Bouger plus au quotidien : petits pas, grands bénéfices

Article

Publié le 10/09/2026

Information proposée par Service Public d’Information en Santé

Passer moins de temps assis et faire plus d’activité physique, c’est bon pour la santé : plus vous bougez, plus vous réduisez le risque de développer certaines maladies. Même si vous êtes malade, une activité physique adaptée peut contribuer à réduire certains de vos symptômes et améliorer votre santé. Pas besoin de vous inscrire à un marathon, cela commence par de petits gestes du quotidien !

Bouger pour rester en bonne santé

Image

L’activité physique est un moyen de prévenir l’apparition de nombreuses maladies. Bouger davantage va ainsi permettre d’améliorer votre santé physique (notamment cardiovasculaire), mais aussi votre santé mentale. Cela limite également le risque de développer un cancer.

 

🏃 Êtes-vous assez actif ? Faites le test !

Pratiquer régulièrement une activité physique c’est très bien, mais ça ne fait pas tout. Il faut aussi veiller à ne pas avoir un mode de vie trop sédentaire, c’est-à-dire à ne pas rester trop longtemps assis ou immobile (par exemple devant un écran). Pour savoir où vous en êtes, faites le test ! (Santé Publique France)

Comment pratiquer facilement et régulièrement ?

Bouger plus, ça commence par des gestes simples (se lever de sa chaise, monter un étage à pied, faire du jardinage/bricolage…). Ensuite, pensez aux activités physiques modérées comme la marche, la nage ou le vélo. Pour pratiquer dans la durée, suivez vos envies en restant à l’écoute de votre corps !

Des activités recommandées à tout âge

Image

Réduire la sédentarité et l’exposition aux écrans est bénéfique à tout âge. La pratique régulière d’une activité physique permet par exemple dès la petite enfance de réduire le risque d’obésité. En vieillissant, cela aide à rester autonome et à limiter le risque de chute.

👉 Combien de temps faut-il bouger ?

Le ministère de la Santé recommande :
au moins 30 minutes d’activité physique dynamique par jour (ex : marche rapide) pour les adultes et au moins 60 minutes par jour pour les enfants et adolescents.
de réduire le temps total quotidien passé assis, de se lever et de marcher quelques minutes au moins toutes les heures.

Source : Activité physique, sédentarité et santé - Ministère de la santé

L’activité physique pour mieux vivre sa maladie

Image

Même si vous êtes déjà atteint d’une maladie, le fait de pratiquer régulièrement une activité physique peut aider à soulager vos symptômes, voire participer à votre guérison. Dans certains cas, votre médecin peut vous prescrire de “l’activité physique adaptée”.

 

Handicap, maladie chronique… pratiquer est toujours possible

Même si vous êtes porteur d’un handicap ou d’une maladie chronique invalidante, vous pouvez pratiquer une activité physique. Pour trouver celle qui vous convient, contactez un professionnel de l’activité physique adaptée ou bien un club qui propose un accompagnement spécifique.

Le Service Public d’Information en Santé, au sein du Ministère de la santé et de l'accès aux soins, associe les institutions et agences publiques missionnées dans les champs de la santé, ainsi que les partenaires privés à but non lucratif (associations, ordres professionnels, sociétés savantes, universités…).
La démarche vise à assurer la cohérence et la cohésion des actions autour d’une vision commune de l’information publique en santé prévoyant également l’élaboration d’outils favorisant l’implication des usagers au processus d’amélioration du système de santé.

Service Public d’Information en Santé

Cytomégalovirus (CMV) - Pourquoi un dépistage avant ou pendant la grossesse ?

Article

Publié le 16/09/2026

Information proposée par Haute Autorité de Santé - HAS

Si une femme enceinte a été infectée par le CMV juste avant ou juste après le début de sa grossesse, cela peut avoir des conséquences graves pour le fœtus. Pour le savoir, un test de dépistage doit être systématiquement proposé dès le projet de grossesse et le plus tôt possible aux femmes enceintes. Il s’agit d’une prise de sang ; cet examen n’est pas obligatoire. Un traitement par le valaciclovir est proposé en cas de risque pour le bébé.

Vous êtes enceinte, ou vous avez un projet de grossesse, et le professionnel de santé qui vous suit vous propose un dépistage du cytomégalovirus (CMV).

L’infection par le CMV est la plus fréquente des infections virales au cours de la grossesse et elle passe souvent inaperçue, car elle ne provoque généralement aucun symptôme.

Cependant, si l’infection survient peu avant le début de la grossesse ou durant le premier trimestre de grossesse, le virus peut contaminer le bébé et parfois entraîner des conséquences pour sa santé, telles qu’une surdité ou des troubles neurologiques plus ou moins sévères. C’est pourquoi un dépistage doit vous être systématiquement proposé, même s’il n’est pas obligatoire.

Ce document vous explique à quoi sert ce dépistage, comment il se déroule et ce qui peut être proposé selon les résultats. Il a pour but de vous aider à décider si vous acceptez ou non de vous faire dépister.

 

Qu'est-ce que le CMV ?

Le CMV est un virus courant de la famille des herpèsvirus. Beaucoup d’adultes l’ont déjà attrapé sans le savoir. Chez la majorité des personnes, l’infection passe inaperçue ou se manifeste par des symptômes banals, comme de la fatigue, des maux de tête ou une petite fièvre.

Alors, pourquoi en parler pendant la grossesse ?
Lorsqu’une femme est infectée par le CMV puis débute une grossesse dans les semaines qui suivent, ou lorsqu’elle est déjà enceinte au moment de l’infection, il existe un risque de transmission du virus au bébé. Ce risque est compris entre 20 % et 40 % selon le moment de l’infection.

Si l’infection survient entre les 8 semaines précédant la grossesse et la fin du premier trimestre, cette transmission peut entraîner des conséquences graves pour le bébé. Cependant, même si le bébé a été infecté par le CMV, cela ne signifie pas forcément qu’il aura des conséquences graves.

Après le premier trimestre de grossesse, si le bébé est infecté, le risque de conséquences pour sa santé est quasi nul.

 

 

Comment se transmet le CMV ? Comment s'en protéger ?

Le CMV se transmet par contact direct avec des liquides corporels : salive, urine, larmes, sécrétions du nez. Les enfants de moins de 3 ans sont souvent porteurs du virus, même sans avoir de signes.

Les gestes simples pour réduire le risque, surtout si vous êtes en contact avec des enfants de moins de 18 mois :

 

 

Ces mesures sont valables également pour le co-parent car le virus peut se transmettre d’un parent à l’autre.

 

En quoi consiste le dépistage du CMV ?

Pour ce dépistage, on vous fera une prise de sang (éventuellement couplée à d’autres examens).

  • Objectif : on cherche à savoir si vous avez déjà été infectée par le CMV, en identifiant la présence de marqueurs dans le sang, appelés anticorps IgG et IgM :
    • si vous avez déjà ces anticorps, vous avez eu le CMV auparavant. On cherche alors à savoir si l’infection est récente ou pas ;
    • si vous n’avez pas ces anticorps, vous n’avez jamais été en contact avec le CMV.
  • Résultats: obtenus en quelques jours (délai variable selon le laboratoire). L’interprétation est faite par votre sage-femme ou votre médecin.
  • Fiabilité: très bonne.  
  • Coût: ce dépistage est entièrement pris en charge.

 

Quand faire ce dépistage ?

  • Le dépistage doit vous être proposé :
    • quand vous avez un projet de grossesse, au moment de l’arrêt d’une contraception (retrait d’un stérilet ou arrêt de la pilule, par exemple) ;
    • le plus tôt possible durant le premier trimestre de la grossesse.

Vous pouvez prendre l’initiative d’en parler à votre sage-femme ou à votre médecin.

  • Le dépistage n’est pas utile :
    • si vous savez que vous avez déjà eu le CMV, par exemple, parce que vous avez été dépistée lors d’une précédente grossesse. En effet, seule une première infection est détectable par la prise de sang. Mais une première infection n’est pas toujours protectrice et vous pouvez être à nouveau infectée. C’est pourquoi il est important de bien respecter les gestes de prévention (voir paragraphe « Comment se transmet le CMV ? Comment s’en protéger ? ») ;
    • si vous avez dépassé le premier trimestre de votre grossesse.

Même dans ces situations où le dépistage n’est pas utile, n’hésitez pas à discuter du CMV avec votre sage-femme ou votre médecin.

 

Quelles sont les étapes du dépistage ?

Si vous avez un projet de grossesse

 
Si vous êtes dans le premier trimestre de votre grossesse

 

Il est important de noter que même si le bébé a été infecté par le CMV, cela ne signifie pas forcément qu’il aura des séquelles (c’est-à-dire des problèmes de santé qui persistent après la naissance).

 

Que signifient les résultats ?

Lorsqu’ils vous sont remis, les résultats du dépistage (prise de sang) peuvent être difficiles à comprendre car chaque situation est particulière. Rapprochez-vous de votre médecin ou de votre sage-femme ou du biologiste du laboratoire, qui vous aideront à y voir plus clair. 

IgG + (positifs)

et

IgM - (négatifs)

Vous avez déjà été infectée par le CMV mais pas récemment, on parle d’infection ancienne.

  • Aucune autre prise de sang n’est utile car elle ne serait pas interprétable. Mais une infection ancienne n’est pas toujours protectrice et vous pouvez être à nouveau infectée. C’est pourquoi il est important de bien respecter les gestes de prévention (voir paragraphe « Comment se transmet le CMV ? Comment s’en protéger ? »).

IgG - (négatifs)

et

IgM - (négatifs)

Vous n’avez jamais été infectée par le CMV.

  • Les gestes de prévention deviennent encore plus importants.
  • Jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée (ou SA, c’est-à-dire 14 semaines après le premier jour de vos dernières règles), vous aurez à faire une prise de sang toutes les 4 semaines. Dans l’idéal, les prises de sang doivent se faire toujours dans le même laboratoire pour que les résultats soient plus faciles à analyser. Si des anticorps apparaissent pendant cette période, cela signalera un contact récent avec le CMV.

IgG - (négatifs)

et

IgM + (positifs)

Il y a un risque d’une infection récente.

Votre sage-femme ou votre médecin vous explique les analyses nécessaires pour préciser le résultat.

IgG + (positifs)

et

IgM + (positifs)

On ne peut pas conclure sans faire un nouveau test, appelé « test d’avidité » des IgG, qui permettra de savoir si l’infection est récente ou non.

  • Si votre infection n’est pas récente, vous n’aurez plus d’autres prises de sang à faire, mais les gestes de prévention seront toujours importants jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée (ou SA, c’est-à-dire 14 semaines après le premier jour de vos dernières règles).
  • S’il est confirmé que l’infection est récente, une prise en charge spécifique et personnalisée vous est proposée.

 

S’il est confirmé que l’infection est récente, un traitement antiviral, le valaciclovir, vous sera proposé pour diminuer le risque de transmettre le virus à votre bébé. Il faut le prendre 4 fois par jour jusqu’à au moins 18 semaines d’aménorrhée (18 semaines après le premier jour de vos dernières règles).

 

Le dépistage peut aider à décider et à mieux prévenir. Il doit rester votre choix.

Renseignez-vous auprès de votre médecin ou votre sage-femme.

Quelles que soient vos décisions, l’équipe soignante est là pour vous soutenir.

 

 

Documents

Cytomégalovirus (CMV) – Pourquoi un dépistage avant ou pendant la grossesse

Cytomégalovirus (CMV) – Pourquoi un dépistage avant ou pendant la grossesse - Fiche méthode

À retrouver sur https://www.has-sante.fr/jcms/p_4246630/fr/cytomegalovirus-cmv-pourquoi-un-depistage-avant-ou-pendant-la-grossesse

La Haute Autorité de Santé, est une autorité publique, indépendante, à caractère scientifique, qui vise à assurer à tous les meilleurs soins. Elle trois missions principales : évaluer l’intérêt des médicaments, des dispositifs médicaux et des actes en vue de leur remboursement par l’Assurance maladie, élaborer des recommandations de bonnes pratiques pour les médecins, définir des parcours de soins, faciliter le bon soin, au bon moment pour le bon patient et certifier les hôpitaux et les cliniques, mesurer leur qualité. Par ses travaux, la HAS éclaire la décision des pouvoirs publics, accompagne les professionnels de santé, informe les personnes malades et les usagers du système de santé.

Haute Autorité de Santé - HAS
Anonyme (non vérifié)
Anonyme (non vérifié)
Centre Municipal de Santé Louise Michel
import
Adresse email
Email
maisonsportsante@ville-romainville.fr
Niveau de confidentialité
Accès libre
Géolocalisation sur liste violette
Désactivé
S'abonner à