou d'accident est de solliciter directement le soignant ou l'établissement responsable de l'accident. Il faut alors demander au responsable, par courrier recommandé avec avis de réception, d'actionner son assurance responsabilité professionnelle.

Cette demande donnera lieu à une expertise pour mesurer les conséquences que vous avez subies, et établir la responsabilité des soignants impliqués.

2 - Saisir la Commission Régionale de Conciliation et d'Indemnisation

La CRCI de La Réunion peut être saisie directement par un particulier, ou par son avocat. Elle est présidée par un magistrat et composée de membres des représentants d'usagers, de professionnels de santé et d'assureurs. Elle est chargée de favoriser la conciliation lors des conflits entre professionnels de santé et usagers. Elle permet également l'indemnisation des victimes d'accidents médicaux graves en sollicitant les organismes payeurs, selon les cas :

  • L'assurance du professionnel de santé lorsqu'il s'agit d'une erreur ou d'une faute médicale
  • L'Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux (ONIAM) lorsqu'il s'agit d'un aléa thérapeutique, ou en cas de défaut d'assurance

À savoir

  • Cette procédure est gratuite.
  • Il est possible de passer par un avocat, mais ça n'est pas obligatoire.
  • Le délais moyen pour obtenir un avis de la CRCI est d'un an.

Plus d'info sur l'indemnisation :

Victimes d'accident médical : quelles démarches ? — France Assos Santé

Les dispositifs d'indemnisation — ONIAM.fr

Accidents médicaux indemnisés — ONIAM.fr

Qui contacter ?

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Commission de Conciliation et d'Indemnisation des Accidents Médicaux Île de La Réunion

36, avenue du Général de Gaulle, Tour Gallieni II 93175 BAGNOLET Cedex

01 49 93 89 20

reunion@commissions-crci.fr

Pour La Réunion, les services administratifs de la CCRCI Réunion CI sont localisés à Bagnolet !

3 - L'action en justice

Lorsque la conciliation échoue, vous pouvez porter votre demande en justice. :

  • En cas d'accident impliquant un professionnel de santé libéral ou un établissement privé (clinique par exemple), les litiges sont jugés par le Tribunal de Grande Instance.
  • En cas d'accident subi dans un établissement public, les litiges sont jugés par le Tribunal Administratif.

À savoir : Pour espérer une indemnisation, il vous faudra produire une expertise médicale, qui est à votre charge

Besoin d'aide dans vos démarches ? Contactez Santé Info Droits !

Santé Info Droits est une ligne d’informations juridiques et sociales constituée de juristes et avocats qui ont vocation à répondre à toutes questions en lien avec le droit de la santé.

Elle a été créée par France Assos Santé, réunissant quatre-vingt associations de personnes malades, âgées, retraitées, en situation de handicap, de consommateurs et d’associations familiales.

  • Santé Info Droits, le site
  • Téléphone : 01 53 62 40 30
  • Lundi, mercredi, vendredi : 14h - 18h (heure métropole)
  • Mardi et jeudi : 14h - 20h (heure métropole)

Vous souhaiter signaler une mauvaise prise en charge à l'hôpital sans demander d'indemnisation

Vous avez été hospitalisé, vous n'êtes pas satisfait de votre prise en charge et vous souhaitez faire part de vos remarques sans demander d'indemnisation. Différentes possibilités existent. Vous pouvez vous adresser :

  • Directement au directeur de l'établissement dans lequel vous avez été soigné, par courrier.
  • À la Commission des Usagers de l'établissement
  • À l'ARS
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Il n'y a aucun risque à vous plaindre, au contraire !

On a souvent peur de dire que l'on n'est pas content de la manière dont on est soigné : peur d'être moins bien pris en charge par la suite, peur de vexer le personnel sympathique d'un service, etc. Pourtant, les problèmes remontés au sein des établissements sont très utiles :

  • Ils permettent aux soignants de savoir ce qu'ils peuvent améliorer
  • Ils permettent aux directions de mieux connaître les problèmes au sein de leurs services
  • Ils permettent aux autres patients de ne pas revivre les problèmes que vous avez traversés

Signaler un problème à la Commission des Usagers

Les commissions des usagers (CDU) ont pour mission de veiller au respect des droits des patients et des usagers des établissements de santé : hôpitaux, cliniques, etc. Les membres de ces commissions sont également là pour faciliter leurs démarches afin qu'ils puissent exprimer leurs difficultés.

Tous les établissements de santé ont l'obligation de mettre en place une Commission des Usagers.

La liste nominative des membres de la CDU est :

  • Affichée dans l'établissement
  • Précisée dans le livret d'accueil de l'établissement

Signaler un problème à l'ARS

Si vous souhaitez signaler votre problème ou vos remarques sur votre prise en charge à l'hôpital, vous pouvez en informer directement l'ARS — L'Agence de Santé de La Réunion, qui est le relais du Ministère de la Santé à La Réunion. Pour ce faire, vous pouvez envoyer un courrier recommandé à la Direction Générale de l'ARS Réunion.

Qui contacter ?

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ARS La Réunion

2 bis, Avenue Georges Brassens CS 61002 - 97743 Saint-Denis CEDEX 9

0262 97 90 00

Agence régionale de santé La Réunion 

Vous avez des reproches à formuler à l'encontre d'un médecin en particulier, sur sa prise en charge ou parce qu'il a selon vous manqué au code éthique et déontologique

Vous pouvez adresser une plainte au Conseil Départemental de l'Ordre des Médecins, par courrier recommandé avec accusé de réception.

Votre plainte doit expliquer les faits reprochés au praticien et si possible le numéro des articles du Code de déontologie susceptibles d’avoir été violés selon vous.

Attention, la juridiction ordinale ne remplace pas la juridiction civile. Elle n'octroie pas de dommages et intérêts, ni de remboursement de frais jugés exagérés. Elle ne juge que les violations au code de Déontologie Médicale, et ne peut agir qu'en prenant des mesures disciplinaires à l'encontre des médecins. Les sanction vont de l'avertissement à la radiation du tableau de l'Ordre, en passant par le blâme et l'interdiction temporaire d'exercer la médecine (pendant 3 ans au maximum).

Notez que l'action disciplinaire est indépendante de l'action civile, pénale ou d'une autre action disciplinaire (statutaire de la fonction publique par exemple) exercée par ailleurs.

Qui contacter ?

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Ordre des médecins à La Réunion

3, Résidence Laura - 4, rue Milius - 97400 Saint-Denis

02 62 20 11 58

Fax : 02 62 21 08 02

reunion@974.medecin.fr

Conseil départemental de la Réunion de l'Ordre des médecins

Horaires d'ouverture et de réception :

Secrétariat ouvert du lundi au vendredi de 8h à 12h30 et de 13h30 à 16h.

Sources

Porter une réclamation sur la qualité d’un soin ou d’une prise en charge — solidarites-sante.gouv.fr

À quoi sert la Commission des Usagers - CDU ? — solidarites-sante.gouv.fr

Fiche 24 : les plaintes devant les ordres professionnels — solidarites-sante.gouv.fr

Fiche 25 : les voies de recours en cas de dommages liés aux soins — solidarites-sante.gouv.fr

Tous nos articles sont rédigés avec l’aide de professionnels de santé de La Réunion.

À retrouver sur https://masante.re/erreur-medicale-accident-manquement-au-code-de-deontologie-quelles-demarches-lorsque-jestime-etre-mal-soigne-6595.html

Piqûre ou morsure dans le lagon : Qui sont les coupables ? Comment s’en protéger ?

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Publié le 19/07/2024

Information proposée par Ma santé.re / Mieux vivre à la Réunion

Quels animaux venimeux pouvons nous rencontrer dans le lagon ? Quelle conduite tenir si vous faites une mauvaise rencontre et que vous êtes confrontés à une piqûre ou une morsure ? Bien connaître son environnement pour mieux prévenir les risques, voici notre dossier spécial "envenimation marine".

Le lagon est souvent considéré comme un lieu sûr par les amateurs de baignade. La barrière de corail nous protège en effet des grosses vagues et des grands prédateurs de l'océan. Mais les baigneurs imprudents sont tout de même susceptibles d'y faire de mauvaises rencontres : les animaux marins venimeux.

Il peut s'agir de coraux, de poissons, de méduses, d'oursins ou même de cônes... La plus grande partie des animaux marins répertoriés dans le monde vit dans les eaux tropicales ou intertropicales. La Réunion est donc particulièrement concernée ! Plongeurs, pêcheurs, touristes, baigneurs : soyez vigilants !

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Comment les animaux marins nous atteignent-t-ils ?

Il faut savoir que les espèces marines se défendent quand elles se sentent menacées. Celles qui sont venimeuses n’attaquent pas par plaisir, surtout qu’il leur faut du temps et de l’énergie pour fabriquer leur venin. Un venin qui peut être dangereux ou douloureux pour l'homme. Ces animaux peuvent nous inoculer (ou injecter) leur venin de différentes manières selon les espèces :

  • Par piqûre
  • Par morsure
  • Par simple contact

Lorsqu'un animal venimeux nous transmet son venin, on parle d'envenimation. Cela peut se faire dans l'eau, ou même hors de l'eau lorsqu'on manipule l'animal.

Un baigneur aux urgences tous les 10 jours

Entre 2011 et 2019 à La Réunion, 312 envenimations marines ont été enregistrées dans les services des urgences des 4 hôpitaux de l'île. Cela représente en moyenne 35 cas par an, soit un passage aux urgences tous les 10 jours.

  • Plus des trois quarts sont dus à des piqûres de poisson pierre : 76 %
  • Viennent ensuite les piqûres de méduses : 8 %
  • Les pterois et les poissons chats partagent la troisième marche du podium (5 %)
  • En revanche, les raies ne piquent que très rarement : seulement 2 cas enregistrés en 9 ans.

Certaines de ces envenimations semblent saisonnières. C’est le cas des méduses et des poissons pierre dont les cas culminent pendant l’été austral.

Attention

Ces données sont extraites de la base du Dispositif de Toxico-Vigilance Océan Indien (DTV-OI). Elles proviennent des services des urgences des hôpitaux de La Réunion. Elles ne représentent donc pas la totalité des envenimations constatées chaque année. En effet, toutes les personnes qui se font piquer ne vont pas forcément aux urgences. Le plus souvent, seules les envenimations les plus graves ou douloureuses provoquent un passage à l'hôpital. Ce qui peut expliquer la forte proportion des piqûres de poisson pierre dans ce classement. Ce dernier ne reflète donc pas forcément la réalité des dangers qui guettent le baigneur à La Réunion. Enfin, il n'y a jamais de certitude que les piqûres de poisson pierre en soient réellement : d'autres espèces ont un fonctionnement assez proche.

Les espèces marines venimeuses de La Réunion !

Nous n'évoquerons dans la suite de cet article que les animaux rencontrés à La Réunion. Mais il y en a déjà un certain nombre ! On en dénombre 7 familles différentes.

1 - Les poissons osseux piqueurs

Comme leur nom l'indique, ces poissons possèdent un squelette en os, et surtout des épines qui inoculent un venin.

Le poisson pierre ou poisson crapaud à La Réunion(stone fish)

poisson-pierre-wikipedia.jpgC'est le danger le plus redouté du lagon. Réputé pour être le poisson le plus venimeux du monde, il s'enfouit dans le sable, se pose sur les rochers ou les coraux avec lesquels il se confond. Il possède 13 épines dorsales reliées chacune à une glande contenant du venin (il a aussi d'autres épines dans ses nageoires ventrales et anales). Son venin pénètre dans le pied de la victime lorsqu'elle marche dessus en eau peu profonde, typiquement dans le lagon, mais aussi par manipulation (mais plus rarement).

Les poissons chats et les rascasses (pterois)

poisson-chat-wikipedia.pngCes piqueurs peuvent être enfoncés dans le sable ou cachés sous une pierre. La rascasse, elle, ne se cache pas : elle peut même être très curieuse et s'approcher des plongeurs. Elle peut même charger pour les intimider. Ils procèdent de la même façon que le poisson pierre, via des épines venimeuses sur leurs corps qui inoculent le venin lorsqu'on l'on marche dessus. La rascasse est surtout dangereuse pour le plongeur car sa piqûre peut entraîner un malaise et secondairement la noyade.

Des piqûres douloureuses et dangereuses

Cliniquement, la piqûre peut se manifester par différents signes :

  • Une douleur intense, souvent intolérable,
  • Un œdème,
  • Des bulles de sang, voire une nécrose au niveau local,

Ces signes peuvent être accompagnés d'un malaise général, de convulsions, d'une paralysie. Chez certaines personnes et dans certaines circonstances, l’envenimation pourrait provoquer des complications allant jusqu’au décès.

La gravité de la piqûre dépend :

  • de la quantité, de la maturité et de la concentration de venin injectée,
  • du poisson ( type d'espèces, zones d’habitations, période d’accouplement, habitude alimentaire…),
  • de la profondeur des piqûres sous la peau
  • et du délai de prise en charge de la victime.

Les complications possibles sont une surinfection de la plaie, une septicémie (infection généralisée), le tétanos ou encore une nécrose localisée.

Comment réagir en cas de piqûre par un poisson pierre ou une rascasse ? 

La plus importante précaution c'est d'être observateur, ces animaux ne sont pas agressifs par nature, ils se défendent quand ils se sentent menacés.

En cas d'envenimation, il faut :

  • sortir de l'eau la victime,
  • effectuer les gestes qui sauvent si vous les connaissez en cas d'arrêt cardiaque, d'hémorragie ou encore de perte de connaissance.
  • rester à côté de la victime et demander de l'aide aux maîtres nageurs sauveteurs ou en appelant le 112,
  • demander à la victime de rester le plus immobile possible le temps de l'arrivée des secours
  • éventuellement laisser tremper la zone touchée dans de l'eau (avec un peu de bétadine scrub) la plus chaudement tolérée (pas plus de 45°c sinon il y a un risque de brûlures) le temps d'être transporté aux urgences.

Enfin, si l'espèce incriminée n'a pas été observée, il peut être intéressant (pour la suite de la prise en charge de la douleur) d'aller observer dans la zone si l'auteur est encore sur les lieux (par exemple, le poisson pierre ne se déplace généralement pas très loin). Il faut savoir que l'envenimation par le poisson pierre est très douloureuse, la majorité des victimes finissent aux urgences pour recevoir des antalgiques puissants.

2 - Les poissons cartilagineux : des raies armées de dards venimeux

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À La Réunion, ils sont représentés par les raies armées. Il s'agit de certaines raies qui ont un ou plusieurs aiguillons ou dards venimeux. C'est le cas des raies Aigle ou Pastenague. Attention, à noter que la belle raie Manta que l'on peut rencontrer à Mayotte est dépourvue de dard, et totalement inoffensive !

La piqûre a lieu le plus souvent au niveau de la jambe, lorsque l'on marche dans des fonds peu profonds, ou chez le plongeur. Elle peut provoquer :

  • Une douleur intense qui peut se prolonger 48h et irradier dans tout le membre,
  • Un œdème,
  • Une nécrose,
  • Une hémorragie, voire des troubles de la conscience et des troubles cardiaques, une perforation des poumons, mais elle tue rarement.

Comment réagir en cas de piqûre par une raie ? 

Le venin est là aussi thermolabile, c'est-à-dire qu'il est détruit par la chaleur.

  • La région piquée doit être mise immédiatement dans de l'eau chaude à 45°C minimum pendant au moins 30 minutes.
  • Il faut y associer antalgiques et anesthésiques locaux.
  • Il ne faut pas mettre de garrot (sauf en cas d'hémorragie massive), ne pas aspirer, NE PAS TENTER D'ENLEVER LE DARD.

3 - Poissons osseux mordeurs : les murènes

murene-wikipedia-1-.jpgLes murènes possèdent des dents qui peuvent entraîner des morsures profondes. Ce sont des animaux qui ont un comportement territorial et qu'il vaut mieux laisser tranquille, les morsures qu'elles occasionnent peuvent être très importantes.

NB : il n'y a pas de serpents de mer venimeux à la Réunion, on observe uniquement de rares échouages sur nos plages.

Comment réagir en cas de morsure de murène ?

En cas de morsure de murène il faut :

  • sortir la personne de l'eau,
  • comprimer la blessure avec la main en cas d'hémorragie
  • bien désinfecter la plaie
  • se rendre dans un service d'urgences si la plaie est importante
  • éventuellement prise d'antibiotiques sur prescription médicale

4 - Les méduses

meduse-wikipedia-1-.jpgIl s'agit d'animaux marins translucides. Bien que très jolies, elles peuvent être dangereuses. En cause, la présence de cellules venimeuses sur certaines tentacules. Celles-ci contiennent en effet des cellules dotées d'un « harpon » prolongé d'un filament barbelé. Le contact avec ces tentacules entraîne l'injection d'une dose de venin variable selon l'espèce en cause.

Ce venin provoque :

  • une décharge électrique,
  • puis une douleur lancinante (brûlure),
  • une rougeur,
  • des phlyctènes (bulles)
  • et une nécrose suivie d'une cicatrisation laissant sur la peau des taches brunes.

A La Réunion, les méduses sont rencontrées principalement dans les eaux chaudes de l'été austral. Leurs piqûres sont la plupart du temps sans danger, bien que gênante ou douloureuses. Certaines méduses sont beaucoup plus dangereuses (en Australie ou au Mexique par exemple) et peuvent entraîner le décès. Heureusement, elles n'ont encore jamais été repérées dans nos lagons !

5 - Les oursins

oursin-wikipedia-1-.jpgCes petits animaux marins sont hérissés de piquants, plus ou moins longs, plus ou moins fins. La pénétration des piquants dans la peau entraîne une douleur intense pendant environ 15 minutes. Ces piqûres sont sans gravité, et la douleur disparaît d'elle-même. Le principal risque est que des fragments d'épine se détachent et restent coincés sous la peau. Ces fragments peuvent alors causer des granulomes (boules) inflammatoires douloureux qui peuvent  être responsables d'atteintes osseuses (ostéolyse) et d'infections.

6 - Les coraux

Les coraux ne produisent pas de venin, ils ne mordent pas, et ils ne piquent pas. En revanche, ils peuvent blesser les baigneurs imprudents qui s'y frottent de trop près. Le risque est alors de développer une infection en raison du grand nombre de bactéries présentes dans le corail. Il est donc important de bien désinfecter la plaie, de la surveiller, voire de consulter un médecin si nécessaire pour mettre en place un traitement antibiotique.

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7 - Les conidés

conides-cones-wikipedia.jpgLes conidés ou cônes sont des coquillages très recherchés sur les plages par les collectionneurs. Ils sont en effet souvent très jolis, avec une couleur crème et des motifs d'une grande diversité. Pourtant, ils peuvent être très dangereux. Lorsqu'ils sont vivants, les mollusques vivant à l'intérieur de ces jolies coquilles sont tous venimeux. Ils possèdent une trompe extensible projetant une dent empoisonnée dont la piqûre paralyse ses victimes. Tous ne sont pas dangereux pour l'homme, mais il est conseillé de ne pas les ramasser lorsqu'ils sont dans l'eau, et les plongeurs ne doivent surtout pas les glisser dans la combinaison ou le maillot de bain !

Leur venin neurotoxique (qui attaque le système nerveux) peut être mortel dans certains cas. Les signes de la piqûre sont :

  • une douleur très forte au point de piqûre après quelques minutes
  • un œdème souvent volumineux
  • dans les cas les plus graves, une paralysie musculaire pouvant entraîner la mort par asphyxie

Il n'existe pas de sérum pour le venin des cônes. Dans les cas graves, aux premiers signes de paralysie, une hospitalisation est nécessaire.

Comment éviter les piqûres / morsures dans le lagon à La Réunion ?

Il faut prendre beaucoup de précautions pour éviter des accidents (parfois mortels, mais il n'y a eu aucun décès lié directement à une envenimation ces 10 dernières années à La Réunion) dus au venin, en particulier des poissons (poisson pierre) et des cônes à La Réunion :

  • le mieux est de se baigner et nager en restant attentif à son environnement. Le marcheur qui se promène à pied sur la plage et au niveau des récifs peut se munir de chaussures adaptées qui le protégeront contre les piqûres de poissons souvent invisibles, car enfoncés dans le fond marin, et aussi des coupures causées par les coraux et les pointes rocheuses. Mais attention, le port de chaussures ne permet en aucun cas de marcher sur les coraux ! Vous risqueriez de les détruire durablement.
  • les ramasseurs de coquillages devront faire attention à ce que la coquille soit vide notamment (Attention, il est interdit de ramasser des coquillages dans le lagon)
  • les pêcheurs peuvent éviter les blessures en faisant attention lorsqu'ils détachent le poisson du filet ou le déposent au fond du bateau
  • le «plongeur sous-marin», qui risque toujours la noyade en cas de douleurs syncopales doit éviter de chasser les murènes et d'approcher les raies de trop près. Il s'agit encore une fois de rester observateur de son environnement.

Les envenimations en quelques chiffres

  • 1/4 des envenimations toucheraient les touristes, dans la grande majorité de simples baigneurs,
  • elles touchent environ 2 hommes pour 1 femme, mais difficile de savoir pourquoi les hommes y sont plus exposés,
  • dans 95% des cas c'est le pied qui est touché

Partage d'expérience sur l'envenimation animale terrestre ou marine

Le Dispositif de ToxicoVigilance Océan Indien (DTV-OI) reste disponible si des personnes veulent partager leur expérience d'envenimation animale terrestre ou marine. Cela permettra d'enrichir la base de données du DTV-OI et d'améliorer les connaissances sur le sujet. Si vous souhaitez partager votre expérience, vous pouvez écrire à adrien.maillot@chu-reunion.fr ou faire une déclaration toxicovigilance sur le portail national : cliquez-ici.

Pour aller plus loin :

  • Site internet du DTVOI : lien

Sources

Bulletin trimestriel POINT’ TOX n°15, Dispositif ToxicoVigilance  Océan Indien— Janvier 2020

Professeur Pierre Aubry, Docteur Bernard-Alex Gaüzère. Envenimation par les animaux marins Actualités 2019

L. Berger, E. Caumes. Accidents cutanés provoqués par la faune et la flore sous-marines. Ann Dermatol Venereol 2004;131:397-404

Animaux marins venimeux : Comment se protéger ? - Demarchesadministratives.fr

Tous nos articles sont rédigés avec l’aide de professionnels de santé de La Réunion.

À retrouver sur https://masante.re/piqure-ou-morsure-dans-le-lagon-qui-sont-les-coupables-comment-sen-proteger-4853.html

Check Up – Grossesse et Tabac

Article

Publié le 14/04/2023

Information proposée par Ma santé.re / Mieux vivre à la Réunion

Tabac et grossesse sont-ils compatibles ? Puis-je fumer pendant ma grossesse ? Mieux vaut-il pas fumer une ou deux cigarettes plutôt que d'être stressée par l'arrêt ? Check Up répond aux questions les plus posées sur internet au sujet de cette addiction, en compagnie d'Aurélie Léger Sage femme - tabacologue.

Le tabagisme concerne bon nombre de femmes qui sont confrontées pendant leur grossesse à une question essentielle : faut-il arrêter de fumer quand on est enceinte ? Des questions de ce genre sur le tabac (ou sur la nicotine, les substituts nicotiniques, ou la cigarette électronique...) sont fréquentes et méritent des réponses claires. En voici quelques unes.

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Mieux vaut fumer une à deux cigarettes plutôt que de stresser pour arrêter de fumer ?

"Non - Fumer même une à deux cigarettes par jour, on sait que ça peut entrainer des risques pour votre bébé. Donc c'est une évidence que le stress que vous pourrez ressentir lors d'un sevrage, c'est juste lié au fait que vous seriez en manque de cigarettes ! Donc on a d'autres moyens de pouvoir vous aider, plutôt que de vous dire de fumer une à deux cigarettes..."

À LIRE AUSSI | ALCOOL ET GROSSESSE : QUELLES CONSÉQUENCES ?

J'arrêterai de fumer quand je serai enceinte ! Avant ça ne sert à rien ?

Dans l'idéal si vous désirez un enfant, clairement, c'est de rentrer dans une hygiène de vie. Donc l'hygiène de vie ça veut dire tant qu'à faire : essayer de partir sur des bonnes habitudes avant même d'être enceinte. Donc réfléchir à sa consommation d'alcool, réfléchir effectivement à sa consommation de tabac, et donc tout sevrage, qui sera entamé avant une grossesse, ne pourra qu'être bénéfique pour votre santé. Et du coup également, cela va favoriser la mise en route de cette grossesse, puisqu'on sait que le tabac peut avoir des conséquences sur la fertilité.

À LIRE AUSSI | 5 IDÉES REÇUES SUR LE TABAC : VOUS CROYEZ TOUT SAVOIR ? FAUX !

Découvrez toutes les autres questions posées dans notre vidéo :

  • Le futur papa doit-il lui aussi arrêter de fumer ?
  • Quelles sont les conséquences du tabac sur ma grossesse ?
  • Quelles sont les conséquences sur le foetus ?
  • Et pour l'enfant en devenir, quels sont les risques ensuite ?
  • Est-ce que je peux allaiter mon enfant si je suis fumeuse ?
  • La nicotine n'est pas dangereuse ?
  • Quels sont les recours pour arrêter de fumer ?

N'hésitez pas non plus à consulter le site de Tabac Info Service. On y parle tabagisme passif, des effets indésirables du tabac, ou encore de l'aide que vous pouvez avoir pour ceux qui souhaitent arrêter de fumer, notamment les gros fumeurs.

Tous nos articles sont rédigés avec l’aide de professionnels de santé de La Réunion.

À retrouver sur https://masante.re/videos/check-up-grossesse-et-tabac-5297.html

Sport Santé et Bien Etre : Trouver une activité sportive près de chez moi à La Réunion

Article

Publié le 07/02/2023

Information proposée par Ma santé.re / Mieux vivre à la Réunion

Le label Sport santé bien-être est la solution pour trouver une activité physique ou sportive adaptée à vos besoins et proche de chez vous. Quelle que soit la commune de La Réunion où vous êtes, vous trouverez ici les activités proposées par les différents organismes qui ont décroché le label SSBE.

Objectif : favoriser les activités sportives comme moyen de préserver son capital santé et comme thérapeutique non médicamenteuse pour les personnes atteintes de maladies chroniques.

Le label Sport santé bien-être (SSBE) recense les activités physiques et sportives répondant à des critères de qualité et de sécurité. Des structures labellisées sont recensées partout sur La Réunion.

​Mis en place par la Délégation Régionale Académique à la Jeunesse, à l’Engagement et au Sport (DRAJES) , l’Agence Régionale de Santé La Réunion et leurs partenaires, ce label régional vise des activités orientées vers une pratique de loisir et détente.

Les activités sont classées en fonction du public :

  • Label de niveau 1 « sport pour tous » : pour les personnes pouvant bénéficier d’une pratique d’activité physique de type « loisir » en l’absence de contre-indication médicale.
  • Label de niveau 2 « sport sur ordonnance » : pour les personnes atteintes de maladie chronique de type ALD30 et/ou d'autres pathologies chroniques comme l’obésité et qui peuvent bénéficier d’une pratique d’activité physique adaptée (APA) sur prescription du médecin traitant.

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LA LABELLISATION DES ACTIVITES "SPORT SANTE BIEN-ETRE"

Critères de sécurité :

  • Encadrants qualifiés et formés
  • Taux d’encadrement en accord avec la réglementation
  • Lieux et matériels adaptés aux publics accueillis
  • Procédure d’accueil et de suivi (+ lien avec le médecin traitant pour le niveau 2)

Critères de qualité :

  • Partenariat (proximité)
  • Accessibilité géographique et financière
  • Démarche d’éducation pour la santé
  • Évaluation
  • Communication
RDV sur le Site de SSBE.RE

Sources

Présentation du label Sport santé bien-être - Préfecture La Réunion

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À retrouver sur https://masante.re/sport-sante-et-bien-etre-trouver-une-activite-sportive-pret-de-chez-moi-a-la-reunion-4402.html

Champignons à La Réunion : attention à l’intoxication !

Article

Publié le 08/01/2024

Information proposée par Ma santé.re / Mieux vivre à la Réunion

INFOGRAPHIE - On déplore des intoxications liées à l’ingestion de champignons sauvages chaque année à La Réunion. Intoxications pouvant aller jusqu’à des hospitalisations. En l’absence d’inventaire sur les espèces présentes à La Réunion, il est fortement recommandé d’être très prudent.

Chaque année à La Réunion, des personnes sont victimes d'intoxication après avoir consommé des champignons sauvages. Ces intoxications peuvent parfois causer des troubles graves, la personne touchée peut même finir à l'hôpital. Pour s'éviter des désagréments, voilà les recommandations à suivre pour la cueillette et la consommation des champignons sauvages.

Pendant la cueillette des champignons

Ne cueillez que des champignons en bon état que vous êtes absolument certains de reconnaître. Ne cueillez pas de champignons près des sites pollués. Si vous devez les acheter, soyez certains de leur provenance et évitez de les acheter à des vendeurs de bord de route. Enfin, conservez-les dans un caisse ou un carton, pas dans un sac plastique : ils accélèrent le pourrissement.

Après la cueillette

Il faut toujours soigneusement se laver les mains après la cueillette des champignons. Pour faciliter la reconnaissance des espèces consommées en cas d'intoxication il est recommandé de photographier les champignons que vous avez ramenés sous tous les angles.

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Consommation de la cueillette

Faites bien cuire les champignons avant de les consommer et souvenez-vous : la consommation de champignons sauvages doit rester exceptionnelle pour limiter les risques d'intoxication ! Sachez qu'il ne faut pas consommer de champignons qui ont été identifiés grâce à une application de reconnaissance : il existe beaucoup de risques d'erreurs. Enfin, vous devez les consommer maximum 3 jours après la cueillette.

Que faire en cas d'intoxication ?

Les symptômes tels que nausées, vomissements, sueurs, tremblements, vertiges, troubles de la vue surviennent le plus souvent dans les 12 heures après la consommation. Attention cependant, ils peuvent n'arriver que quelques jours plus tard dans certains cas. En cas de symptômes, appelez immédiatement un centre antipoison métropolitain.

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IMPORTANT

Des médecins assurent une assistance permanente téléphonique gratuite (hormis le coût de l'appel).
24 heures sur 24 - 7 jours sur 7

CENTRES ANTIPOISON ET DE TOXICOVIGILANCE

VILLE
NUMERO DE TELEPHONE

ANGERS
02 41 48 21 21

BORDEAUX
05 56 96 40 80

LILLE
0800 59 59 59

LYON
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MARSEILLE
04 91 75 25 25

NANCY
03 83 22 50 50

PARIS
01 40 05 48 48

TOULOUSE
05 61 77 74 47

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5 questions sur la chimik

Article

Publié le 15/05/2023

Information proposée par Ma santé.re / Mieux vivre à la Réunion

La chimik est un cannabinoïde de synthèse, une drogue artificielle créée par l'homme qui imite les effets du THC (une substance présente dans le zamal...). Adrien MAILLOT, épidémiologiste en charge du Dispositif de Toxicovigilance de l'Océan Indien répond à 5 questions autour de cette substance repérée en 2011 à Mayotte et en 2016 sur notre île.

La chimik est une drogue de synthèse qui fait des ravages sur les consommateurs réunionnais depuis 2016. Le DTVOI, pour Dispositif de Toxicovigilance de l'Océan Indien, nous a accueilli au CHU Nord pour répondre à 5 questions sur cette drogue de synthèse. Adrien MAILLOT, épidémiologiste, nous détaille ses effets qui peuvent être destructeurs.

5 questions sur La Chimik avec Adrien MAILLOT, épidémiologiste au CHU Nord

Télécharger la vidéo

La chimik à la place du zamal ?

Cette substance a la particularité d'imiter les effets du THC contenu dans le zamal. Cela prend la forme d'une poudre blanche que l'on doit mélanger à un solvant, comme l'acétone, et que l'on va pouvoir ensuite pulvériser sur une cigarette, ou un joint, avant de fumer le tout.

La Réunion est concernée depuis 2016. Les premiers cas ont été signalés aux urgences du CHU chez des personnes déjà consommatrices de substances similaires. Elles avaient été prises en charge dans des états très inquiétants.

Aujourd'hui la population touchée s'est élargie, et on retrouve plus de jeunes primo-consommateurs, qui sont plus vulnérables à la chimik.

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Les risques d'en consommer ?

Les cannabinoïdes de synthèses peuvent entrainer un effet jusqu'à 200 fois plus puissant que le zamal ! Les effets secondaires sont multiples et indéterminables à l'avance : crises d'épilepsie, pertes de connaissance, insuffisances rénales et cardiaques, états hallucinatoires importants durant lesquels les gens se mettent en danger, et peuvent essayer de traverser une route sans regarder s'il y a des voitures par exemple.

Parmi les choses à retenir, il est important de ne pas accepter de cigarette de personne que vous ne connaissez pas, parce que cette cigarette peut être trafiquée avec de la chimik. Plusieurs cas ont été admis au CHU après avoir été victime de cette consommation "forcée".

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À retrouver sur https://masante.re/videos/5-questions-sur-la-chimik-4930.html

Maladie de Verneuil, une maladie de peau méconnue

Article

Publié le 10/02/2025

Information proposée par Ma santé.re / Mieux vivre à la Réunion

La maladie de Verneuil est une maladie de peau qui toucherait environ 1% de la population des pays industrialisés, et environ 10 000 Réunionnais seraient concernés, mais tous ne le savent pas. Le délai au diagnostic très élevé, 8 ans en moyenne, est associé à une errance médicale très pénible pour les patients atteints. Pour être diagnostiqué plus tôt et recevoir les traitements appropriés, il est important d'en connaître les signes.

La maladie de Verneuil, connue sous le nom scientifique d'Hidrosadénite Suppurée (HS), est une maladie de la peau, non contagieuse. Elle se manifeste par l’apparition sous la peau de grosseurs, appelées nodules, qui sont arrondis et saillants, douloureux, et des abcès (amas de pus collecté dans une cavité). Elle évolue vers des écoulements de pus, des fistules (une fistule est un canal d'où s'écoule un liquide), et une cicatrisation en relief (on l'appelle : cicatrisation hypertrophique).

Comment se fait le diagnostic ?

Le diagnostic de la maladie repose sur 3 critères :

  • La présence de nodules sous la peau pouvant évoluer vers des écoulements de pus, des fistules et/ou la formation de cicatrices.
  • La zone du corps où se situent ces nodules : au niveau des plis de la peau (aisselles, plis à la base de la cuisse, autour de l'anus et du périnée, seins et plis sous-mammaires, pli inter-fessier, pubis), mais aussi au niveau du torse, du visage et du cuir chevelu.
  • L'installation de la maladie dans le temps et une récidive des lésions : au moins 2 poussées en 6 mois.

Comment se manifeste la maladie ?

La maladie de Verneuil évolue par crises douloureuses, plus ou moins espacées ou de manière continue. Les patients alternent entre poussées et rémissions. La plupart des abcès entrainent la formation de creux d’où s’écoule un liquide à l'odeur désagréable, mélange de sang et de pus. La répétition des crises peut entrainer la formation de plaques «dures» et de cicatrices dans les zones touchées.

Comment évolue la maladie, et quelles sont ses caractéristiques ?

Il existe 3 stades dans la maladie, mais les patients atteints ne passent pas forcement d'un stade à l'autre : la sévérité de la maladie et son évolution sont imprévisibles et varient selon les personnes.

C'est une maladie douloureuse, qui peut être invalidante en raison des douleurs ressenties lors des périodes de crise. Elle n'est pas contagieuse et n'est pas liée à un manque d'hygiène.

C'est une maladie chronique qui est difficile à vivre pour les patients. Elle a des conséquences sur la qualité de vie personnelle, sociale et professionnelle en raison des douleurs, de la fatigue, des fortes démangeaisons, du suintement des lésions, de la contrainte des pansements à renouveler et de l’odeur parfois présente.

Qui touche-t-elle ?

On estime à 1%, le nombre de personnes qui souffrent d’hidrosadénite suppurée , mais seul un petit nombre d'entre elles savent ce dont elles souffrent. Cette maladie survient le plus souvent à la puberté, et touche 3 femmes pour 1 homme. Environ 1/3 des patients ont hérité d'une forme familiale de la maladie.

Paroles de malades :

La maladie de Verneuil est souvent associée à d'autres maladies

Les patients qui souffrent de la maladie de Verneuil peuvent aussi souffrir d'autres maladies, appelées alors "pathologies associées". Il s'agit de la dépression, des maladies inflammatoires digestives (maladie de Crohn plus particulièrement) ou rhumatologiques (spondylarthropathies), des personnes qui présentent des risque cardio-vasculaires, un diabète de type 2, un syndrome métabolique ou des cancers cutanés.

Marie témoigne de son parcours avec la maladie de Verneuil

Leo témoigne sur la maladie de Verneuil

Pour le Grand Public

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Association Française pour la Recherche sur l'Hidrosadénite (AFRH) / Mme Marie-France Bru-Daprés

22 rue du Palmier Royal – 97470 Saint-Benoît

0262 51 80 65

0692 39 86 14

mfrance.bru@afrh.fr

www.afrh.fr / www.vaincre-verneuil.fr

Créée en février 2000, l’A.F.R.H., est une association reconnue d’intérêt général ouverte à tous les francophones du monde concernés par la Maladie de Verneuil. Représentée en France métropolitaine et dans les DOM par ses bénévoles, l’AFRH rassemble des patients et leur famille.

L’AFRH travaille depuis 2001 en étroite collaboration avec un Comité Scientifique.

Plus d'info pour les professionnels de santé

ResoVerneuil : www.resoverneuil.fr

Réseau de professionnels de santé créé en 2015, ouvert aux dermatologues, aux chirurgiens et aux proctologues tous impliqués dans la prise en charge de la maladie de Verneuil.

Télécharger le guide FAQ Maladie de Verneuil

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À retrouver sur https://masante.re/maladie-de-verneuil-une-maladie-de-peau-meconnue-4655.html

Médecine du travail : comment ça marche ?

Article

Publié le 09/06/2023

Information proposée par Ma santé.re / Mieux vivre à la Réunion

Quel est le rôle de la médecine du travail ? Les visites médicales sont-elles obligatoires ? Marc Nexhip, directeur général du service interprofessionnel de santé au travail Intermétra, nous éclaire.

Intermétra est le principal service de médecine du travail à La Réunion. Marc Nexhip, son directeur général, nous précise qu'il s'agit d'une "association réunionnaise loi 1901 qui a l’agrément pour assurer la surveillance médicale de tous les salariés du privé, du régime agricole, et de la fonction publique d’État ou de la fonction publique territoriale". Et il répond à toutes les questions que nous nous posons !

Quel est le rôle de la médecine du travail ?

« Les services de santé au travail ont 4 missions :

  • conduire des actions en entreprise afin de préserver la santé des travailleurs salariés tout au long de leur carrière,
  • assurer la surveillance médicale des salariés,
  • conseiller les employeurs pour éviter l’altération de la santé des salariés,
  • établir la traçabilité de veille sanitaire auprès du Ministère du travail, afin d’établir des statistiques qui permettront ensuite d’identifier des plans régionaux ou nationaux de santé au travail.

Quelle est la différence entre mon médecin traitant et un médecin du travail ?

« Le médecin de ville est là pour soigner. Il n’a aucune compétence en médecine du travail.

Un médecin du travail, en revanche, ne soigne pas. Il a suivi une formation de médecin généraliste et une spécialité de 4 ans, afin de pouvoir appréhender tous les risques professionnels et surtout conseiller l’employeur pour éviter l’altération de la santé des salariés.

Le médecin du travail ne peut pas prescrire d’arrêts de travail (excepté pour la Covid) ou de médicaments. Il peut simplement prescrire des examens complémentaires.

Le médecin du travail peut également enclencher des actions en entreprise. Dans ce cas il ne travaille pas seul mais avec une équipe pluridisciplinaire composée d’intervenants en prévention des risques professionnels : ergonomes, toxicologues pour les risques toxiques, psychologues du travail pour le suivi des risques psycho-sociaux, etc. Les médecins sont toujours en lien avec l’employeur et peuvent faire intervenir ce type de professionnels pour établir un diagnostic en entreprise et une évaluation des risques. À partir de là, ils peuvent mettre en place des formations ou des sensibilisations pour éviter l’altération de la santé des salariés du fait de ces risques.

Tout comme le médecin de ville, le médecin du travail est tenu au secret médical. »

La médecine du travail est-elle obligatoire ?

« La médecine du travail est obligatoire dès qu’il y a des salariés. Les employeurs ont l’obligation de faire surveiller la santé de leurs employés :

  • soit par le biais d’un service autonome qui sera soumis aux mêmes obligations qu’un service de santé au travail interentreprises comme Intermétra (cette situation concerne surtout les grandes entreprises de plus de 500 salariés).
  • soit par le biais d’un service interentreprises. Il y en a deux à La Réunion : Intermétra et SISTBI, qui était à l’origine axé sur les entreprises du BTP avant de s’ouvrir aux autres professions,
  • soit, pour les salariés de la fonction publique territoriale à La Réunion, par le biais d’un centre de gestion. Contrairement aux autres services, ces centres s’appuient sur des médecins de prévention, des médecins généralistes agréés qui ne sont pas obligatoirement médecins du travail.

Un travailleur indépendant, un artisan ou un employeur non salarié peut aussi bénéficier de visites médicales auprès de la médecine du travail s’il adhère au service et en fait la demande. Mais il n’en n’a pas l’obligation. »

Quelles sont les visites médicales obligatoires ?

Chaque salarié nouvellement embauché bénéficie d’une visite d’information et de le prévention (VIP, qui remplace la visite médicale d’embauche).

Ensuite, « depuis 2016 et la réforme El Khomeri (Loi Travail, NDLR) le suivi des salariés est réalisé en fonction des risques auxquels ils sont exposés, tous les 2 à 5 ans.

  • Les salariés soumis à une visite tous les 2 ans sont ceux qui nécessitent un suivi individuel renforcé, comme par exemple les travailleurs de nuit, les conducteurs d’engins, les travailleurs handicapés, les personnes confrontées aux rayons ionisants, etc.
  • Les salariés qui présentent le moins de risques professionnels, comme par exemple les personnels administratifs, sont soumis à une surveillance simple, tous les 5 ans.
  • Le médecin du travail peut toutefois augmenter la fréquence de ses visites en fonction du risque réellement encouru.

Les visites médicales sont également obligatoires après tout arrêt de travail de plus de 30 jours, voire avant la fin de l’arrêt pour une visite de pré-reprise (pour envisager un éventuel aménagement de poste).

Le médecin du travail doit alors se prononcer sur l’aptitude du salarié et envoyer à l’employeur une fiche qui signifiera

  • soit la possibilité de reprise normale de l’activité par le salarié,
  • soit une demande d’aménagement de poste (aménagement ergonomique, mutation, temps partiel thérapeutique, équipements de protection, etc., NDLR).

Dans ce dernier cas, si l’aménagement est possible, il doit être réalisé par l’employeur. S’il n’est pas possible, le salarié peut voir son arrêt de travail prolongé ou être déclaré inapte à son poste.

En cas d’inaptitude totale, l’employeur est obligé de prononcer le licenciement du salarié, qui sera alors pris en charge par Pôle Emploi et/ou la Sécurité Sociale. La médecine du travail travaille en collaboration avec des assistantes sociales, des structures pour l’emploi, des services d’insertion professionnelle, etc. pour accompagner les salariés dans ces situations. »

Peut-on demander une visite médicale à la médecine du travail ?

« Salariés et employeurs peuvent demander une visite médicale à tout moment. Le médecin du travail doit alors honorer la demande sous 8 jours.

Un salarié peut par exemple demander une visite en rapport à ses conditions de travail. La médecine du travail pourra alors réaliser une étude de poste afin de vérifier que l’installation est conforme, mesurer le bruit, la lumière, faire évaluer les risques psycho-sociaux…

Un employeur peut également demander une visite pour plusieurs raisons, par exemple :

  • réaliser une étude ergonomique avant de refaire ses locaux,
  • apporter une solution lorsqu’une pathologie se déclare de manière répétée à un poste (ex : solutions matérielles ou posturales en cas de Troubles Musculo-Squelettiques (TMS),
  • organiser une sensibilisation et une prévention autour des substances psychoactives,
  • améliorer les conditions de travail sur écran,
  • effectuer des mesures de bruit, lumière, température et recevoir une préconisation concernant les Equipements de Protection Individuelle (EPI) à mettre en place,
  • etc. »

La médecine du travail en pratique

Qui paye la consultation de la médecine du travail ?

Les visites médicales, frais de transport et tous autres frais éventuellement liés aux visites médicales – obligatoires ou volontaires – effectuées par la médecine du travail sont à la charge de l’employeur. Les visites s’effectuent sur le temps de travail du salarié, sans retenue de salaire.

Qui contacter pour demander une visite ?

Les coordonnées du médecin du travail qui suit l’établissement figurent dans les affichages obligatoires de l’établissement. Il est impossible de choisir son médecin du travail.

Quelles sont les principaux motifs de souffrance au travail à La Réunion ?

« Il n’y a pas réellement de spécificités à La Réunion. On retrouve le plus souvent des TMS dans les professions manuelles, des troubles psycho-sociaux ou liés au travail sur écran chez les personnels administratifs et beaucoup de problématiques d’agression dans toutes les professions d’accueil du public.

En revanche, on rencontre moins de risques industriels (liés aux risques chimiques, au travail à la chaîne, etc.) car il y a peu d’usines à La Réunion. Et d’une manière générale, on a plus de problématiques d’accidents du travail dans les entreprises d’entretien d’espaces verts. »

Sources

Tout savoir sur la médecine du travail - Ministère de l'économie et des finances 

Médecine du travail et coronavirus - Service-Public.fr

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À retrouver sur https://masante.re/medecine-du-travail-comment-ca-marche-6533.html

4 questions sur les maladies rares

Article

Publié le 17/03/2023

Information proposée par Ma santé.re / Mieux vivre à la Réunion

Consultation médicale sur consultation médicale, aucun nom n'a été mis sur vos symptômes : vous souffrez peut-être d'une maladie rare. Florence Lamaurt, chargée de mission à la Plateforme de coordination des maladies rares, nous éclaire.

Syndrome Ravine, surdité génétique ou encore pathologie pulmonaire : il existe plus de 7 000 maladies rares. Ces pathologies sont graves, mortelles, et touchent le plus souvent des enfants. En France, une personne sur vingt serait concernée.

À La Réunion, la plateforme de coordination des maladies rares a été conçue pour accompagner la prise en charge de ces pathologies. Que vous soyez médecin, patient, famille, infirmier, kiné ou pharmaciens, le rôle de la plateforme est d'apporter conseils et informations.

4 Questions sur les maladies rares avec le Dr Florence LAMAURT

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À quoi sert la plateforme des maladies rares ?

Les dernières études ont montré que le problème principal auquel sont confrontés les patients souffrants de maladies rares est l'errance diagnostic. Souvent, ces patients sont passés de médecin en médecin sans qu'aucun nom n'ait pu être mis sur leurs symptômes.

Le rôle de la plateforme est d'orienter les patients, avec ou sans diagnostic, vers les centres experts de l'île ou de la métropole grâce à la téléconsultation.

La plateforme permet aussi de mettre en relation les personnes atteintes d'une maladie rare avec des associations de patients, des assistantes sociales, ou des réseaux de soutien pour les aider dans leurs démarches et dans leur vie quotidienne.

À LIRE AUSSI | 5 QUESTIONS SUR LES ÉCRANS ET LES ENFANTS

Comment contacter la plateforme des maladies rares ?

Vous pouvez contacter la plateforme des maladies rares :

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À retrouver sur https://masante.re/videos/4-questions-sur-les-maladies-rares-4945.html

5 questions sur les ados et leur conso

Article

Publié le 15/05/2023

Information proposée par Ma santé.re / Mieux vivre à la Réunion

Substances licites ou illicites, l'adolescence est une période d'expérimentation. Quentin Gorrias, coordinateur du programme Primavera au réseau Oté , nous informe sur la consommation des adolescents dans ce nouvel épisode de 5 questions sur...

L'adolescence est une période favorable aux expérimentations de substances licites (alcool, tabac etc.) et illicites (consommation de drogues, visionnages de vidéos interdites etc.). Quentin Gorrias, coordinateur au réseau Oté nous éclaire sur la consommation des adolescents.

Addictologie chez nos enfants dans 5 questions sur

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Quel accompagnement pour les ados aujourd'hui ?

Aujourd'hui, les professionnels des addictions s'appuient sur des programmes probants, c'est-à-dire des programmes validés scientifiquement.

Selon les scientifiques, plus la consommation des ados est précoce, plus elle est massive et plus le risque de basculer vers une consommation addictive est important.

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Comment parler de consommation avec les ados ?

Pour parler de consommation avec les adolescents, il faut aborder la notion de plaisir. C'est d'abord la notion de plaisir qui pousse à consommer tel ou tel produit.

Le fait de parler de plaisir permet par la suite d'aborder la notion de risque. Les études scientifiques montrent en effet que le fait de diaboliser un produit ne fonctionne pas et peut être contreproductif.

De plus, il est important de savoir que les risques augmentent en fonction de comment et d'avec qui on consomme, mais également des circonstances dans lesquelles on consomme. Par exemple, fumer un "pétard" avant de conduire : oui, c'est dangereux !

Pour réduire les risques, il faut savoir ce que l'on consomme. Bien informer un jeune sur ce qu'il va consommer, et sur les effets que cela va produire : ça aide !

À LIRE AUSSI | ALCOOL, TABAC, ZAMAL : COMMENT J'EN PARLE À MON ADO ?

Plus on consomme tôt, plus c'est risqué ?

La précocité est centrale chez les ados. Pourtant, plus on retarde l'âge de la première consommation, moins il y aura de risques. En effet, on sait maintenant que c'est à 25 ans que le cerveau atteint sa pleine maturité. Par conséquent, avant 25 ans, les risques sont plus importants.

Quel dispositif pour venir en aide à mon ado ?

Sur le territoire réunionnais, il existe des endroits où le jeune peut venir parler de sa consommation. Ces endroits s'appellent des CJC, des "Consultations Jeunes Consommateurs" et leurs adresses sont disponibles dans l'annuaire de Masanté.re.

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À retrouver sur https://masante.re/videos/5-questions-sur-les-ados-et-leur-conso-4948.html

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