Impact du mode de vie :  ce qu'il faut savoir pour préserver sa fertilité

Dossier

Publié le 19/01/2026

Dossier constitué avec : Service Public d'Information en Santé

L’alimentation, le tabac, l’alcool ou encore l'exercice physique sont autant de leviers sur lesquels il est possible d'agir pour préserver ou améliorer se fertilité, chez les femmes comme chez les hommes. Adopter une hygiène de vie saine le plus tôt possible permet d’augmenter les chances de concevoir naturellement au moment souhaité.

 

📌 | À retenir

L’hygiène de vie des deux partenaires a un impact sur la fertilité et sur le bon déroulement de la grossesse et la santé du futur enfant.

Les 6 réflexes alimentation pour préserver sa fertilité  :  

✅ une alimentation saine, variée et équilibrée,

✅ une activité physique régulière, y compris la marche,

✅ un temps de sommeil suffisant,

✅ zéro tabac,  

✅ zéro drogue / substance psychoactive,  

✅ zéro alcool.

 

❌ Les idées reçues

On entend parfois, à tort, que :

  • "L’alimentation n’a pas d’impact sur la fertilité"  
  • "L’hygiène de vie de l’homme n’influe pas sur la fertilité du couple"
  • "Fumer quelques cigarettes ne nuit pas à la fertilité"
  • "Boire des alcools légers (même dit "léger" comme la bière) pendant la grossesse est sans conséquence"
  • "Le sport n’a rien à voir avec la fertilité"

🔎 Les faits

Les habitudes de vie des deux partenaires jouent un rôle sur leur fertilité. L’alimentation, le tabac et l’alcool ont des effets connus et prouvés sur la fertilité. 

Alimentation et fertilité

Une alimentation insuffisante ou déséquilibrée peut induire des carences, notamment en antioxydants qui peuvent entraîner un excès de stress oxydatif et perturber les fonctions reproductrices.

La qualité de l’alimentation a également un impact : les aliments contenant des additifs et des résidus de pesticides utilisés en agriculture sont à éviter.

L’obésité peut aussi réduire les chances de concevoir. Un indice de masse corporelle (IMC) élevé peut altérer la qualité du sperme chez les hommes et entraîner des difficultés à concevoir.  

Chez les femmes en situation d’obésité modérée, le risque d’anovulation (d’absence d’ovulation (aussi appelée « anovulation ») est multiplié par 3 à 4.  

À l’inverse, des habitudes de vie saine permettent de préserver la fertilité. Pratiquer une activité physique régulière, y compris la marche pour lutter contre les effets néfastes de la sédentarité, et avoir une alimentation saine et variée augmentent les chances de concevoir un enfant.

Tabac et fertilité

Le tabac est l’un des facteurs principaux de la baisse de fertilité. Il a un impact majeur sur les fonctions reproductrices, aussi bien chez les femmes que chez les hommes. Il réduit les chances de succès en cas d’assistance médicale à la procréation du couple. 
Le risque d’infertilité est multiplié par 2 chez les fumeuses comme chez les fumeurs.

Chez les femmes, le tabagisme allonge le délai nécessaire pour tomber enceinte d’environ 4 à 6 mois et augmente le risque de fausses couches du 1er trimestre et de grossesses extra-utérines.

Chez les hommes, le tabac nuit à la qualité du sperme. Les spermatozoïdes sont moins nombreux, ont une mobilité réduite et le sperme contient une proportion plus élevée de spermatozoïdes mal formés. Ces altérations réduisent les  possibilités de fécondation d’un ovule. Le tabagisme est associé à une fertilité masculine réduite, et cela quelle que soit la quantité de tabac fumé.

Il est donc vivement conseillé d’arrêter de fumer lorsqu’un projet de grossesse se dessine, que ce soit pour la femme, l’homme ou les deux. Un accompagnement est possible : parlez-en à un professionnel de santé ou contactez le 39 89 pour bénéficier gratuitement du soutien d’un tabacologue. Le site tabac-info-service.fr propose également des conseils pratiques et des outils pour vous aider à arrêter.

Le tabagisme passif a également des effets nocifs sur la santé et, en cas de grossesse, sur celle de l’enfant à naître en cas d’exposition de la mère.

La consommation de cannabis est aussi responsable d’infertilité. 

Chez les hommes, il diminue la quantité de sperme ainsi que la mobilité et la durée de vie des spermatozoïdes. 

Chez les femmes, il augmente le risque de développer des kystes de l’ovaire, de faire des fausses-couches et des grossesses extra-utérines.  

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), chargée d’évaluer les risques pour la santé des substances chimiques, a d’ailleurs récemment proposé de classer le cannabidiol (CBD) comme "présumé toxique pour la reproduction humaine"(compte-tenu de ses effets néfastes sur la fertilité et le développement du fœtus et du nourrisson allaité).

L’ensemble des drogues sont nuisibles sur la fertilité.

Alcool et fertilité

La consommation d’alcool peut altérer la fertilité des hommes et des femmes. Chez les femmes, elle est associée à des cycles menstruels irréguliers et à des troubles de l’ovulation. Chez les hommes, elle diminue la qualité du sperme. 

La consommation de tous les alcools, y compris le champagne, le vin et la bière, en période de conception et pendant la gestation, augmente les risques de malformations de l’enfant et peut affecter le développement de son  cerveau, entraînant notamment un retard intellectuel ou  des troubles du comportement (troubles du spectre de l’alcoolisation fœtale - TSAF).

✅ Comment préserver votre fertilité ?

Image

Adopter une alimentation variée et équilibrée favorise la santé et la fertilité des deux partenaires.  

Avoir une alimentation équilibrée avant même d’être enceinte est important pour bien préparer sa grossesse. Certaines complications pour le bébé ou la future mère peuvent apparaître très tôt, parfois avant même que la grossesse ne soit détectée.  

Pour préparer au mieux la grossesse, Il est important d’avoir suffisamment de vitamine B9 dans l’organisme avant même d’être enceinte et en tout début de grossesse... Cette vitamine participe au bon développement du système nerveux de l’embryon et permet de réduire les risques d’un retard de croissance ou de malformations graves. Elle n’a cependant aucun effet prouvé sur la fertilité.

L’alimentation des futurs pères a aussi un impact sur la fertilité du couple et la santé de l’enfant à naître ; une bonne concentration en oméga 3 peut ainsi faciliter la fusion des spermatozoïdes avec les ovules.

Image
Pratiquer une activité physique régulière est essentiel pour la santé générale et la préservation de la fertilité. Il est conseillé pour la santé de la mère comme du futur enfant de continuer à pratiquer un sport pendant la grossesse, en adaptant sa pratique à ses capacités. Pour la mère, cela permet de prévenir les risques de diabète gestationnel et l’hypertension artérielle, et pour l’enfant de favoriser son développement neurologique et de réduire le risque de détresse fœtale.
Image
S’assurer d’avoir des temps de repos suffisants et dormir au moins 8 heures par nuit permet de rester en bonne santé générale et de préserver sa fertilité. Un sommeil de qualité a des impacts significatifs ; la leptine, une hormone régulant les fonctions reproductives, n’est secrétée qu’après un sommeil réparateur.
Image
Privilégier l’arrêt de la consommation de tabac, d’alcool et des drogues illicites pour les deux parents dès le désir de grossesse ou l’arrêt d’une contraception, et pendant toute la durée de la grossesse. La caféine est quant à elle à consommer avec modération, pas plus d’une à deux tasses (100 mg) par jour.
Pour aller plus loin

📌 L’Essentiel sur… Alcool, tabac, cannabis et grossesse - Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives 

📌 [pdf] Je pense bébé. Je pense B9 - Santé Publique France, Manger Bouger

📌 La vitamine B9, le bon réflexe pour bien préparer sa grossesse - Santé Publique France, Manger Bouger

📌 Tabac et fertilité : quel impact ? - BAMP!

📌 Le cannabis nuit-il à la fertilité ? - Santé Publique France, Drogues Info Service

📌 Alimentation et santé reproductive - BAMP! 

📌 Infertilité · Dossier - Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale

📌 Arrêt de la consommation de tabac : du dépistage individuel au maintien de l’abstinence en premier recours - Haute Autorité de Santé

📌 Rapport sur les causes d'infertilité - Pr Samir Hamamah, Mme Salomé Berlioux, Ministère chargé de la Santé, 2022

📺 [Vidéo] Pourquoi le tabac réduit-il les chances de grossesse ?  - Société Médecine de la Reproduction 

📺 [Vidéo longue] Alimentation et infertilité - Société Médecine de la Reproduction 

Sources

Découvrez les fiches réflexes pour préserver votre fertilité

Fertilité et âge : ce qu'il faut savoir pour mieux…
Risques environnementaux et professionnels : ce qu'il…
Maladie chronique ou de traitement médical : ce qu'il…
Anonyme (non vérifié)
Anonyme (non vérifié)
Anonyme (non vérifié)
Anonyme (non vérifié)
Anonyme (non vérifié)
Anonyme (non vérifié)

Risques environnementaux et professionnels : ce qu'il faut savoir pour préserver sa fertilité 

Dossier

Publié le 19/01/2026

Dossier constitué avec : Service Public d'Information en Santé

Polluants, perturbateurs endocriniens, qualité de l’air ou expositions professionnelles : autant de facteurs qui peuvent influencer la fertilité des femmes et des hommes. Comprendre ces risques et adopter quelques gestes simples permet de mieux protéger sa santé reproductive, tout au long de la vie.

 

📌 | À retenir 

✅ Certains polluants présents dans notre environnement quotidien, à la maison comme au travail, peuvent influencer la fertilité. 

✅ Adopter des gestes simples pour réduire ces expositions permet de mieux protéger sa santé, et donc ses capacités reproductives.

 

❌ Les idées reçues

On entend parfois, à tort, que :

  • "L’infertilité est toujours d’origine génétique ou médicale"
  • "Les produits chimiques n'ont qu'un impact à forte dose sur la fertilité"
  • "Les perturbateurs endocriniens n'ont des effets que sur les femmes"

 

🔎 Les faits : l’impact des risques environnementaux et professionnels sur la fertilité

Qu’ils soient dans l’alimentation, dans l’eau ou dans l’air, les polluants (substances chimiques) peuvent affecter la santé et la fertilité des futurs parents voire des générations suivantes. Contrairement aux idées reçues, l’exposition à ces polluants, même à faible dose, peut avoir des effets négatifs sur la fertilité, y compris des personnes en bonne santé générale. De plus, même si une substance chimique peut être sans risque à faible dose, le fait d’être régulièrement exposé à plusieurs substances est susceptible d’augmenter les conséquences néfastes pour la santé : c’est l’effet cocktail. 

Connaissez-vous l’exposome ? 

C’est le nom donné pour désigner l’ensemble des expositions à des facteurs environnementaux que subit un organisme, de sa conception à sa fin de vie, et qui peuvent influencer la santé humaine. 

Les perturbateurs endocriniens interfèrent avec le système hormonal et induisent des effets néfastes chez les hommes et femmes exposés, et leur descendance.  

La pollution de l’air affecte également la fertilité des deux sexes. Que ce soit en intérieur ou à en extérieur, y être exposé peut entraîner des effets néfastes sur la capacité à concevoir.

La pollution de l’air peut nuire à la fertilité de plusieurs façons. Les particules fines qu’elle contient véhiculent des substances qui perturbent les hormones chez les hommes comme chez les femmes, ce qui peut affecter la production et la qualité des ovules et des spermatozoïdes, ainsi que la capacité à mener une grossesse. Elle contient aussi des composés chimiques pouvant abîmer directement les spermatozoïdes. Enfin, certaines de ces substances peuvent provoquer des altérations de l’ADN des cellules reproductrices.

Des effets néfastes ont été observés chez les couples dans une démarche d’aide médicale à procréation (AMP) ; une mauvaise qualité de l’air dans l’habitation diminue les chances de succès de l’AMP et augmente le nombre de fausses couches. 

Expositions professionnelles : un risque à ne pas négliger

Certains postes de travail exposent les salariés à des substances appelées « agents reprotoxiques », nocives pour la fertilité. Dès l’embauche, la visite médicale prévue par le code du travail permet d’informer les personnes en âge de procréer sur les risques liés à leur environnement professionnel et sur les moyens de prévention.

En cas d’exposition à un produit toxique pour la reproduction, un suivi médical renforcé est prévu. Le médecin du travail joue un rôle clé : il identifie les risques, informe les salariés et peut proposer des aménagements en cas de projet de grossesse, en toute confidentialité.

En savoir plus : Reproduction. Ce qu’il faut retenir - Risques - INRS 

✅ Comment préserver votre fertilité ?

NB : les conseils généraux ci-dessous visent à réduire les expositions aux facteurs environnementaux en vue de prévenir leurs impacts sur la santé dont les troubles de la fertilité (mais aussi les cancers, les troubles neurologiques, etc). 

Image

 

Alimentation

Pour réduire votre exposition aux perturbateurs endocriniens, 

  • Préférer le verre ou l’inox au plastique pour la conservation des aliments.
  • Laver et éplucher les légumes et les fruits.
  • Éviter les aliments transformés et adopter plutôt les produits frais et les repas faits maison.
Image

 

Articles de la vie courante

  • Faites attention à la composition d’objets tels que les poêles antiadhésives, les jouets et les vêtements imperméables et les acheter dans des commerces de confiance.
  • Lavez les vêtements neufs et les articles du quotidien pouvant être lavés avant leur première utilisation, en respectant les consignes d’entretien. Privilégiez des jouets répondant à la réglementation en vigueur et achetez-les auprès de magasins ou de sites internet fiables.
  • Privilégier les vêtements composés de matières naturelles.  
Image
Image pictogramme produits menagers

 

Air intérieur, produits ménagers

  • Utiliser des produits ménagers naturels comme le vinaigre blanc, le bicarbonate de soude, le savon noir ou les produits avec une liste d’ingrédients courte. Limiter le nombre de produits d’entretien (particulièrement en spray), les produits cosmétiques et les pesticides. Privilégier les produits porteurs de labels environnementaux.  
  • Améliorer la qualité de l’air dans votre logement en ouvrant plusieurs fois par jour les fenêtres, été comme hiver. L’air doit transiter surtout lorsque vous manipulez des produits chimiques (peinture, produits d’entretien, insecticides, etc.).  Ne pas boucher les aérations prévues et les nettoyer régulièrement.
  • Éviter l’utilisation de bougies parfumantes, de produits parfumants ou les huiles essentielles. Le système de ventilation doit bien fonctionner et être conforme à la réglementation. Privilégier un aspirateur avec filtre HEPA.
Image
Image pictogramme produit hygiène et cosmétique

 

Hygiène et cosmétique  

  • Optez pour des produits aussi simples que possible (par exemple, savon d'origine végétale, sans parfum ni agents antibactériens, et huiles végétales comme l’huile d’amande douce). Favorisez les produits avec des listes d’ingrédients courtes. Réduisez l’utilisation de cosmétiques, parfums, maquillage, etc. Évitez les huiles essentielles pendant la grossesse, l’allaitement et chez les jeunes enfants.

En savoir plus : fiche « Réduire ses expositions »  (DGS/SpFrance/Anses)

Obtenir des conseils en fonction de son environnement grâce aux plateformes PREVENIR

Le réseau de plateformes PRÉVENIR (PREVention, ENvIronnement, Reproduction) a pour mission de prévenir et repérer les expositions à des substances toxiques pour la reproduction, qu’elles soient domestiques, environnementales ou professionnelles, chez les couples confrontés à des difficultés de fertilité ou à certaines pathologies de la grossesse.

Elles ont pour objectif d’identifier plus précisément les expositions, d’offrir un accompagnement adapté à chaque situation, et de renforcer la prévention pour toutes les personnes concernées, par la réalisation d'un diagnostic environnemental et la délivrance de conseils de prévention ciblés (alimentation, usage de cosmétiques, travaux domestiques, addiction ou exposition professionnelle).

Pour qui ?  Elles s'adressent aux couples ayant des troubles de la fertilité ainsi que de femmes présentant des pathologies de grossesse (prématurité, malformations...)

Les plateformes existantes : 

 

Sources

Découvrez les fiches réflexes pour préserver votre fertilité

Fertilité et âge : ce qu'il faut savoir pour mieux…
Impact du mode de vie :  ce qu'il faut savoir pour…
Maladie chronique ou de traitement médical : ce qu'il…
Anonyme (non vérifié)
Anonyme (non vérifié)
S'abonner à