Rage - Pour en savoir plus -

Article

Publié le 10/08/2023

Information proposée par Ministère chargé de la santé

La rage est une maladie virale qui touche les mammifères, notamment les chiens, les chats, les renards et les chauves-souris. Elle peut se transmettre à l'homme via la salive d'un animal atteint, par morsure, griffure ou léchage d'une blessure, d'une lésion cutanée récente ou d'une muqueuse.

La rage est une maladie mortelle si elle n'est pas traitée à temps. Chez l'homme, le traitement préventif de la rage humaine, administré après le contact avec un animal porteur, mais avant l'apparition des symptômes, est très efficace.

La France est officiellement indemne de rage depuis 2001.

Avis et rapports

– Vaccinations contre la rage et prophylaxie post-exposition. (Avis et rapport du HCSP février 2013)

pdf Rapport "Recommandations relatives à la conduite à tenir dans l'entourage d'un (...) Téléchargement du pdf (432.3 ko)
pdf Avis du CSHPF du 24 septembre 2004 relatif à la conduite à tenir dans (...) Téléchargement du pdf (286.2 ko)
pdf Recommandations concernant les personnes régulièrement exposées au virus de la (...) Téléchargement du pdf (939.7 ko)

Brochures d'information

pdf Les chauve-souris et la rage en France et en Europe Téléchargement du pdf (1.3 Mo)

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/article/rage-pour-en-savoir-plus

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.

Ministère chargé de la santé

Tatouage et piercing

Article

Publié le 23/05/2024

Information proposée par Ministère chargé de la santé

Le tatouage et le piercing concernent une part croissante de la population française (10% de la population générale et 20% de la population entre 25 et 34 ans portaient au moins un tatouage en 2010 – source IFOP).

Ces pratiques comportent des risques pour la santé liés aux pratiques et aux produits. Le risque de transmission de virus par le sang (virus des hépatites B et C, virus de l'immunodéficience humain) et d'infections bactériennes peut être maîtrisé par le respect de mesures d'hygiène. La réglementation limite par ailleurs l'emploi de certains produits et substances dans les encres de tatouage afin de prévenir les risques toxiques.

La mise en œuvre des techniques de tatouage par effraction cutanée (acte qui pénètre la peau), y compris de maquillage permanent, et de perçage corporel est réglementée [1].

Conditions d'âge

Les actes réalisés sur les mineurs nécessitent le consentement d'une personne titulaire de l'autorité parentale. Les personnes réalisant ces pratiques sur une personne mineure doivent être en mesure, pendant trois ans, de présenter la preuve de ce consentement.

Information des personnes

Les personnes qui mettent en œuvre les techniques de tatouage et de piercing, y compris par pistolet perce-oreille, informent leurs clients, avant qu'ils ne se soumettent à ces techniques, des risques auxquels ils s'exposent et, après la réalisation des gestes, des précautions à respecter. Cette information est affichée de manière visible dans le local où ces techniques sont pratiquées. Elle est remise par écrit aux clients [2].

Les règles d'hygiène et de salubrité

Les risques infectieux liés aux pratiques du tatouage et du piercing peuvent être maîtrisés par le respect des bonnes pratiques d'hygiène [3].

Tatouage, y compris maquillage permanent et perçage corporel

Les règles applicables [4] comportent notamment :

– l'utilisation systématique de matériel à usage unique, chaque fois que ce matériel existe. A défaut, les matériels auront été stérilisés ou désinfectés selon leur nature ; 
– le respect des règles concernant l'hygiène des mains par lavage ou friction hydro-alcoolique ; 
– le port de gants ; 
– la désinfection de la peau ou de la muqueuse du client ; 
– l'organisation des locaux et leur entretien.

Perçage du pavillon de l'oreille et de l'aile du nez par la technique du pistolet perce-oreille

Les règles applicables [5] comportent notamment :

– l'utilisation d'un pistolet muni d'un dispositif d'effraction cutanée stérile ; 
– l'usage pour un seul client de l'ensemble stérile constitué par le bijou de pose et le support ; 
– le respect des règles concernant l'hygiène des mains par lavage ou friction hydro-alcoolique.
 

Les produits (encres) de tatouage

Les tatouages ne peuvent être effectués qu'avec des produits conformes à la réglementation en vigueur.

Qu'est-ce qu'un produit de tatouage ?

Un produit de tatouage est défini comme « toute substance ou préparation colorante destinée, par effraction cutanée, à créer une marque sur les parties superficielles du corps humain à l'exception des produits qui sont des dispositifs médicaux » [6].

Attention à ne pas confondre les produits de tatouage qui sont permanents ou semi-permanents avec les tatouages éphémères superficiels (décalcomanies par exemple) qui n'entrent pas dans cette catégorie de produits.

Où trouver la législation applicable ?

Les produits de tatouage font l'objet d'une réglementation nationale prévue dans le code de la santé publique (CSP) [7].

Les conditions de mise sur le marché d'un produit de tatouage

La mise sur le marché d'un produit de tatouage est conditionnée au respect de plusieurs exigences visant à s'assurer que le produit ne nuit pas à la santé humaine dans les conditions normales ou raisonnablement prévisibles d'utilisation.

– Désignation d'une personne responsable
Une personne responsable doit être identifiée pour chaque produit. Elle est chargée d'assurer le respect de la réglementation en vigueur.
La personne responsable peut être le fabricant, la personne pour le compte de laquelle les produits de tatouage sont fabriqués, ou la personne qui met sur le marché les produits de tatouage importés. 
Il peut donc s'agir d'un tatoueur s'il achète ses produits directement en dehors du territoire national sans passer par un distributeur français.

La personne responsable doit notamment : 
– déclarer son établissement et/ou son activité à l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) [8] ; 
– produire un dossier d'information sur le produit [9] ; 
– déclarer le produit aux centres antipoison [10] ; 
– respecter les conditions d'étiquetage [11] ; 
– mettre à disposition du public des informations liées à la composition et aux potentiels effets indésirables du produit [12].

– Évaluation de la sécurité du produit pour la santé humaine
Le produit doit faire l'objet d'une évaluation de la sécurité pour la santé humaine, réalisée par une personne qualifiée et conformément aux bonnes pratiques de laboratoire [13].

– Respect des règles de composition
Certaines substances sont interdites dans la composition des produits de tatouage [14]. Lorsqu'une substance n'est pas interdite, son utilisation est conditionnée à la réalisation d'une étude d'innocuité.

La vigilance exercée sur les produits de tatouage

Les produits de tatouage font l'objet d'une vigilance destinée à surveiller, après leur mise sur le marché, les effets indésirables se produisant dans des conditions normales d'emploi du produit ou résultant d'un mésusage [15].

Un effet indésirable grave est une réaction nocive et non prévisible, qu'elle se produise dans les conditions normales d'emploi du produit chez l'homme ou qu'elle résulte d'un mésusage, qui soit justifierait une hospitalisation, soit entraînerait une incapacité fonctionnelle permanente ou temporaire, une invalidité, une mise en jeu du pronostic vital immédiat, un décès ou une anomalie ou une malformation congénitale.

Un effet indésirable est une réaction nocive et non recherchée, se produisant dans les conditions normales d'emploi d'un produit de tatouage ou résultant d'un mésusage de ce produit.

Un mésusage est une utilisation non conforme à la destination du produit, à son usage habituel ou à son mode d'emploi, ou aux précautions particulières d'emploi du produit.

La mise en œuvre de ce système national de vigilance est assurée par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) qui reçoit les déclarations et les exploite.

La personne responsable, les personnes qui réalisent des tatouages à titre professionnel (tatoueurs) et les professionnels de santé doivent déclarer à l'ANSM via www.signalement-sante.gouv.fr tout effet indésirable grave dont ils ont connaissance et sont incités à déclarer les autres effets indésirables. 
Leur déclaration indique également les conditions dans lesquelles le tatouage a été pratiqué.

Les personnes qui ont été tatouées sont fortement encouragées à signaler à un professionnel de santé, [ou directement sur le portail www.signalement-sante.gouv.fr, tout effet indésirable qu'elles suspectent d'être lié à leur tatouage.

Professionnels

Déclaration des activités de tatouage, de maquillage permanent et de perçage

Les professionnels doivent déclarer leur activité au représentant de l'État dans le département [16], selon certaines modalités [17].

– Activité permanente

Le professionnel effectue une déclaration préalablement au démarrage de son activité permanente au préfet du département du lieu principal dans lequel cette activité sera exercée.
La cessation de l'activité est déclarée au préfet du département de déclaration au moins quinze jours avant.
Le transfert d'une activité sur un autre emplacement nécessite une nouvelle déclaration.

– Activité temporaire

Pour la mise en œuvre d'activités de tatouage et de perçage pour une durée n'excédant pas cinq jours ouvrés (par exemple des salons), le professionnel effectue la déclaration auprès du préfet du département du lieu de mise en œuvre de l'activité, en mentionnant notamment le lieu et les dates de mise en œuvre des techniques [18].

– Perçage du pavillon de l'oreille et de l'aile du nez par la technique du pistolet perce-oreille

Ce processus de déclaration ne concerne pas les personnes qui mettent en œuvre le perçage par pistolet perce-oreille et qui relèvent des listes de conventions collectives ou de références de la nomenclature d'activité française [19].

La formation des professionnels aux règles d'hygiène

La mise en œuvre des techniques est soumise à une formation préalable aux règles d'hygiène et de salubrité [20].

Cette formation, dont le contenu pédagogique doit être détaillé, se déroule sur une durée minimale de 21 heures. Les modalités de délivrance aux professionnels concernés de l'attestation de formation et les modalités de l'information des autorités sont précisées dans le code de la santé publique [21].

La vaccination contre l'hépatite B des personnes qui pratiquent ces actes est fortement recommandée.

Les organismes de formation habilités figurent dans le tableau ci-dessous :

REGION

NOM DE L'ORGANISME HABILITE

ADRESSE

Auvergne-Rhône-Alpes Consultez la liste des organismes habilités pour la région
Bourgogne-Franche-Conté Centre hospitalier William Morey
Service d'hygiène hospitalière
4, rue du capitaine Drillien
71100 CHALON-SUR-SAONE
  DOUDOU FORMATION 45, chemin des Près de Vaux
25000 BESANCON
  Institut de formation des Professions de santé du CHU de Besançon 44 Chemin du Sanatorium
25000 BESANCON
Bretagne Consultez la liste des organismes habilités pour la région
Centre-Val de Loire BEAUTE et CO 8 rue Jousselin
45 000 ORLEANS
  VERTHI'S INTERNATIONAL 11, rue de la Pointe
41800 MONTOIRE SUR LE LOIR
Corse Chambre des Métiers et de l'Artisanat 3, rue Marcel Paul
20200 BASTIA
Grand Est DEFITEM 138, rue Marguerite d'Anjou
54700 PONT-à-MOUSSON
  Espace formations 48 B rue de général de Gaulle
68190 ENSISHEIM
  Institut de formation des aides-soignants (IFAS) Centre hospitalier départemental
17, rue de Strasbourg
BP07
67241 BISCHWILLER
  Institut de formation en Soins infirmiers (IFSI) 6, rue Thérèse
BP 80229
57604 FORBACH CEDEX
  Institut de formation DIACONAT Centre Alsace
201 avenue d'Alsace
BP 20129
68021 COLMAR CEDEX

Lieu de la formation : 
Pôle de santé privé du DIACONAT
Centre Alsace
18, rue Charles Sandherr
68000 COLMAR
  C&R Formation 110, rue de Fontenay
94300 VINCENNES

Lieu de formation :
La Chambre des métiers de Meurthe et Moselle
5, rue de Vologne
54520 LAXOU

Lieu de formation :
Maison de l'artisanat
12, rue des Métiers
68013 COLMAR
  CAP HYGIENE Hotel Best Western
16, rue de Kuhn
67000 STRASBOURG
Hauts de France Consultez la liste des organismes habilités pour la région
Ile de France ABC Hygiène 26 rue des Cordelières
75013 PARIS
  Académie nationale des compétences 60, rue François 1er
75008 PARIS
  ADS Formation et Produits 13, rue Notre dame de Nazareth
75003 PARIS

Lieu de formation : 
75, rue de Clery
75002 PARIS
  ANNA DERMO 38, rue Nationale
92100 BOULOGNE-BILLANCOURT
  ART SKIN MAKER Zone de la tête Richard
95350 PISCOP
  AUDREY Tmp 201, rue Carnot - BÂt A
94120 FONTENAY-SOUS-BOIS
  BEAUTE PARTNER 9, rue Parrot
75012 PARIS
  BEAUTY EUROPA 9, avenue de l'Europe
94320 THIAIS
  BELFORMATION 46, rue du faubourg Saint-Martin
75010 PARIS
  CADE 47 avenue du général Michel Bizot
75012 Paris
  CAROLE FRANCK 6, place du Général Cahoux
75017 PARIS
  CASTLE TATTOO ACADEMY 10, Cité Joly
75 011 PARIS
  Centre de Formation du CRIPS Ile- de- France 14, rue Maublanc
75015 PARIS
  CFT - Centre Formation Tatouage 75, avenue de Stalingrad
94120 FONTENAY-SOUS-BOIS
  CILS EXPERT (raison sociale : Angéliquement votre) 12, rue Dugommier
75012 PARIS
  Comptoir Parisien d'Esthétique et Cosmétique 12, rue Vivienne
75002 PARIS

Lieu de formation :
280 rue saint Honoré 
75001 PARIS
  CORPS TECH 9, rue Constantine
69001 LYON
  DAFSI Formation 20 Général Billotte
94400 CRETEIL
  DARK FRENCH ARTISTS 4 bis, avenue de Chanzy
94210 LA VARENNE-SAINT-HILAIRE
  DERMACOLOR 3, rue Léon Cogniet
75017 PARIS
  ECOLE FRANÇAISE DE TATOUAGE 19, rue de Falkirk
94000 CRETEIL
  ECOLE FRANÇAISE DU LOOK 5, rue de Lesseps
75020 PARIS
  EMALY 5 bis, rue Denfert Rochereau
94170 LE PERREUX-SUR-MARNE
  EMMA DAHER 1, allée de la Vanerie
78170 LA CELLE SAINT CLOUD
  EOMTP 67, avenue André Morizet
92100 BOULOGNE
  EYES ACADEMY 53, rue de l'Ourcq
75019 PARIS
  FABULOUS ASTHETICS ACADEMY and INSITUTE 58 rue de l'Arcade
75008 PARIS
  FIRST LEAD 10 rue de Penthièvre
75008 PARIS
  FORMACLEAN TATTOO 11 place Fulgence Bienvenue
77600 BUSSY St GEORGES
  IFEP 
(Institut de formation européen de piercing)
13, rue Basse 
14000 CAEN

Lieu de la formation : 
12 place de la Défense
maison de la Défense
92974 PARIS LA DEFENSE
  IMAG'IN 204, Avenue du Maréchal Leclerc
91300 MASSY
  IMARA Institut 11-13 Place du Colombier
77 127 SAINTLIEU
  LASHES OF DREAM 1 sente du Haut-Pavé
95130 FRANCONVILLE

Lieu de formation :
1 Boulevard Félix Faure
93200 SAINT-DENIS
  LE BOUDOIR DU REGARD 146, rue de la Pompe
75016 PARIS

Lieu de la formation : 
30, rue Montrosier
92200 NEUILLY-SUR-SEINE
  LE NOUVEAU REGARD 97, Rue du 11 novembre
93 300 NEUILLY-SUR-MARNE
  LISA BRON Siège social :
5, avenue de France
91300 MASSY

Adresse de formation : 
30, rue Chemin vert
75011 PARIS
  MAUD ACADEMY 28, Avenue d'Iéna 
75 116 PARIS
  MEDKIMI BTP 102, rue Germaine et Roger Lefèvre
91500 PARRAY-VIEILLE-POSTE
  MIROIR MIROIR 33, rue Rivay
92300 LEVALLOIS-PERRET
  Organisme français de formation en hygiène 2 passage Fol Avoine
78210 SONCHAMP

Lieux de formation : 
– 75 avenue Parmentier – 75011 PARIS 
– 120 rue Jean- Jaurès – 92300 LEVALLOIS-PERRET 
– 8 rue des Frères Caudron – 78140 Vélizy VILLACOUBLAY
  SARL C3 5, rue Chevreul
75011 PARIS
  SARL STYLIDERM 14, rue des Gambetta
93360 NEUILLY-PLAISANCE
  SAS BEAUTY FORMATION 174, avenue Charles de Gaulle
92200 NEUILLY-SUR-SEINE
  SKIN PROTECH 1 Sente de l'église
77470 FUBLAINES
  U 44 Ingénierie Médicale 6, rue Thomas Mann
75013 PARIS
  VENT DE BEAUTE 3, rue Thiers
75116 PARIS
  WEK FORMATION 18, rue de l'Ormeteau
77500 CHELLES
Normandie SARL ELINOR 9, rue Robert Houdin 
14000 CAEN
  IFEP (Institut de formation européen de piercing) 13, rue Basse 
14000 CAEN
  4C FORMATION 26, rue du Champ des Oiseaux
76000 ROUEN
  Ecole d'esthétique Catherine LORENE 52, rue Jean Lecanuet
76000 ROUEN
Nouvelle Aquitaine Consultez la liste des organismes habilités pour la région
Occitanie Consultez la liste des organismes habilités pour la région
Océan Indien CHU Site Félix Guyon Route de Bellepierre
97405 SAINT-DENIS
  CONVERGENCES PME 139, rue d'Archambaud
La Balance
97410 SAINT-PIERRE
Pays de la Loire CHU NANTES 
Département des instituts de formation IFIS
44000 NANTES
  AESTHETICA Formation Buro Club
Place du Pdt Kennedy
49100 BOUAYE
  CGFO 15 rue des Filatures
44190 CLISSON
  CORPS TECH FORMATION Atlantique Business Center
5 rue Lenôtre
44000 NANTES
  FORMABELLE 6 allée commandant Charcot
44000 NANTES
  IFEP (Institut de Formation Européen de Piercing) Les Champs d'Avaux
Route de Nantes Pornic
44830 BOUAYE
  Nadia BEZLI Formation Thera esthétique
1107 avenue J. Cartier
44800 St HERBLAIN
PACA Consultez la liste des organismes habilités pour la région

Pour en savoir plus

– Ministère chargé de la Santé
Direction générale de la santé (DGS)
Sous-direction de la prévention des risques infectieux / Bureau des maladies infectieuses, des risques infectieux émergents et de la politique vaccinale
Sous-direction de la politique des produits de santé et de la qualité des pratiques et des soins / Bureau des dispositifs médicaux et des autres produits de santé

– Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM)
Direction de l'inspection
Direction des dispositifs médicaux thérapeutiques et des cosmétiques

– Agences régionales de santé (ARS)

– Directions départementales de la protection des populations (DDPP)

– Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES)

– Haut Conseil de la santé publique (HCSP)

– Sondage Ifop « Les français et les tatouages », juillet 2010
Lien vers le sondage


À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/qualite-des-soins-et-pratiques/securite/securite-des-pratiques-esthetiques/article/tatouage-et-piercing

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.

Ministère chargé de la santé

Les maladies rares

Article

Publié le 26/03/2026

Information proposée par Ministère chargé de la santé

Les maladies sont dites rares lorsqu'elles touchent une personne sur 2 000, soit pour la France moins de 30 000 malades par pathologie. Ainsi, ce sont plus de 3 millions de Français qui sont atteints par l'une des 7 000 maladies rares connues à ce jour et environ 25 millions de personnes en Europe.

Qu'est-ce qu'une maladie rare ?

La notion de maladies rares recoupe de nombreuses maladies de nature hétérogène. Ce sont souvent des maladies difficiles à prévenir, sévères, chroniques, d'évolution progressive, qui affectent considérablement la qualité de vie des personnes malades.

Le rareté de ces maladies rend nécessaire une organisation adaptée de la prise en charge.

Le seuil européen définit une maladie comme rare lorsqu'elle touche moins d'une personne sur 2 000 en population générale, soit une prévalence inférieure à 5 sur 10 000 ou 50 sur 100 000.

En France, elles représentent un enjeu majeur de santé publique car les 7 000 maladies rares identifiées à ce jour atteignent plus de 3 millions de personnes soit 4,5% de la population.

Les maladies rares sont majoritairement héréditaires et touchent en grande partie les enfants. En effet, environ 80% des maladies rares sont d'origine génétique et près de 70% d'entre-elles se manifestent durant l'enfance.

On emploie le terme de « maladie orpheline » pour désigner une pathologie rare ne bénéficiant pas d'un traitement efficace et le terme de « médicament orphelin » pour les médicaments dont les ventes escomptées du produit n'amortissent pas les couts de développement et de mise sur le marché.

Quelle prise en charge spécifique en France ?

Aujourd'hui en Europe, le temps de diagnostic moyen pour une personne atteinte d'une maladie rare est de 4.7 ans. 60% des patients sont diagnostiqués avec une autre maladie, 40% ne sont pas renvoyés vers des centres d'expertise et 25% doivent consulter au moins 8 professionnels de santé avant leur diagnostic. On parle alors d'errance diagnostique. Les enfants, adolescents, et femmes ont une durée de diagnostique plus longue que les adultes et la durée de diagnostic se réduit lorsqu'un patient est adressé à un centre d'expertise.

L'impasse diagnostique résulte de l'échec à définir la cause précise d'une maladie, après avoir mis en œuvre l'ensemble des investigations disponibles. Elle concerne souvent des formes atypiques de maladies connues ou de maladies dont la cause génétique n'est pas identifiée. La diminution de l'errance et l'impasse diagnostique est une priorité nationale.

Pour y parvenir, 603 Centres de Référence Maladies Rares (CRMR) et Centre de Ressources et de Compétence (CRC) maillent le territoire national et assurent la prise en charge et organisent les parcours de santé des personnes concernées ou atteintes de maladies rares. A travers leurs projets régionaux de santé, les ARS s'assurent que les professionnels de santé – notamment de ville – connaissent ces ressources.

Pour offrir des prises en charge d'excellence, dynamiser l'offre d'enseignement et de formation et impulser le développement de la recherche et de l'innovation dans les CRMR, 23 filières de santé maladies rares (FSMR) sont également actives depuis 2015. Chaque FSMR réunit tous les acteurs impliqués dans une maladie rare ou un groupe de maladies rares : professionnels de santé, laboratoires de diagnostic, unités de recherche, universités, structures éducatives, sociales et médico-sociales, associations de personnes malades, ainsi que tout autre partenaire – y compris privé – apportant une valeur ajoutée à l'action collective. Ces 23 FSMR interagissent en miroir avec les 24 réseaux européens de référence sur les maladies rares (ERN), mis en place en 2017.

Pour soutenir les patients dans leurs parcours de soins et de vie et les professionnels de santé et du médico-social confronté à des situations complexes, les Plateformes d'Expertise Maladies Rares et les Plateformes de Coordination Outre-Mer (PEMR-PCOM) ont été créées en 2019. Elles sont au nombre de 23, dans l'Hexagone et en Outre-Mer.

Les PEMR/PCOM répondent aux réalités de terrain et aux attentes des professionnels et des usagers, pour une prise en charge territoriale optimale. Chacune d'entre-elle développe des actions spécifiques en réponse aux besoins locaux, bien que leur fonctionnement s'articule autour de 5 missions socles. Les parcours de soins et de vie / le soutien aux bases de données / la communication et la valorisation / le conseil et l'appui administratif / l'animation territoriale.

Liens utiles

Dubief J., Faye F., The diagnostic odyssey of people living with a rare disease. Key findings from a Rare Barometer survey. EURORDIS-Rare Diseases Europe. May 2024

EUR-Lex, “Regulation (EC) No 141/2000 of the European Parliament and of the Council of 16 December 1999 on orphan medicinal products” OJ L 18, 22.1.2000, pp. 1–5

European Union. Regulation (EC) N°141/2000 of the European Parliament and of the Council of 16 December 1999 on orphan medicinal products. 2000. http://eurlex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2000:018:0001:0005:EN:PDF. Consulté le 23 Février 2026

EURORDIS., “The diagnostic odyssey of people living with a rare disease - Key findings from a Rare Barometer survey,” May 2024

Ministère de la Santé, “Les médicaments orphelins,” 13 Juin 2016

Ministère de la Santé, “Plan National Maladies Rares 4 – 2025-2030,” 25 Février 2025

Nguengang Wakap, Stéphanie, et al. "Estimating cumulative point prevalence of rare diseases : analysis of the Orphanet database." European journal of human genetics 28.2 (2020) : 165-173.

The Lancet Global Health. "The landscape for rare diseases in 2024." The Lancet. Global health 12.3 (2024) : e341.

US Food and Drug Administration, “Orphan Drug Act of 1983,” 4 Janvier 1983, Consulté le 23 Février 2026


Source :

Direction générale de l'offre de soins (DGOS)

14 avenue Duquesne 75350 Paris 07 SP

Courriel : DGOS-MALADIESRARES[@]sante.gouv.fr

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/prises-en-charge-specialisees/maladies-rares/article/les-maladies-rares

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.

Ministère chargé de la santé

La prise en charge graduée de l'obésité

Article

Publié le 25/02/2025

Le système de soins doit s'adapter pour enrayer la progression de l'obésité parmi la population, réduire l'exclusion sociale et la stigmatisation dont les personnes obèses sont encore trop souvent victimes.

La prise en charge graduée de l'obésité

Cela passe nécessairement par la structuration et l'organisation de la filière de soins, par la gradation des soins apportés selon le stade de sévérité et ou de complexité de l'obésité. Les coordinations territoriales, l'adaptation des équipements dans un but d'accessibilité, doivent permettre de dispenser, au moment opportun, les soins pertinents par le médecin traitant, le médecin spécialiste ou les établissements de santé, qu'ils assurent une activité médicale, chirurgicale, ou de soins de suite et de réadaptation. La personne en situation d'obésité doit également bénéficier d'un suivi inscrit dans la durée.

La prise en charge de l'obésité est graduée et l'on distingue trois niveaux de soins, selon le stade de sévérité ou de complexité de l'obésité.

Gradation des soins de la prise en charge de l'obésité sévère : Acteurs et structures

Les soins de premier recours

A vocation de repérage, de diagnostic, d'orientation et de suivi, ils sont dispensés par des professionnels dits « de proximité », à savoir les médecins généralistes et médecins traitants, les professionnels des centres de santé, les pharmaciens, les infirmiers, les diététiciens, les masseurs-kinésithérapeutes, les enseignants en activité physique adaptée, les établissements de santé de proximité.

Les médecins du travail, les médecins scolaires et les médecins de protection maternelle et infantile (PMI) sont également des interlocuteurs privilégiés à ce stade de la prise en charge.

Les soins de deuxième recours

Les soins de 2nd recours sont assurés par des médecins spécialisés en nutrition, en endocrinologie ou d'autres spécialités concernées, vers lesquels les personnes en situation d'obésité ont été orientées. A l'échelle infrarégionale, ils sont dispensés en ville ou au sein d'établissements de santé qui vont assurer la prise en charge médicale et/ou chirurgicale en lien avec les établissements de soins de suite et de réadaptation (SSR) spécialisés en « affections digestives, métaboliques et endocriniennes ».

Les professionnels de ces établissements de santé peuvent s'adresser à leurs référents des centres spécialisés d'obésité selon le degré de sévérité et/ou de complexité de l'obésité de la personne prise en charge.

Les soins de troisième recours

Les soins de 3ème recours sont dispensés auprès des personnes relevant de situations plus complexes, dans les centres hospitaliers universitaires, dans les centres spécialisés d'obésité (CSO) et en lien avec des établissements de soins de suite et de réadaptation (SSR) spécialisés. Ils sont identifiés et se coordonnent à l'échelle régionale ou interrégionale.

Les centres spécialisés interviennent auprès des personnes relevant des situations plus complexes ou de soins spécifiques. Ces centres disposent de l'expertise (nutrition, endocrinologie-métabolisme, psychologie, diététique…) et des équipements adaptés requis pour leur accueil en médecine et en chirurgie. Ils sont en lien avec des spécialités clés (pneumologie, sommeil, cardiologie, hépato-gastroentérologie) et avec une équipe de chirurgie et d'anesthésistes-réanimateurs spécialisée dans la chirurgie bariatrique.

Focus : Les établissements autorisés en soins de suite et de réadaptation (SSR)

Un cahier des charges permet aux ARS d'identifier les établissements SSR répondant aux exigences de prise en charge des cas les plus graves (enfants) et adultes.

Sur la prise en charge en SSR des obésités sévères et/ou multi compliquées :

pdf INSTRUCTION du 23 mars 2012 Téléchargement du pdf (88 kio)

Sur les unités d'accueil en SSR pour la prise en charge des jeunes atteints d'obésité syndromique et du syndrome de Prader-Willi, en lien avec le centre de référence pour la prise en charge du syndrome de Prader-Willi.

pdf Plan obésité : action 25 Téléchargement du pdf (38.4 kio)

Les recommandations HAS

2023, janvier Guide du parcours de soins : Surpoids et obésité de l'adulte

2022, juin Obésité de l'adulte : prise en charge de 2ème et 3ème niveaux - Partie I : prise en charge médicale

2022, mars, Guide du parcours de soins « surpoids et obésité chez l'enfant et l'adolescent

2011, sept, Surpoids et obésité de l'adulte, prise en charge de premier recours

2011 sept, Surpoids et obésité de l'enfant et de l'adolescent

2018 sept, Prescription d'activité physique et sportive : Surpoids et obésité de l'adulte

Sur la prise en charge chirurgicale de l'obésité

2009 janv, Obésité : prise en charge chirurgicale chez l'adulte

2009, Outil patient : Brochure pour les patients « Obésité - prise en charge chirurgicale chez l'adulte

2016 janv, Critères d'éligibilité pour la réalisation d'une chirurgie bariatrique chez les moins de 18 ans

Les Protocoles Nationaux de Diagnostic et de Soins (PNDS) produits par les CRMR (Centres de Références Maladies Rares)

2021, sept, Syndrome de Prader-Willi

2021, juillet, Générique obésités de causes rares

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/prises-en-charge-specialisees/obesite/article/la-prise-en-charge-graduee-de-l-obesite-430295

Qualité de l'air intérieur : comment agir ? Recommandations

Article

Publié le 25/02/2025

Il est possible d'agir pour améliorer la qualité de l'air intérieur, notamment en choisissant des matériaux et produits de consommation émettant moins de substances polluantes et en améliorant le renouvellement de l'air dans les locaux.

Réduire les sources de pollution

Produits de construction et de décoration




Depuis le 1er janvier 2012, les nouveaux produits de construction et de décoration mis à disposition sur le marché doivent porter une étiquette, placée sur le produit ou son emballage indiquant leur niveau d'émission en polluants volatils une fois mis en œuvre. Cette obligation, étendue à l'ensemble des produits mis sur le marché depuis le 1er janvier 2013, couvre les revêtements de sol, mur ou plafond, les cloisons et faux plafonds, les produits d'isolation, les portes et fenêtres ainsi que les produits destinés à leur pose ou préparation.

Les caractéristiques d'émissions de substances sont formalisées selon une échelle de quatre classes, de A+ à C, la classe A+ indiquant un niveau d'émission très peu élevé et la classe C un niveau d'émission élevé.


A consulter :

Par ailleurs, certaines substances chimiques classées cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction (CMR) ont été interdites d'utilisation dans les matériaux de construction et les produits de décoration en 2009. Il s'agit du trichloroéthylène, du benzène, du phtalate de dibutyle et du phtalate de bis(2-éthylhexyle).

Produits d'entretien et d'ambiance




Pour les désodorisants à combustion (bougies parfumées, encens, etc.), le décret n°2017-946 du 10 mai 2017 rend désormais obligatoire l'affichage sur les emballages de mentions informant le consommateur des précautions à prendre en cas d'utilisation.

Pour les désodorisants non combustibles (sprays aérosols, diffuseurs, etc.), il n'existe pas aujourd'hui d'obligation. Cependant, au regard des résultats d'études récentes mettant en évidence des émissions non négligeables de composés toxiques tels que le formaldéhyde, ces produits sont à utiliser avec précaution et il est recommandé de bien aérer pendant et après leur utilisation.

Comme l'Anses l'a souligné dans une expertise publiée en 2020, les sprays et diffuseurs à base d'huiles essentielles doivent faire l'objet de précautions d'utilisation en particulier par les personnes atteintes de maladies respiratoires chroniques telles que l'asthme, en raison des substances irritantes potentiellement émises par ces produits.

Les produits d'entretien ne font pas non plus l'objet d'une obligation d'affichage spécifique aux enjeux de qualité de l'air intérieur. Des travaux scientifiques récents tels que le projet de recherche ADOQ (activités domestiques et qualité de l'air intérieur), le projet de recherche PEPS (produits d'entretien protocole simplifié) et l‘étude de l'Ineris sur les enjeux sanitaires liés à une séance de ménage ont mis en évidence un impact des produits d'entretien sur la qualité de l'air intérieur. Ces différents résultats mènent à recommander un usage modéré des produits ménagers (adapter les doses à la taille de la pièce…), une bonne aération des pièces pendant et après le ménage et une attention renforcée pour les personnes sensibles (asthmatiques, allergiques, femmes enceintes, enfants…).

Pour en savoir plus :

– site de l'Agence de la transition écologique (ADEME)
– site Agir pour bébé

Améliorer l'aération et la ventilation des locaux

Il est possible d'agir pour réduire la pollution de l'air intérieur d'un logement notamment en aérant son logement, par ouverture en grand des fenêtres dans toutes les pièces, au moins 10 minutes par jour et lors d'activités telles que le ménage, le bricolage, la cuisine, etc.

Il est également important d'assurer une bonne ventilation du logement afin de renouveler l'air de manière continue, qu'elle soit naturelle (bouches et grilles d'aération) ou mécanique (ventilation mécanique contrôlée ou VMC) et de les entretenir régulièrement.

Pour en savoir plus :

– site de l'Agence de la transition écologique (ADEME)

pdf Guide de la pollution de l'air intérieur (INPES) Téléchargement du pdf (1.3 Mio)



Moisissures dans les logements : comment les éviter et les traiter

Les moisissures sont des champignons microscopiques qui peuvent apparaître sous forme de tâches vertes ou noirâtres en particulier sur les murs, sols ou plafonds. Leur présence dans le logement est liée à une humidité excessive qui peut avoir différentes causes : dégâts des eaux, infiltrations d'eau, remontées d'humidité par le sol, « ponts thermiques » qui peuvent se former dans les pièces s'il y a des écarts de température, la combinaison entre une mauvaise aération et certaines activités produisant beaucoup d'humidité (cuisine, séchage du linge à l'intérieur, douche ou bain…). L'exposition aux moisissures, notamment par inhalation, peut entraîner l'apparition ou l'aggravation d'allergies respiratoires et de pathologies telles que l'asthme. C'est pourquoi, il est important à la fois :

  • d'identifier et de supprimer la source d'humidité ;
  • de nettoyer les taches de moisissures et d'aérer régulièrement son logement en particulier lors des activités produisant beaucoup d'humidité.

Consulter :

pdf Plaquette "Moisissures dans le logement : comment l'éviter et la traiter ?" Téléchargement du pdf (2.8 Mio)




Faire appel à un conseiller en environnement intérieur

Dans certaines régions, des conseillers en environnement intérieur (CEI) peuvent intervenir au domicile de patients asthmatiques, sur demande d'un médecin, pour toute suspicion de lien avec l'environnement intérieur (présence d'acariens, d'allergènes d'animaux domestiques, de moisissures, de composés organiques volatils, etc.). Les CEI effectuent un audit de la qualité de l'air, mesurent les polluants et aident les patients à adopter de bonnes pratiques pour améliorer leur environnement intérieur.

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/sante-et-environnement/batiments/article/qualite-de-l-air-interieur-comment-agir-recommandations

Qualité de l'air intérieur

Article

Publié le 06/08/2024

Information proposée par Ministère chargé de la santé

Nous passons la plus grande partie de notre temps dans un espace clos (domicile, transports, lieu de travail, lieu d'enseignement…), c'est pourquoi il faut être attentif à la qualité de l'air à l'intérieur des bâtiments. Outre les polluants apportés par l'extérieur, de nombreuses substances peuvent être émises à l'intérieur des locaux, notamment par les matériaux de construction, d'ameublement et de décoration, les colles, les appareils à combustion, les animaux et les diverses activités humaines (tabagisme, activités de cuisine, d'entretien et de bricolage, bureautique, etc.). Ces polluants peuvent avoir des effets sanitaires divers tels que : asthme, allergies respiratoires, irritation du nez et des voies respiratoires, et certaines substances peuvent avoir un effet cancérigène.

Actualités

– 2ème campagne nationale logement (CNL2)

Une 2ème campagne nationale logement (CNL2) a été lancée en novembre 2020 par l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQAI) afin de déterminer l'évolution de la qualité de l'air dans les logements en France métropolitaine depuis la première campagne nationale menée en 2003-2005. Cette grande campagne associe la mesure de plus de 150 polluants (particules fines, composés organiques volatils, pesticides, etc.) pouvant être présents dans l'air intérieur et l'administration de questionnaires. Elle est menée sur un échantillon représentatif de logements français tirés au sort parmi les foyers ayant participé à l'enquête européenne de santé EHIS 2019. Cette campagne est financée par les ministères chargés de la santé, du logement et de l'écologie et l'Agence de la transition écologique (ADEME), en partenariat avec Santé publique France, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et l'Institut Pasteur/l'université de Lille.

Les résultats de cette 2ème campagne nationale logement seront disponibles en 2024.

– Surveillance de la qualité de l'air intérieur dans certains établissements recevant du public

La loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement a posé l'obligation de surveiller périodiquement la qualité de l'air intérieur dans certains établissements recevant du public (ERP) accueillant des populations sensibles ou exposées sur de longues périodes.

Suite au retour d'expérience réalisé sur la mise en œuvre de cette surveillance depuis 2018 ainsi que sur la crise sanitaire, une révision du dispositif réglementaire a été engagée dans le cadre du quatrième Plan national santé environnement (PNSE 4).

Les textes réglementaires portant sur le nouveau dispositif de surveillance de la qualité de l'air intérieur dans certains établissements recevant du public ont été publiés le 29 décembre 2022 et sont entrés en vigueur depuis le 1er janvier 2023 :

• Décret modifiant le code de l'environnement en matière de surveillance de la qualité de l'air intérieur

• Décret simple modifiant le décret n° 2012-14 du 5 janvier 2012 relatif à l'évaluation des moyens d'aération et à la mesure des polluants effectuées au titre de la surveillance de la qualité de l'air intérieur de certains établissements recevant du public

• Arrêté modifiant l'arrêté du 1er juin 2016 relatif aux modalités de surveillance de la qualité de l'air intérieur dans certains établissements recevant du public

• Arrêté du 27 décembre 2022 modifiant l'arrêté du 1er juin 2016 relatif aux modalités de présentation du rapport d'évaluation des moyens d'aération

• Arrêté du 27 décembre 2022 fixant les conditions de réalisation de la mesure à lecture directe de la concentration en dioxyde de carbone dans l'air intérieur au titre de l'évaluation annuelle des moyens d'aération

— > Pour en savoir plus, consulter l'article Surveillance de la qualité de l'air intérieur dans les établissements recevant du public.

Agir pour améliorer la qualité de l'air intérieur

Il est possible d'agir pour améliorer la qualité de l'air intérieur, notamment en choisissant des matériaux émettant moins de substances polluantes, en améliorant les conditions d'aération des locaux et en ayant des comportements adaptés dans son logement (entretien des appareils à combustion, tabagisme, usages de produits d'entretien…).

L'usager est informé de l'émission des produits de construction et de décoration du fait de l'étiquetage mis en place.

L'ensemble de ces actions a notamment été impulsé par la mise en œuvre du 2ème Plan national santé environnement (PNSE2) et sont poursuivies dans le PNSE 3 (2015-2019), le plan d'actions sur la qualité de l'air intérieur y étant intégré. Le 4ème Plan national santé environnement publié en mai 2021, comprend également des actions relatives à l'amélioration de la qualité de l'air intérieur, au vu des enjeux et attentes sociétales associés à ce sujet.

— > Pour en savoir plus, consulter l'article « Comment agir pour améliorer la qualité de l'air intérieur »

Documents de référence

pdf Plan d'action Qualité de l'air intérieur (octobre 2013) Téléchargement du pdf (160.8 kio)

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/sante-et-environnement/batiments/article/qualite-de-l-air-interieur

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.

Ministère chargé de la santé

Qualité de l'eau potable

Article

Publié le 16/12/2025

Information proposée par Ministère chargé de la santé

En France, l'eau du robinet est l'un des aliments les plus contrôlés. Elle fait l'objet d'un suivi sanitaire permanent, destiné à en garantir la sécurité sanitaire.

Ce dossier vous permet d'accéder directement aux résultats du contrôle sanitaire réalisé par les Agences régionales de santé, ainsi qu'à des informations plus spécifiques sur certains paramètres.

Résultats du contrôle sanitaire de la qualité de l'eau potable en ligne, commune par commune

Cliquez sur votre région dans la carte ou cliquez plus bas dans la liste des régions pour accéder aux résultats de qualité de l'eau potable de votre commune .

Carte de France
Carte de France Bretagne Normandie Hauts-de-France Grand-Est Ile-de-France Bourgogne-Franche-Comté Centre-Val-de-Loire Pays-de-la-Loire Nouvelle-Aquitaine Auvergne-Rhône-Alpes Occitanie Provence-Alpes-Côte-d'Azur Corse


DOM TOM Mayotte Réunion Guyanne Française Martinique Guadeloupe

Liste des régions

AUVERGNE-RHONE-ALPES

BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE / BRETAGNE

CENTRE-VAL DE LOIRE / CORSE

GRAND EST / GUADELOUPE / GUYANE

HAUTS-DE-FRANCE

ILE DE FRANCE

LA REUNION

MARTINIQUE / MAYOTTE

NORMANDIE / NOUVELLE-AQUITAINE

OCCITANIE

PAYS DE LA LOIRE / PROVENCE-ALPES-COTE D'AZUR

→ Pour accéder à la synthèse annuelle de la qualité de l'eau distribuée chez vous, consultez votre infofacture sur : La qualité de l'eau dans votre commune (infofactures)

Données en opendata

Les résultats du contrôle sanitaire de la qualité de l'eau potable sont aussi disponibles en opendata sur https://www.data.gouv.fr/fr/ dans deux jeux de données :


  • Résultats du contrôle sanitaire de l'eau distribuée commune par commune (Lien 1 - https://www.data.gouv.fr/fr/) : les éléments mis à disposition correspondent à une compilation des bulletins d'analyses diffusés ci-dessus, commune par commune, et représentatifs de l'eau consommée.
  • Résultats du contrôle sanitaire de l'eau du robinet (Lien 2 - https://www.data.gouv.fr/fr/) : les éléments mis à disposition correspondent aux prélèvements analysés dans le cadre du programme de contrôle sanitaire des Agences régionales de santé sur toutes les installations (captages, traitement, unités de distribution) concourant à la fourniture d'eau via un réseau de distribution

Ces données en opendata sont mises à disposition sous licence ouverte et peuvent faire l'objet de réutilisations. L'API Hub'Eau, notamment, réutilise les données du premier jeu de données et propose une interface permettant de les interroger et faciliter leur exploitation.

La qualité microbiologique de l'eau du robinet

La présence de micro-organismes (bactéries, virus et parasites) dans les eaux de consommation est le plus souvent due à une dégradation de la qualité de la ressource en eau, à une mauvaise protection ou un manque d'entretien des ouvrages de captages, à une défaillance du traitement de désinfection ou à une contamination de l'eau lors de son transport ou stockage dans le réseau.

La présence de micro-organismes dans l'eau de consommation peut engendrer un risque à court terme pour le consommateur, le tableau clinique des pathologies engendrées est le plus souvent bénin pour la population générale (troubles gastro-intestinaux, diarrhées,…).

Les méthodes pour rechercher les germes pathogènes dans l'eau sont longues et complexes, c'est pourquoi la qualité bactériologie de l'eau est appréciée à partir de la recherche de germes témoins de contamination fécale (Escherichia coli et entérocoques). La mise en évidence de ces germes dans l'eau témoigne de la possibilité de présence de germes pathogènes.

Les nitrates dans l'eau du robinet

La présence des nitrates dans les eaux est due :

– à leur présence naturelle dans l'environnement,

– à une contamination de la ressource en eau par des activités humaines (rejets urbains ou industriels, pollution agricole due aux engrais minéraux et organiques).

Dans l'organisme humain, les nitrates se transforment en nitrites. Ces derniers peuvent présenter un risque pour la santé, par la modification des propriétés de l'hémoglobine du sang en empêchant un transport correct de l'oxygène par les globules rouges. Chez les très jeunes enfants de moins de 6 mois, cette maladie appelée méthémoglobinémie, provoque des cyanoses parfois sévères. Les femmes enceintes et les nourrissons sont les populations les plus sensibles.

Les nitrates sont recherchés au niveau des ressources en eau utilisées pour la production d'eau potable, à la sortie des installations de production d'eau potable ou sur le réseau de distribution publique.

Pour en savoir plus sur les nitrates (origines, effets sur la santé), sur la qualité de l'eau du robinet vis-à-vis des nitrates, les actions de prévention et les traitements :




pdf Nitrates - Bilan 2024 de la qualité de l'eau au robinet du consommateur Téléchargement du pdf (849.3 kio)
pdf Nitrates - Bilan 2023 de la qualité de l'eau au robinet du consommateur Téléchargement du pdf (679.9 kio)
pdf Nitrates - Bilan 2022 de la qualité de l'eau au robinet du consommateur Téléchargement du pdf (626.6 kio)
pdf Nitrates - Bilan 2021 de la qualité de l'eau au robinet du consommateur Téléchargement du pdf (639.8 kio)
pdf Nitrates - Bilan 2020 de la qualité de l'eau au robinet Téléchargement du pdf (518.2 kio)
pdf Nitrates - Bilan 2019 de la qualité de l'eau au robinet Téléchargement du pdf (648.2 kio)
pdf Nitrates - Bilan 2018 de la qualité de l'eau du robinet du consommateur Téléchargement du pdf (1.2 Mio)
pdf Nitrates - Bilan 2017 de la qualité de l'eau du robinet du consommateur Téléchargement du pdf (436.9 kio)
pdf Nitrates - Bilan 2016 de la qualité de l'eau du robinet du consommateur Téléchargement du pdf (422.9 kio)
pdf Nitrates - Bilan 2015 de la qualité de l'eau du robinet du consommateur Téléchargement du pdf (574.3 kio)
pdf Nitrates - Bilan 2014 de la qualité de l'eau au robinet du consommateur Téléchargement du pdf (695.6 kio)
pdf Nitrates - Bilan 2013 de la qualité de l'eau au robinet du consommateur Téléchargement du pdf (898.5 kio)
pdf Nitrates - Bilan 2012 de la qualité de l'eau au robinet du consommateur Téléchargement du pdf (1.1 Mio)

Les pesticides dans l'eau du robinet

Les pesticides (ou produits phytosanitaires) sont des substances chimiques utilisées pour combattre les espèces animales ou végétales nuisibles (insecticides, herbicides, fongicides,…), dans l'agriculture, dans les industries, dans la construction et l'entretien des infrastructures de transport, des voies et des terrains publics ou privés. Leur présence dans l'eau est due à leur entraînement par ruissellement ou à leur infiltration dans les sols.

Les risques majeurs des produits phytosanitaires sont liés à des intoxications aiguës des utilisateurs (notamment exposition professionnelle). Les effets à long terme sur la santé d'une exposition à de faibles doses de pesticides sont difficiles à évaluer.

La majorité des apports en pesticides par l'alimentation provient de la consommation de fruits et de légumes.

Pour en savoir plus sur les pesticides (origines, effets sur la santé), sur la qualité de l'eau du robinet vis-à-vis des pesticides ainsi que sur les actions de prévention et les traitements :




pdf Pesticides - Bilan 2024 de la qualité de l'eau au robinet du consommateur Téléchargement du pdf (1 Mio)
pdf Pesticides - Bilan 2023 de la qualité de l'eau au robinet du consommateur Téléchargement du pdf (903.2 kio)
pdf Pesticides - Bilan 2022 de la qualité de l'eau au robinet du consommateur Téléchargement du pdf (780.3 kio)
pdf Pesticides - Bilan 2021 de la qualité de l'eau au robinet du consommateur Téléchargement du pdf (760.6 kio)
pdf Pesticides - Bilan 2020 de la qualité de l'eau au robinet Téléchargement du pdf (660.8 kio)
pdf Pesticides - Bilan 2019 de la qualité de l'eau au robinet Téléchargement du pdf (817.6 kio)
pdf Pesticides - Bilan 2018 de la qualité de l'eau au robinet du consommateur Téléchargement du pdf (1.3 Mio)
pdf Pesticides - Bilan 2017 de la qualité de l'eau au robinet du consommateur Téléchargement du pdf (1.1 Mio)
pdf Pesticides - Bilan 2016 de la qualité de l'eau au robinet du consommateur Téléchargement du pdf (420.8 kio)
pdf Pesticides - Bilan 2015 de la qualité de l'eau au robinet du consommateur Téléchargement du pdf (671.8 kio)
pdf Pesticides - Bilan 2014 de la qualité de l'eau au robinet du consommateur Téléchargement du pdf (917.6 kio)
pdf Pesticides - Bilan 2013 de la qualité de l'eau au robinet du consommateur Téléchargement du pdf (817.7 kio)
pdf Pesticides - Bilan 2011-2012 de la qualité de l'eau au robinet du consommateur Téléchargement du pdf (767.7 kio)
pdf Rapport 2001-2003 "Les pesticides dans l'eau potable Téléchargement du pdf (444.7 kio)

Les substances per-ou-polyfluoroalkyles (PFAS) dans l'eau du robinet

Consulter la page dédiée sur le site du ministère chargé de la santé.

Pour en savoir plus sur la qualité de l'eau du robinet vis-à-vis des PFAS :




pdf PFAS - Bilan 2024 de la qualité de l'eau au robinet du consommateur Téléchargement du pdf (539.6 kio)

La qualité radiologique de l'eau du robinet

La radioactivité naturelle dans les eaux dépend de la nature géologique des terrains qu'elles traversent, du temps de contact (âge de l'eau), de la température, de la solu¬bilité des radioéléments rencontrés, etc. Ainsi, les eaux souterraines des régions granitiques présentent parfois une radioactivité naturelle élevée. Des eaux superficielles ayant pour réservoir des roches anciennes affleurantes ou beaucoup plus récentes peuvent aussi présenter une radioactivité importante.

La qualité radiologique des eaux est évaluée grâce à des indicateurs de présence de radionucléides naturels ou artificiels.

Pour en savoir plus sur la qualité radiologique de l'eau du robinet :

– Qualité radiologique des eaux du robinet 2008-2009- Synthèse

pdf Bilan 2005-2007 de la qualité radiologique de l'eau distribuée en France Téléchargement du pdf (190.7 kio)
pdf Bilan 2008-2009 de la qualité radiologique des eaux du robinet Téléchargement du pdf (1.2 Mio)

Le plomb dans l'eau du robinet

La limite de qualité pour la teneur en plomb dans l'eau destinée à la consommation humaine a été abaissée de 25 microgrammes par litre (µg/L) à 10 µg/L, le 25 décembre 2013, conformément à la valeur guide recommandée par l'Organisation mondiale de la santé.

→ Pour en savoir plus sur les sources d'exposition au plomb, les effets du plomb sur la santé, les moyens d'évaluer et de diminuer l'exposition au plomb via l'eau, les aides financières ainsi que la réglementation, consulter l'article Eau et plomb

Les substances émergentes dans l'eau du robinet

Les réglementations européennes et françaises relatives à la qualité de l'eau du robinet imposent de rechercher un grand nombre de substances dans les eaux. Néanmoins, la présence de substances émergentes (nouveaux polluants de l'eau) dans les eaux à de très faibles concentrations interroge depuis plusieurs années l'opinion publique, la communauté scientifique et les autorités sanitaires. Des recherches sont menées au niveau national sur des paramètres actuellement non réglementés afin de recueillir des données d'exposition de la population nécessaires à l'évaluation des risques sanitaires liés à ces substances émergentes.

Ainsi, dans le cadre du programme de travail de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) sur ces nouveaux polluants dans l'eau du robinet, le Ministère chargé de la santé confie régulièrement au laboratoire d'hydrologie de Nancy (LHN) de l'Anses, l'organisation de campagnes de mesures, dans les eaux, de substances émergentes.

Ces dernières années, ces campagnes ont notamment porté sur :

– Les résidus de médicaments dans les eaux

– Les composés perfluorés

pdf Rapport sur la campagne nationale d'occurrence des composés alkyls (…) Téléchargement du pdf (1.7 Mio)

– Des sous-produits pouvant être formés lors de l'étape de désinfection de l'eau :

pdf Rapport sur la campagne nationale d'occurrence de polluants émergents dans (…) Téléchargement du pdf (2.1 Mio)

– Les perchlorates

Eau et chlorure de vinyle monomère (CVM)

– Consulter la page dédiée sur le site du ministère chargé de la santé

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/eau

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.

Ministère chargé de la santé

Santé sexuelle

Article

Publié le 07/09/2026

Information proposée par Ministère chargé de la santé

La santé sexuelle est « un état de bien-être physique, émotionnel, mental, associé à la sexualité ». Il s'agit donc d'une approche globale de la sexualité qui se veut positive et ne se limite pas aux aspects sanitaires. La santé sexuelle implique ainsi les questions de respect de soi et de l'autre, de plaisir et/ou de procréation.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) : « La santé sexuelle est un état de bienêtre physique, émotionnel, mental et social en matière de sexualité, ce n'est pas seulement l'absence de maladie, de dysfonctionnement ou d'infirmité. La santé sexuelle exige une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, ainsi que la possibilité d'avoir des expériences sexuelles agréables et sécuritaires, sans coercition, ni discrimination et ni violence. Pour atteindre et maintenir une bonne santé sexuelle, les Droits Humains et Droits sexuels de toutes les personnes doivent être respectés, protégés et réalisés ».

La santé sexuelle, qui inclut la santé reproductive, fait partie intégrante de la santé et du bien-être, mais aussi de la qualité de vie dans son ensemble, c'est pourquoi il est essentiel de permettre à toutes et tous :



  • La possibilité de vivre dans un environnement qui affirme et promeut la santé sexuelle sans discrimination pour toutes et tous ;
  • L'accès à une information complète et de bonne qualité ;
  • L'accès à la prévention et aux soins de santé sexuelle pour toutes et tous, sans jugement ni préjugés, en particulier pour les plus vulnérables ;
  • L'apport de connaissances en donnant les clés pour prévenir les risques, notamment en cas de rapports non ou mal protégés, tout en promouvant une sexualité épanouie et des relations fondées sur le respect et le consentement.

Pour en savoir plus sur la santé sexuelle consulter le site : Tout savoir sur la sexualité

La première Stratégie nationale de santé sexuelle 2017-2030 a été lancée en 2017. Elle définit à l'horizon 2030 les grandes orientations nationales, partagées au niveau interministériel, en faveur d'une meilleure santé sexuelle.

La stratégie nationale de santé sexuelle investit ce champ sous un angle global et positif ainsi que dans un cadre partagé au niveau interministériel. Ses orientations stratégiques 2017-2030 sont articulées autour des grandes priorités suivantes :



  • Promouvoir la santé sexuelle, en particulier en direction des jeunes ;
  • Améliorer le parcours de santé en matière d'infections sexuellement transmissibles (IST), dont le VIH et les hépatites virales ;
  • Améliorer la santé reproductive ;
  • Répondre aux besoins spécifiques des populations les plus vulnérables ;
  • Promouvoir la recherche, les connaissances et l'innovation en santé sexuelle ;
  • Prendre en compte les spécificités de l'outre-mer.

La Stratégie nationale de santé sexuelle (SN2S) vise la structuration d'une action interministérielle cohérente et pérenne, par le dépassement d'une approche jusque-là fragmentée de la santé sexuelle. Elle a été déclinée en feuilles de route pluriannuelles :



  • 2018-2020 : accent sur les enjeux biomédicaux (prévention, dépistage, contraception et éducation à la sexualité) et réflexions sur des réponses innovantes (expérimentations des Centres de santé sexuelle d'approche communautaire – CSSAC, qui seront passés en droit commun en 2025 sous l'appellation de centres de santé et de médiation en santé sexuelle – CSM2S) ;
  • 2021-2024 : renforcement de l'inclusion des publics vulnérables (personnes LGBTQIA+, personnes en situation de handicap), promotion du consentement et de la lutte contre les discriminations. Elle a renforcé l'approche globale des politiques de santé sexuelle, par un décloisonnement de l'action publique en matière de prévention du VIH/IST et de santé reproductive. Ce renforcement de la transversalité s'est concrétisé notamment par la transformation des Coordination régionale de lutte contre le virus de l'immunodéficience humaine (COREVIH) en Coordination régionale de la santé sexuelle CoReSS.

Feuille de route 2026-2030 : une dernière feuille de route pour atteindre les objectifs fixés en 2017




La troisième feuille de route 2026-2030 est la dernière déclinaison de cette stratégie. Elle s'inscrit dans la continuité des actions engagées depuis 2017, tout en tenant compte de l'évolution des pratiques, des besoins et des parcours de santé sexuelle ainsi que des inégalités sociales et territoriales persistantes. Son ambition reste celle de « garantir à toutes et tous un accès effectif à la santé sexuelle tout au long de la vie ». Elle se traduit désormais par des mesures complémentaires pour renforcer la connaissance de la santé sexuelle, notamment par les jeunes publics, pour mieux organiser l'offre et la rendre plus lisible, pour faciliter les parcours, pour répondre aux nouveaux enjeux, dont le chemsex, pour garantir l'effectivité des droits en santé reproductive et pour lutter contre la désinformation, notamment dans le contexte des usages du numérique.


Télécharger :

– En version française

pdf Feuille de route santé sexuelle 2026-2030 Téléchargement du pdf (3.6 Mio)
pdf Synthèse de la 3ème feuille de route santé sexuelle Téléchargement du pdf (153.2 kio)
pdf Feuille de route stratégie nationale de santé sexuelle - 2021-2024 Téléchargement du pdf (3.7 Mio)
pdf Synthèse stratégie nationale de santé sexuelle - 2021-2024 Téléchargement du pdf (1.1 Mio)



– In english version

pdf National strategic roadmap for sexual health 2021-2024 Téléchargement du pdf (1.2 Mio)
pdf Summary of the roadmap for sexual health 2021-2024 Téléchargement du pdf (222.4 kio)

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/preserver-sa-sante/sante-sexuelle-et-reproductive/article/sante-sexuelle

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.

Ministère chargé de la santé

Liste des centres de vaccination habilités à effectuer la vaccination contre la fièvre jaune (anti-amarile)

Article

Publié le 20/04/2026

Information proposée par Ministère chargé de la santé

Listes des centres de vaccination habilités à effectuer la vaccination anti-amarile et à délivrer les certificats internationaux de vaccination contre la fièvre jaune.

Liste des centres de vaccination habilités à effectuer la vaccination anti-amarile

pdf Liste des centres habilités à effectuer la vaccination contre la fièvre jaune Téléchargement du pdf (296.3 kio)

pdf Nouvelle procédure de désignation des centres de vaccination antiamarile (…) Téléchargement du pdf (156.9 kio)

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/preserver-sa-sante/vaccination-fievre-jaune

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.

Ministère chargé de la santé

Nutri-Score : un étiquetage nutritionnel pour favoriser une alimentation équilibrée

Article

Publié le 04/11/2025

Information proposée par Ministère chargé de la santé

Nutri-Score fournit au consommateur, sur la face visible des emballages alimentaires, une information lisible et facilement compréhensible sur la qualité nutritionnelle globale des produits, au moment où il fait ses courses. Il peut ainsi comparer les produits et orienter ses choix vers des aliments de meilleure qualité nutritionnelle.

ACTUALITÉS



– Finalisation de la révision de l'algorithme du Nutri-Score

Dans le cadre de la gouvernance transnationale du Nutri-Score, le comité de pilotage - constitué des autorités compétentes de Belgique, France, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne et Suisse - a finalisé le processus de révision de l'algorithme de calcul du Nutri-Score. Les recommandations du comité scientifique pour les boissons ont ainsi été adoptées le 30 mars 2023. Ce nouvel algorithme renforcera l'efficacité du Nutri-Score pour classer les aliments et les boissons en cohérence avec les principales recommandations alimentaires des pays européens et guider les consommateurs vers des choix éclairés et favorables à leur santé. Afin d'assurer une cohérence entre les différents territoires, les pays se sont accordés sur une mise en œuvre coordonnée du nouvel algorithme une fois les procédures règlementaires finalisées par les différents pays d'ici la fin de l'année 2023. A compter de cette date, les opérateurs disposeront d'un délai de deux ans pour adapter le Nutri-Score de leurs produits. Le rapport scientifique et le règlement d'usage (disponible sur le site de Santé publique France) sont publiés afin que les opérateurs puissent se préparer aux adaptations. De plus, le document de questions/réponses et le calculateur Excel sont également en cours de révision par les pays engagés et seront mis à disposition d'ici l'été. Afin de faciliter ce déploiement, un accompagnement des opérateurs par les autorités compétentes sera réalisé dans les différents pays engagés et une communication spécifique sera mise en œuvre afin d'expliquer ces évolutions et accompagner les consommateurs.

Consultez :

pdf Rapport du Comité scientifique sur l' évolution de l'algorithme du (…) Téléchargement du pdf (2.5 Mio)

Le communiqué de presse du 24/03/2023 "L'algorithme de calcul du Nutri-Score évolue pour promouvoir des choix alimentaires plus favorables à la santé"


– Evolution de l'algorithme du Nutri-Score pour les aliments

Les 7 pays engagés dans la gouvernance transnationale du Nutri-Score (Belgique, France, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne et Suisse) ont adopté le 26 juillet les évolutions de l'algorithme de calcul pour les aliments, élaborées par le comité scientifique européen indépendant. Ces évolutions renforceront l'efficacité du Nutri-Score pour classer les aliments en cohérence avec les recommandations alimentaires, et ainsi guider les consommateurs vers des choix alimentaires favorables à un meilleur état de santé. La décision du comité de pilotage d'adopter les propositions et la publication du rapport scientifique sur l'évolution de l'algorithme pour les produits solides constituent la première étape du processus d'évolution. La seconde étape interviendra en fin d'année 2022 avec des propositions de révision de l'algorithme pour les boissons. Le calendrier de mise en œuvre du nouvel algorithme du Nutri-Score sera établi une fois l'algorithme complet adopté par le comité de pilotage. A partir de la date d'entrée en vigueur du nouvel algorithme, une période suffisamment longue sera laissée aux opérateurs pour permettre la mise en œuvre du logo. Afin de faciliter ce déploiement, un accompagnement des opérateurs sera réalisé dès l'automne dans les différents pays engagés.

Consultez :

pdf Rapport du Comité scientifique sur l' évolution de l'algorithme du (…) Téléchargement du pdf (4.3 Mio)

Le communiqué de presse du 29/07/2022 "Gouvernance transnationale du Nutri-score : les 7 pays engagés adoptent un algorithme amélioré pour les aliments"


– Déploiement progressif et dynamique du Nutri-Score : bilan de 2021

En juin 2020, 415 entreprises étaient engagées en faveur du Nutri-Score en France. En juin 2021, elles sont plus de 700 entreprises, représentant 57% des parts de marché en volumes de ventes. Ces chiffres témoignent d'un déploiement progressif et dynamique du Nutri-Score sur le marché français. Concernant la notoriété du Nutri-Score auprès des consommateurs, celle-ci reste très élevée, avec 95% des adultes français et 97% des adolescents ayant déjà vu ou entendu parler du Nutri-Score. Presque un adolescent sur deux connaissant le Nutri-Score déclare avoir été incité à choisir un produit de meilleure qualité nutritionnelle grâce au logo.

Consulter :

pdf Bilan 2021 du logo nutritionnel Nutri-Score Téléchargement du pdf (678.7 kio)

– 7 pays européens se sont engagés à faciliter le déploiement du Nutri-Score

Les autorités compétentes de Belgique, France, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne et Suisse annoncent la mise en place d'un mécanisme de coordination transnational pour faciliter l'utilisation de l'étiquetage nutritionnel Nutri-Score sur la face avant des emballages. Cette coopération se fera au sein d'un comité de pilotage et d'un comité scientifique.

Consulter :

Le communiqué de presse (février 2021)

Le mandat du comité scientifique (version française) / Mandate of the scientific commitee (version anglaise)

Le document de cadrage de la gouvernance (version française) / Nutri-Score General agreement (version anglaise)

La liste des membres du comité scientifique


– Une coordination européenne du Nutri-Score des 7 pays engagés : publication des rapports d'activité 2021 du comité de pilotage et du comité scientifique


– Transmission de requêtes sur le Nutri-Score au comité scientifique européen

Au sein de la gouvernance européenne du Nutri-Score, un comité scientifique a été mis en place afin d'évaluer de potentielles évolutions de l'algorithme du Nutri-Score, tout en respectant ses principes clés (i.e. transversalité de l'algorithme de calcul, prise en compte des données de la déclaration nutritionnelle obligatoire, calcul aux 100g ou 100mL, etc). Dans ce cadre, les opérateurs et associations de consommateurs sont invités à transmettre, s'ils le souhaitent, des requêtes portant sur des propositions de potentielles évolutions de l'algorithme. Ces requêtes sont à adresser, en anglais, avant le 15 septembre 2021 aux membres français du comité de pilotage (Santé publique France : nutriscore@santepubliquefrance.fr ; la Direction générale de la santé : dgs-nutriscore@sante.gouv.fr). Les requêtes validées à la majorité des deux tiers des membres du comité de pilotage des 7 pays engagés pourront ensuite être transmises aux experts du comité scientifique pour examen. Des premières recommandations du comité scientifique sont attendues pour fin 2021 – début 2022. Les requêtes soumises après le 15 septembre 2021 seront considérées dans un second temps.

Suite à ce premier appel à contribution, les requêtes validées à la majorité des deux tiers des membres du comité de pilotage des 7 pays engagés à ce jour dans la gouvernance transnationale du Nutri-Score ont été transmises aux experts du comité scientifique, pour examen. Les premières recommandations du comité scientifique sur l'algorithme sont attendues avant l'été 2022.

Afin de garantir la transparence des travaux menés, il a été convenu que les requêtes des opérateurs français transmises au comité scientifique seraient publiées sur les sites internet de Santé publique France et du ministère chargé de la Santé avec leur accord.

docx Liste des requêtes françaises transmises au comité scientifique du Nutri-Score Téléchargement du docx (19 Mio)

– En France, publication de l'évaluation à 3 ans du logo nutritionnel Nutri-Score

En juillet 2020, 415 exploitants du secteur alimentaire étaient engagés dans le Nutri-Score en France, ce qui représente environ 50 % des parts de marché en volumes des ventes. Aujourd'hui, près de 500 industriels du secteur alimentaire se sont engagés à utiliser le logo en France. Selon une étude de Santé publique France, 90% des consommateurs français savent que le Nutri-Score vise à caractériser la qualité nutritionnelle des produits alimentaires. Environ 94% des Français soutiennent la mesure et une proportion similaire serait favorable à ce que le Nutri-Score devienne obligatoire.




Consulter :

pdf Bilan à 3 ans du logo nutritionnel Nutri-Score Téléchargement du pdf (3.1 Mio)

– Télécharger le kit de promotion du dispositif Nutri-Score.

Selon sa qualité, l'alimentation est un facteur de protection de la santé ou de risque de développement des pathologies les plus fréquentes en France : divers cancers, maladies cardiovasculaires, diabète, obésité. Depuis une dizaine d'années, la prévalence de l'obésité stagne en moyenne en France (17% chez les adultes, 4% chez les enfants), mais les inégalités sociales tendent à augmenter : près de 24% des enfants de parents ayant un niveau d'étude inférieur au niveau bac sont en surpoids ou obèses contre moins de 9% lorsque les parents ont un niveau licence ou plus.

Parmi les approches recommandées en matière de santé publique, l'étiquetage en face avant de la qualité nutritionnelle des produits alimentaires n'avait pas encore été mise en œuvre. Or il apparaît nécessaire que l'information nutritionnelle devienne un élément du choix alimentaire au même titre que le prix, la marque, la présentation ou le goût.

Pour améliorer l'accès à une alimentation équilibrée, l'article 14 de la loi de Modernisation de Notre Système de Santé du 26 janvier 2016 prévoit que les pouvoirs publics recommandent un système d'étiquetage nutritionnel synthétique, simple et accessible pour tous.

Nutri-Score est le dispositif que les pouvoirs publics ont choisi de recommander à l'issue d'une démarche scientifique, innovante, inclusive, fondée sur le dialogue avec les parties prenantes.

Nutri-Score

Nutri-Score est un repère graphique basé sur une échelle de 5 couleurs (du vert foncé au orange foncé), associées à des lettres allant de A (« meilleure qualité nutritionnelle ») à E (« moins bonne qualité nutritionnelle). Nutri-Score prend en compte, pour 100g de produits, les nutriments dont la consommation excessive nuit à la santé (comme le sel, les sucres et les acides gras saturés), et les nutriments positifs (comme les protéines, les fibres, et aussi les quantités de fruits, légumes ou légumineuses incorporées dans la recette).

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/preserver-sa-sante/nutrition/nutri-score/article/nutri-score-un-etiquetage-nutritionnel-pour-favoriser-une-alimentation

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.

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